Le guide thématique Petit Futé Guide de la plongée : LE HANDICAP ET LA PLONGÉE

LE HANDICAP ET LA PLONGÉE

Grande question : la plongée est-elle une activité accessible aux personnes handicapées physiques ou mentales ? La réponse tient en un mot : oui ! La plongée fait partie des activités qui font rêver car elle permet d'accéder à un monde unique, où l'homme communie avec la faune et la flore d'une vie sous-marine. Si la pratique demande des capacités particulières pour être complètement autonome, le simple fait d'être sous l'eau vous est complètement ouvert, et offert si vous disposez d'une base de connaissances et que vous êtes bien accompagné et équipé. On distinguera deux types de handicap, car les contraintes et conditions ne sont pas forcément les mêmes : les plongeurs déficients intellectuellement et les plongeurs handicapés moteurs.

Handicap mentalHaut de page

Quelles que soient les atteintes, certaines associations permettent l'accès à la plongée en proposant une pédagogie adaptée - certains patients ne maîtrisent pas la lecture - et une initiation aux étapes respectant mieux le rythme de la personne handicapée. Une familiarisation au milieu aquatique sera sans doute nécessaire. On travaillera donc en bassin de rééducation, sur le sentiment de sécurité et l'appropriation des bons gestes. Ces mêmes exercices seront ensuite reproduits dans un environnement plus vaste, la piscine, et dans un environnement plus profond : la fosse. Le passage au milieu naturel est vécu comme l'aboutissement d'un long apprivoisement et apporte toujours une immense satisfaction aux pratiquants.

Handicap physiqueHaut de page

Même avec un lourd handicap, il est possible de descendre à la rencontre des poissons et coraux. Les niveaux de plongée, indispensables même pour les personnes handicapées, ont donc dû être adaptés à leurs conditions physiques (limite de temps et de profondeur, par exemple). Il est à ce jour recommandé pour les paraplégiques un maximum de 20 minutes à 20 m, et pour les tétraplégiques des plongées inférieures ou égales à 10 m et inférieures ou égales à 15 minutes. Il est vrai que ces normes " sécuritaires " ne prennent pas suffisamment compte des véritables capacités des personnes, mais mieux vaut quand même respecter ce cadre réglementaire. Comme pour un plongeur valide, un certificat médical rédigé par un médecin fédéral de la F.F.E.S.S.M.ou de la F.F.H. ou titulaire d'un DU de médecine de la plongée ou de médecine hyperbare est indispensable. Ce dernier devra de toute façon impérativement avoir une bonne connaissance de la plongée et du handicap.
Les limitations prévalent sur les prérogatives de tout niveau de plongée obtenu antérieurement ou non au handicap. Toutefois, toutes les personnes handicapées ne peuvent pas accéder à la plongée. On distingue ainsi les plongeurs " insérables " - que l'on peut intégrer dans un groupe, les plongeurs " exceptionnels " et les plongeurs avec surveillance médicale. Attention, les contre-indications restent nombreuses.

Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté