Le guide : Guide de l'Ecotourisme : Equateur

Equateur

Les fruits tropicaux gorgés de soleil et de saveurs.
Les fruits tropicaux gorgés de soleil et de saveurs.
Les zones protégées
Les zones protégées

L'Equateur se trouve au nord-est de l'Amérique latine, à cheval sur la ligne équatoriale. Ce pays de 283 560 km2, entouré par le Pérou au sud et la Colombie au nord, est bordé par l'océan Pacifique à l'est sur plus de 640 km de côtes et comprend l'archipel des Galápagos, formé de dix-neuf îles et de nombreux îlots d'origine volcanique.

L'Equateur est le pays qui abrite la plus grande concentration de rivières par kilomètre carré dans le monde. C'est aussi l'un des pays renfermant l'une des biodiversités les plus denses de la planète. Il possède une diversité géographique et culturelle extraordinaire et se divise en 4 régions géographiques : la Costa, la Sierra, l'Oriente (ou Amazonie) et l'archipel des Galápagos. La Costa ou plaine côtière bordée par l'océan Pacifique couvre près de 1/4 du pays et constitue la région la plus fertile et la plus riche du pays. La Sierra avec les hauts plateaux andins se compose d'une double chaîne de montagnes élevées : la cordillère occidentale et la cordillère orientale ou royale. De nombreux pics s'élèvent à plus de 5 000 m d'altitude, le point le plus haut étant le volcan du Chimborazo qui culmine à 6 268 m d'altitude. Dans cette région se trouve aussi le plus haut volcan du monde encore en activité, le Cotopaxi, qui culmine à 5 897 m.

Autre zone géographique : l'Oriente, plus communément appelé Amazonie, qui couvre près de la moitié du pays avec sa forêt primaire. Enfin, l'archipel des Galápagos, aussi appelé archipel de Colón, est situé au coeur de l'océan Pacifique à environ 1 000 km des côtes, à la latitude de l'équateur. Depuis 1832, les Galápagos sont une province de l'Équateur ; la capitale est Puerto Baquerizo Moreno et se trouve sur l'île de San Cristóbal. Le parc national des Galápagos ainsi que la réserve marine ont été classés au patrimoine mondial de l'Unesco et constituent un musée et un laboratoire vivants de l'évolution, uniques au monde.

Malgré sa position sur la ligne équatoriale, la diversité géographique du pays entraîne d'importantes variations climatiques selon la région. Le climat est tropical le long de la côte et dans la partie amazonienne et devient froid en altitude. La Costa jouit d'un climat chaud et humide avec une température annuelle moyenne de 26 °C ; la Sierra possède plutôt un climat frais voire froid selon l'altitude avec une température annuelle moyenne variant entre 7 °C et 21 °C, Quito la capitale située à 2 850 m d'altitude a une température annuelle moyenne de 13 °C. La région amazonienne, elle, est très humide et très chaude avec des températures avoisinant les 38 °C.

Vous aurez l'occasion de croiser de nombreux lamas lors de votre séjour dans les Andes équatoriennes.
Vous aurez l'occasion de croiser de nombreux lamas lors de votre séjour dans les Andes équatoriennes.
Dégustation de cuisine locale le long des routes.
Dégustation de cuisine locale le long des routes.
Equateur
Equateur
Fiche techniqueHaut de page
Le pays en brefHaut de page

Nom officiel : République de l'Equateur.

Régime : République présidentielle. Le président Rafael Correa a été réélu en 2013.

Capitale : Quito (1,6 million d'habitants).

Autres villes principales : Guayaquil, Cuenca.

Superficie : 283 520 km2.

Fête nationale : 10 août.

Langue officielle : espagnol.

Autres langues parlées : langues amérindiennes, et notamment quechua et shuara.

Population : 15,74 millions d'habitants (2012). Répartition de la population : métis 65 %, Amérindiens 25 %, Espagnols et autres 7 %, Afro-Equatoriens 3 %.

PIB : 58 milliards de dollars (2011)

Indice de Développement Humain (IDH) classement ONU : 0,772 soit le 80e rang sur 182 pays.

Empreinte écologique par ha/habitant : 1,5.

Monnaie : Dollar américain (US$).

Taux de change : 1 US$ = 0,95 € ; 1 € = 1,05 US$.

TéléphoneHaut de page

Indicatif téléphonique : +593.

Pour téléphoner en Equateur : composer le 00 593 + indicatif régional + numéro à 7 chiffres (commençant par un 2 hormis pour les téléphones portables).

PopulationHaut de page

Doté d'une forte identité culturelle, l'Equateur est une nation pluriethnique, multiculturelle et plurilingue. Sa population compte un peu plus de 15 millions d'habitants, dont 65 % de métis, 25 % d'indigènes, 7 % de blancs (la plupart d'origine espagnole) et 3 % d'afro-équatoriens essentiellements présents dans les provinces d'Esmeraldas et Imbabura. Enfin le pays regroupe une minorité d'immigrés asiatiques et de nombreux Colombiens arrivés en Equateur suite aux tensions internes qui touchent ce pays. Par ailleurs, 10 % de la population a émigré au cours des dernières années et vit désormais aux Etats-Unis, au Canada, en Espagne et en Italie.
La Constitution de l'Equateur reconnaît l'égalité absolue devant la loi de tous les citoyens équatoriens.

TourismeHaut de page

Le tourisme est un secteur en pleine croissance depuis 1990 et, au niveau national, c'est un secteur source de devises.

La venue de touristes étrangers en Equateur est en augmentation ; le pays a accueilli 1 272 000 touristes en 2012, contre 869 358 en 2009.

La majorité des touristes viennent des Etats-Unis (24 %), de la Colombie (20 %) et du Pérou (14 %). Parmi les touristes européens, il faut citer les Espagnols (6 %), les Allemands (2,5 %), les Britanniques (2,2 %) et les Français (2 %). Les atouts du pays ? La biodiversité, la diversité géographique et culturelle, les traditions précolombiennes, la faune et la flore, entre autres.

Ce petit pays d'Amérique du Sud pas plus grand que la moitié de la France abrite, proportionnellement à sa superficie, la plus grande biodiversité d'oiseaux au monde. Aussi, ce pays andin accueille chaque année de plus en plus d'amateurs d'écotourisme et d'avitourisme. Le concept étant de découvrir un maximum d'écosystèmes, les plus diversifiés possibles et d'observer les espèces exotiques, rares ou endémiques.

Grâce à la présence des îles Galápagos, l'Equateur est devenu une destination écologique il y a bientôt 30 ans. Dans les années 1980, le marché écotouristique a commencé à se diversifier et les professionnels du tourisme ont mis en avant d'autres régions. Aujourd'hui, l'écotourisme et le tourisme communautaire connaissent un véritable essor. Les projets de tourisme responsable ont déjà fait leurs preuves et se développent de plus en plus, dans la région amazonienne, dans les régions semi-arides de la côte ou les forêts nébuleuses du Chocó (région subtropicale couvrant les flancs ouest de la cordillère andine, du sud de la Colombie au nord de l'Equateur), autour des communautés quechuas des hauts plateaux andins ou sur l'archipel des Galápagos. L'Organisation mondiale du tourisme prévoit une expansion variant entre 10 et 30 % par an de la filière, contre à peu près 4 % pour l'ensemble du tourisme.

Toutefois le tourisme, quel qu'il soit, a un véritable impact sur l'environnement, le développement d'un tourisme alternatif vise donc à protéger l'environnement, à créer des emplois en préservant les valeurs culturelles des populations indigènes. Entre promotion et restriction, le tourisme vert - et surtout ornithologique - est une manière de préserver l'environnement et les populations autochtones, d'améliorer leur bien-être, l'éducation et la conservation de la faune et la flore.

Principales menaces écologiquesHaut de page

L'environnement équatorien est fortement menacé par la déforestation et l'érosion du sol principalement dues à l'exploitation pétrolière et à l'expansion des terres défrichées. Afin de faire face à une déforestation inquiétante, le gouvernement équatorien a lancé un grand programme de reforestation.

Les zones écologiquement sensibles telles que le bassin de l'Amazone et les îles Galápagos sont menacées par la pollution due aux déchets d'hydrocarbures.

La colonisation, la chasse, le commerce et le trafic d'animaux sauvages menacent certaines populations animales. En Equateur, de nombreuses espèces sont en voie de disparition parmi lesquelles : tortue géante, pingouin, baleine bleue des Galápagos, dauphin d'Amazonie, jaguar, tapir, singe-araignée, condor, toucan andin, caïman noir, boa constructor, fourmilier géant...

ÉcologieHaut de page

La diversité des milieux et des habitats confère à l'Equateur une faune et une flore extrêmement riches. Il est l'un des 17 pays au monde où la biodiversité est la plus riche. Le pays abrite 8 % des espèces animales et 10 % des espèces végétales de la planète.

L'équateur offre une grande diversité géographique puisqu'il renferme la mer, la montagne, plaines et forêts ; des paysages qui enchantent les touristes amoureux de la nature. Il existe 46 écosystèmes différents abritant chacun des espèces spécifiques. L'écosystème le plus riche est la forêt tropicale humide. La forêt amazonienne, partagée entre le Pérou, la Bolivie, le Brésil, l'Equateur et la Colombie, concentre à elle seule la moitié des espèces végétales actuellement identifiées sur la planète. A l'heure actuelle, on estime que les forêts naturelles couvrent environ 11 millions d'hectares, soit 42 % du pays.

L'extraordinaire richesse de la flore équatorienne en fait un haut lieu de la biodiversité. 25 000 espèces d'arbres y ont été recensées représentant 10 % des espèces d'arbres de la planète. La majeure partie des espèces végétales équatoriennes se retrouve dans la partie nord-ouest de la cordillère des Andes où près de 10 000 espèces ont été recensées.

L'Oriente renferme également une quantité impressionnante d'espèces végétales (on en dénombre 8 200), dont 2 725 espèces d'orchidées.

Quant aux îles Galápagos, c'est le lieu de vie d'environ 170 espèces végétales endémiques. Parmi quelques espèces exotiques, citons le ceibo au tronc dodu qui donne du kapok, l'hévéa connu pour son latex, le balsa au bois très léger, les mangliers des mangroves aux racines fichées dans l'eau saumâtre, les multiples palmiers dont on tisse les fibres et qui ne poussent qu'en Equateur. Beaucoup de ces plantes possèdent des vertus médicinales, à découvrir essentiellement dans la partie amazonienne où les espèces géantes peuvent atteindre jusqu'à 60 m de hauteur. Quant aux arbres fruitiers, bananiers, arbres à cacao, arbres à pain aux fruits démesurés, papayers, manguiers et bien d'autres, ils sont légion à assurer un plateau de fruits bien garni.

Côté faune, près de 3 800 espèces de vertébrés ont été recensées, dont 345 espèces de reptiles, 358 espèces d'amphibiens et 258 espèces de mammifères. Parmi les gros mammifères, l'Equateur abrite dans ses montagnes ou ses forêts, ours, pumas, vigognes, alpacas, lamas, jaguars, ocelots, agoutis, tapirs et de nombreuses espèces de singes. Au sein de la faune maritime on peut citer la présence d'otaries, de baleines à bosses et de dauphins.

L'avifaune équatorienne représente 18 % des espèces d'oiseaux de la planète (soit 1 640 espèces recensées). Sur la Costa, les espèces remarquables sont le faucon à dos gris, l'oiseau charpentier de Guayas, l'oiseau-fourmi d'Esmeralda, la mouette à tête grise, le tinamú beige. Dans la Sierra, on peut apercevoir le condor, la mouette des Andes, l'ibis à tête noire, le caracara voire le merle. Enfin, dans la forêt amazonienne, il faut citer le milan, le faucon, la très rare harpie, l'aigle-faucon, le toucan, l'oiseau-fourmi, le guacamayo et toute la gamme des perroquets. Les insectes, dépassant le million d'espèces, et les 4 500 espèces de papillons raviront les entomologistes.

Espaces naturels et aires protégéesHaut de page

Afin de préserver ses richesses naturelles, l'Equateur a délimité des zones protégées couvrant 40 % du territoire - protégeant ainsi plus de 4,6 millions d'hectares terrestres et plus de 14 millions d'hectares maritimes. Le Système national des aires protégées regroupe 11 parcs nationaux, 9 réserves écologiques, 2 réserves de vie sylvestre, une aire nationale de récréation, une aire de réserve géobotanique, une aire insulaire et une marine. De nombreuses réserves privées principalement situées en Amazonie et contrôlées par des fondations complètent ce réseau. Des indicateurs ont été mis en place pour qualifier les aires protégées selon leur valeur de qualité environnementale. La direction nationale des parcs gère l'ensemble des parcs et réserves, et fixe les droits d'entrée.

La plupart des aires protégées proposent des services et des structures d'hébergement basiques et se visitent généralement accompagné d'un guide.

L'archipel des Galápagos

Surnommé " archipel de Colón " et, de manière non officielle, les " îles enchantées ", les Galápagos étaient surtout selon Charles Darwin le " paradis de l'évolution " ou encore le " dernier sanctuaire de la vie naturelle " selon Jacques Cousteau.

En 1959, le gouvernement équatorien a créé le parc national des Galápagos dans le but de préserver sa faune et sa flore exceptionnelles de l'influence humaine. 97 % des terres, soit 800 000 hectares, sont alors protégés et soumis à des règles strictes. En 1978, le parc est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Tandis que la volonté de protéger la diversité des espèces sous-marines des Galápagos date de 1974. Par conséquent, une zone d'une surface de deux milles nautiques autour de chaque île a été délimitée. En 1998, cette zone a été étendue à 40 milles pour créer la réserve marine des Galápagos. En 2001 seulement, la réserve marine est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

En 2010, le Comité du patrimoine mondial de l'ONU, qui s'était réuni à Brasilia, a souhaité retirer l'archipel de la liste des sites menacés (l'archipel était inscrit sur cette liste depuis 2007). C'est Luiz Fernando de Ameida, le délégué brésilien, qui a pris cette décision pour récompenser le travail réalisé par l'Équateur pour protéger ses îles.

Ce parc renferme de très nombreuses espèces endémiques. L'archipel est formé de 19 îles et d'une vingtaines d'îlots. L'écosystème si spécifique des Galápagos est tellement sensible aux perturbations qu'il est très vulnérable. Depuis longtemps, des menaces pèsent sur la biodiversité des îles. Déjà au XVIIe siècle, la faune a durement pâti de la chasse menée par les baleiniers marquant le début de l'extermination de certaines espèces. Dès le début du XIXe siècle, la colonisation et l'introduction de multiples espèces, animales et végétales, ont mis en danger les espèces endémiques, modifiant irrémédiablement le contexte écologique. Aujourd'hui, c'est la croissance du tourisme qui menace ce sanctuaire de vie primitive. L'archipel s'est ouvert au tourisme en 1969 ; aujourd'hui, plus de 60 000 visiteurs y séjournent chaque année (l'archipel compte 20 000 habitants à l'année).

La faune spectaculaire de l'archipel compte des tortues géantes, iguanes marins et terrestres, plus de 90 000 otaries, 58 espèces d'oiseaux dont 28 sont endémiques de l'archipel : albatros des Galápagos, manchot des Galápagos, fous à pattes bleues, fous à pattes rouges et fous masqués, frégate superbe et du Pacifique, cormoran aptère, tourterelle des Galápagos, quatre espèces de moqueurs (dont le moqueur des Galápagos) et 13 espèces de pinsons de Darwin, la buse des Galápagos, seul prédateur autochtone des tortues.

Sur les 22 espèces de reptiles qui peuplent les îles, 20 sont endémiques. Parmi les reptiles recensés, il faut citer : la tortue géante des Galápagos, l'iguane terrestre et marin et une espèce de gecko.

La faune marine de la Réserve des Galápagos regroupe plus de 300 espèces de poissons, des mammifères, tels l'otarie des Galápagos, l'otarie à fourrure, dauphins, baleines (à bosse notamment), 12 espèces de requins, dont le requin de Galápagos, le requin gris de récif, le requin marteau, le requin tigre, le requin baleine et requin à cornes.

Enfin, dans la famille des invertébrés, on recense aux Galápagos près de 1 600 espèces d'insectes différentes dont 80 espèces d'araignées ; 80 espèces d'escargots de terre, 650 espèces de coquillages et mollusques, 120 espèces de crabes (dont les fameux crabes rouges des Galápagos).

La flore de l'archipel est composée à 100 % de plantes originaires du continent sud-américain. Parmi les 875 espèces de plantes recensées sur les îles, 228 sont endémiques, et toutes sont originaires du continent et se sont adaptées à l'environnement de l'archipel.

Ce sont les oiseaux qui, dans 60 % des cas, ont transporté les semences jusqu'aux Galápagos, le vent et les marées seraient à l'origine des 40 % restants. Près de 607 espèces de plantes ont été recensées dans l'archipel dont 170 endémiques et 240 introduites par l'homme. Le parc national des Galápagos fut créé dans le but de protéger cette biodiversité exceptionnelle.

