Le guide thématique Petit Futé Guide de l'Ecotourisme : État de la biodiversité

État de la biodiversité

" Il ne sert à rien à l'homme de gagner la Lune, s'il vient à perdre la Terre. " François Maurice, écrivain français.

La diversité biologique ou biodiversité représente tous les organismes vivants sur Terre. Elle s'organise selon trois échelles : celle des gènes, celle des espèces et celle des écosystèmes. De la première dépend la capacité d'une espèce à résister aux modifications de son environnement, de la seconde dépend la capacité de l'humanité à assurer ses besoins d'aujourd'hui et de demain. Enfin, de la troisième dépend la survie des espèces dans leur environnement. A l'aube du troisième millénaire, les estimations les plus courantes évaluent à plus de 10 millions le nombre total d'espèces sur la planète dont 1,7 million et demi aurait été identifié et répertoriées. Au total, 50 milliards d'espèces auraient vécu sur Terre, chacune pendant en moyenne quatre millions d'années. La biodiversité recouvre un ensemble de valeurs aussi bien écologiques que culturelles et économiques. Elle joue un rôle fondamental dans les processus dynamiques de la planète (régulation du climat, géologie...) et au fonctionnement des écosystèmes qui fournissent de multiples biens et services essentiels à la survie de l'humanité (nourriture, bois, fibres et ressources génétiques...). Elle soutient également de nombreux services écologiques comme la qualité des eaux, la fertilité et la protection des sols et le cycle des éléments nutritifs. Dans chaque écosystème, les êtres vivants, l'Homme y compris, forment un ensemble et créent des interactions entre eux, chacun des éléments étant interdépendant des autres. La disparition d'une espèce entraîne des répercussions négatives sur l'ensemble des espèces qui lui sont liées. Par exemple, il est impossible de remplacer le rôle pollinisateur des insectes et des oiseaux qui permet à de nombreuses espèces de plantes de se reproduire. C'est pourquoi, on ne peut dissocier le devenir de la biodiversité de celui de l'humanité.

L'évaluation du millénaire, après la conférence de Rio a attiré l'attention des citoyens sur le rapide déclin de la biodiversité. Un déclin qui s'est encore accru entre 2005 et 2008 selon un Rapport de mi-parcours, TEEB 2008. Si l'on ne prend pas certaines mesures, " 11 % seulement des espaces naturels existant en 2000 auront disparu avant 2050 et près de 40 % des sols actuellement exploités extensivement (ce qui permet la survie d'une partie significative de la biodiversité ordinaire) seront convertis à l'agriculture intensive ". Sans oublier de mentionner que " la surpêche, la pollution, les maladies, les espèces invasives et le blanchissement des coraux pourraient causer la disparition de 60 % des récifs coralliens d'ici 2030 ". Un scénario de statu quo conduira à une " perte annuelle de bien-être due à la disparition de services écosystémiques " pouvant atteindre 6 % du PIB mondial d'ici 2050.

PRINCIPALES MENACESHaut de page

" La terre s'est imposée l'homme pour châtiment. " Pablo Neruda.

Ce n'est pas la présence de l'homme en elle-même qui perturbe l'équilibre écologique des écosystèmes mais plutôt l'intensification de ses activités qui menacent la biodiversité. Le patrimoine naturel subit des pressions importantes dues au développement économique axé sur une consommation non rationnelle des ressources naturelles. Les activités anthropiques conduisent à la fragmentation voire à la destruction des habitats naturels et à la surexploitation des espèces animales et végétales, principales causes de la perte des ressources biologiques. A cela s'ajoutent l'augmentation de l'urbanisation, la surexploitation des ressources naturelles, les pollutions et l'introduction d'espèces envahissantes.

Surexploitation de la forêt. Habitat des singes, tigres et autres espèces menacées, la forêt tropicale est mise à mal par l'Homme, pour qui elle constitue parfois une ressource financière. Une des conséquences de la déforestation en milieu tropical est la disparition des habitats nécessaires pour une multitude d'espèces. De la forêt d'Amazonie à celle de l'Indonésie, 15 millions d'hectares disparaissent ainsi chaque année à coup de tronçonneuses. Le bois est transformé en combustibles ou en meubles exotiques, et la forêt cède la place à des cultures jugées plus rentables, comme le soja ou les palmiers.

