Le guide : Guide de l'Ecotourisme : L’écotourisme en 20 mots-clés

L’écotourisme en 20 mots-clés

Top 10 des pays les plus propres du monde en 2014

1. Suisse

2. Luxembourg

3. Australie

4. Singapour

5. République tchèque

6. Allemagne

7. Espagne

8. Autriche

9. Suède

10. Norvège

* source : Yale University

Aire protégéeHaut de page

Une aire protégée est un territoire délimité, terrestre, marin ou côtier qui bénéficie d'une protection spéciale afin d'assurer la conservation et la gestion durable de sa diversité biologique et de ses ressources naturelles. Ces espaces sont sous le contrôle des autorités gouvernementales mais aussi d'entités privées ou publiques. L'Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) contribue au développement des aires protégées, et les répertorie en six catégories selon l'importance des mesures de protection appliquées. Au total, on dénombre plus de 120 000 aires protégées dans le monde, recouvrant une surface de plus de 18 millions de km². Certaines couvrent moins de 10 km², tandis que la plus grande, le parc national du Groenland, s'étend sur 970 000 km² ! Bonne nouvelle : leur surface mondiale a doublé depuis 1990, mais l'objectif est d'atteindre 17 % des zones terrestres et 10 % des zones marines et côtières sous le statut d'aire protégée d'ici 2020.

BiodiversitéHaut de page

La biodiversité est la contraction de diversité biologique, expression désignant la variété et la variabilité du monde vivant au sens large. Le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro a donné le coup d'envoi de la Convention sur la diversité biologique (CDB) en 1992, dans le but de protéger cette biodiversité. Selon l'article 2 de cette Convention, la biodiversité a été définie comme " la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes. " L'ensemble des espèces vivantes sur Terre (plantes, animaux, champignons, micro-organismes) garantit l'évolution et la préservation des systèmes qui entretiennent la biosphère. Les services rendus par la biodiversité sont multiples et indispensables à la survie de l'homme. Citons, entre autres, l'apport de nourriture et d'oxygène (qui rend l'air respirable) et la dépollution naturelle des sols par les micro-organismes.

Sur l'ensemble de la planète, le nombre d'espèces connues aurait décliné d'environ 40 % depuis les années 1970, et en 2013, 20 934 espèces étaient classées menacées. A ce jour, 194 pays ont ratifié la Convention, mais les Etats-Unis l'ont signée sans toutefois la ratifier. Depuis, un second protocole, celui de Nagoya signé en 2010 par 92 pays et entré en application en octobre 2014, va plus loin dans cette protection de la biodiversité : il prévoit de réglementer l'accès aux ressources génétiques mondiales et le partage juste et équitable des avantages.

ConservationHaut de page

La conservation est une gestion planifiée des ressources naturelles ayant pour objectif l'utilisation rationnelle et durable et la protection de ces ressources contre la surexploitation, la destruction ou la négligence. La conservation répond à la nécessité de sauvegarder la biodiversité et de pallier l'extinction des espèces. On distingue la conservation in situ qui est le fait de préserver les espèces animales et végétales dans leur milieu naturel et la conservation ex situ ou dans un milieu artificiel (parcs zoologiques, jardins botaniques, banque de gènes...).

La conservation in situ s'opère par la création d'aires protégées qui permettent la protection des espèces dans leur écosystème. Dans les années 1970-1980, la conception de la conservation ne prenait pas en compte l'environnement socio-économique des zones protégées qui étaient strictement interdites à toute activité humaine entraînant de nombreux conflits entre les communautés locales et les agents de la conservation. Aujourd'hui, certaines aires protégées sont ouvertes aux activités humaines et participent au développement des populations locales.

DéforestationHaut de page

Menace principale des écosystèmes forestiers, la déforestation est aujourd'hui une triste réalité. Les forêts sont détruites et les arbres coupés pour chauffer ou construire des habitations, fabriquer du papier ou, pire encore, pour aplanir des terres afin de développer des activités commerciales, agricoles et/ou industrielles. Les forêts couvrent 31 % de la surface terrestre du globe. Le poumon de la Terre, la forêt amazonienne, a perdu 17 % de sa surface en 50 ans. Entre 120 et 150 000 km2 de forêts sont détruits chaque année, soit à peu près la superficie de la Grèce ou l'équivalent de 36 terrains de foot par minute ! Régulièrement, les organismes environnementaux tirent la sonnette d'alarme ; mais en dépit de tous leurs efforts, la déforestation sauvage avance et, avec elle, le désert.