La flore change selon le relief - et donc le climat - de chaque île. Les zones côtières sont peuplées de plantes telles que les palétuviers, pourpiers, myrtes et autres espèces aquatiques. Dans les zones arides on trouve figuiers de Barbarie, cierges du Pérou et des lichens. La zone humide d'altitude s'étend entre 200 et 500 m d'altitude et renferme robiniers, goyaviers, lichens. Au-dessus, la zone du miconia (une espèce invasive) est la principale zone de pâture et de culture (café, légumes, oranges et ananas) sur les îles habitées. Herbes et fougères se disputent le dernier étage, notamment la fougère arborescente des Galápagos, qui peut atteindre 3 m de haut.

Parmi les espèces végétales endémiques, il faut citer le coton de Darwin et 6 espèces d'Opuntia.

A savoir : les plantes des Galápagos ont, le plus souvent, des fleurs modestes à cause de la rareté d'insectes pollinisateurs (à l'exception du bourdon de Darwin).

LES ENVIRONS DE QUITOHaut de page
Panorama gagné après une ascencion vertigineuse de la basilique del Voto Nacíonal.
Panorama gagné après une ascencion vertigineuse de la basilique del Voto Nacíonal.
Exubérance architecturale dans le Quito moderne.
Exubérance architecturale dans le Quito moderne.
Le volcan Pululahua.
Le volcan Pululahua.

Au coeur des Andes équatoriennes, à 22 km de la ligne équatoriale, se trouve le centre historique de Quito, le moins modifié et le mieux préservé d'Amérique latine. La capitale de l'Equateur s'étire sur un plateau de 12 000 mètres, à 2 850 m d'altitude, au pied du colossal volcan Pichincha et de son sommet enneigé (4 747 m) qui semblent veiller sur elle. Ceinturée par les montagnes, Quito, la seconde plus haute ville du monde après La Paz, capitale de la Bolivie, n'est pas sans évoquer une forteresse, qui abrite 1,6 million d'habitants. Quito s'éveille souvent sous un ciel capricieux et une pluie tiède et battante. Et parfois, le soleil équatorial apparaît majestueusement au-dessus des cimes des volcans et brille toute la journée d'une lumière crue. Ses nuits claires permettent de contempler les constellations des deux hémisphères, Nord et Sud.

Quito est entourée d'espaces verts constitués par la colline de San Juan et le parc de la Carolina au nord, la colline de la vierge du Panecillo au sud, les flancs du volcan Pichincha à l'ouest et la colline d'Itchimbia à l'est. La circulation automobile rend l'air difficilement respirable aux heures de pointe, sans compter que l'oxygène est déjà rare à cette altitude. Il convient donc de se ménager physiquement à l'arrivée et de laisser un peu de temps à votre organisme pour qu'il s'habitue à ces nouvelles conditions.

La mitad del mundo accueille un grand centre de divertissements, pour petits et grands.
La mitad del mundo accueille un grand centre de divertissements, pour petits et grands.
Le Panecillo domine la ville pour mieux la protéger.
Le Panecillo domine la ville pour mieux la protéger.
Le vieux Quito
Le vieux Quito
RÉSERVE ÉCOLOGIQUE DE MINDO-NAMBILLOHaut de page
Les fermes de papillons de Mindo abritent des espèces multicolores.
Les fermes de papillons de Mindo abritent des espèces multicolores.

A 80 km au nord-ouest de Quito, en plein coeur de la forêt de Nuages, subtropicale andine qui recouvre les flancs des Andes, cette réserve est une zone d'une biodiversité incroyable qui abrite une profusion d'animaux, d'insectes, de papillons, des ours et plusieurs espèces d'orchidées. La forêt protégée Mindo-Nambillo s'étend sur 19 200 ha avec une altitude qui varie entre 1 300 et 4 700 m. Elle occupe plusieurs étages écologiques allant du páramo jusqu'à la forêt de Nuages en passant par la forêt subtropicale. C'est également un paradis pour l'observation des oiseaux avec 417 espèces répertoriées (colibris, coqs de roche, toucans, quetzals, perroquets, colibris...), d'ailleurs elle fut déclarée en 1997 la première Aire de première importance pour les oiseaux d'Amérique latine par la Bird Life International.

Des sentiers de randonnées et un circuit de cascades offrent également une plongée dans une végétation luxuriante composée de palmiers et bambous géants, arbres fruitiers et fleurs exotiques.

La réserve protège une des dernières forêts primaires des flancs externes de la cordillère occidentale. Malheureusement, cette zone est maltraitée écologiquement par son exploitation catastrophique par les grandes organisations internationales et les populations locales.

Cependant, certaines localités s'emploient à limiter les impacts de leurs activités sur l'environnement. C'est le cas du village de Mindo, destination privilégiée des amoureux de la nature, où les locaux mettent un point d'honneur à trier leurs déchets, à purifier leur eau ou à tendre le plus possible vers une utilisation rationnelle des ressources.

Fleur tropicale des jardins de Mindo.
Fleur tropicale des jardins de Mindo.
A Mindo.
A Mindo.
Se restaurerHaut de page
Bien et pas cherHaut de page
Sports – Détente – LoisirsHaut de page
Sports – LoisirsHaut de page
RESERVA LA ESPERANZAHaut de page

Dans les environs de Tumbaco, région du fleuve Toachi-Pilaton ; à 1 heure et demie de Quito. Un projet écotouristique est né dans le but de préserver ce milieu naturel fragile très riche. Située sur les flancs de la cordillère occidentale des Andes dans une zone de forêt humide (entre 1 300 et 1 900 m d'altitude), la réserve fait plus d'une centaine d'hectares. C'est une région phare pour la conservation des reptiles, amphibiens, mammifères (singes capucins, agoutis, cervidés, ours à lunette...), de l'avifaune (perroquets, pinsons, tyrans, coqs de roche...) et de la flore (broméliacées, orchidées, plantes endémiques...). Et pour preuve, le site est classé ZICO (Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux) par Birdlife International.

C'est en effet une zone de très grande importance pour la conservation de la faune herpétologique (la majorité des nouvelles espèces d'amphibiens et de reptiles y sont découvertes), des mammifères et de l'avifaune ; il y aurait entre 280 à 310 espèces d'oiseaux dans cette zone. La flore aussi y est variée, on y trouve bon nombre d'espèces de plantes vasculaires dont un grand nombre de plantes endémiques. Des sentiers menant aux sites d'intérêt majeur, tels que le Lek de Coq de Roche (arène de parade nuptiale de cette espèce d'oiseaux tant prisée par les ornithologues), belvédères, cascades, rivières... y ont été aménagés afin de faciliter l'observation de la nature dans son ensemble.

PratiqueHaut de page
Tourisme – CultureHaut de page
BOSQUE NUBLADO SANTA LUCIAHaut de page
RESERVA BIOLOGICA DEL VOLCAN PASOCHOAHaut de page

La réserve biologique de Pasochoa se trouve à une trentaine de kilomètres au sud de Quito. Elle renferme une faune et une flore extrêmement variées ; c'est une zone protégée. On y recense 232 espèces de plantes, dont 23 espèces d'orchidées et une grande variété de plantes médicinales. Parmi les mammifères, vous pourrez croiser marsupiaux, lapins, belettes et peut-être même des pumas. Enfin, on compte 126 espèces d'oiseaux (dont 14 espèces différentes de colibris).

Reserva del Bosque protector del Pasochoa.
Reserva del Bosque protector del Pasochoa.
PratiqueHaut de page
Tourisme – CultureHaut de page

A 1 heure de voiture de Quito (45 km), au pied du volcan Pasochoa, se trouve la réserve protégée de Pasochoa, qui s'étend sur près de 500 ha, gérée par la Fundación Natura. Cette réserve couvrant les flancs et le cratère du volcan est consacrée à la reforestation, à la recherche scientifique et à la préservation de la faune et de la flore. Possibilité de suivre six itinéraires fléchés de différentes intensités, d'une durée de 30 minutes à 8 heures, en altitude et avec un guide. Ces parcours permettent de se familiariser avec la flore locale et de découvrir l'exubérante nature équatorienne. Celle-ci est d'ailleurs présentée à l'entrée du parc, dans un centre d'interprétation bien documenté où sont visibles maquettes, photographies et vidéos. A savoir : le dimanche, le parc est très fréquenté.

