Le guide thématique Petit Futé Guide de l'Ecotourisme : Monténégro

Monténégro

Monténégro
Monténégro
Ville de Perast dans les bouches de Kotor
Ville de Perast dans les bouches de Kotor
La ville de Kotor vue de la citadelle
La ville de Kotor vue de la citadelle
Perast.
Perast.
Herceg Novi.
Herceg Novi.
Sveti Stefan.
Sveti Stefan.
Les montagnes du parc national de Prokletije.
Les montagnes du parc national de Prokletije.
Panorama de l'île de Sveti Stefan.
Panorama de l'île de Sveti Stefan.
Kotor.
Kotor.
La vieille ville de Perast.
La vieille ville de Perast.
Survol de Rafailovići.
Survol de Rafailovići.
Budva.
Budva.

Appelé localement Crna Gora (prononcez : tsrna gora et traduisez : montagne noire), le pays savoure actuellement ses dernières heures d'indépendance totale par rapport à son vieux cousin serbe avant de rejoindre la communauté européenne et l'autorité de Bruxelles. Depuis la disparition de la Yougoslavie, les Monténégrins sont en phase permanente de reconstruction. Le 21 mai 2006, ils décidaient par référendum de voler de leurs propres ailes après quasiment un siècle de dépendance à l'égard de la Serbie et plus encore à l'égard des Turcs. Deux semaines plus tard, le Parlement proclamait l'indépendance et la souveraineté du pays, marquant ainsi le démantèlement complet de la République fédérale de Yougoslavie, après l'indépendance de la Slovénie, de la Croatie, de la Macédoine en 1991 puis celle de la Bosnie-Herzégovine en 1992.

Destination touristique très prisée avant l'éclatement de la Yougoslavie, le Monténégro a bien l'intention de redevenir une destination privilégiée de la Méditerranée à l'instar de sa voisine, la Croatie. Nul doute qu'il y parviendra. Car si sur la carte ce pays apparaît bien petit, coincé entre l'Albanie, la Serbie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine, il n'en offre pas moins une étonnante variété de paysages. Pays de montagnes et de vallées encaissées où la nature s'exprime avec exubérance, le Monténégro est une contrée qui s'explore, une destination de choix pour les amoureux de nature et de randonnées. Sur une superficie de la taille d'une région française s'étendent quatre parcs nationaux, des plages, un littoral découpé d'une beauté fascinante et des montagnes dont des pans entiers sont vierges de toute urbanisation.

Comblé par la nature, ce pays peut également s'enorgueillir d'un patrimoine architectural d'une diversité insoupçonnée, fruit d'un chassé-croisé de royaumes et d'empires, depuis les Illyriens jusqu'aux Autrichiens, en passant par les Grecs, les Romains, les Vénitiens et les Turcs. Ainsi à l'architecture massive et austère des maisons de l'intérieur du pays et des monastères orthodoxes répondent les palais de style baroque des Bouches de Kotor. La population jeune, urbaine et occidentalisée de la capitale et des villes du littoral coexiste avec une population rurale ayant conservé un mode de vie guidé par les exigences de la terre. Dans les montagnes de l'intérieur du pays, là où le tourisme est moins développé, l'accueil réservé aux étrangers est d'une simplicité authentique, à la fois rude et humain, comme le sont les Monténégrins.

Ulcinj.
Ulcinj.
Ajvar.
Ajvar.
La place de la république de Podgorica.
La place de la république de Podgorica.
Podgorica.
Podgorica.
Météo Monténégro
Météo Monténégro
Ville médiévale de Kotor.
Ville médiévale de Kotor.
Le port de Kotor.
Le port de Kotor.
le village de Przno, sur a côte adriatique.
le village de Przno, sur a côte adriatique.
le village de Przno, sur a côte adriatique.
le village de Przno, sur a côte adriatique.
Ville médiévale de Kotor.
Ville médiévale de Kotor.
Les Bouches de Kotor, vues depuis le Mont Lovcen.
Les Bouches de Kotor, vues depuis le Mont Lovcen.
Fiche techniqueHaut de page
Le Monténégro en brefHaut de page

Nom officiel : Monténégro.

Régime : République parlementaire.

Capitale : Podgorica est la capitale administrative et économique, Cetinje la capitale constitutionnelle et historique.

Fête nationale : 13 juillet.

Superficie : 13 812 km².

Langue officielle : Langue monténégrine issue du dialecte iékavien.

Population : 703 208 (estimé en 2014).

PIB : 4,16 milliards de dollars (2014).

Indice de développement humain (classement ONU 2013 sur 187 pays) : 51e.

Empreinte écologique (2011 par ha/ habitant) : 3,5.

Monnaie : la monnaie officielle du pays est l'euro depuis 2002.

Avant de partirHaut de page

Formalités : les ressortissants des pays de l'Union européenne n'ont pas besoin de visa pour les séjours au Monténégro inférieurs à 90 jours. Une carte nationale d'identité valide suffit pour les séjours durant moins de 30 jours. De même, tous les pays frontaliers avec le Monténégro sont également accessibles sans visa (mais avec une carte d'identité ou un passeport). Les agences de voyages monténégrines proposent aux touristes des excursions dans ces pays (Croatie, Albanie, Macédoine, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Italie...). Consulter les fiches conseils aux voyageurs pour ces pays.