Développement durableHaut de page

Le développement durable vise à concilier le développement socio-économique permanent et la protection de l'environnement, c'est-à-dire à améliorer les conditions de vie de tous les habitants et à maintenir les activités économiques sans épuiser la planète, ses ressources et sa biodiversité. Ce concept est basé sur la satisfaction des besoins des générations présentes sans compromettre les capacités des générations futures à satisfaire les leurs, selon le rapport Brundtland de 1987. Cela consiste, pour le particulier, à choisir un mode de vie peu polluant tout en étant solidaire des petits producteurs des pays pauvres en achetant des produits équitables. Pour l'industriel, à fabriquer des produits qui génèrent le moins de déchets possibles tout en préservant la main-d'oeuvre. Pour les pouvoirs publics, à favoriser les énergies non polluantes tout en développant la recherche de vaccins contre des maladies qui concernent les pays pauvres, principalement le sida ou le paludisme.

EcolodgeHaut de page

L'écolodge est un complexe touristique non polluant situé dans une zone naturelle et fortement impliqué dans la préservation et le développement durable. Composé de bungalows généralement construits à partir de matériaux locaux, l'écolodge limite son impact sur l'environnement grâce à l'utilisation d'énergies renouvelables (énergie solaire ou hydraulique) et au recyclage des déchets et de l'eau utilisée. Les activités sont organisées dans un souci de protection de l'environnement.

EcologieHaut de page

L'écologie est la science qui étudie les milieux où vivent, se reproduisent et meurent les êtres vivants ainsi que les relations de ces êtres vivants entre eux et avec leur milieu. Ce mot provient du grec oikos (maison, habitat) et logos (science, connaissance) et fut inventé en 1866 par Ernst Haeckel, un biologiste allemand. Son étude rassemble ainsi un grand nombre de disciplines : biologie, botanique, physique, zoologie, sociologie, chimie, géologie... Les crises liées à l'environnement depuis les années 1970 (catastrophe nucléaire de Tchernobyl, marées noires, trou dans la couche d'ozone, réchauffement climatique, etc.) ont inscrit l'écologie dans la sphère politique.

Empreinte écologiqueHaut de page

Cet outil est apparu lors de la Conférence de Rio (Sommet de la Terre) en 1992. Il permet de mesurer l'impact des activités humaines sur les écosystèmes et la planète, et évalue la surface des forêts, des terres cultivées, des pâturages, des sources d'eau potable et des zones de pêche utilisée par une population donnée pour répondre à ses besoins (alimentation, eau, chauffage, élimination des déchets). Depuis les années 1970, les ressources naturelles, surtout les ressources fossiles, sont surexploitées. La Terre n'est plus capable d'assurer leur renouvellement et d'absorber les déchets produits. Selon un rapport du WWF publié en 2012, pour vivre tous ensemble sur la planète de manière durable et équitable, il faudrait réduire l'empreinte écologique à environ 1,8 ha par personne, alors qu'elle actuellement de 2,7 ha par personne. Selon le rapport, la demande de ressources planétaires de l'humanité dépasse de plus de 50 % l'offre renouvelable de la nature. Il nous faut une planète et demie pour produire les ressources correspondant à notre empreinte écologique actuelle. A ce rythme, en 2030, elle équivaudra à deux planètes !

La France arrive au 23e rang mondial avec 5 ha par personne. A eux seuls, la Chine (19 %) et les Etats-Unis (13,7 %) pèsent pour 33 % de l'empreinte écologique totale du globe. Mais le premier est également très peuplé et comme l'Inde, le Brésil ou la Russie, il arrive après le 40e rang mondial dans le classement de l'empreinte par habitant. A l'inverse, le Koweït, le Qatar et les Emirats arabes unis présentent les plus fortes empreintes écologiques par habitant.

InégalitésHaut de page

Le rapport sur la crise de l'inégalité, publié par l'Organisation des Nations unies (ONU), dénonce les inégalités qui, loin de diminuer, s'accroissent sur la planète. Il s'intéresse plus particulièrement au fossé qui s'est creusé entre économie structurée et économie non structurée, à l'écart, qui ne cesse d'augmenter entre travailleurs qualifiés et travailleurs non qualifiés, ainsi qu'aux disparités croissantes en matière de santé, d'éducation et de possibilités d'intégration dans les domaines social, économique et politique. La croissance peut favoriser le cumul des richesses par une partie de la société et aggraver la pauvreté d'un grand nombre. De nombreuses régions ont enregistré une croissance économique considérable, mais les inégalités dans le monde sont plus criantes aujourd'hui qu'il y a dix ans. Selon la revue Forbes, en 2013, 1 645 milliardiaires se partageaient 6,4 mille milliards de dollars. Selon un rapport de l'ONG Oxfam publié en 2015, 1 % des habitants possède 48 % des richesses de la planète, et si l'on considère les 10 % les plus riches, ils disposent de 83 % des richesses mondiales ! Dans le même temps, 80 % de la population possèdent 5,5 % des richesses mondiales.

Liste RougeHaut de page

L'Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) dresse la liste rouge mondiale des espèces végétales et animales menacées, sorte d'inventaire fournissant un indice de l'état de la biodiversité et permettant à long terme de préserver les espèces et d'évaluer les risques d'extinction.

Selon la liste rouge de l'UICN, chaque espèce ou sous-espèce peut être classée dans l'une des neuf catégories suivantes : Eteinte (EX), Eteinte à l'état sauvage (EW), En danger critique d'extinction (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE). En 2014, l'UICN recense 76 199 espèces, dont 22 413 sont menacées d'extinction au niveau mondial : 41 % des amphibiens, 13 % des oiseaux et 25 % des mammifères. C'est également le cas pour 31 % des requins et raies, 33 % des coraux constructeurs de récifs et 34 % des conifères. D'après les données de la liste rouge mondiale de l'UICN, la France se place au 5e rang des pays avec 983 espèces mondialement menacées, notamment dans les départements et territoires d'outre-mer (Polynésie et Nouvelle-Calédonie principalement) qui abritent une très forte biodiversité. Le pays a donc une responsabilité majeure dans la lutte contre l'érosion de la biodiversité qui frappe la planète. Elle se situe parmi les 10 pays les plus concernés par ce phénomène avec l'Equateur, les USA, la Malaisie, l'Indonésie, le Mexique, la Chine, l'Australie, le Brésil, et l'Inde.

MondialisationHaut de page

La mondialisation est l'extension à l'échelle mondiale des modes de production, des marchés, des investissements et des capitaux, jusqu'à l'uniformisation des modes de vie et de la qualité des produits fabriqués. A un stade élevé de mondialisation, les hommes, les politiques et les intérêts financiers seront à ce point liés que la chute de l'un provoquera la chute des autres. Le développement durable se bat contre cet effet d'universalisation, pour harmoniser les divers modes de production et respecter les autres cultures. De même, il oeuvre pour un critère de qualité plutôt que de quantité. Les défenseurs du concept de développement durable s'appellent les altermondialistes.

Les organisations non gouvernementales sont des associations qui militent et s'engagent pour un mouvement dans un but non lucratif, elles peuvent avoir des actions au niveau national ou international. Elles sont également reconnues sous le terme d'organisations ou associations de solidarité internationale. Elles agissent notamment contre la pauvreté, la malnutrition ou la famine, l'analphabétisme, la déforestation, la protection de la nature ou du patrimoine culturel. Dans le cas de la protection de l'environnement, les grandes ONG internationales jouent un rôle d'influence sur les gouvernements dans le cadre de leur politique, notamment en matière de gestion et d'aménagement des aires protégées. On les classifie selon leur type d'action : ONG de plaidoyer comme Amnesty International ou Human Rights Watch et les ONG humanitaires, elle-mêmes divisées en ONG caritatives qui agissent souvent dans l'urgence (Médecins sans Frontières...) ou la coopération et le développement (Coordination Sud, Acted...).