À voir – À faireHaut de page

Vous pourrez profiter de cet endroit le temps d'une journée. Ceux qui veulent pourront marcher jusqu'aux cimes du volcan dont le pic s'élève à 4199 m. Cette balade constitue d'ailleurs une bonne mise en jambes avant l'ascension du Cotopaxi. L'ascension peut se faire du côté du Refugio de Vida Silvestre (celui de la réserve) ou du côté de la Central Hidroeléctrica. Ce chemin est plus facile mais les paysages sont moins intéressants. En empruntant le sentier depuis le refuge (1ère option), on atteint rapidement les 3 950 m et le paysage devient alors rocailleux (prudence donc si vous souhaitez aller jusqu'au sommet !). Pendant votre randonnée jusqu'au sommet du volcan, profitez-en pour observer la faune et la flore (et notamment les oiseaux).

LA SIERRAHaut de page
Lac de Cuicocha.
Lac de Cuicocha.
Volcan Imbabura.
Volcan Imbabura.
La vue sur la lagune de Quilotoa surprend tous les voyageurs venus à sa rencontre.
La vue sur la lagune de Quilotoa surprend tous les voyageurs venus à sa rencontre.
Visage de Quilotoa.
Visage de Quilotoa.
La belle Laguna de Quilotoa.
La belle Laguna de Quilotoa.
Sur la lagune de Quilotoa.
Sur la lagune de Quilotoa.
Des jeunes jouent au foot non loin de la Laguna de Quilotoa.
Des jeunes jouent au foot non loin de la Laguna de Quilotoa.
Vue sur le Chimborazo, qui culmine à plus de 6 268 mètres d'altitude.
Vue sur le Chimborazo, qui culmine à plus de 6 268 mètres d'altitude.
Une des nombreuses églises dans le centre ville de Cuenca.
Une des nombreuses églises dans le centre ville de Cuenca.
Paysage sublime du parc national El Cajas.
Paysage sublime du parc national El Cajas.
Sur la route du Chimborazo.
Sur la route du Chimborazo.
Fin d'après-midi paisible dans les rues de Vilcabamba.
Fin d'après-midi paisible dans les rues de Vilcabamba.
La Laguna Cuichoca.
La Laguna Cuichoca.
Baños.
Baños.
Jeune fille indigène.
Jeune fille indigène.
Volcan Quilitoa.
Volcan Quilitoa.
Les lamas s'en donnent à coeur joie au sein du Parque Nacional El Cajas.
Les lamas s'en donnent à coeur joie au sein du Parque Nacional El Cajas.

Telle une colonne vertébrale rocheuse, les montagnes de la cordillère des Andes sillonnent en une ligne escarpée le couloir central de l'Equateur, du nord au sud. La Sierra (montagne), désigne le monde andin qui s'étend de la Colombie jusqu'au nord du Chili, en passant par le Pérou et la Bolivie. En termes géographiques, la Sierra équatorienne, composée de deux cordillères aux axes parallèles - cordillères occidentale et orientale -, occupe un quart du territoire.

A une altitude moyenne de 3 000 m au-dessus du niveau de la mer, la région inter-cordillères est traversée par la route panaméricaine, surnommée ici l'avenue des Volcans, en raison du nombre de sommets s'élevant de part et d'autre de la chaussée et culminant majestueusement entre 4 000 m et 6 000 m d'altitude.

C'est sur ces hauts plateaux environnants que vit plus de 45 % de la population équatorienne (ville de Quito comprise), essentiellement de l'agriculture et de l'élevage. En dehors des noyaux urbains hébergeant une population surtout métisse, dans la Sierra, l'ethnie quechua est majoritaire, représentée en sous-groupes : les Otavalo, les Cayambe, les Chibuleo, les Saraguro, etc.

Ces régions reculées, où le tourisme reste encore peu développé, offrent aux visiteurs l'opportunité de côtoyer la population et de séjourner dans les villages au sein de diverses communautés. L'intérêt touristique de cette vaste zone montagneuse réside dans la beauté des paysages offrant de multiples options d'activités - randonnées pédestres, équestres, à vélo, escalade... - dans des sites naturels où les paysages sont à couper le souffle, et permet de découvrir la vie rurale andine, notamment sur les chatoyants marchés...

Lago San Pablo.
Lago San Pablo.
Les lamas et les spectaculaires points de vue du Parque Nacional El Cajas.
Les lamas et les spectaculaires points de vue du Parque Nacional El Cajas.
Dépaysement garanti au coeur de la végétation du Parque Nacional El Cajas.
Dépaysement garanti au coeur de la végétation du Parque Nacional El Cajas.
L'ancienne cathédrale de Cuenca.
L'ancienne cathédrale de Cuenca.
La Laguna Cuicocha et ses îlots centraux.
La Laguna Cuicocha et ses îlots centraux.
La tête de l'incas près du site d'Ingapirca.
La tête de l'incas près du site d'Ingapirca.
Les festivités traditionnelles chaque année, en juin, lors de l'Inti Raymi.
Les festivités traditionnelles chaque année, en juin, lors de l'Inti Raymi.
Le marché aux bestiaux de Zumbahua est l'un des plus grands du pays.
Le marché aux bestiaux de Zumbahua est l'un des plus grands du pays.
Le marché aux bestiaux de Zumbahua rassemble des éleveurs du pays entier.
Le marché aux bestiaux de Zumbahua rassemble des éleveurs du pays entier.
L'église de Vilcabamba, sur la place principale, au coeur de la ville.
L'église de Vilcabamba, sur la place principale, au coeur de la ville.
Depuis le Mirador, on domine la vallée et la ville de Vilcabamba.
Depuis le Mirador, on domine la vallée et la ville de Vilcabamba.
Sierra Sud
Sierra Sud
Les environs de Cuenca
Les environs de Cuenca
PARQUE NACIONAL COTOPAXIHaut de page

Les grandes villes les plus proches du parc national du Cotopaxi (créé en 1979) sont Quito (70 km au sud-est), Latacunga (35 km au nord-est) et Riobamba.

Deuxième sommet le plus haut d'Equateur (5 897 m) après le Chimborazo (6 310 m), le Cotopaxi est surtout le plus haut volcan actif du monde et le sommet le plus sillonné du pays. Avant l'arrivée des Espagnols, les indigènes le considéraient comme lieu sacré ; son nom signifie " cou de la lune " en quichua. Il domine le parc national du Cotopaxi (entrée : 10 US$, camping : de 5 à 10 US$), lequel est une réserve écologique protégée nichée à une altitude variant de 3 400 à 5 897 m et abritant une biodiversité très variée, ainsi que plusieurs espèces endémiques. Lacs et rivières parsèment le parc attirant une avifaune variée (condors, colibris). Les forêts abritent de nombreuses espèces animales telles que le puma, le lama, la gazelle ou l'ours.

Ascension du Volcan Cotopaxi.
Ascension du Volcan Cotopaxi.
Le volcan Cotopaxi.
Le volcan Cotopaxi.
RÉSERVE ÉCOLOGIQUE COTACACHÍ-CAYAPASHaut de page

A 13 km de Cotacachí. Située dans les Andes, la réserve écologique Cotacachí-Cayapas créée en 1974, offre un espace naturel et protégé de plus de 304 429 hectares dans la province d'Imbabura, à 140 km de Quito. L'altitude de la réserve varie de 300 à 4 939 m offrant une variété de paysages et d'écosystèmes surprenante. La réserve abrite plus de 20 000 espèces de plantes et plus de 300 espèces d'oiseaux. La faune est variée et la végétation diversifiée. Chemin faisant, on peut croiser un ours familier, un condor ou un paresseux. La lagune de Cuichoca, une des principales attractions de la réserve se trouve à quelques minutes de Cotacachí. Elle fut créée il y a 3 000 ans à la suite d'une éruption volcanique formant la lagune et deux îles. Elle s'étend sur quelque 9 km2 dans l'un des cratères du volcan Cotacachí, à plus de 3 000 m d'altitude. La réserve possède de nombreux paysages depuis la lagune à la forêt humide en passant par les rivières torrentueuses.

PratiqueHaut de page
Tourisme – CultureHaut de page
Tourisme communautaire avec l'association Runa Tupari

Cette initiative de tourisme rural communautaire date de 2001 ; c'est le fruit du travail de la Unión de Organizaciones Campesinas de Cotacachi (UNORCAC) et des communautés locales. Ensemble, la Unión et les communautés indigènes ont fondé l'agence Runa Tupari Native Travel, qui signifie " rencontre avec les indigènes " en quichua. Il s'agit là de promouvoir un tourisme plus humain et responsable, tourné autour de valeurs telles que la solidarité et l'entraide. Ainsi le visiteur s'implique dans le quotidien des familles locales, partage leur vie, leurs habitudes et se familiarise avec leurs traditions.

