Le guide : RANDONNÉES À PIED : Afrique / Proche et Moyen-Orient

Afrique / Proche et Moyen-Orient

Afrique du SudHaut de page
Les spécialistesHaut de page
Merveilleuse Wild CoastHaut de page

Pays : Afrique du Sud - Province Eastern Cape

Temps estimé : 6 jours - 75 km - de Port-Saint-Johns à Port-Ewards

Saison idéale : toute l'année

Catégorie : facile

Accès : Port-Saint-Johns

La région de la Wild Coast, le long de la côte sud-est du cap Oriental, est incontestablement la plus pauvre d'Afrique du Sud sur le plan économique, mais c'est indubitablement la mieux pourvue en faune côtière et en plages immaculées. Les lois tribales et la culture locale se sont conjuguées pour la garder intacte, sans doute inchangée depuis des milliers d'années. Vous y verrez des cascades plonger littéralement dans l'océan Indien, des kilomètres et des kilomètres de plages désertes et tentatrices, de denses forêts dunaires subtropicales, estuaires, mangroves, collines, récifs et de vastes plaines si nettes qu'on croirait des pelouses, parsemées de bananiers sauvages. Ici, même le bétail adore la plage et les troupeaux ruminant placidement étendus sur le sable constituent l'une des vues les plus typiques de la Wild Coast. C'est la patrie des fiers peuples Xhosa et Pondo, et Nelson Mandela est né dans la petite ville de Qunu dans le Transkei, entre Coffee Bay et Umtata. Exception faite du grand Wild Coast Sun Hotel and Casino, tous les hôtels de la côte sont des établissements familiaux, avec entre autres de fabuleux chemins de randonnées. Vous pourrez aussi séjourner dans certaines réserves naturelles - Mkambati, Hluleka, Dwesa et Cwebe -, l'hébergement y est plutôt rudimentaire mais le cadre est insurpassable ! Ne passez pas à côté de l'artisanat local, notamment celui de perles, le plus intéressant se trouvant à Port-Saint-Johns, capitale de la Wild Coast, truculent et mythique village sur les bords de la rivière Umzimvubu. Une dernière image inoubliable : le départ de la Wild Coast de la migration annuelle des sardines vers le nord entre juin et juillet. Ce banc de poissons, que l'on dit parfois le plus grand du monde, est d'autant plus spectaculaire qu'il est suivi par des dauphins, requins, rorquals, baleines de Bryde, épaulards, poissons en tout genre et d'innombrables oiseaux de mer.

Vue aérienne de Morgan's Bay
Vue aérienne de Morgan's Bay
AlgérieHaut de page
Le TadrartHaut de page

Pays : Algérie - Wilaya d'Illizi

Temps estimé : 4 jours au coeur du parc

Saison idéale : de septembre à avril

Catégorie : moyen

Accès : Djanet

Inoubliable... Difficile de parcourir l'Algérie sans opter pour son immense désert. C'est dans le sud du remarquable parc national du Tassili N'Ajjers - connu aussi pour ses centaines de gravures et de peintures rupestres -, que vous découvrirez la Tadrart. En tamahaq, la langue des Touaregs, tassili signifie " plateau ". Ancienne forteresse naturelle, s'effondrant sous les coups sourds et millénaires des vents dominants et d'un climat jadis humide, le Tassili présente un aspect labyrinthique où roche et sable s'affrontent quotidiennement. L'aspect purement vertical des paysages : parois vertigineuses, vallées encaissées et forêts de pans rocheux confèrent au monde tassilien la représentation singulière d'une planète autre, unique et intemporelle. Au sud de Djanet - visite de la palmeraie et du musée Tassili -, plus loin que le Tassili existe un autre Tassili, plus contrasté et plus intolérant : la Tadrart - suite naturelle de l'Akakus libyen. Comme une figure de proue, le massif de la Tadrart se détache des Ajjers en leur extrémité méridionale et surplombe les étendues sableuses. Tourmentées, déchiquetées, les masses de grès noir affrontent les vagues rouges des dunes qui se coulent entre elles, et soudain s'effacent pour laisser place à l'immensité. En y pénétrant par l'oued Djaren, vous aborderez de grandes plaines blanches ou blondes, noyées de soleil et bordées de montagnes brunes, avant d'atteindre enfin les grandes dunes aux couleurs changeantes, palette infinie de l'ocre pâle au rouge brique. Quelles sensations, au sommet de la mythique dune de Tin Merzouga ! L'ascension des 300 m de dénivelé n'est pas chose aisée mais quel spectacle ! Du haut de ces 1 210 m, le panorama à perte de vue sur le désert est grandiose. Puis, vous pénétrerez dans les canyons qu'annoncent à l'horizon des rochers aux allures de forteresses des sables. En cheminant dans les vastes couloirs de pierres, parfois semblables à des ruelles envahies de sable, vous découvrirez des grottes millénaires, des parois protégées. Elles abritent certaines de ces gravures et peintures rupestres qui attestent du riche passé de cette région saharienne, dont les girafes altières et les puissants éléphants. Leur répondra, au-delà des dunes de l'erg Admer, la célèbre Vache qui pleure, ultime vision d'une civilisation incroyablement riche.

Petite oasis
Petite oasis
Au pied du mont GourayaHaut de page

Pays : Algérie - Wilaya de Béjaïa

Temps estimé : 2 jours au coeur du parc

Saison idéale : de mai à octobre

Catégorie : facile

Accès : Béjaïa

C'est au nord de l'Algérie, en Kabylie, au bord de la Méditerranée, dans la wilaya de Béjaïa que vous découvrirez le parc national de Gouraya - 2 080 hectares. Avec ses merveilleuses falaises, il fait partie des plus beaux sites naturels que l'on puisse visiter. Ses plages de sable, ses eaux cristallines, le mont Gouraya dominant le parc, sa faune et sa flore richissimes participent à son attrait. Gouraya, c'est aussi une aire protégée composée de trois écosystèmes, marin, lacustre et forestier. Partez à la découverte de ses 11 km de côte. Admirez la plus belle et unique station à Euphorbe. Vous y croiserez certainement la genette, le sanglier, le chacal, le lapin, le singe Magot, le chat sauvage, le porc épic, le lynx caracal mais aussi, en levant la tête, le vautour fauve, la tourelle, la perdrix gambra, l'aigle de Bonelli et vous saluerez le hibou grand-duc.

A travers les pinèdes, vous accéderez au pic des Singes, mirador unique avec sa table d'orientation d'où l'on contemple d'une vue aérienne le golfe encerclé par la haute chaîne des Bahors. Au sommet du mont Gouraya à 663 m, vous découvrirez le fort du même nom, construit par les Espagnols, et à l'intérieur duquel se trouve le tombeau de Lalla Gouraya, parmi les plus vénérées femmes. Un panorama incomparable au sud comme au nord. Parmi les points incontournables encore, les Aiguades - comptoir phénicien - qui forment une petite baie garnie de galets et propice à la baignade. Terminez par le site du cap Carbon, certainement l'un des plus beaux au monde et un des rares endroits où vous pourrez voir de près des colonies de singes Magot. Paradisiaque ! A Béjaïa, ne manquez pas la visite de son musée géologique, une collection unique en Algérie.

Burkina FasoHaut de page
Les spécialistesHaut de page
Vigilance renforcée

En raison des récents attentats terroristes, vous ne pourrez visiter le Burkina Faso de manière improvisée. Un guide de confiance, informé des zones dangereuses à éviter, est indispensable.

Au pays LobiHaut de page

Pays : Burkina Faso - Province de Poni

Temps estimé : 3 jours - 40 km - de Gaoua à Lorepeni

Saison idéale : de novembre à mai

Catégorie : facile

Accès : Gaoua

Au coeur de l'Afrique noire, une approche ethnologique des Lobis et des Gourounsis... Une randonnée de village en village, au rythme de l'Afrique, dans les profondeurs de la savane. Ces ethnies de cultivateurs et de chasseurs à l'arc, en résistant à tout envahisseur, ont développé une remarquable architecture de cases fortifiées, distantes les unes des autres d'une portée de flèche. Découvrez les traditions, les rites initiatiques savamment menés par les féticheurs, sorciers ou devins. Le dépaysement est garanti ! Capitale du pays Lobi, Gaoua est bâtie sur un ensemble de collines et de dépressions, ce qui lui vaut le surnom de " Cité des Collines ". Le chef-lieu de la province du Poni est le point de départ idéal pour visiter la région. Toutefois, avant de partir à la découverte des concessions-forteresses lobi, une visite s'impose au musée du Poni - témoignages précieux sur la société traditionnelle lobi - ainsi qu'au marché, particulièrement grand et coloré de Gaoua, sans oublier une douce balade le long du Mouhoun, fleuve considéré comme une divinité par les Lobi. Pour découvrir les plus vastes ruines du Lobi, il vous faudra prendre la direction de Loropéni. Orthogonales, elles s'inscrivent dans un rectangle d'une cinquantaine de mètres carrés. Aujourd'hui livrés à la végétation, les murs, épais de 1,50 m à la base, s'élèvent sur une hauteur de 6 ou 7 m. A ce jour, l'origine de ces ruines n'a pu être déterminée avec certitude. Situées dans une zone aurifère, les auteurs s'accordent à penser qu'elles sont liées à l'exploitation de l'or, mais le mystère reste entier. A quelques kilomètres de là, Obire, où vous visiterez les tombeaux des rois Gan, imposants monuments bien alignés. Certains d'entre vous prendront la direction de Diantara pour découvrir la poterie, une activité dévolue aux femmes. Dans ce village, toutes les femmes sont potières et décorent les canaris selon des motifs qui leur sont propres. En une journée, une seule d'entre elles peut fabriquer de deux à trois jarres - notamment utilisées pour la cuisson de la bière de mil -, une dizaine de marmites et cinq à six pots ! Il faut cependant plus de temps pour aller chercher l'argile, le bois pour la cuisson, les ingrédients intervenant dans la préparation du vernis naturel qui donne aux pots cette belle teinte noire irisée que l'on ne peut obtenir avec les fours modernes. D'autres préféreront aller jusqu'à Diebougou pour sa tranchée de guerre, sa mare aux crocodiles sacrés, sa grotte et bien sûr sa poterie et sa vannerie.