Organisation Mondiale du Tourisme (OMT)Haut de page

La création de l'OMT remonte à 1925, à La Haye, face au développement du tourisme. Après la Seconde Guerre mondiale, une organisation non gouvernementale, l'Union internationale des organismes officiels de propagande touristique (UIOOT), vit le jour et s'installa à Genève. Avec l'évolution des modes de vie et le développement des possibilités de congés, le tourisme devint un important secteur de l'économie. En 1974, les statuts de l'OMT ont été ratifiés, en accord avec les Nations Unies, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'UNESCO et l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Son siège se situe à Madrid, en Espagne. L'agenda 2015 de l'OMT prévoit d'élaborer des recommandations de promotion du tourisme durable, notamment de l'écotourisme, défini comme " un outil pour lutter contre la pauvreté et pour promouvoir le développement durable ". Elles seront soumises à l'Assemblée générale des Nations Unies en 2016.

Patrimoine mondialHaut de page

Le patrimoine est ce que nous léguons aux générations futures. En novembre 1972, un traité international intitulé " Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel " fut adopté par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Tous les pays signataires (189 Etats) se sont engagés à conserver les sites d'importance culturelle et naturelle pour l'héritage commun de l'humanité présents sur leur territoire. Ces sites de valeur " universelle exceptionnelle " sont classés par le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO à la demande des Etats membres avec l'appui de plusieurs organisations internationales. Les sites classés peuvent ensuite obtenir un appui technique et financier provenant du fond du patrimoine mondial alimenté par les contributions annuelles des parties signataires (1 %) ainsi que par des dons volontaires.

La Liste du patrimoine mondial comporte 936 biens constituant le patrimoine culturel et naturel que le Comité du patrimoine mondial considère comme ayant une valeur universelle exceptionnelle. En 2014, la liste comprenait 79 biens culturels, 197 sites naturels et 46 biens en péril, répartis dans 161 pays. Au total, 24 nouveaux sites ont été inscrits en 2014, dont la grotte de peintures rupestres de Chauvet-Pont-d'Arc en Ardèche en France (qui compte désormais 39 sites classés), et 4 sites naturels : le parc national du Grand Himalaya en Inde, le delta de l'Okavango au Botswana, la faune et la flore du mont Hamiguitan aux Philippines, et le site géologique de Stevns Klint au Danemark.

PauvretéHaut de page

Il est avéré que le terme de " pauvreté " n'a pas le même sens pour un individu vivant dans un pays développé que pour un habitant du Sahel. Les institutions internationales ont tenté de penser la pauvreté de manière effective : le seuil de pauvreté a été fixé de manière très sûre, mais aussi très cruelle, à 2 US$ par jour et par habitant. Aujourd'hui, 14,5 % de la population mondiale vit sous le seuil de pauvreté : 46,8 % de la population d'Afrique subsaharienne vit avec moins de 2 US$ par jour, et 24,5 % en Asie du sud. Nous ne connaissons en France, en vérité, que la pauvreté dite relative, qui se calcule par rapport à un niveau de vie moyen, soit un revenu de moins de 987 euros par mois en 2012, selon l'INSEE. La France compte de 8,5 à 8,6 millions de pauvres, soit environ 14 % de la population de 2010 à 2012 et 20 % des enfants.

Protocole de KyotoHaut de page

En 1997, sous l'égide des Nations Unies, des négociations entre pays développés ont abouti à la signature du protocole de Kyoto dont l'objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays les plus productifs (transports, industries, dépenses énergétiques, etc.), qui accélèrent le réchauffement climatique. Il est entré en vigueur le 16 février 2005 et a été ratifié par 192 pays en 2014. Les Etats-Unis étaient le seul pays à avoir signé mais non ratifié le protocole, alors que depuis 1990, le pays a vu ses émissions de gaz à effet de serre augmenter de 1 % par an ! Mais il a été rejoint par le Canada qui a quitté le protocole en 2012. La Chine, quant à elle, s'est opposée à la mise en place de mesures de vérification de l'application de l'accord.