Culture sur brûlis. Beaucoup de paysans en Afrique pratiquent la culture sur brûlis. Ne pouvant avoir recours, faute de moyens financiers, aux engrais pour enrichir leurs terres, ils perpétuent une technique traditionnelle qui consiste à incendier les champs afin d'éviter leur appauvrissement et de les préparer à être à nouveau mis en culture. Les agriculteurs défrichent une parcelle, la plupart des arbres sont abattus, et le sous-bois est coupé. La mise à feu de la végétation permet la formation de cendres qui fertilisent les sols pauvres. Après la culture, la terre est mise au repos, et il faut attendre entre 15 à 30 ans pour la reconstitution de la forêt.

Malheureusement, le remède se révèle parfois pire que le mal, car ces feux de brousse peuvent parfois embraser la savane ou les forêts environnantes, provoquer des incendies dévastateurs dégageant d'épaisses fumées toxiques.

Braconnage. Véritable fléau pour la faune, le braconnage des animaux de brousse (espace rural en opposition à l'espace urbain) représente une activité économique très lucrative et un moyen de subsistance essentiel pour certaines familles. Le trafic illégal d'animaux et de plantes met en péril de nombreuses espèces.

De nombreux programmes de lutte et de réinsertion sont développés principalement par des ONG. Le commerce affecterait 13 % des espèces menacées d'oiseaux et de mammifères. Selon l'UICN, la principale sous-espèce des gorilles de l'Ouest le gorille de plaine occidental (Gorilla gorilla gorilla), a été décimée en partie par le commerce de viande de brousse. Sa population a diminué de plus de 60 % en 20 à 25 ans.

Réseau Natura 2000

Adopté en 1992, " Natura 2000 " est un réseau dont l'objectif est de contribuer à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre l'extinction des espèces animales et végétales sur le territoire de l'Union européenne.

Le réseau Natura 2000 comprend un ensemble de sites naturels européens, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. Natura 2000 concilie préservation de la nature et préoccupations socio-économiques. En France, le réseau Natura 2000 comprend 1 758 sites.

Les engagements de la Convention de Berne et de la Convention de Rio ont été appliqués dans les directives habitats et oiseaux via le réseau Natura 2000. Ce vaste réseau de sites protégés (plus de 27 000 sur l'ensemble du territoire européen) est constitué de Zones de protection spéciale (ZPS) - où est appliquée la Directive oiseaux adoptée en 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages - et de sites d'importance communautaire - où est appliquée la Directive habitats-faune-flore adoptée en 1992 concernant la conservation de la biodiversité dans son ensemble.

Plus d'infos sur le site www.developpement-durable.gouv.fr/-Natura-2000,2414

Les chiffres clés du réseau Natura 2000

En Europe, Natura 2000 regroupe 27 000 sites

96 millions d'hectares

Les espaces Natura 2000 recouvrent le territoire de l'UE à hauteur de 18,4 % dont 20 millions d'hectares de territoires marins.

En France, Natura 2000 c'est 63 espèces végétales protégées ; 774 habitats naturels recensés dans les " cahiers d'habitats " ; 204 espèces d'oiseaux et 102 espèces animales autres.

13 217 communes françaises concernées

DES ÉCOSYSTÈMES REMARQUABLES MENACÉSHaut de page

Mangroves. On trouve les mangroves sur les côtes autour de l'équateur, elles sont un monde de transition entre la mer et le continent et on y découvre des adaptations physiologiques étonnantes telles que les racines aériennes des palétuviers ou encore les poissons amphibies (périophtalmes). Le palétuvier est le roi de la mangrove grâce à sa faculté d'adaptation au milieu marin, les plus grands peuvent atteindre 60 m de haut. Chaque année, ses fleurs et ses graines, une fois tombées de l'arbre, se laissent porter par le courant et se dispersent dans la vase pour continuer la colonisation des berges. Si la mangrove semble hostile à l'homme, elle est en revanche un lieu idéal pour bon nombre d'espèces animales comme la mangouste, la loutre, certaines gazelles et hyènes, sans oublier les singes. Quelques crocodiles la fréquentent également en relative harmonie avec de rares dauphins. Mais le groupe animal le mieux représenté dans ce lieu est bien celui des oiseaux. Les crustacés ne sont pas en reste avec des crabes violonistes, si caractéristiques avec leurs pinces dissymétriques, des crevettes, des coques énormes et des huîtres que l'on ramasse sur les racines des palétuviers à marée basse.

Milieu de reproduction essentiel pour beaucoup d'espèces, entre 35 % et 50 % des mangroves ont déjà été rayées de la carte.

Forêts tropicales. Le terme " forêt tropicale " désigne les zones boisées situées entre les tropiques du Cancer et du Capricorne. Ce milieu est caractérisé par une forte pluviométrie et une forte densité d'arbres, jusqu'à être si dense que les voûtes se rejoignent en une impénétrable couverture appelée canopée (strate la plus élevée de la forêt dense).

Les forêts tropicales abritent une grande majorité des espèces animales et végétales de la planète : près des deux tiers des plantes à fleurs et quelque 50 % de tous les vertébrés connus.

Les forêts tropicales humides, à elles seules, comptent 80 % des insectes, 84 % des reptiles, 91 % des amphibiens et 90 % des primates vivants sur Terre, mais aussi de nombreuses espèces encore inconnues.

Situées essentiellement dans les pays en voie de développement, les forêts tropicales assurent encore une partie des revenus de millions de personnes. 60 millions de personnes dépendent entièrement de la forêt et 12 millions y vivent en permanence. Aussi, l'implication des populations locales dans la gestion des forêts tropicales est-elle essentielle pour mieux garantir leur pérennité et promouvoir leur gestion durable.

La déforestation est une catastrophe aussi bien pour l'Homme que pour les autres espèces puisqu'on estime que 27 000 espèces animales et végétales disparaissent chaque année à cause d'elle. La déforestation touche toutes les forêts tropicales, en particulier en Amazonie, en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est. Le déboisement détruit également les sols, rendant les terres improductives, particulièrement en zones tropicales et les exposant au lessivage, source d'inondations. De plus, les forêts jouent un rôle essentiel dans le cycle de l'eau, qu'elles stockent et régulent.

Récifs coralliens. Présents dans une centaine de pays de l'hémisphère Sud, les récifs coralliens ont une importance primordiale pour l'équilibre naturel de la mer et de la terre. Ces écosystèmes marins abritent plus de 800 variétés de coraux et plusieurs milliers d'espèces de poissons. De plus, ils protègent les côtes en brisant la houle et les vagues et font obstacle aux poissons pélagiques, diminuant substantiellement le risque de prédation. En outre les phanérogames marines abondantes jouent un rôle important dans la photosynthèse, qui est à l'origine du cycle vivant et de la production de matière organique dans le milieu océanique. Fragiles et rares, 10 % des récifs coralliens ont déjà été détruits et 30 % de ceux qui restent, ont été endommagés par l'activité humaine ces dernières décennies et sont menacés de disparition d'ici dix à vingt ans. La pêche intensive, l'acidification de l'eau de mer (due à l'absorption par les océans du dioxyde de carbone en augmentation dans l'atmosphère) qui empêche leur développement, le réchauffement des océans, la pollution industrielle, l'extraction du corail (à des fins industrielles) provoquent un appauvrissement de la biodiversité de ces milieux d'exception.

Savanes. Plus ou moins boisées, elles sont d'abord caractérisées par leur tapis herbeux. Les savanes sub-forestières ou arborées correspondent au passage de la forêt aux savanes par raréfaction des arbres. Cette savane est le plus souvent la résultante des activités anthropiques (défrichage et entretien par brûlis) ou de la pauvreté du sol.

ETAT DES LIEUXHaut de page

Depuis quelques décennies seulement, de nombreuses espèces disparaissent rapidement et de manière irréversible, parmi elles on peut citer la disparition du tigre de Java, de l'émeu noir, du bouquetin d'Espagne, du grand pingouin ou encore celle du dauphin de Chine (baiji), espèce déclarée " éteinte " en 2007. Cette érosion de la biodiversité est un fait aujourd'hui largement reconnu et selon la commission du développement durable des Nations unies, nous nous dirigeons vers une " crise mondiale majeure de la disparition des espèces ". Depuis toujours, la planète connaît des extinctions d'espèces, cependant d'après la communauté scientifique, le taux d'extinction actuel des espèces serait environ 100 à 1 000 fois supérieur au taux naturel moyen, et des dizaines de milliers d'autres espèces sont d'ores et déjà condamnées à une extinction future due, en partie, à la destruction récente de leur habitat par l'homme. Gorilles, gibbons, pandas, grands requins, ibis rouges ou encore les vautours indiens, pour ne citer qu'eux, voient leur population en déclin continu et sont confrontés à un risque extrêmement élevé de disparition de leur espèce à l'état sauvage. L'évaluation des écosystèmes pour le millénaire (Millenium Ecosystem Assessment), conduite entre 2001 et 2005 sur demande de M. Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies de l'époque, a nécessité la contribution de plus de 1 360 experts provenant de 95 pays.