CamerounHaut de page
Le Char des DieuxHaut de page

Pays : Cameroun - Région du sud-ouest

Temps estimé : 2 jours - environ 20 km - autour de Buea

Saison idéale : de novembre à février

Catégorie : moyen

Accès : Buea

Forêt tropicale, brume mystérieuse, cratères et cônes volcaniques colorés, et enfin le point culminant de l'Afrique de l'Ouest... Si vous arrivez par avion, avant d'atterrir à Douala, vous ne verrez que lui, le mont Cameroun, ce superbe massif volcanique couronné par le pic Fako culminant à 4 095 m, surnommé le " Char des Dieux ". En arrivant de Tole vous traverserez de grandes plantations de thé. Le sol volcanique de la région permet la culture d'une grande variété de récoltes. Histoire de vous mettre en jambe, commencez par la visite de Buea qui mérite le détour avec ses nombreux petits villages aux alentours. Les Bakweris - ethnie dominante - vivent en harmonie autour de la montagne Fako depuis près de quatre mille ans ! Visitez le palais allemand de Von Puttkamer qui a inspiré celui du sultan de Foumban, et ne manquez surtout pas les nombreux marchés en plein air. L'ascension mythique du mont Cameroun ne présente pas de difficultés majeures, toutefois les conditions climatiques sont extrêmes. Qu'on se le dise ! Point de départ, le Mountain Blue - 850 m d'altitude avec une chaleur tempérée. Dans la première partie, vous traverserez une zone agréable de cultures et d'habitations. Puis entre 1 200 m et 1 800 m, vous grimperez dans la forêt tropicale - pluviométrie de l'ordre de 15 000 millimètres par an, pendant 365 jours ! Vous y trouverez quelques cultures parsemées dans de rares clairières et y observerez de nombreuses espèces animale et végétale dont les fougères géantes. S'ensuit une zone de falaises. Hard pour les mollets, ça grimpe ! Mais le refuge - très rudimentaire ! - est là pour cette première halte nocturne. La dernière étape est rude. La prairie disparaît peu à peu pour faire place, à quelque 3 800 m, à une végétation de mousse et de lichens. Le spectacle est lunaire. Vous grimperez de véritables marches taillées dans les scories. Dans les quelques tunnels de lave, les chauves-souris ont élu domicile. Après le troisième refuge, le sommet n'est pas loin mais il se laisse mériter. L'aventure est superbe. La température aussi d'ailleurs - souvent proche de 0° C ! Faites appel aux esprits de la montagne pour pouvoir profiter d'un panorama sublime sans bruine. Il paraît que c'est le cas cinq jours par an ! Pour le chemin de retour, c'est une très longue descente qui vous attend avec 3 000 m de dénivelé !

Vue panoramique sur Foumban.
Vue panoramique sur Foumban.
De Kola aux KapsikisHaut de page

Pays : Cameroun - Région extrême nord

Temps estimé : 4 jours - environ 60 km - de Kola à Rhumsiki

Saison idéale : de novembre à février

Catégorie : facile

Accès : Kola

Le nord du Cameroun est encore largement inexploré alors que cette région est une des plus riches, des plus typiques et des plus diversifiées d'Afrique. Direction Kola, à une dizaine de kilomètres de Guider. Ici se côtoient agriculture et pastoralisme, et l'harmonie est partout, où que le regard se pose. Vous y rencontrerez des paysans vendant leur coton. Pendant la saison sèche, vous y trouverez un mayo - rivière - desséché avec son sable fin - unique ! Mais le trésor de Kola, ce sont ses gorges ! Imaginez sur 3 hectares des milliers de tonnes de roches à perte de vue, aux couleurs multiples et impressionnantes. Imaginez toutes ces pierres taillées, modelées et sculptées telles des oeuvres d'art, dont certains modèles peuvent atteindre 20 m de profondeur. Les gorges de kola, spectaculaire et mystérieux " canyon ", ne se racontent pas, elles se vivent ! De là, vous rejoindrez le village de Rhumsiki, au coeur de la région des Kapsikis, site touristique majeur du pays, paysage lunaire, considéré comme l'un des plus beaux au monde. De grands dykes volcaniques, pouvant atteindre 100 m pour le plus haut, s'élèvent au-dessus d'un paysage vallonné où un réseau de sentiers desservent plusieurs villages traditionnels, où les concessions sont organisées autour de la case du chef de famille et sont composées de petites maisons construites en pierre locale ou en terre, coiffées de toits pointus en chaume. Des tribus authentiques vivant à l'écart de la civilisation...

Pics rocheux Kapsiki.
Pics rocheux Kapsiki.
Cap-VertHaut de page
Les spécialistesHaut de page
Sublime Santo AntãoHaut de page

Pays : cap Vert - Ile de Santo Antão

Temps estimé : 3 jours - environ 60 km - de Porto Novo à Ribeira Grande

Saison idéale : de juin à octobre

Catégorie : facile

Accès : Porto Novo accessible en bateau depuis Mindelo

L'une des îles les plus fantastiques du cap Vert avec ses imposantes montagnes et ses vallées profondes... Peu peuplé, Santo Antão révèle d'étonnants contrastes de paysages lunaires et de terroirs luxuriants, attisés par des oppositions climatiques extrêmes. Plus terrestre que maritime, c'est l'île de l'eau, des terrasses cultivées, du grogue parfumé et de la randonnée. Vous débarquerez à Porto Novo, ville réputée pour son port indispensable à l'économie de Santo Antão qui repose sur la production agricole. La route qui se dirige vers le nord de l'île vous transportera dans un monde presque irréel, où la force et la volonté humaine se sont imposées face à la nature agreste de cette région. Ces véritables montagnes russes suscitent l'étonnement. Comme par magie, vous vous verrez transporté à partir d'une région extrêmement aride, vers une zone où les conditions de l'environnement font que les Européens se sentent chez eux. Il s'agit là des zones les plus élevées de l'île, où les eucalyptus et les pins sont plantés en grand nombre, tous les ans, et qui sont fréquemment envahies par des brouillards intenses et frais. Après avoir traversé cette région et être descendu ainsi au niveau de la mer, vous arriverez dans la vallée de Ribeira Grande, dans laquelle se trouve le principal centre urbain de l'île. Celui-ci porte le nom de la vallée et constitue le point de bifurcation des routes, qui mènent respectivement vers les deux endroits les plus visités de Santo Antão. Vers la droite, en longeant le littoral, vous vous dirigerez vers la vallée, Vale do Paúl, lieu d'élection parmi les plus beaux de l'île. Avec une végétation dense et riche en champs de maïs, de canne à sucre et autres produits agricoles. En avançant vers l'intérieur, vous vous sentirez comme surveillé et protégé par les imposantes montagnes qui encadrent la vallée. Un paysage à couper le souffle avec, de-ci de-là, de nombreux petits villages perchés. De retour à Ribeira Grande, vous prendrez la direction de Ponta do Sol, centre administratif de l'île, situé tout près de l'aéroport. Cette petite localité se distingue par sa très grande tranquillité et ses maisons de type colonial. Les plus téméraires s'offriront une randonnée jusqu'au Cova de Paúl. Circulaire, profond, ce cratère surprend. Son fond est une marqueterie de champs soigneusement cultivés. Santo Antão est aussi considéré comme l'île du grogue, cette eau-de-vie typique, encore fabriquée de nos jours selon des méthodes traditionnelles de mouture de la canne à sucre, au moyen du " trapiche ", mécanisme rudimentaire qui, pour fonctionner, utilise la force humaine et animale.

Le mont MoïseHaut de page

Pays : Egypte - Région du sud Sinaï

Temps estimé : 3 jours - 50 km - de Sainte-Catherine à l'oasis de Feiran

Saison idéale : d'octobre à décembre

Catégorie : moyen

Accès : Sainte-Catherine

Au milieu de nulle part, le petit village de Sainte-Catherine. Par une vallée étroite, vous rejoindrez les jardins, puis l'enceinte du monastère Sainte-Catherine, vibrant témoignage de la vie chrétienne dans cette région du monde à 1 570 m d'altitude. Abritant une congrégation de moines orthodoxes, seul un tiers du bâtiment est ouvert au public. Vous verrez la basilique dont les parties les plus anciennes remontent au VIe siècle. Riche d'icônes, de mosaïques, de candélabres, de lampes en cuivre et d'argent, Pierre Loti la décrivait comme un lieu unique au monde. Avec un peu de chance, vous pourrez voir la chapelle du Buisson Ardent, située derrière le choeur de l'église. L'ascension du mont Moïse - 2 285 m. Comme chacun le sait, c'est juché au sommet de cette montagne que Moïse reçut les Tables de la Loi. Au choix, la piste chamelière ou encore la voie du Repentir pour les plus courageux. Trois mille sept cent cinquante marches taillées par un moine pénitent dans la roche ! Une randonnée de 5 à 6 heures plutôt physique, mais ce chemin escarpé qui vous conduit au sommet est d'une beauté bouleversante. De nombreux fidèles sont ici en pèlerinage et vous ne serez pas seul à gravir la montagne, ce qui peut rendre parfois l'ambiance hallucinante mais tellement sereine. Vous voilà au sommet du mont Sinaï. Le panorama, incomparable de beauté, se découvre. Le massif du Sinaï et des montagnes à perte de vue... Au nord, en première ligne, le massif de Freiah, et derrière, beaucoup plus loin, l'immense plateau de Tih. A l'est, le golfe d'Aqaba et, par temps clair, les contreforts d'Arabie saoudite. Au sud-ouest, l'imposante masse du mont Sainte-Catherine - 2 637 m. Au sud, le djebel Abu Adli. En face, le soleil commence sa descente et le spectacle est grandiose. A quelques pas, la petite chapelle dédiée à la Sainte Trinité et une mosquée bâtie sur la grotte dans laquelle Moïse séjourna... A quelques kilomètres de Sainte-Catherine, l'oasis de Feiran, la plus grande du Sinaï. Jadis, important centre chrétien, attesté par les ruines encore visibles, cette basilique fortifiée, bâtie sur un promontoire, est aujourd'hui peuplée de bédouins sédentaires, et abrite un petit monastère grec orthodoxe noyé dans un jardin de palmiers et d'agrumes. La route qui va de Sainte-Catherine à Noueiba est d'une grande beauté.

Le Mont Moïse (Djebel Moussa).
Le Mont Moïse (Djebel Moussa).

L'Iran ayant subi en juin 2017 des attentats, la prudence est vivement recommandée. Pour des raisons de sécurité, la randonnée dans des espaces isolés est également à proscrire. Les déplacements le long de la frontière avec l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, la Turquie, l'Irak et l'Afghanistan sont à proscrire, comme certaines zones : province du Sistan-Baloutchistan et est des provinces de Kerman et du Hormozgan.

À travers les monts de l’ElbourzHaut de page

Pays : Iran - au nord du pays, dans la région de Téhéran

Temps estimé : 8 jours

Saisons idéales : de mai à octobre

Catégorie : pas de difficulté technique majeure, mais une bonne condition physique nécessaire et l'habitude de la haute montagne (ascension au-delà de 3 000 m)

Accès : Téhéran - départ aux sources chaudes d'Abgram

L'Iran s'ouvre au tourisme et c'est tant mieux ! Ce pays est magnifique et ses habitants d'une hospitalité et d'une gentillesse très attachantes. Les randonneurs ont le choix des biotopes, très typiques : la montagne, et particulièrement la haute montagne, ainsi que le désert. Avant de tenter l'ascension des deux sommets mythiques de l'Iran, le mont Damavand (5 671m), point culminant du pays, et son dauphin le mont Alamkuh (4 848m), vous aurez tout loisir de passer quelques jours entre 2 000 m et 3 000 m d'altitude, en randonnant dans les vallées où vous croiserez les nomades avec leurs troupeaux. Vous apprendrez que le mont Damavand est la montagne sacrée du mazdéisme, religion ancestrale toujours vivante et dominée par le culte du feu et des éléments naturels. Le mieux est de faire appel à un guide local, généralement anglophone. Il pourra probablement aussi vous servir de chauffeur et vous conduire jusqu'au camp de base (pour les petits groupes). Les Iraniens sont souvent d'excellents alpinistes et pratiquent la montagne avec passion. Les randonneurs feront provision de fruits secs et de dattes pour affronter les dénivelés. Vous ne repartirez pas, enfin, sans faire une escale à Ispahan où l'art de vivre et un patrimoine exceptionnel (mausolées et mosquées aux coupoles couvertes de céramiques), les roseraies et les jardins persans, les berges du fleuve et les magnifiques ponts qui l'enjambent ne manqueront pas de vous séduire. Vous pourrez ainsi vous reposer de votre trek entre les coussins des divans en buvant du thé et en fumant le narguilé. Un tour au bazar pour faire le plein de fruits secs, voire choisir un tapis ou une miniature, et voilà !

JordanieHaut de page

Pour votre sécurité, évitez les zones frontalières avec l'Irak et la Syrie.

Pétra, le site magique du Proche-OrientHaut de page

Pays : Jordanie

Temps estimé : 3 jours - 30 km

Saison idéale : printemps

Catégorie : facile

Accès : Wadi Moussa

Une double merveille naturelle et architecturale. Pétra est située à mi-chemin entre le golfe d'Aqaba et la mer Morte à une altitude de 800 m à 1 396 m au-dessus du niveau de la mer, dans un fond de vallée de la région montagneuse d'Edom, à l'est de la vallée de l'Arabah. Partez à la découverte de ses défilés où les grès des roches déchiquetées, façonnés par le vent et le sable, donnent au site son extraordinaire palette de couleurs qui s'étend du jaune au violet en passant par l'orange, le rouge, le vert et le bleu. Allez admirer ses vestiges romains, ses imposants tombeaux creusés, puis sculptés dans la roche des montagnes par les Nabatéens. Ce peuple originaire d'Arabie s'installe à Pétra au Ve siècle avant J.-C., et durant six siècles va tailler dans les rochers plus de sept cents monuments, sur une zone qui s'étend sur plusieurs kilomètres. Vous partirez de Wadi Moussa - nombreux hôtels ! - et rejoindrez Petra. Vous passerez devant les tombeaux de Gaïa, nécropole nabatéenne du village de Wadi Musa. Vous atteindrez ensuite l'entrée du Siq. Le spectacle peut commencer ! Ouvrez grand les yeux ! Le Siq est la voie d'accès principale. C'est sur 1,5 km un spectaculaire défilé entouré de falaises colorées de 100 m de hauteur. Tout le long, vous apercevrez les canalisations creusées dans la roche par les Nabatéens et chargées d'acheminer l'eau de pluie. Le Siq débouche sur le plus célèbre temple de Pétra : le Trésor. Le matin, le soleil éclaire sa façade de 40 m de haut, et le temple apparaît alors éblouissant avec ses diverses influences architecturales. Le défilé s'élargit et la " Rue des Façades " longe d'autres tombeaux plus anciens avant de déboucher sur le théâtre romain. En face se succèdent une série de tombeaux royaux aux dimensions spectaculaires. Après les falaises, vous découvrirez les ruines de la ville basse et le Qasr el-Bint, le seul à ne pas avoir été sculpté dans le roc, et jadis considéré comme le bâtiment religieux le plus important de Pétra. Visitez les musées, le temps de prendre des forces - au restaurant à côté ! - pour attaquer l'excursion au monastère - Deir. L'unique sentier pour y accéder est l'ancienne voie de procession qui présente de superbes points de vue sur les paysages grandioses et sur la ville basse. Après 45 minutes de grimpette et moult escaliers, vous arriverez sur une grande esplanade où apparaît le colossal temple de 45 m de haut, majestueusement sculpté dans une montagne de grès jaune et dont le style rappelle le Trésor - Khazneh. Du monastère, un chemin conduit à un admirable point de vue sur la vallée de Wadi Araba. Le lendemain, par les sentiers de montagne sur les monts de Pétra, vous profiterez non seulement de superbes points de vue mais vous pourrez aussi accéder au " Haut lieu du Sacrifice ", autel destiné aux sacrifices d'animaux, taillé dans le grès sur une énorme plateforme, aux " Obélisques ", à la " Fontaine au Lion ", et puis, par des escaliers vertigineux taillés dans la pierre, à une série d'autres tombeaux remarquables, caractérisés par leurs façades sculptées. La dernière étape sera consacrée à l'ascension du Djebel Haroun, important lieu de pèlerinage, commémorant le souvenir d'Aaron, frère de Moïse. Le massif de grès rouge culmine à 1 396 m d'altitude et est aisément reconnaissable grâce à son sanctuaire du XIIIe siècle, étincelant, qui couronne son principal sommet. Il offre un panorama superbe sur le site de Pétra et sur le Deir.

Le Khazneh (le Trésor) vu du haut lieu du Djebel Al-Khubta.
Le Khazneh (le Trésor) vu du haut lieu du Djebel Al-Khubta.
Kenya et NamibieHaut de page

Si le Kenya fait partie des pays relativement sûrs, il conviendra tout de même d'éviter impérativement certaines zones : la frontière avec le Mali, le Soudan et l'Éthiopie. La consultation des agences locales de voyage est de mise pour éviter de vous retrouver dans des zones interdites et dangereuses. Quelques règles sont à connaître, comme l'interdiction de marcher hors des aires prévues à cet effet dans les parcs nationaux ou d'y passer la nuit.
En Namibie, le camping sauvage est formellement interdit et un permis d'accès peut être exigé pour certaines parties des parcs nationaux.