Après 5 ans d'entrée en vigueur, de 2008 à 2012, les pays signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, dioxyde d'azote et trois substituts des chlorofluorocarbones) de 5 %, par rapport au niveau de 1990. Mais ce sommet n'a abouti qu'à un accord a minima. La négociation a en réalité montré le rôle incontournable de la Chine et des Etats-Unis, les deux pays les plus pollueurs de la planète, qui échappent à tout objectif contraignant. Aujourd'hui, et depuis sa création, le traité est sans cesse remis en cause par divers lobbies d'ordre économique et scientifique. Lors de la dernière conférence climatique de Doha en 2012, un nouvel accord plus ambitieux a été signé par l'Union européenne, l'Australie et quelques autres pays industrialisés, portant sur la période 2013-2020. Un nombre insuffisant de pays puisqu'ils représentent seulement 15 % des émissions de gaz à effet de serre. Le Japon, le Canada, la Russie, la Nouvelle-Zélande n'ont pas ratifié cette prolongation. L'Union européenne fait preuve d'exemplarité puisqu'elle s'est engagée à réduire de 20 % ses émissions en 2020 par rapport à 1990 et à porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans sa consommation énergétique, tout en améliorant son efficience énergétique de 20 %.

ResponsableHaut de page

Opter pour un tourisme solidaire fait du voyageur lambda un consommateur dit " responsable ". Cette toute nouvelle notion fait appel à la conscience de chacun : il faut en effet savoir que l'attitude de chaque touriste, ses agissements et ses choix ont un impact à long terme sur les populations qui l'accueillent et sur le développement économique du pays qu'il visite.

Il faut que le voyageur se garde de bouleverser par quelque geste que ce soit l'équilibre culturel, économique et environnemental de son lieu de vacances. Ainsi, il est inadmissible de prendre des photos de gens sans leur accord, de choquer les autochtones par des tenues et des comportements qui heurtent leurs coutumes, de distribuer de la menue monnaie et d'encourager ainsi la mendicité des plus jeunes, etc. Un regard attentif sur l'autre et le respect de ce qu'il représente, voilà ce qu'est un tourisme responsable - et le plaisir du voyage n'en est que décuplé.

Sommet de RioHaut de page

La conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement, plus connue sous le nom de " Sommet de la Terre " s'est tenue à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992.

La déclaration adoptée au cours de ce sommet précise que " pour parvenir à un développement durable, la protection de l'environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considérée isolément (principe 4). " Ainsi, une série 27 principes a été proposée pour encourager le respect de l'environnement et la gestion rationnelle des ressources naturelles. Plusieurs programmes et traités sont issus de ce sommet tels que la Convention sur la diversité biologique et le programme " Action 21 " (ou " Agenda 21 ") définissant des objectifs visant à réduire la consommation des ressources naturelles pour le XXIe siècle et à mettre en oeuvre une politique de développement durable au niveau des territoires.

Société Internationale d’EcotourismeHaut de page

La Société Internationale d'Ecotourisme - TIES en anglais (The International Ecotourism Society) - est une organisation internationale dédiée à la diffusion d'informations sur l'écotourisme. Fondée en 1990, elle compte aujourd'hui 13 000 membres dont 750 organisations, répartis sur plus de 135 pays dans des professions diverses : recherche académique, consultants, professionnels de la conservation, gouvernements, ONG, architectes, tour-opérateurs, propriétaires de lodges et managers, experts...

Les membres s'engagent à suivre le code de conduite établi par l'organisation, ayant pour objectif d'allier la protection de l'environnement, des communautés et des voyages durables. TIES publie régulièrement des guides à destination des acteurs de l'écotourisme afin de promouvoir des pratiques responsables dans le tourisme et les voyages. Le TIES organisera la Conférence du tourisme durable et de l'écotourisme en 2015 à Quito, en Equateur, réunissant plus de 600 professionnels du secteur.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (également connue sous le nom de Union mondiale pour la nature (WCU)) est une organisation mondiale dont le siège est en Suisse, ayant pour objectif la conservation de la nature. Fondé en 1948, cet organisme rassemble plus de 1 200 organisations membres dans 140 pays, dont 200 gouvernements ou organisations gouvernementales, et 800 ONG. Près de 11 000 scientifiques et spécialistes volontaires au sein de six commissions y travaillent. La mission de l'UICN est " d'influer sur les sociétés du monde entier, les encourager et les aider pour qu'elles conservent l'intégrité et la diversité de la nature et veillent à ce que toute utilisation des ressources naturelles soit équitable et écologiquement durable. " Parmi ses nombreux rôles, l'UICN établit la liste rouge des espèces menacées dans le monde, apporte un appui à la mise en place des stratégies nationales de conservation de la biodiversité et évalue les sites susceptibles d'être déclarés patrimoine de l'Humanité.

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