Volontariat. Il est possible de séjourner ici une, deux ou plusieurs nuits et de s'engager quelque temps comme volontaire. Travailler à école ou au jardin d'enfant, aider au développement de l'agence de tourisme, aider la coopérative artisanale de femmes ou encore améliorer les projets agricoles... Les missions sont nombreuses. Logement dans les auberges de l'association et repas au sein des communautés.

Excursions. Par ailleurs, l'agence propose aux touristes de passage diverses excursions, comme par exemple une journée de trekking autour de la lagune de Cuicocha (de 90 à 120 US$, avec le transport, le guide et le déjeuner). De nombreuses autres excursions sont à découvrir sur le site Internet.

RÉSERVE DE PIEDRA BLANCAHaut de page

La forêt vierge de Piedra Blanca se situe dans la province de Bolivar, dans la vallée forestière au pied des Andes.

Construit en 2004, l'écolodge peut accueillir jusqu'à 25 personnes. Les repas sont préparés à base des produits locaux. Certaines familles sont membres de ce projet communautaire et gèrent ensemble le lodge et la réserve. Les eaux sont éliminées dans une fosse septique ; les restes de nourriture profitent à l'élevage des animaux et les déchets sont utilisés comme engrais pour les cultures locales.

Différentes activités sont proposées : trekking en forêt pluviale, observations de la faune et excursions pédagogiques sur le thème de l'écologie, balades à cheval, promenades nocturnes. Un guide local accompagne des groupes constitués de 1 à 6 personnes.

Ce projet communautaire a été initiée par une vingtaine de familles qui participent à la gestion de l'ensemble. Certaines sont même membres de l'association agroturismecuador : www.agroturismoecuador.org

Les guides formés sont originaires de la communauté et des villages avoisinants. Une partie des bénéfices sert à financer les divers projets de la communauté.

PARQUE NACIONAL PODOCARPUSHaut de page

Au sud-est de Loja, dans les provinces de Loja et Zamora. On y accède par la route menant à Vilcabamba. Entre 900 et 3 800 m d'altitude, le parc s'étend sur 146 200 hectares et renferme lagunes, forêts d'arbres millénaires et sapins endémiques. Qualifié d'aire à haute qualité environnementale, ce parc possède une biodiversité abondante (l'une des plus importantes compte tenu de la superficie) et a d'ailleurs été créé en 1982 pour protéger deux espèces : le Podocarpus rospiglios et le Podocarpus oleifolius, espèces qui ont donné leur nom au parc. La majeure partie de la végétation est typique de la forêt humide de basse montagne. On passe de la forêt tropicale humide aux hauts plateaux (ou páramo). C'est un endroit idéal pour observer les orchidées et les plantes sauvages. On y recense entre 3 000 et 4 000 espèces de plantes vasculaires.

Le parc est malheureusement menacé par le déboisement illégal. Sa faune très variée est caractéristique de la Sierra. Aussi ses vastes forêts abritent pumas, ours à lunettes, renards, loups du páramo, hérons tigrés, canards de torrent, dindes, coqs des roches, toucans, perroquets et colibris. D'autre part, plus d'une centaine de lacs et lagunes se sont formés ici grâce à d'anciens glaciers, et des rivières prenant leur source dans le parc alimentent plus d'un million de personnes (aussi est-il nécessaire de préserver et d'utiliser de manière durable cette ressource vitale !). On aperçoit aussi torrents et cascades aux eaux cristallines. Des excursions à pied ou à cheval de plusieurs jours peuvent être organisées au départ de Loja ou de Vilcabamba afin de profiter de ses magnifiques paysages, de ses orchidées et de ses oiseaux.

Un forte concentration d'oiseaux vivent là, puisque près de 600 espèces y ont été recensées (soit 40 % des espèces du pays) dont des toucans, perroquets, hérons et colibris. Plus de 40 espèces de mammifères cohabitent, et notamment jaguars, pumas, loups du páramo. Parmi les espèces rares et menacées, il faut noter la présence de l'ours à lunettes, du tapir des montagnes, de la perruche et de l'aigle.

Le droit d'entrée coûte 10 US$ par personne.

COTE ET PROVINCE DE MANABÍHaut de page
Le quartier de Las Peñas s'anime dans la journée avec ses boutiques et cafés.
Le quartier de Las Peñas s'anime dans la journée avec ses boutiques et cafés.
Le quartier coloré de Las Peñas, l'une des attractions de Guayaquil au bout du Malecón.
Le quartier coloré de Las Peñas, l'une des attractions de Guayaquil au bout du Malecón.
Un touriste prend la pause devant les lettres colorées de Guyaquil sur le Malecon.
Un touriste prend la pause devant les lettres colorées de Guyaquil sur le Malecon.
Dans les rues de Guyaquil.
Dans les rues de Guyaquil.
Guayaquil.
Guayaquil.
Jeune garçon de l'ethnie Shuar.
Jeune garçon de l'ethnie Shuar.

La province de Manabí correspond à la partie centrale de la côte (ou Costa), sa capitale est la ville de Portoviejo. Elle doit son nom à l'union de deux mots quichua  : Mana (rien) et Bi (eau). Les Mayas occupèrent cette région en l'an 500 et firent de Jocay, aujourd'hui Manta, leur ville principale. Son haut degré de culture et son ancienneté font de la province de Manabí un des hauts lieux de la culture maya. Les Caras arrivèrent 300 ans plus tard et firent de Bahía de Caráquez la capitale de leur royaume. Les premiers habitants de la province furent les Mantas au sud, et les Caras au nord, qui peuplèrent la côte jusqu'à Esmeraldas avant de s'étendre dans la Sierra.

La province de Manabí, surtout célèbre pour ses 350  km de plage, abrite montagnes, lacs, chutes d'eaux, forêts tropicales humides et sèches.

Zaruma.
Zaruma.
Une scène de pêche sur la côte équatorienne.
Une scène de pêche sur la côte équatorienne.
Les iguanes vaquent à leurs occupations à deux pas de la cathédrale de la ville.
Les iguanes vaquent à leurs occupations à deux pas de la cathédrale de la ville.
Le ballet des baleines à ne pas manquer !
Le ballet des baleines à ne pas manquer !
Guayaquil
Guayaquil
La côte sud
La côte sud
Les environs de Portoviejo
Les environs de Portoviejo
PARQUE NACIONAL MACHALILLAHaut de page

Depuis 1979, c'est l'un des rares endroits du pays où plages et forêts vierges se mêlent à l'histoire des civilisations précolombiennes. Le parc national de Machalilla s'étend sur 55 000 hectares dans la province de Manabí, le long de la côte Ouest, autour de Puerto Lopez. Fascinant, il possède l'une des plus grandes forêts tropicales sèches du monde et abrite une immense diversité végétale et animale. Et parmi eux, les primates carnivores - fourmiliers paresseux, pacas, agoutis, écureuils, singes - ; oiseaux marins et terrestres - hérons, pélicans, albatros, frégates, hiboux - ; reptiles, tortues terrestres et marines, serpents, lézards ; et une multitude de poissons qui vivent dans les eaux du Pacifique à la jonction du courant marin froid venant du nord (Humboldt) et du courant chaud venant du sud (El Niño). Ces deux courants marins se rencontrent à cet endroit même, d'où l'existence de deux saisons distinctes : une saison sèche de juin à décembre et une saison pluvieuse de janvier à mai. Côté végétation, le parc renferme ficus, baumes, palmiers, cactus et vignes.

Par ailleurs, les sites archéologiques sont légion dans cette région (Salango, Agua Blanca) qui revêt une importance capitale dans l'histoire précolombienne de l'Équateur (culture Valdivia). Partie intégrante du parc Machalilla, la Isla de la Plata est l'un des plus beaux sanctuaires marins du pays (à l'exception des Galápagos évidemment) et le paradis d'espèces rares comme le fou à pattes bleus et à pattes rouges, la frégate, l'albatros. Autre zone insulaire à découvrir, l'île Salango. Enfin les magnifiques plages du parc ne laissent aucun visiteur indifférent. Elles dévoilent de magnifiques étendues de sable blanc, gris et même noir. La plus connue étant la plage de Los Frailes.

Le droit d'entrée du parc s'élève à 20 US$ pour tous les sites (mentionné ci-dessous), à payer à l'entrée. Le billet est valable une seule journée.