Les spécialistesHaut de page
Autour du mont LogonotHaut de page

Pays : Kenya - Province de la vallée du Rift

Temps estimé : 2 jours - 20 km - au coeur des parcs

Saison idéale : de janvier à avril et de septembre à décembre

Catégorie : facile

Accès : gare de Longonot

Les géologues l'ont nommé le " volcan endormi "... sa dernière éruption remonte à la moitié du XIXe siècle. Les amateurs de randonnée ne doivent en aucun cas manquer l'ascension du mont Longonot. Ce jeune volcan qui culmine à 2 776 m d'altitude est parfaitement visible depuis l'ancienne route Naïvasha-Nairobi. La montée jusqu'à l'arête du cratère demande 1 heure à peine, un peu raide mais pas franchement difficile avec un dénivelé de 900 m. Il faut ensuite compter entre 2 ou 3 heures pour faire le tour du cratère. Le panorama offert est tout simplement grandiose : vous dominerez toute la vallée du Rift, les lacs de Naïvasha, véritable éden pour amateurs d'oiseaux, et apercevrez l'ancien volcan d'Oldoinyo Nuykaie avec le mont Suswa. Un petit sentier assez périlleux permet de descendre au fond du cratère. Du mont Longonot, vous rejoindrez le parc de Hells Gate - 68 km2 - dont le principal atout est que l'on puisse s'y promener à pied grâce à l'absence de félins. Une balade dans cette savane entre les hautes falaises rouges qui s'élèvent parfois à plus de 120 m de hauteur procure une ivresse magique. Descendez dans le canyon qui mène aux sources chaudes. Observez un troupeau de zèbres, une famille de girafes ou encore de gazelles. D'un promontoire encore, vous pourrez dominer toute la vallée du Rift. Un spectacle hors normes !

Autour d'une station balnéaire au milieu du désertHaut de page

Pays : Namibie - Région Erongo

Temps estimé : 3 jours - 30 km - de Swakopmund à Walvis Bay

Saison idéale : d'octobre à avril

Catégorie : facile

Accès : Swakopmund

La Namibie, une fois et demie la France pour un million huit cent mille habitants, est un pays semi-désertique, celui du silence et de la lumière. Des régions aux paysages contrastés, les dunes du sable du Namib, un des déserts les plus anciens du monde, la savane et des parcs immenses, des plateaux aux couleurs éclatantes et une côte atlantique sauvage, ici même où va démarrer votre itinéraire. La route est étonnante, savane, canyon et brouillard épais à l'arrivée. Cette étape spectaculaire vous conduit vers l'océan à Swakopmund, station balnéaire surréaliste. Tantôt balayée par les vents de sable du Namib, tantôt baignée dans le brouillard côtier, Swakopmund a bien grandi depuis le jour où les Allemands y ont créé un port d'accueil en plein désert, pour décharger les bateaux au mouillage. L'édifice le plus symbolique est le Hohenzollern dominé par un Atlas supportant le monde. Ne manquez pas non plus le Prinzessin Rupprecht Heim, la Woermann Hauss, l'église luthérienne, le tribunal, la gare, la vieille jetée métallique... héritage d'un passé colonial bien marqué. De là, vous rejoindrez Walvis Bay, le grand port en eau profonde de la Namibie, mais aussi grand port de pêche. Au départ de cette ville tranquille, l'excursion vers Sandwitch Harbour est de toute beauté. Tout autour, les nombreux lagons et les plages gigantesques sont restés le paradis des oiseaux. Des milliers de flamands roses, pélicans, cormorans sternes, goélands colorent la surface lisse des eaux. Plus loin, une colossale colonie de phoques vous attend. De Walvis Bay toujours, vous pourrez aussi rejoindre la vallée des Welwitschias, l'une des curiosités botaniques de Namibie, des plus étranges et des plus extraordinaires. Les welwitschias croissent lentement et sont des plantes curieusement apparentées aux pins. Les plus grandes, dont la masse enchevêtrée de feuilles peuvent atteindre 2 m, sont âgées de deux mille ans.

Végétation persistante.
Végétation persistante.

Le Liban étant situé dans une région soumise à des tensions, il convient de se renseigner sur le site du ministère français des Affaires étrangères avant de prévoir un voyage pour cette destination. Il peut être déconseillé de voyager lorsque les conflits s'intensifient aux frontières libanaises... En principe, le circuit proposé ci-après ne présente pas de risques, n'étant pas situé dans une zone de conflit. Il serait dommage de se priver des magnifiques paysages libanais, de l'hospitalité de sa population, de ses saveurs et de son patrimoine. Soyez prudents malgré tout.