Décalage horaire : il n'y a pas de décalage horaire entre la France et le Monténégro. Même changement d'heure été/hiver.

TéléphoneHaut de page

Indicatif international : 382.

Téléphoner de France au Monténégro vers un poste fixe : 00 382, suivi de l'indicatif régional sans le zéro, puis le numéro du correspondant. Vers un mobile : 00 382, puis le numéro du mobile sans le zéro.

Téléphoner du Monténégro en France : 00 33, puis le numéro du correspondant sans le premier zéro.

Téléphoner d'une ville à une autre au Monténégro : d'un fixe vers un autre fixe, l'indicatif complet puis le numéro à 6 chiffres. Exemple : 020 233 720 pour joindre un correspondant à Podgorica.

PopulationHaut de page

Comme les autres pays de l'ex-Yougoslavie, le Monténégro est un pays multi-ethnique et multi-confessionnel. Outre les Monténégrins et les Serbes, y cohabitent une importante minorité d'origine albanaise, rom, bosniaque (musulmans originaires de Bosnie) et de petites communautés de Croates, de Macédoniens et de Slovènes (en un mot, tous les peuples des pays de l'ex-Yougoslavie).

La répartition de ces différentes communautés au sein de la population monténégrine est difficile à évaluer avec exactitude, celle-ci ayant beaucoup fluctué au cours de ces dernières années, en raison d'une part de l'afflux de réfugiés lors des conflits des années 1990, d'autre part parce que chaque nouveau pays issu de l'ex-Yougoslavie essaie de présenter des statistiques favorables à sa politique et sa composition ethnique. Ainsi, la présentation de la répartition des Serbes-Monténégrins a été très fluctuante dans le temps, non pas tant à cause des mouvements de population mais parce que les gens peuvent se déclarer successivement Serbes ou Monténégrins principalement selon leurs options politiques (souverainiste/fédéraliste) : selon les partisans du rattachement du Monténégro à la Serbie, les Monténégrins sont en réalité des Serbes, selon les pro-indépendantistes, les Monténégrins sont au contraire un peuple à part entière. On peut cependant dire qu'il existe deux régions où les Serbes sont plus nombreux que les Monténégrins : la région proche du Sandjak et la région côtière proche de la Croatie. Lors du recensement de 2011, 45 % des habitants se sont déclarés Monténégrins et 28,7 % Serbes.

Jusqu'à présent, les différentes ethnies présentes sur ce territoire ont cohabité dans une relative harmonie. La Constitution adoptée en 1992 et celle de 2007 reconnaissent des dispositions locales particulières à l'égard des minorités. Ainsi, dans les municipalités où la majeure partie de la population est constituée d'ethnies minoritaires au plan national, l'emploi de leurs alphabets et langues respectives est reconnu officiellement. De même, cette Constitution garantit à ces minorités le droit à l'éducation et à l'information dans leur langue maternelle.

Les Albanais. Le nombre de Monténégrins d'origine albanaise oscille selon les sources entre 5 et 10 % de la population. Ces " Albanais " du Monténégro sont principalement implantés à Tuzi (au nord de Podgorica), à Ulcinj (ville annexée par le Monténégro en 1881 aux dépens des Albanais), à Plav, Gusinje et Rožaje. La région de Malesija, une plaine entourée de collines au bord du lac de Skadar, compte environ 15 000 Albanais qui représentent 75 % de la population de cette petite région. Installés dans la région depuis des siècles, ils se considèrent comme un peuple " constitutif " du pays. L'une de leurs caractéristiques est d'ailleurs de militer dans des partis politiques classiques et non ethniques.

Les Bosniaques. Les Bosniaques (ou Slaves musulmans, à ne pas confondre avec le terme Bosnien, qui désigne les habitants de Bosnie-et-Herzégovine) vivent principalement dans la région du Sandjak monténégrin (près de la frontière de la Serbie et du Kosovo). A Plav et Rožaje, ils constituent près de 90 % de la population.

Les Roms. Selon le recensement de 2003, les Roms représentent 1% de la population. La majeure partie de cette communauté est de confession musulmane et vit dans la partie centrale du pays.

Les petites minorités telles que les Croates, les Macédoniens et les Slovènes sont généralement concentrées dans la capitale, Podgorica.

TourismeHaut de page

Le Monténégro dispose d'un important potentiel touristique avec un littoral exceptionnel (290 km sur l'Adriatique), un pays intérieur montagneux et des parcs nationaux. Le secteur hôtelier autrefois largement contrôlé par l'Etat yougoslave passe progressivement dans le secteur privé et vise les standards occidentaux grâce aux investissements de grands groupes étrangers du secteur mais aussi par le biais d'investissements en relation avec le réinvestissement d'argent sale (mafia russe).

Principales menaces écologiquesHaut de page

Dans un pays encore relativement rural et où la densité de population reste faible, les campagnes sont en bonne santé et il ne faut pas monter très haut pour respirer un air vivifiant et agréable. Bref, le pays ne souffre pas (encore) de problèmes environnementaux de grande ampleur comme c'est si souvent le cas dans les ex-pays communistes. Les grands centres urbains n'échappent pas à la pollution moderne et aux nombreuses constructions illégales. L'autre problème est souvent le manque de discipline et de culture écologique de la population. Les rivières, par exemple, sont souvent abîmées par les détritus et les décharges sauvages nombreuses.

ÉcologieHaut de page

Conscient de ses richesses naturelles, le Monténégro s'est déclaré Etat écologique en 1991, à la suite du Sommet mondial de Rio de Janeiro sur l'écologie. L'article premier de la Constitution adoptée en 1992 (et présent dans celle de 2007) définit le pays comme " démocratique, social et écologique ". Par cet article, l'Etat s'engage à veiller sur l'équilibre écologique : c'est le premier Etat au monde à avoir stipulé une telle préoccupation dans un texte constitutionnel. Toujours du point de vue législatif, le pays à mis en place en 2007 une taxe écologique annuelle de 10 € pour les voitures, taxe qui concerne également les touristes venant au Monténégro avec leur véhicule (www.ecotax-montenegro.gov.me). Une décennie d'instabilité politique et le manque de volonté politique ont toutefois ralenti la concrétisation de ce concept (la taxe écologique a d'ailleurs été abandonnée) et beaucoup reste à faire.

Parmi les points positifs, on peut aussi signaler la présence de très nombreuses associations à caractère écologique, la plupart fondées par des jeunes à la fin des années 1990.

Espaces naturels et aires protégéesHaut de page

Le Monténégro s'enorgueillit de cinq parcs nationaux couvrant 7 % du territoire : le parc national de Biogradska Gora, le parc national du Durmitor, le parc national du lac de Skadar, le parc national du Lovćen et le récent parc national de Prokletije. Tous, à l'exception de celui de Skadar, sont parcourus de sentiers de randonnées et sont donc relativement faciles à découvrir. Le site des parcs nationaux est pour le moment traduit uniquement en anglais : www.nparkovi.co.me

RÉGION DE CETINJE (ЦЕТИЊЕ)Haut de page
Centre de Cetinje
Centre de Cetinje
Rijeka Crnojevica.
Rijeka Crnojevica.

Des paysages arides et karstiques du parc national du Lovçen à la végétation exubérante du lac de Skadar, les montagnes noires du Monténégro offrent un condensé de richesses naturelles et culturelles sur une étendue très restreinte. Coeur historique du Monténégro, cette région fut le siège des dynasties médiévales de la principauté de la Zeta puis celui des monarques du Monténégro. Les villages et îlots du lac de Skadar, au pied du massif, conservent de nombreux vestiges de cette époque tout comme le village de Rijeka Crnojeviça, qui fut l'éphémère refuge de la cour d'Ivan Crnojeviç dans la seconde moitié du XVe siècle. Cetinje, fondé au XVe siècle, fut le centre politique du pays jusqu'en 1946, année au cours de laquelle la ville fut remplacée dans ce rôle par Podgorica. Ancienne ville de résidence des monarques monténégrins, Cetinje vit, au lendemain de la reconnaissance de l'indépendance du pays par les grandes puissances (1878), s'installer une dizaine de représentations diplomatiques. Ces anciennes ambassades qui cohabitent avec les palais résidentiels des différents princes en font une ville à part, au charme suranné rappelant la vieille Europe.

Karuc.
Karuc.
Le vieux pont de Virpazar.
Le vieux pont de Virpazar.
Le village de Njegusi.
Le village de Njegusi.
PARC NATIONAL DU LOVĆEN (НAЦИOHAЛНИ ПAРК ЛОВЋЕН)Haut de page

Jouxtant Cetinje (24 km) et parsemé de hameaux, ce parc national d'une superficie de 62,2 km2 est dominé par le massif montagneux du Lovćen, lui-même composé de deux sommets  : Štirovnik (1 749 m) et Jezerski Vrh (1 657 m). Parfois citée comme le " mont Olympe " des Monténégrins, cette montagne abrite à son sommet la dépouille de la plus grande figure du pays, Petar II Petrović Njegoš (1813-1851). Situé au milieu du parc et accessible en voiture ou à pied, le site offre un point de vue unique sur le pays avec d'un côté la mer Adriatique et de l'autre une véritable "  mer  " de roches et de montagnes s'étendant, semble-t-il, à l'infini.

Lovćen est une réserve naturelle de plus de 1 500 espèces animales et végétales où la rencontre du climat montagnard et celui de la côte est la spécificité. Si vous aimez prendre votre temps pour les visites, une ou deux journées devraient suffire.

Une belle balade, en voiture ou à pied, démarre du col de Krstac, entre Njeguši et la descente vers Kotor. Cette petite route, qui démarre à la barrière du parc national (entrée 3 € par personne) au col même, longe la crête de Branjevine, avec parfois des à-pics vertigineux puis de hauts plateaux dénudés, sur 9 km. Elle arrive finalement au lieu-dit Ivanova korita, sur la route Cetinje-Lovćen. Il ne reste alors plus que 6 km jusqu'au mausolée, dont le dernier tronçon est fermé à la circulation de nuit, entre 18h et 19h.

Parc national du Lovćen.
Parc national du Lovćen.
TransportsHaut de page

Le parc national n'étant pas desservi par les transports publics pour atteindre Lovćen depuis Cetinje, empruntez la route qui serpente sur une vingtaine de kilomètres en direction de Njeguši. Le parc marque la frontière entre deux espaces complètement différents, la mer et le continent. La meilleure façon de s'en rendre compte est d'y accéder en empruntant cette ancienne route reliant Kotor à Cetinje, aussi surnommée "  échelle de Cattaro  " en raison de ses nombreux virages en épingles à cheveux (32 au total  !). Après une ascension spectaculaire, au milieu d'une végétation typiquement méditerranéenne, celle-ci débouche quasiment sans transition sur des paysages désolés et arides de montagnes.

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Bien et pas cherHaut de page
Confort ou charmeHaut de page
LAC DE SKADARHaut de page
Bateau sur le lac de Skadar.
Bateau sur le lac de Skadar.
Lac de Skadar.
Lac de Skadar.
NORD-OUESTHaut de page

Des canyons et des rivières sauvages, un parc national classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, des hauts pâturages, d'innombrables cascades et lacs glaciaires : voilà ce que le Nord-Ouest du Monténégro nous offre. S'explorant plus qu'elle ne se visite, en raison de son relief escarpé, cette partie du pays ne peut qu'enchanter les amoureux des grands espaces. Bordé d'un côté par la Serbie et de l'autre par la Bosnie-Herzégovine, le Nord-Ouest du Monténégro est constitué de plusieurs massifs montagneux coupés de gorges laissant peu de place à l'établissement de villes hormis dans sa partie septentrionale. Le parc national, qui s'étend au coeur de la région, en constitue son attrait majeur. Sous l'influence d'un climat subalpin, cette région connaît des hivers froids et enneigés et des étés de courte durée et frais.

Monastère d'Ostrog
Monastère d'Ostrog
PARC NATIONAL DU DURMITOR (НAЦИOHAЛНИ ПAРК ДУРМИТОР)Haut de page

Promu parc national en 1952 et inscrit depuis 1980 au patrimoine mondial de l'UNESCO, le Durmitor est une région essentiellement montagneuse présentant des paysages d'une beauté naturelle saisissante. D'une superficie de 34 000 hectares, le parc comprend le massif montagneux du Durmitor ainsi que la vallée formée par le canyon de la rivière de la Tara. Relativement peu peuplé, il attire depuis quelques années des randonneurs, skieurs, alpinistes et autres amateurs de sports de plein air de plus en plus nombreux. Il faut dire que les possibilités offertes par le massif en matière de sports de plein air sont innombrables. Dominé par le mont Bobotov Kuk, qui s'élève à 2 522 m d'altitude, le massif du Durmitor ne compte pas moins de 27 sommets de plus de 2 200 m et 48 s'élevant à plus de 2 000 m. Egalement traversé par plusieurs canyons (Tara, Sušica, Komarnica), il est devenu un terrain de jeu réputé chez les amateurs de sports en eaux vives.

La faune. L'espèce animale la plus répandue du parc est l'écureuil. Chamois, sangliers, chats sauvages, renards et lièvres y sont également nombreux. Les ours et les loups sont en revanche très rares, ces derniers préférant le massif de Sinjajevina, jouxtant celui du Durmitor. Le parc national du Durmitor abrite enfin plus de 160 espèces d'oiseaux parmi lesquelles des faucons, des vautours à tête blanche, des becs-croisés, des aigles gris des montagnes et des tétras. Presque toutes ces espèces sont protégées.

La flore. Le parc national du Durmitor est à la fois sous l'influence d'un microclimat alpin et du climat méditerranéen, d'où sa très grande variété florale. Les biologistes y ont recensé quelque 700 espèces végétales dont 8 endémiques et 150 herbes médicinales. Ses forêts sont principalement constituées de pins sylvestres, de pins de Norvège, hêtres, sapins argentés, bouleaux, pins mughos et genièvres. Le parc abrite également l'une des dernières forêts vierges de pins noirs (Pinus nigra) d'Europe. Certains de ses arbres atteignent 50 m de haut et sont âgés de près de 400 ans.

Les grottes et dolines. L'une des caractéristiques du massif du Durmitor réside dans la présence de très nombreuses grottes et dolines (petites dépressions fermées, circulaires ou elliptiques) propres aux régions karstiques. Près de 200 grottes ont été recensées à ce jour. La plus connue, celle de Ledina Pećina, abrite des stalagmites de 3 m de haut. Située à Obla Glava, sur la face nord du Bobotov Kuk, elle est accessible à pied depuis le lac Noir (compter 3 heures de marche).

Les trois autres grottes les plus importantes de la région sont celles de Vjetrena Brda (897 m de profondeur), de Mali Lomni Do (605 m de profondeur) et celle de Sjeverni Obručine (465 m de profondeur).

Paysage du Parc National du Durmitor.
Paysage du Parc National du Durmitor.
TransportsHaut de page

Žabljak constitue la principale porte d'accès au parc : c'est de là que partent la majorité des sentiers de randonnée permettant d'accéder aux sommets. Sachez par ailleurs qu'une petite route non goudronnée et circulaire permet de traverser l'ensemble du massif montagneux. Située à 1 500 m d'altitude en moyenne, elle passe au pied des principaux sommets du massif et offre des points de vue exceptionnels. Accessible en 4X4 uniquement, elle peut également être parcourue en VTT.

PratiqueHaut de page
Ressources pour les randonneurs et les alpininstes

Cartes et livres

Les cartes mentionnées ci-dessous sont en vente dans la plupart des boutiques et hôtels du centre-ville de Žabljak, à la poste et au bureau d'information du parc.