L'objectif de cette étude était d'évaluer les conséquences de l'évolution des écosystèmes sur le bien-être de l'homme et d'établir la base scientifique des actions requises pour un renforcement de la conservation des écosystèmes, de leur exploitation de manière durable et leurs contributions au bien-être de l'Homme.

Le rapport de cette évaluation est alarmant : 60 % des services fournis par les écosystèmes sont dégradés ou surexploités, services qui permettent la vie sur terre. Les humains ont considérablement modifié les équilibres des écosystèmes par la transformation de l'habitat et la surexploitation, la pression démographique et les activités économiques et technologiques. Parmi les conséquences, on a déjà constaté, selon les experts, une perte de 10 à 30 % des espèces de mammifères, d'oiseaux et d'amphibiens, et les effets de la dégradation vont s'accentuer dans les 50 prochaines années.

Plusieurs études montrent qu'environ une espèce de plante connue sur huit est menacée d'extinction. L'Australie, le Brésil, la Chine et le Mexique abritent le plus grand nombre d'espèces menacées.

Sur l'ensemble du continent européen, 14 % des mammifères terrestres et 22 % des mammifères marins pourraient disparaître du territoire de l'UE et 27 % au moins des populations de mammifères sont en baisse.

Pour ne donner qu'un exemple de cette menace qui pèse sur la biodiversité, parmi les 101 espèces connues et vivantes de lémuriens dans le monde, 22 sont en danger critique d'extinction, 48 sont menacées, et 20 sont vulnérables à l'extinction.

En savoir plus : http : //www.maxisciences.com/l%E9murien/94-des-lemuriens-sont-menaces-d-039-extinction_art32829.html
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Le dernier rapport du WWF, établi en 2014, démontre que la taille des populations des espèces de vertébrés a décliné dans le monde de 52 % entre 1970 et 2010, c'est-à-dire en moins de deux générations.

PRINCIPALES CONVENTIONSHaut de page

L'évolution des connaissances sur les risques écologiques qui menacent la planète ont mis en avant la nécessité de préserver les habitats et les espèces animales et a permis une prise de conscience des leaders politiques. Les grandes conventions internationales témoignent de la reconnaissance de la place de la nature et de la préoccupation des Etats concernant la disparition de la biodiversité. Une cinquantaine d'accords internationaux portant sur la protection des espèces et des habitats puis sur la biodiversité ont été adoptés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Voici quelques-unes des conventions générales qui ont été signées ces quarante dernières années :

Convention de Ramsar. Cette convention signée à Ramsar, en Iran, en 1971 concerne la protection des zones humides d'importance internationale, et plus particulièrement les habitats des oiseaux d'eau.

L'objectif de cette convention est de protéger les zones humides pour une utilisation rationnelle et durable des ressources. Sont ainsi concernés lacs, étangs, rizières, lagunes, mangroves, forêts humides, marais salants, golfes et baies, récifs coralliens, etc. Ces zones déclarées et reconnues sur le plan international (1 590 au total dans le monde) bénéficient de moyens mis en oeuvre pour conserver les caractéristiques écologiques de chacun des milieux.

Dans ces zones, des réserves naturelles sont alors créées, les constructions sont limitées, la chasse et la pêche sont réglementées, la biodiversité est protégée.

Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). La Conférence de la CITES a été signée le 3 mars 1973 à Washington et est entrée en vigueur le 1er janvier 1975. Cette Convention, connue comme la Convention de Washington, est un accord international entre Etats. Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Elle compte aujourd'hui 175 Parties (un Etat pour lequel la Convention est entrée en vigueur est appelé " Partie à la CITES "). Ce règlement vise à contrôler le commerce des espèces animales et végétales afin d'assurer la conservation de celles menacées. Il fournit, en quatre annexes, la liste des espèces couvertes par ce règlement (l'Annexe I prévoit l'interdiction de la vente de produits des animaux et l'Annexe II prévoit la vente possible dans certaines circonstances).

Convention de Bonn. Cette convention est relative à la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage à l'échelle mondiale. La convention de Bonn a été signée en 1979 et est entrée en vigueur le 1er novembre 1983. Les Etats signataires se sont engagés à mettre en oeuvre un certain nombre de mesures à prendre de manière coordonnée afin d'obtenir et de maintenir un état de conservation favorable pour les oiseaux migrateurs.

Convention de Berne. Cette convention, adoptée à Berne le 19 septembre 1979, vise à promouvoir la coopération entre Etats pour la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe et à la protection des espèces migratrices menacées d'extinction. Les parties signataires se sont engagées à mettre en oeuvre des politiques nationales de conservation de la flore et de la faune sauvages et des habitats naturels et d'intégrer cette conservation dans les politiques nationales d'aménagement du territoire. Elles se sont également engagées à encourager l'éducation et promouvoir la diffusion d'informations sur la nécessité de préserver les espèces et les habitats. Cette convention comporte 4 annexes listant les espèces animales et végétales selon le degré de protection qu'elles nécessitent.

Convention sur la diversité biologique (CDB). Ouverte aux signatures le 5 juin 1992 et entrée en vigueur le 29 décembre 1993, la Convention sur la diversité biologique est un traité international qui fut adopté lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992. En 1993 la CDB comptait 168 pays signataires. Elle a abordé trois points problématiques : la conservation de la diversité biologique (ou biodiversité) ; l'utilisation durable de ses éléments ; le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques. Son objectif est de " développer des stratégies nationales pour la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique ". Les bureaux de la convention sont basés à Montréal. En 2010, à l'occasion de l'année internationale de la biodiversité cette convention a eu une importantce toute particulière.

SOLUTIONSHaut de page

Toutes les conventions soutiennent la mise en valeur des espaces et la gestion rationnelle et durable des espèces exploitées et mettent toutes en avant la création d'espaces protégés comme mesures appropriées de conservation (conservation in situ). Le réseau mondial d'aires protégées s'étend régulièrement.

En 2015, la Liste du patrimoine mondial comporte 1 007 biens constituant le patrimoine culturel et naturel ayant une valeur universelle exceptionnelle. Depuis août 2014, 191 Etats parties ont ratifié la Convention du patrimoine mondial.

La restauration des écosystèmes et la protection voire la création de couloirs de biodiversité (corridors écologiques) pour maintenir ou rétablir le fonctionnement des écosystèmes et la circulation des espèces animales.

L'écocertification de l'exploitation forestière grâce à des labels garantissant une bonne gestion de la forêt (par exemple le label Forest Steward Council ou FSC).

La certification des produits forestiers a été conçue pour favoriser la gestion durable des forêts et assurer que le bois acheté dans les pays industriels ne provient pas d'une forêt tropicale primaire coupée illégalement.

2012, Année internationale de l'énergie durable pour tous !

Reconnaissant l'importance de l'énergie pour le développement durable, l'Assemblée générale des Nations unies a proclamé dans sa résolution 65/151 que 2012 serait " l'Année internationale de l'énergie durable pour tous ". En effet, l'accès à l'énergie est désormais mondialement reconnu comme un élément clé pour réduire la pauvreté mais aussi pour atteindre l'ensemble des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon en a fait l'une de ses priorités pour son deuxième mandat.

Le GERES (Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités) accueille favorablement l'initiative. Ce sera l'occasion de sensibiliser le grand public à l'importance d'améliorer l'accès durable à l'énergie, l'efficience énergétique, et l'énergie renouvelable au niveau local, régional et international. Car il faut rappeler que les services énergétiques ont un effet profond sur la productivité, la santé, l'enseignement, les changements climatiques, la sécurité alimentaire et la sécurité de l'approvisionnement en eau ainsi que les services de communications.

Aussi, l'absence d'accès à une énergie propre, abordable et fiable entrave le développement humain, social et économique et constitue un obstacle majeur à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

Pourtant, 1,4 milliard de personnes n'ont pas accès à une énergie moderne, tandis que trois milliards de personnes dépendent de la " biomasse traditionnelle " et du charbon comme source principale de combustible.

585 millions de personnes n'ont pas accès à l'énergie en Afrique subsaharienne

78 % de la population utilise la biomasse pour la cuisine et le chauffage en Afrique subsaharienne

75 % de la perte du couvert végétal au Maroc est dû à la récolte du bois de feu

Près de 2 millions de personnes meurent chaque année de la pollution de l'air intérieur causé par les fumées nocives émises pour se chauffer et cuisiner

Plus d'infos sur les sites www.un.org/fr/ ou www.co2solidaire.org

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