Les spécialistesHaut de page
Au pays des CèdresHaut de page

Pays : Liban - Région du mont Liban

Temps estimé : 4 jours - 40 km - de Byblos à Laqlouq

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : moyen

Accès : Byblos

Rares sont les pays mêlant avec autant de bonheur découverte historique et randonnée pédestre. De la mer à la plaine, en passant par les montagnes du Chouf et le mont Liban, les paysages présentent une grande diversité. Et la splendeur culturelle de ce petit pays riche de six mille ans d'histoire est exceptionnelle : Byblos, Baalbek, Tyr... Une ville bien ancrée dans l'Histoire : Jbeil est aujourd'hui l'un des principaux témoins de l'histoire médiévale du Liban. Edifiée en bord de mer, l'ancienne Byblos est un lieu de prédilection, avec son ravissant petit port où s'affairent les pêcheurs qui semblent surgir d'un autre siècle. C'est ici, dans l'une des plus vieilles villes du monde, que démarre votre randonnée. La ville de Byblos fut habitée sans interruption du VIe siècle avant notre ère jusqu'à nos jours. La cité actuelle se compose de la vieille ville, entourée de murs d'enceintes médiévaux, et de la ville moderne, qui s'est progressivement développée vers les montagnes. Port de pêche depuis le néolithique, elle subit de multiples influences, dont de nombreux vestiges sont encore apparents aujourd'hui. La vieille ville s'articule autour du port et de l'immense domaine archéologique, impressionnant tant par sa situation, plongeant dans la mer, que par les huit mille ans d'histoire qui imprègnent les lieux. Vous y pénétrerez par le château des Croisés - XIIe siècle. Se succèdent alors, à titre d'exemples, le temple aux Obélisques - XIX-XVIe siècle avant notre ère -, des fondations de maisons datant de 3200 à 2000 avant J.-C., une nécropole royale ainsi qu'un ensemble de sarcophages. Sorti du domaine archéologique, le vieux Jbeil offre un exemple exceptionnel d'architecture traditionnelle totalement préservée et, il faut le dire, magnifiquement entretenue. Ses charmantes ruelles, toutes de pierres ocre, invitent à de longues promenades au cours desquelles les églises, dont Saint-Jean-des-Croisés, chapelles et demeures valent bien le détour. Quittez la cité, longez la côte jusqu'à Nahr Ibrahim et remontez le célèbre et légendaire fleuve par la large vallée boisée à la végétation luxuriante. A quelques encablures de l'embouchure, vous franchirez un joli pont arabe. Vous traverserez quelques hameaux typiques, dominés ici et là par les vestiges impressionnants d'une citadelle, d'un temple romain. Ailleurs, les piliers de l'aqueduc romain qui captait l'eau pour l'acheminer à Byblos. A la hauteur d'Adonis, la vallée se rétrécie. Les gorges sont sauvages et superbes jusqu'à Janne. Vous quitterez la vallée pour rejoindre le village de Quartaba, de là commence l'ascension du mont Liban jusqu'à Laqlouq. Scintillement... d'où son nom Laqlouq, aux neiges presque éternelles. Situé à une altitude avoisinant les 2 000 m, Laqlouq est un lieu privilégié. Ses rochers aux formes étranges, ses dizaines de sources où l'eau glacée coule à flot, ses cultures en terrasses semblant rejoindre le ciel, ses centaines de petits lacs collinaires, ses nombreux hameaux en font une autre merveille du mont Liban à découvrir. Le panorama sur le versant est de la chaîne de montagnes et sa côte méditerranéenne est tout simplement somptueux !

MadagascarHaut de page
Les spécialistesHaut de page
Surveillance santé

En raison des récents cas de peste réapparus à Madagascar, il est recommandé aux voyageurs d'être attentifs au moindre signe de la maladie et de consulter immédiatement en cas de symptôme.

Le monde extraordinaire d'AnkaranaHaut de page

Pays : Madagascar - Province de Diego Suarez

Temps estimé : 3 jours - environ 40 km - au coeur du parc

Saison idéale : de mai à décembre

Catégorie : moyen

Accès : Ambilobe

Un paysage fait de Tsingy, pics rocheux calcaires tranchants dressés vers le ciel, sculptés par l'érosion, et constituant par endroit de véritables labyrinthes, des grottes, des rivières souterraines, le plus long réseau d'eaux souterraines d'Afrique, comportant une faune exceptionnelle, et des canyons qui s'étendent au milieu d'une forêt tantôt sèche, tantôt très verte. Si vous séjournez au camp d'Anilotra, le meilleur emplacement de Tsingy se situe à environ 2 heures de marche sur un terrain pas toujours facile. Vous passerez à proximité du merveilleux lac de cratère nommé lac Vert. Une excursion absolument magnifique qui prend la journée. Des passerelles en planches vous permettront d'admirer les étendues à perte de vue de Tsingy. Vous observerez d'étranges plantes grasses qui semblent pousser à même la roche calcaire. Fascinante aussi la visite des grottes, creusées par les cours d'eau souterrains, permet de voir onze de celles-ci répertoriées. Certaines renferment des sépultures royales et revêtent le caractère sacré de lieux de culte. Dans les galeries, des stalactites et stalagmites se sont développées, donnant naissance à des colonnes, des coraux de grottes et autres draperies de calcite. Superbe ! Au départ du camp d'Andrafiabe, il vous sera possible d'explorer les dédales des immenses couloirs des cavernes du même nom. En milieu de parcours, vous déboucherez sur un canyon spectaculaire. A l'extrémité sud de la réserve, vous trouverez les grottes à crocodiles et aux chauves-souris. Encore du fabuleux ! Le bord nord de la réserve, quant à lui, présente un paysage volcanique, ponctué de nombreux cônes stromboliens. La visite du point de vue d'Ambohimalaza, au sommet du volcan, s'impose !

Terre rouge et aride du nord de Madagascar, près de Antsiranana
Terre rouge et aride du nord de Madagascar, près de Antsiranana
L'incontournable OuarzazateHaut de page

Pays : Maroc - Région Guelmim Es-Smara

Temps estimé : 6 jours - environ 110 km - d'Ouarzazate à Zagora

Saison idéale : d'avril à mai et de septembre à octobre

Catégorie : facile

Accès : Ouarzazate

Ah ! Le Maroc... une mosaïque de paysages irrésistibles et si diversifiés que l'on a peine à choisir. Terre de randonnées mythiques, vous serez comblé. Ce bel et long itinéraire vous laissera admirer plusieurs facettes de ce fabuleux pays qui, espérons-le, conservera son authenticité. A partir d'Ouarzazate, toutes les routes et chemins empruntés mènent aux merveilles du sud marocain. Ville étape incontournable, vous y visiterez la kasbah de Taourirt au décor incomparable. Remarquable ensemble de bâtiments en pisé ocre, cette ancienne résidence du pacha Glaoui a été parfaitement rénovée dans les règles de l'art. Trésor vivant, c'est l'un des endroits où l'on peut admirer la richesse de l'artisanat local. A quelques pas, les enfants adoreront visiter les décors d'Astérix et Obélix. Ne quittez pas Ouarzazate sans vous rendre au ksar d'Aït Benhaddou, somptueux village avec son dédale de ruelles en pisé, avant-goût de la fameuse route des mille kasbahs. L'impressionnante forteresse bénéficie d'une éblouissante vue sur la palmeraie, le reg et l'Atlas. En reprenant la direction du sud-est, vous atteindrez Agdz, sa citadelle et son fortin. Après une belle route jusqu'ici aux aspects désertiques, s'ouvre la vallée du Draâ, laissant place à une succession d'oasis rapprochées jusqu'à Zagora. Découvrez, dans cet environnement préservé, leur vie immuable. Ne manquez pas le village d'Amezrou et, pour les plus courageux, Tamgrout et sa prestigieuse bibliothèque coranique. Sur cette traînée verte, posée là pour le plaisir de la vie, s'étalent des villages de couleur ocre, des palmeraies bruissantes, des jardins aux senteurs de menthe, des ombres fraîches qui font oublier la dureté du Sud. Mais encerclant ce paradis, le désert ne se laisse pourtant pas oublier, comme s'il avait la volonté, en imposant le sable de ses dunes, de rendre plus poignante encore la déchirure verte du Draâ.