Carte de randonnée Durmitor and Tara canyon. Echelle 1/25 000e. Auteur : Branislav Cerović. Couvre la totalité du massif du Durmitor et du canyon de la Tara.

Carte de randonnée Nacionalni park Durmitor. Echelle 1/50 000e. Auteur : Mihailo Bebo Brajović. Cette carte couvre la partie nord-ouest du massif de Sinjajevina, la totalité du massif du Durmitor et une petite partie du canyon de la Tara (le nord-ouest uniquement).

The mountains of Montenegro - A mountaineering guide de D. Vincek, Ratko R. Popovic et M. Kovačević, Podgorica, Montenegro, 2004 : descriptions détaillées de quelques randonnées mais cartes de mauvaise qualité.

Internet

www.summitpost.org. Un site en anglais réalisé par des randonneurs et alpinistes confirmés. De très nombreuses infos pratiques sur le massif du Durmitor, de belles photos des principaux sommets et pics ainsi que des descriptions détaillées de toutes les randonnées possibles dans le parc, des plus faciles aux plus difficiles.

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Bien et pas cherHaut de page

Škrčka, Lokvice et Velika kalica sont les trois principaux refuges de montagne du parc national mais pas les seuls. De nombreuses huttes et katun (abris de bergers) sont dispersés à travers tout le massif et il vous sera toujours possible d'y passer la nuit avec l'accord de leurs propriétaires.

Pour tous renseignements sur les refuges, contactez l'administration du parc du Durmitor qui les gère.

Sports – Détente – LoisirsHaut de page

Le parc national du Durmitor offre d'infinies possibilités de randonnées de tous niveaux. Si ses sommets sont dans leur grande majorité accessibles sans équipements particuliers, ses cirques et couloirs peuvent constituer de véritables défis aux randonneurs confirmés. L'ensemble du massif est relativement bien balisé. La meilleure période pour s'y rendre court de la mi-juin à la mi-septembre. Pour toutes les activités ci-dessous, les agences de Žabljak peuvent vous offrir des prestations et donner des infos. Le ski et le vélo (VTT) sont également à l'honneur.

CANYON DE LA RIVIÈRE TARA (КАЊОН РЕКЕ ТАРЕ)Haut de page

Le canyon de la rivière de la Tara est l'un des sites naturels les plus prestigieux de la péninsule balkanique.

Accessible en voiture sur une petite portion seulement, il est le plus profond en Europe et peut être classé parmi les dix premiers au monde de par sa taille. Protégé par l'Unesco depuis 1977 et intégré au parc national du Durmitor, il se distingue par des parois vertigineuses culminant, entre Veliki Štuoc (2 104 m) et l'Obzir (1 868 m), à 1 300 m de hauteur.

Ponctuées de nombreuses grottes et cascades et piquées de pins solitaires accrochés tels des funambules, ces parois sont en grande partie abruptes et difficiles d'accès, ce qui a grandement contribué à préserver la beauté du site. Malgré son statut de site protégé, le canyon a été menacé, pendant plusieurs années, par un projet de construction d'une centrale hydroélectrique qui aurait provoqué son inondation sur plus d'une dizaine de kilomètres. Ce projet a heureusement été abandonné en 2005 sous la pression d'une mission internationale d'experts de l'UNESCO et de l'UICN (Union mondiale pour la nature), ainsi que des associations nationales et internationales de défense de l'environnement.

Refuge d'une flore et d'une faune d'une diversité exceptionnelle, la rivière de la Tara s'étend sur un peu plus de 140 km, ce qui en fait la plus longue du pays.

Rafting dans la rivière Tara.
Rafting dans la rivière Tara.
Le canyon en rafting

Si une route longe une partie du canyon, la meilleure façon de le découvrir est encore par la voie des eaux, les derniers 30 km du canyon jusqu'à la frontière bosniaque n'étant pas accessibles autrement. Depuis plusieurs années déjà, des agences spécialisées dans les sports de plein air offrent aux touristes et amateurs de grands frissons de descendre tout ou partie de la Tara à bord d'embarcations pneumatiques ou bien même de radeaux en bois. Si certaines parties de la rivière sont coupées de rapides et tourbillons (le canyon en compte une cinquantaine), la descente du canyon s'avère plutôt tranquille. Nul besoin, donc, d'être un " pro " du rafting pour se lancer dans cette aventure ! Les descentes sont cependant plus extrêmes en mai et juin, et tranquilles en été. L'activité se déroule d'avril à octobre.

Pont traversant la rivière Tara.
Pont traversant la rivière Tara.
Canyon de la rivière Tara.
Canyon de la rivière Tara.
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CANYON DE NEVIDIO (КАЊОН НЕВИДИО)Haut de page

Le canyon Nevidio se trouve à 55 km de Nikšić en direction de Šavnik (suivez les panneaux Canyon de la Komarnica : кањон Комарнице). De Šavnik, 7 km après avoir quitté ce village, tournez à gauche au panneau Petnjica/Pošćenje et poursuivez encore 1 à 2 km.