Depuis le Mirador, une vue superbe sur les plages désertes de sable blanc du parc.
Depuis le Mirador, une vue superbe sur les plages désertes de sable blanc du parc.
PratiqueHaut de page
Tourisme – CultureHaut de page

Il faut s'acquitter d'un droit d'entrée pour chaque zone du parc Machililla, à savoir : la Isla de la Plata, la Isla Salango, la plage de Los Frailes, Agua Blanca ; chaque Pass est valable une journée. Vous pouvez aussi prendre un ticket qui couvre toutes les zones. Des bureaux se trouvent à l'entrée de chaque zone. Possibilité également de prendre un ticket au bureau du parc national Machalilla de Puerto Lopez.

À voir – À faireHaut de page
AMAZONIEHaut de page
Bébé boa.
Bébé boa.
Découverte de la réserve de Rio Napo, environs de Coca.
Découverte de la réserve de Rio Napo, environs de Coca.
Balade à l'aube sur le fleuve au coeur de l'Amazonie.
Balade à l'aube sur le fleuve au coeur de l'Amazonie.

Connu sous le nom générique d'Amazonie, cette région s'appelle en réalité Oriente. Elle couvre l'est du pays, soit environ 48 % de sa superficie. Une immersion dans cette région, qui regroupe seulement 3 % de la population totale, permet de vivre une expérience unique. Ce vaste territoire tropical de 130 000 km2 abrite des forêts profondes aux arbres entremêlés de lianes s'élevant parfois à plus de 50 m ; une faune à la fois exceptionnelle, secrète et redoutable : oiseaux bariolés (toucan, perroquet macaw, martin-pêcheur), animaux et insectes méconnus (grenouille fraise, araignée-scorpion, tarentule, fourmi conga, sauterelle-homard d'Amazonie), reptiles fascinants (boa, anaconda, caïman) et rares mammifères (tapir, dauphin d'eau douce d'Amazonie, piranha, Saïmiri ou " petit singe à tête de mort ", singe laineux ou lagotriche gris, paresseux, puma).

L'Amazonie compte plus de la moitié des 9 000 espèces d'oiseaux répertoriées sur la planète et environ 1 200 espèces de papillons. Au coeur de cette végétation, des communautés indigènes ayant su préserver leurs traditions vivent en harmonie avec la nature. Au nord de l'Oriente se trouve la réserve de Cuyabeno, l'un des coins les plus riches de la région en termes de biodiversité. Dans la forêt, on pourra séjourner dans un écolodge, camp de base privilégié pour observer la flore et la faune. A bord d'une pirogue, on remontera les affluents des grands fleuves, dont les eaux parfois tumultueuses sont les seules voies de communication permettant d'atteindre certaines communautés reculées et d'explorer les lagunes. En compagnie d'un guide chevronné, on sillonnera la forêt à la découverte de ses espèces végétales et animales. Ici, les animaux sont rois.

L'Amazonie est aussi le berceau de communautés indigènes de différentes nationalités - Shuar, Achuar, Secoya, Siona, Zapara, Cofán, Huaorani et Quichua - qui ont appris à vivre dans un territoire a priori hostile, et ce depuis plus de 10 000 ans. Traditionnellement nomades, elles se sont aujourd'hui sédentarisées. Les plus structurées sont les Shuars (ou Jivaro), des guerriers indomptables, connus comme les réducteurs de têtes, qui ont donné du fil à retordre aux Incas, puis aux Espagnols. Ils sont parvenus à garder leur identité tout en s'adaptant au monde moderne. Parmi les habitants de l'Amazonie, il faut enfin citer colons, agriculteurs, éleveurs et commerçants venus tirer profit des ressources de ces terres vierges.

L'Oriente se divise en six provinces : Sucumbios, Orellana, Napo, Pastaza, Morena Santiago et Zamora Chinchipe.

Coucher de soleil sur la rivière Napo.
Coucher de soleil sur la rivière Napo.
Recette culinaire à base de manioc dans la région de Cuyabeno en Amazonie.
Recette culinaire à base de manioc dans la région de Cuyabeno en Amazonie.
RESERVA ECOLÓGICA KAPAWIHaut de page
PratiqueHaut de page
Tourisme – CultureHaut de page
PARQUE NACIONAL YASUNIHaut de page

La réserve du Yasuní, constituée du parc national Yasuní et de la réserve Huaorani, est une zone de 545 000 hectares renfermant une incroyable et rare biodiversité. Située dans les provinces de Napo et Pastaza, elle a été déclarée Réserve mondiale de la biosphère par l'Unesco. C'est aussi le lieu d'habitat du peuple indigène huaorani, un peuple guerrier craint par les autres peuples amazoniens. Ils sont restés en isolement relatif jusqu'au début du siècle dernier. Grands marcheurs et connaisseurs de leur milieu, ils ont vécu en harmonie avec la forêt amazonienne, en se consacrant à la chasse et à l'agriculture itinérante.

Le parc est un rempart contre les entreprises pétrolières, qui ont obtenu des concessions d'exploitation au nord de Coca. Occupant des zones de forêt tropicale humide, ce site renferme l'une des plus grandes diversités biologiques du monde. Du río Napo, on naviguera en pirogue sur les étroits cours d'eau plus sombres (aguas negras) couleur de thé, et on s'enfoncera dans les mangroves. L'épaisse forêt est un terrain d'observation unique : singe-araignée, oiseau tisserand noir et jaune vif, oropendola au sifflement grave, hoatzin (ou hoazin), grand oiseau brun huppé, toucan, martin-pêcheur... Et offre un véritable spectacle sonore ; les bruits de la forêt sont incessants, de jour comme de nuit. Les zones de terra firma, situées au-dessus du niveau de l'eau, permettent d'explorer plus en profondeur la forêt, en allant à la rencontre des diverses variétés d'insectes, de plantes et arbres géants et des villageois installés à proximité de la rivière.

Le droit d'entrée coûte 20 US$ par personne et 10 US$ pour les moins de 12 ans. Le billet donne accès à l'observatoire des perroquets du Napo Wildlife Center (ouvert tous les jours à partir de 7-8h).

Le Yasuní : zone de plus grande biodiversité de la planète

Sur un hectare, il y a autant de variétés d'arbres et d'arbustes qu'il existe d'arbres autochtones dans toute l'Amérique du Nord. Ce parc a été déclaré Réserve mondiale de la biosphère par l'Unesco. Les impacts prévisibles de l'activité pétrolière dans le parc se traduisent par la pollution, la déforestation, la destruction du tissu social, l'extinction de cultures, etc.
Suite à l'abandon du projet Yasuni, qui avait pour but d'arrêter l'exploitation du pétrole dans cette zone, cette dernière a été relancée en 2013.

Parque Nacional Yasuni.
Parque Nacional Yasuni.
RESERVA PRODUCCIÓN FAUNÍSTICA CUYABENOHaut de page

L'entrée de cette vaste étendue de 603 380 hectares de forêt primaire se trouve à environ 100 km à l'est de Lago Agrio, dans les provinces de Sucumbios et Orellana.

Elle a été déclarée Réserve faunistique par le gouvernement en novembre 1979 dans l'optique de préserver ses ressources naturelles, les valeurs culturelles et ethniques de ses populations, et de mener des investigations scientifiques. C'est l'une des réserves les plus riches du pays en termes de biodiversité (il faut aussi citer le parc national du Yasuní), un territoire encore sauvage où la forêt tropicale déploie ses richesses aux voyageurs.
Au sein de cet écosystème, on recense 14 lagunes, dont la Laguna Grande, reliés par des canaux et des bras de fleuves et plus de 500 espèces d'oiseaux, 450 espèces de poissons, 12 000 espèces végétales, 160 espèces de mammifères, 54 espèces de reptiles et 84 espèces d'amphibiens. Les animaux y vivent en totale sérénité, et l'on peut y croiser caïmans, anacondas, boa, tatous, tapirs, dauphins roses d'eau douce, singes (laineux, araignée, etc.), toucans, perroquets, insectes (araignée-scorpion, tarentule, conga, etc.), pumas, paresseux, grenouilles...