Nevidio, Nevidjbog ou tout simplement le canyon de la rivière Komarnica sont les quatre canyons qui entourent le Durmitor. Il s'appelle l'Invisible car il est le dernier canyon exploré en Europe. Il n'a été découvert pour la première fois qu'en 1967 par des alpinistes de Nikšić. Si sa longueur est modeste (3,8 km), il peut en revanche atteindre jusqu'à 1 000 m de profondeur, ses falaises sont hautes de 450 m et sa largeur varie de 50 cm à 500 m (on dit même que par endroits il n'est large que de 25 cm). Cette aventure, d'une journée minimum, est réservée aux personnes majeures, bons nageurs et en bonne santé. Il est fortement conseillé de s'entourer de guides expérimentés ou de passer par une agence spécialisée qui vous fournira les équipements nécessaires (voir Explorer de Kolašin ou Rams Travel de Bijelo Polje). Les paysages autour de l'entrée du canyon Nevidio sont d'une beauté exceptionnelle. Dans le pittoresque village de Pošćenje, on trouve même deux lacs glaciaires et une chute d'eau : Skakavica.

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NORD-ESTHaut de page

A l'exception notable de Kolašin, station touristique de montagne par excellence, la plupart des villes du nord-est du Monténégro sont restées à l'écart des circuits touristiques. Dommage ou tant mieux, diront certains, car cette région offre bien des richesses au voyageur curieux de sortir des sentiers battus. A la fois région de montagnes, de hauts pâturages et de forêts, le Nord-Est du Monténégro est parcouru par trois principaux massifs montagneux : Komovi, Prokletije et Bjelasica. Moins fréquentés que celui du Durmitor, ils n'en offrent pas moins l'occasion de nombreuses randonnées ponctuées par la découverte de villages d'altitude où l'élevage et l'agriculture sont bien souvent les seules sources de revenus.

Plus peuplée que le Nord-Ouest du pays car moins enclavée, cette partie du Monténégro comporte plusieurs villes relativement importantes économiquement parlant. Détruites par les Ottomans ou les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, celles-ci n'ont conservé que très peu de vestiges historiques. Les passionnés d'histoire trouveront néanmoins quelques traces dignes d'intérêt éparpillées sur tout le territoire.

PARC NATIONAL DE BIOGRADSKA GORA (НAЦИOHAЛНИ ПAРК БИОГРАДСКА ГОРА)Haut de page

Ce parc national, de 5 400 hectares, s'étend au coeur du massif de Bjelasica, entre la rivière de la Tara et celle du Lim.

Essentiellement constitué de forêts et de hauts pâturages, le site abrite l'une des dernières forêts vierges d'Europe (1 600 hectares). Promu parc national en 1952 mais juridiquement protégé depuis 1878, Biogradska Gora peut être considéré comme la plus ancienne réserve naturelle du pays (le premier parc national au monde, celui de Yellowstone aux Etats-Unis, n'a été déclaré en tant que tel que six années plus tôt, en 1872). Au coeur de la forêt, se trouve le lac de Biogradska (Biogradsko jezero) à 1 094 m d'altitude.

Principal porte d'accès au parc national, ce lac glaciaire est enfoui dans une végétation abondante et dominé par les plus hauts pics montagneux du massif de Bjelasica, le mont Crna Glava (2 139 m), le mont Zekova Glava (2 117 m) et le mont Troglava (2 072 m). Cinq autres lacs de ce type sont disséminés dans le parc entre 1 820 et 1 900 m d'altitude (les lac Šiško, Malo Šiško, Malo Ursulovaco, Velicko Ursulovaco et Pešića).

Surnommés par les habitants de la région les " Yeux de la montagne ", ces lacs sont relativement faciles d'accès et peuvent donc constituer des objectifs de randonnées.

Peuplé d'ours, de daims, de renards, d'aigles, de loutres, d'hiboux et de tétras pour ne citer que les espèces les plus remarquables, le parc est surtout réputé pour son exceptionnelle richesse florale, une richesse qui lui a valu, dès 1977, d'être inscrit au Réseau mondial des réserves de biosphère de l'Unesco. Les botanistes y ont ainsi recensé pas moins de 25 familles de plantes.

On compte environ 2 000 plantes différentes ainsi qu'une soixantaine d'espèces d'arbres. Dans la forêt vierge où, depuis plus d'une centaine d'années déjà, toute intervention humaine est interdite, les arbres peuvent atteindre jusqu'à 50 m de haut et certains d'entre eux seraient âgés de près de 500 ans. Au plus profond de celle-ci, la végétation est tellement dense et compacte que seuls quelques rais de lumière parviennent à pénétrer la voûte formée par ces arbres immenses.

Paysage du parc national de Biogradska Gora.
Paysage du parc national de Biogradska Gora.
TransportsHaut de page

Le parc de Biogradska Gora se trouve à droite de la route nationale Podgorica-Belgrade, une quinzaine de kilomètres après Kolašin.

Pour y accéder, il faut d'abord emprunter le pont qui traverse la rivière Tara et suivre la route qui serpente à travers la forêt sur 3,5 km avant d'atteindre le lac où se trouve le parking du parc. Parking et accès au parc payants (2 €). Compter 20 € minimum en taxi le trajet depuis Kolašin.

Se logerHaut de page

Outre l'établissement décrit ci-dessous, les randonneurs pourront trouver plusieurs hôtels à Kolašin ainsi qu'à Mojkovac (ville la plus proche du parc). Les campeurs équipés sont autorisés à planter leur tente à proximité du lac moyennant 2 € pour une petite tente de deux places et 5 € pour une grande tente.

À voir – À faireHaut de page

Le parc national et ses environs offrent de nombreuses possibilités de randonnées de tous niveaux sur des sentiers dans l'ensemble bien balisés. Pour en savoir plus, il est conseillé de se procurer la carte éditée en 2002 par l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), en collaboration avec l'Association internationale des amis de la nature. Celle-ci, en vente notamment dans la petite boutique du parc national près du lac et à l'office de tourisme de Kolašin, couvre l'ensemble du massif du Bjelasica et une partie de celui du Komovi, situé juste en dessous (échelle : 1/60 000e).

Le tour du lac de Biogradska : agréable promenade de 3,5 km. Bancs, tables de pique-nique et passerelles en bois dans les zones humides, là où la rivière de Biogradska et ses affluents se jettent dans le lac.

Le lac de Šiško (1 705 m d'altitude) : cette randonnée d'un niveau relativement facile commence au lac de Biogradska. Du lac, prendre la route en terre derrière les chalets en bois. Celle-ci zigzague d'abord à travers la forêt avant d'atteindre un premier katun (maison de berger), celui de Dolovi, installé au milieu de hauts pâturages. Une fois ce katun atteint, continuer le long du chemin en terre qui monte une petite colline à droite et traverse de vastes prairies (sentier parfois envahi de plantes et donc un peu plus difficile à discerner). Le sentier redescend ensuite légèrement et devient à nouveau plus large. Poursuivre le long de ce sentier sur quelques kilomètres puis bifurquer à gauche vers le grand lac de Šiško. Présence possible de troupeaux de moutons et donc de chiens de berger (ces derniers, bien qu'impressionnants, sont inoffensifs. Ce sont toutefois d'excellents gardiens et ils vous obligeront sans doute à faire quelques petits détours...). Retour par le même chemin. Compter environ 6 heures de marche (aller-retour).

La forêt vierge : cette randonnée, longue et difficile, permet de traverser des paysages variés. Son point de départ s'effectue au lac de Biogradska, le long de la route en terre qui commence derrière les chalets en bois. Elle emprunte le même chemin que la randonnée décrite ci-dessus jusqu'au niveau du lac de Šiško. Au lieu de bifurquer à gauche en direction du lac, continuer tout droit jusqu'au pied du mont Zekova Glava (coiffé d'un relais hertzien). Arrivé à l'épingle de la route qui monte vers le relais, la trace se perd et la navigation devient plus difficile. En gros, il s'agit de suivre légèrement en dessous de la ligne de crêtes puis à hauteur des katun Goles que l'on aperçoit à gauche, il faut descendre dans un talweg qui, si vous avez pris le bon, vous amènera juste en amont du lac. Il n'existe plus pour cette dernière partie de sentier balisé et il est conseillé de ne s'y engager que fortement aguerri et muni d'une boussole ou encore en se faisant accompagner d'un guide local. La descente vers le lac, que l'on ne voit pas, se fait dans un terrain très accidenté sans réelles traces (végétation dense, innombrables troncs d'arbres obligeant à d'incessantes acrobaties). Mais globalement, choisissez votre talweg et descendez. Vous tomberez dans le meilleur des cas sur le lac, sinon sur la rivière qu'il convient de redescendre jusqu'au lac si vous êtes en amont de celui-ci... Compter une journée complète (10 heures de marche).

Pic de Strmenica : longue randonnée au départ de Mojkovac jusqu'au sommet de Strmenica (2 122 m), le deuxième sommet le plus haut du massif de Bjelasica. Compter 10 heures de marche. Quelques passages très raides et neige généralement présente sur le sommet et ses versants jusqu'en juin. Randonnée en dehors du parc national mais offrant de très beaux points de vue sur le parc et le lac de Biogradska.

PLAV (ПЛАВ)Haut de page

A l'instar de Rožaje, cette petite ville de bout du monde jouit d'un cadre naturel de toute beauté. Perchée à 945 m d'altitude et posée sur les rives du lac Bleu (Plavsko Jezero), elle est dominée à l'ouest par un véritable mur de montagnes, le majestueux massif de Prokletije, proclamé en 2009 comme le parc national, formant une frontière naturelle avec l'Albanie voisine.

Mentionné sous le nom de Pulav en 1235 puis plus tard sous le nom de Ribari, Plav fut un centre d'échanges commerciaux important de la région sous l'occupation ottomane.

Attribués au Monténégro à la suite du Congrès de Berlin, en 1878, la ville et ses environs ne furent incorporés au sein du royaume monténégrin qu'en 1912, une force combinée turco-albanaise ayant réussi à repousser l'armée monténégrine dans ses tentatives pour reprendre la ville en 1879 et 1880. Dans son livre Agneau noir et faucon gris, l'auteur anglaise Rebecca West nous apprend que la ville connut alors un fâcheux contretemps : " Lorsque les Monténégrins reprirent aux Turcs le village de Plav en 1912, ils furent aidés par un prêtre du village, un musulman converti à l'orthodoxie et qui fut nommé major dans l'armée monténégrine. Sa première action fut de faire passer en cour martiale ses anciens coreligionnaires et de faire fusiller tous ceux qui refusaient d'être baptisés. Il y en eut, paraît-il, cinq cents. " Plus récemment, le district de Plav est devenu tragiquement célèbre quand des avions de l'Otan, un jour de mai 1999, ont jeté des bombes à fragmentation sur le vieux pont qui traversait le village voisin de Murino et n'avait pas le moindre intérêt stratégique. Sept adolescentes y ont été tuées à l'heure de la promenade de la fin d'après-midi...

MONTENEGRO - KOSOVO - ALBANIEHaut de page

Le massif du Prokletije, sorte de rempart naturel séparant le Monténégro de l'Albanie voisine, constitue l'extrémité sud-est de la chaîne des Alpes Dinariques.

Situé à quelques kilomètre du majestueux massif, le village de Gusinjeu et ses environs ravira les amoureux de nature et de grands espaces. Plutôt animée, malgré son isolement géographique, cette bourgade de montagne commença à se développer à partir du XIVe siècle. Ancienne étape sur le chemin des caravanes qui reliaient Dubrovnik à Istanbul, elle fut au XIXe siècle une cité prospère et même plus importante que Plav. Mais lorsque les Turcs, à la fin du XIXe siècle, perdirent la région de Gornje Polinlje, la ville commença à perdre de son importance et c'est alors Plav qui devint le centre administratif de la région. De ce passé, le village a conservé quelques demeures de belle facture. Plusieurs routes goudronnées permettent de " s'enfoncer " un peu plus dans les montagnes et même jusqu'au pied du massif d'où partent plusieurs sentiers de randonnée partiellement balisés. On peut par exemple poursuivre jusqu'au village de Vusanje, situé dans la vallée de Ropojana et la cascade de Skakavica.

MASSIF DE PROKLETIJEHaut de page

Le massif de Prokletije  : d'une longueur totale de 70 km, ce massif s'étend le long de la frontière entre le Monténégro, l'Albanie et le Kosovo. Ses principaux sommets sont le mont Deravica (2 656 m), situé au Kosovo, le Zla kolata (2 528 m) et le mont Maja Jezerces (2 694 m), situé en Albanie. Encore peu fréquenté par les randonneurs, ce massif présente des sommets aux parois parfois très abruptes.

Parc national de Prokletije. Le plus jeune des parcs nationaux (2010), surnommé " Les Alpes de l'Europe du Sud " est situé à l'extrémité orientale des Alpes dinariques. Recouvrant une zone protégée transfrontalière entre le Monténégro et l'Albanie, sa partie située au Monténégro couvre 14 000 hectares. Sauvage et difficilement accessible, le massif des Prokletije est encore peu connu et les chemins sont mal balisés. On privilégiera les petites villes comme Plav et Gusinje pour commencer à explorer Prokletije.

Le tout dernier parc national : un parc pour la paix

A cheval sur le Kosovo, le Monténégro et l'Albanie, le massif de Prokletije est l'une des régions montagneuses les plus sauvages de l'Europe du Sud-Est. Depuis 2000, plusieurs associations locales et internationales travaillent à la création d'un " parc naturel transfrontalier pour la paix ". Leurs objectifs ? Promouvoir la paix et la stabilité dans la région, protéger la biodiversité et enfin fournir des sources de revenus aux populations locales fortement touchées par le chômage. Ce concept de parc transfrontalier pour la paix n'est pas nouveau puisque le premier parc de ce type a été créé en 1914 entre la Norvège et la Suède (parc de Morokulia), à une époque où les tensions étaient fortes entre ces deux pays. Selon l'Union mondiale pour la nature (UICN), il existe aujourd'hui près de 169 réserves naturelles transnationales. Depuis 2003, le Comité pour la création d'un tel parc dans les Balkans organise chaque année quelques trekkings dans le massif afin de faire connaître au grand public cette superbe région naturelle.

Pour en savoir plus, consulter le site Internet : www.balkanspeacepark.org

Sports – Détente – LoisirsHaut de page

Ici encore, les possibilités de randonnées sont nombreuses et c'est d'ailleurs là que réside le principal intérêt de la région. Si les randonneurs sont assez nombreux à explorer la région en été, il faut savoir qu'il n'existe pas encore de cartes détaillées et toute excursion dans cette partie du Monténégro et en particulier dans le massif du Prokletije est à réserver aux randonneurs expérimentés.

Le point de départ pour l'explorer se trouve dans la vallée de Grbaje (à 7 km de Gusinje) où un petit club de randonnée alpine a établi son camp de base. C'est ici que commence le sentier permettant d'accéder au mont Karanfil (2 460 m).

Pour cette randonnée, compter environ 6 heures de marche (aller seulement) sur un terrain parfois rocailleux. De Vusanje, hameau situé dans la vallée de Ropojana, on peut également effectuer des randonnées jusqu'au mont Maja Kolata (2 528 m), Maja Rosit (2 525 m) et Zla Kolata (2 534 m).

Enfin, les lacs glaciaires, assez nombreux dans la région, peuvent également constituer des buts de randonnées. A 18 km à l'est de Plav, au pied du mont Bojicevica (2 374 m), le lac glaciaire de Ridsko (Hridsko Jezero - 1 968 m) est accessible depuis peu en voiture (en Jeep uniquement). Au nord-ouest de Plav, le mont Visitor (2 198 m) est lui aussi doté d'un joli lac de montagne (1 835 m). Un sentier permet d'y accéder à partir du village de Nadgrad (route Plav - Gusinje).

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