La réserve est le berceau de huit communautés indigènes de cinq nationalités différentes - Siona, Secoya, Cofán, Kichwa (ou quichua) et Shuar -, que vous aurez peut-être la chance de rencontrer. Ces populations vivent en harmonie avec la nature en tentant de pérenniser leurs traditions séculaires. Pour elles, la forêt est un territoire sacré, les animaux sont considérés comme des esprits protecteurs et les plantes ont des vertus médicinales. Dans les villages, les chamans sont dépositaires d'un savoir-faire et de pratiques ancestrales (guérison, voyance, entre autres), ce qui leur vaut le plus profond respect de la population. Ils connaissent tous les secrets de la forêt et parviennent à entrer en contact avec ses esprits ; ils sont le lien entre elle et ses habitants. Lors de cérémonies chamaniques, ils utilisent l'ayahuasca (ou yajé), une plante sacrée avec laquelle ils préparent une boisson leur permettant de " voyager dans le cosmos " et ainsi guérir, conseiller et transmettre leurs connaissances autour d'eux.

La meilleure période pour s'y rendre s'étend de mars à septembre, pendant la saison des pluies (pluies maximales en avril mai, puis en octobre novembre). Pendant la saison sèche (décembre et février), certaines zones uniquement accessibles par voie fluviale sont donc fermées (les canaux étant parfois asséchés). Toute l'année, les températures oscillent entre 23 et 34 °C et le taux d'humidité peut varier entre 85 et 100 %. Les précipitations, quant à elles, varient entre 3 000 et 4 000 mm ; il pleut les 3/4 de l'année !

L'entrée est gratuite.

Coucher de soleil magnifique sur la rivière au coeur de la réserve de Cuyabeno.
Coucher de soleil magnifique sur la rivière au coeur de la réserve de Cuyabeno.
Des étendues d'eau, au coeur de la réserve de Cuyabeno.
Des étendues d'eau, au coeur de la réserve de Cuyabeno.
Préparation traditionnelle de galettes de manioc.
Préparation traditionnelle de galettes de manioc.
Les chamanes sont encore extrêmement respectés dans les communautés.
Les chamanes sont encore extrêmement respectés dans les communautés.
PratiqueHaut de page
Tourisme – CultureHaut de page

Cuyabeno est une réserve protégée, aussi est-il indispensable de s'y rendre en passant par une agence professionnelle et responsable. Les agences ont souvent leurs lodges en forêt.

GALÁPAGOSHaut de page
Otarie sur l'île de Bartolomé.
Otarie sur l'île de Bartolomé.
Organiser son séjour aux Galápagos :

Croisière réservée depuis Quito, Guayaquil ou Cuenca, d'une durée de 4 jours (minimum) à une semaine. Tous types de bateaux sont disponibles, des plus luxueux aux plus sommaires. Les formules All inclusive comprennent les prestations suivantes : hébergement, repas, visites, guides et matériel de plongée ; et ne comprennent pas vol aérien et taxes d'entrée. Compter environ 500 US$ par personne pour 5 jours en formule économique (800 US$ pour 8 jours), 700 US$ en classe standard supérieur (1 000 US$ pour 8 jours), 1 200 US$ au bord d'un catamaran (1 600 US$ pour 8 jours), 1 200 US$ en paquebot 1re classe (1 800 US$ pour 8 jours), 1 700 US$ en paquebot de luxe (2 500 US$ pour 8 jours).

Il convient de mettre en garde les lecteurs sur les options les plus économiques. En effet, des groupes de voyageurs se sont plaints : pas de responsable de bateau à l'arrivée à l'aéroport, cabine commune pour cause de surbooking, équipage peu professionnel, cabines sales et malodorantes, guides naturalistes non expérimentés, etc. Bien entendu, il s'agit d'une minorité de prestataires. L'option économique sur un petit bateau permet souvent de sympathiser avec une clientèle internationale et les éventuels désagréments minimes sont largement tempérés par l'émerveillement du lieu. Interrogez bien vos agences sur le type de prestations offertes et le sérieux de son équipage.

Croisière depuis l'archipel : Santa Cruz, San Cristobal ou Isabela. Option plus risquée car les bateaux sont souvent pleins et retenus depuis Quito. Préférez alors une excursion d'une journée. Les nombreuses agences locales vous proposeront de partir en mer aux côtés d'un guide sur place. Cette option peut s'avérer plus coûteuse au final, compter entre 80 et 150 US$ par jour et par personne, selon le type d'excursion.

La plage de l'île Bartolomé aux eaux chaudes et poissons abondants.
La plage de l'île Bartolomé aux eaux chaudes et poissons abondants.
Données générales :

Capitale de la province des Galápagos : Puerto Baquerizo Moreno (île de San Cristobal).

Population : 25 000 habitants.

Superficie terrestre : 7 880 km2.

Superficie maritime : 133 000 km2.

Iles habitées : San Cristobal, Santa Cruz, Floreana, Isabela (et Baltra).

Parc national des Galápagos : 97 % de la superficie terrestre de la province.

Réserve maritime des Galápagos : 40 miles nautiques.

De multiples oiseaux, rois des airs et des îles.
De multiples oiseaux, rois des airs et des îles.
Lions de mer des îles Galapagos.
Lions de mer des îles Galapagos.
Fous à pieds bleus aux Galapagos.
Fous à pieds bleus aux Galapagos.
Cormoran sur une plage à San Cristobal.
Cormoran sur une plage à San Cristobal.
Un iguane marin sur l'île d'Isabela aux Galapagos.
Un iguane marin sur l'île d'Isabela aux Galapagos.
Accueil chaleureux par un jeune phoque à San Cristobal.
Accueil chaleureux par un jeune phoque à San Cristobal.
Bartolomé.
Bartolomé.
Frégate mâle.
Frégate mâle.

Il y a 10 millions d'années, les volcans en éruption ont créé le surprenant archipel de Colón, plus connu sous le nom d'îles Galápagos, baptisé paradis de l'évolution par Charles Darwin et dernier sanctuaire de la vie naturelle par Jacques-Yves Cousteau. Ce groupe de 13 îles (d'une surface supérieure à 10 km²), 17 îlots et 47 récifs disséminés sur une surface terrestre de 8 000 km² et marine de 70 000 km² dans l'océan Pacifique, constitue un monde à part, traversé par la ligne équatoriale à quelque 1 000 km à l'ouest des côtes équatoriennes. La longueur totale des côtes est de 1 336 km et le point le plus élevé de l'archipel, le volcan Wolf, culmine à 1 707 m. L'archipel est un point chaud de la terre, c'est-à-dire une zone de fragilité de la croûte océanographique sous-marine, et l'activité volcanique intense donne lieu à des éruptions quasiment annuelles. On ne compte pas moins de 2 000 cratères dans l'archipel. Chacune des îles est en réalité le sommet d'un volcan immergé et offre un paysage lunaire. Préservé de la vie continentale, l'archipel est un coin du monde à nul autre pareil, où la nature réserve les plus belles surprises. Ce n'est pas pour rien qu'il fut le premier site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1978.

Droits d'entrée. Pour les étrangers, le droit d'entrée du parc national des Galápagos est de 100 US$/pers et 50 US$ pour les enfants de moins de 12 ans (payable en espèces) et ajouter à cela 10 US$ de taxes à l'aéroport de départ.

Compter entre 300 et 450 US$ pour un vol aller-retour depuis Quito ou Guayaquil, et entre 500 et 1000 US$/pers. pour une croisière en bateau de 4 jours. La politique de prix permet notamment de réguler les entrées et ainsi de protéger l'écosystème... Contrairement aux idées reçues, un séjour sur place n'est pas réservé qu'aux plus fortunés, les îles proposent aussi hébergements et restaurants bon marché. Vous vivrez une expérience magique et inoubliable qui compense largement le coût élevé du voyage.

Plus d'infos sur le site (en anglais) dédié à la protection de ce territoire : www.galapagospark.org et aussi www.galapagosnative.com

San Cristobal et ses eaux claires et limpides.
San Cristobal et ses eaux claires et limpides.
Fous à pieds bleus.
Fous à pieds bleus.
À quelques mètres sous l'eau, il n'est pas rare de croiser le chemin d'imposants requins.
À quelques mètres sous l'eau, il n'est pas rare de croiser le chemin d'imposants requins.
Les lions de mer se pavanent sur les bancs du ponton du Puerto Isidro Ayora.
Les lions de mer se pavanent sur les bancs du ponton du Puerto Isidro Ayora.
Les tortues mâles se défient souvent pour régner en maître sur leur territoire.
Les tortues mâles se défient souvent pour régner en maître sur leur territoire.
Entre navigation et randonnées, mieux vaut se préparer physiquement pour tenir le choc.
Entre navigation et randonnées, mieux vaut se préparer physiquement pour tenir le choc.
Les frégates amoureuses passent rarement inaperçues.
Les frégates amoureuses passent rarement inaperçues.
Les fous à pattes bleues, l'une des grandes attractions des îles Galapagos.
Les fous à pattes bleues, l'une des grandes attractions des îles Galapagos.
Galápagos
Galápagos
Iguane et fous à pieds bleus, Gualapagos.
Iguane et fous à pieds bleus, Gualapagos.
SANTA CRUZ – INDEFATIGABLEHaut de page

Superficie : 986 km2. Population : environ 15 000 habitants. Point culminant : Cerro Crocker (864 m).

L'île se trouve au centre de l'archipel, sa capitale est Puerto Ayora. Ses côtes offrent de superbes plages et baies où vivent paisiblement tortues et oiseaux marins. Elle renferme sept zones de végétation distinctes et de nombreux territoires propices à la croissance des tortues.

PUERTO AYORAHaut de page

Située au sud de l'île, Puerto Ayora est la ville principale de Santa Cruz. C'est aussi la ville la plus peuplée de l'archipel. Ses habitants vivent du tourisme, de la pêche, du commerce et de l'agriculture.

Puerto Ayora
Puerto Ayora
Se restaurerHaut de page
Bonnes tablesHaut de page
À voir – À faireHaut de page

Vous payerez le droit d'entrée du parc national à votre arrivée sur l'archipel. Ensuite, tous les sites d'intérêt : musées, centres d'interprétation, plages... sont gratuits.

La saga de Lonesome George

Le dernier spécimen de l'une des 11 variétés de tortues géantes des Galápagos, George, était la star de la fondation Darwin. Décédée en 2012, cette tortue a (sur) vécu seule sur l'île de Pinta avant d'être découverte au début des années 1970. On croyait alors sa race éteinte. Depuis, l'animal, qui vivait en captivité, est devenu un symbole qui attirait les touristes et émouvait les défenseurs de la nature. Il a même reçu les honneurs du prince Charles lors de sa visite en 2007. Les scientifiques n'ont cessé de rechercher une femelle pour l'accoupler au vieux George, afin de sauver la variété Geochelone Nigra Abingdoni d'une complète extinction. Sans succès, malheureusement.

Sports – Détente – LoisirsHaut de page
ISABELA – ALBEMARLEHaut de page

Superficie : 4 640 km². Population : près de 2 200 habitants. Altitude : 1 700 m. Formée par six volcans principaux, dont cinq sont encore actifs, cette île (anciennement appelée Albemarle ou Santa Gertrudis) est la plus vaste des Galápagos, mais l'une des moins développées. Elle s'étend sur 132 km de long et 84 km de large et représente à elle seule 58 % de la superficie de l'archipel. Elle se divise en une partie Sud et une partie Nord, séparées l'une de l'autre par un étroit isthme de lave. Le point culminant est le volcan Wolf du haut de ses 1 707 m. A l'image de l'Equateur continental, l'île possède son avenue des Volcans avec les volcans Alcedo (1 097 m), Cerro Azul (1 640 m, la dernière éruption remonte à 2008), Darwin (1 300 m), Ecuador (790 m, inactif), Sierra Negra (1 124 m) et Wolf (1 710 m).

Au XVIIe siècle, Isabela servait de repaire et d'escale technique aux pirates. A partir de 1832, l'île est gérée par José Villamil, qui y dirige une immense exploitation agricole. Entre 1945 et 1959, s'y établit une colonie pénitentiaire particulièrement sévère à 6 km de Puerto Villamil. Il n'en reste que le " Mur des Larmes ", les ruines d'une paroi de 10 m de haut sur 120 m de long.

Isabela abrite une abondante faune terrestre et marine constituée de flamants, faucons, frégates, pingouins et cormorans, iguanes, tortues de mer, raies cornues, requins-marteaux, requins des Galápagos, mérous, etc. L'île abrite la plus importante colonie de tortues géantes Galápagos, soit environ 4 000 individus, plutôt difficiles à croiser malgré leur taille imposante. Ses habitants se dédient principalement à la pêche et au tourisme, qui se développe beaucoup ces dernières années. Isabela est une île très agréable où il fait bon vivre. En général, c'est même la favorite des visiteurs !

Une nouvelle espèce identifiée : l’iguane rose.

En janvier 2009, une équipe de scientifiques italo-équatorienne a annoncé la découverte d'une nouvelle espèce d'iguane, baptisée rosada, sur les pentes du volcan Wolf sur l'île Isabela. Cet iguane à la robe rose striée de noir avait été repéré en 1986 par une équipe de gardes du parc, mais jusqu'à aujourd'hui, son étrange couleur avait été attribuée à une dépigmentation de la peau. Selon les biologistes, ses différences génétiques le distinguent des autres iguanes, terrestres (du genre conolophus) et marins, et en font une espèce à part entière ; ce qui remet en cause toutes les théories établies sur la diversification des iguanes terrestres...

PUERTO VILLAMILHaut de page

Paisible village de pêcheurs fondé à la fin du XIXe siècle, Puerto Villamil est le seul coin habité de l'île, c'est donc son centre administratif. Le tourisme s'y développe, mais Puerto Villamil présente encore aujourd'hui le visage d'une bourgade typique préservée. Sa plage principale est longue avec du sable blanc et des eaux très claires. On s'y déplace à pied ou à vélo.

Se restaurerHaut de page
Bonnes tablesHaut de page
Sports – Détente – LoisirsHaut de page
FERNANDINA - NARBOROUGHHaut de page

Superficie : 642 km². Altitude : 1 490 m. Inhabitée. Egalement appelée Narborough, c'est la 3e île de l'archipel par la surface et l'une des plus jeunes. C'est aussi la plus occidentale des îles et la plus proche de l' île Isabela (habitée). Elles sont séparées par le canal Bolívar. Fernandina a la particularité de posséder l'un des volcans les plus actifs de la planète, le volcan La Cumbre (1 463 m) qui domine l'île. En 2009, une forte éruption a détérioré la faune locale. Les lacs de son cratère de 6 km de large disparaissent au gré des éruptions fréquentes ces vingt dernières années. Ses champs de lave sont spectaculaires et des colonies d'iguanes vivent là, sur les rochers noirs. L'île renferme une végétation aride, composée d'épineux et de cactus. Peu visitée, Fernandina est accessible en bateau ; excursion d'une journée au départ d'Isabela ou lors d'une croisière dans l'archipel.

ESPAÑOLA - HOODHaut de page

Superficie : 60 km². Altitude : 200 m. Inhabitée. Cette île (appelée aussi Hood) se situe à l'extrême sud-est de l'archipel. C'est l'une des plus anciennes et son origine remonterait approximativement à 4 millions d'années. Beaucoup la considèrent comme l'île la plus intéressante. Elle abrite d'importantes colonies d'oiseaux marins. C'est la seule île au monde où se reproduisent les albatros. Une végétation basse composée en majorité d'épineux recouvre l'intérieur de l'île tandis que les rochers et les plages de galets forment la partie côtière. On y accède en accostant sur une plage par le côté nord, à Punta Suárez. Ensuite un sentier d'environ 3 km permet de découvrir les oiseaux : fous à pattes bleues et albatros (d'avril à novembre), faucons, oiseaux moqueurs, pinsons des Galápagos... Prévoir de bonnes chaussures de marche car la majeure partie du circuit se fait sur des rochers. Autre site d'intérêt de l'île : la baie Gardner et les îles alentour du même nom où l'on peut faire de la plongée sous-marine.

À voir – À faireHaut de page
FLOREANA - SANTA MARÍAHaut de page

Superficie : 173 km². Altitude : 640 m (point culminant : Cerro Pajas). Population : environ 150 habitants. Cette île, aussi appelée Santa María (du nom d'une des caravelles de Colomb) ou isla Charles, est d'un grand intérêt d'un point de vue botanique. Les espèces sont variées et sa végétation lui confère l'aspect d'un paradis tropical.

Lagunes et flamants roses sont les principales curiosités. Puerto Velasco Ibarra, un village sur la côte ouest, est l'endroit habité de l'île. Il y a depuis peu quelques infrastructures sur place. Mais ce sera certainement en bateau de croisière que vous l'aborderez. En général, la découverte commence de Punta Cormorán, au nord de l'île.

Pour en savoir plus sur le passé de l'île, nous vous conseillons de lire Floreana, Lista de Correos de M. Wittmer. Dans ce récit, la plus vieille habitante de l'île relate les curieux événements qui l'ont placée sur le devant de la scène médiatique. Ainsi que La Isla de los Gatos Negros qui offre une autre version des mêmes événements.

À voir – À faireHaut de page
Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté
Avis