Aït Ben Haddou.
Aït Ben Haddou.
Au cœur des villages berbèresHaut de page

Pays : Maroc, région Marrakech-Tensift-El-Haouz

Temps estimé : 5 jours (environ 70 km), de Marrakech à Ardouz

Saison idéale : de mai à octobre

Catégorie : facile

Accès : Marrakech

Au pied des montagnes de l'Atlas... Marrakech, la perle du Sud. Avant de vous offrir quelques jours d'immersion totale dans l'intimité des villages du Haut Atlas, prenez le temps de flâner dans la ville rouge. A quelques kilomètres de là, un autre univers vous attend. Vous cheminerez sur les sentiers en balcon taillés dans le massif, entre les champs d'orge et de blé en terrasses, tout en partant à la rencontre des berbères vous contant leur vie pastorale. Point de départ Ait Zitoun, aux confins de la plaine du Haouz, un tout petit village dont les olives font la richesse. En montant en direction de Tizgui, un magnifique panorama sur la plaine du Haouz et la région d'Amizmiz s'offre au regard. Au pied du col d'Ait Ahmad, admirez les cultures en terrasses et les villages à flanc de montagnes. En rejoignant Ait Ahmad, à 1 200 m d'altitude, vous pénétrerez un village plus minéral. Remarquez les maisons faites de terre et de pierres trouvées sur place. Ici encore, une agriculture méthodique procure au village fruits, céréales et légumes. Pour découvrir la vie quotidienne des villages, les cultures traditionnelles, la vie pastorale, les travaux des femmes, il est intéressant de monter sur la rive gauche de l'oued Amizmiz. Imi n'Tala est le plus important des villages berbères traversés jusqu'ici. Construit à flanc de montagne, il offre une belle vue. Ses habitants vous conteront, à coup sûr, le rite de la pluie. Sur les hauteurs du village, il y a un rocher rouge au pied duquel sourd une grosse source dont les eaux forment l'oued d'Amizmiz et servent à irriguer les petits champs en bordure de l'oued et les jardins de la vallée. La randonnée se termine à Ardouz après avoir traversé les villages de pierre et de terre de Tnirt et Anerni, en frôlant les 1 700 m d'altitude. Une belle échappée empreinte d'authenticité, de simplicité et de convivialité.

MauritanieHaut de page

Cette destination n'est pas anodine. Il est fortement déconseillé de s'y rendre seul. Faites appel à un spécialiste. Partez en groupe avec une agence bien implantée localement. Vous pouvez faire des périples en quad dans le désert. Il s'agit ici d'écotourisme et de soutient à la population locale. Les randonnées à pied doivent être effectuées avec un guide.

Là où le désert se jette dans l'OcéanHaut de page

Pays : Mauritanie - Région de Dakhlet Nouhadibou

Temps estimé : 4 jours - 60 km - d'Arkeïs à Tessot

Saison idéale : d'octobre à mars

Catégorie : facile

Accès : Arkeïs

Le parc national du Banc d'Arguin et son fantastique écosystème offrent des conditions idéales pour qu'apparaisse et perdure une richesse halieutique exceptionnelle. Réserve nationale classée par l'Unesco, il s'étend sur 12 000 km2, entre domaines maritime et terrestre, du cap Minou au cap Timris. Vous découvrirez, même dans sa partie désertique, des paysages étonnamment variés, sables durs, grandes dunes, dunes éoliennes, sebkhas, mangroves, milieux vaseux, chenaux... Autre phénomène remarquable : l'upwelling. Par la remontée d'eau froide des profondeurs due au vent, c'est une véritable éclosion de la vie subaquatique qui a lieu, les eaux du parc devenant alors un énorme garde-manger pour l'ensemble de la chaîne alimentaire. Autant d'éléments qui favorisent une vie animale et végétale unique. Seuls les Imraguen qui occupent huit villages répartis le long de la côte sont autorisés à pêcher dans l'enceinte du parc, à pied, à l'aide de filets ou à partir de lanches à voile latine. Une rencontre que vous ne manquerez certainement pas ! Une des autres vitrines du parc, les oiseaux. Plus de deux millions d'oiseaux migrateurs s'arrêtent dans le parc et viennent côtoyer cormorans, sternes, goélands, hérons gris, aigrettes, flamants roses et spatules. A marée basse, les crabes envahissent l'estran par million... Le cap Tafarit, dominant l'océan, vous offrira une vue à 180° sur l'Atlantique. Du cap Tagarit et sa nature sauvage entre dunes et falaises, vous pourrez peut-être apercevoir des épaulards. Vous traverserez le charmant village de Ten-Alloul. Ne manquez pas une sortie en lanche à Iwik ou Tessot en compagnie d'un agent du parc, indispensable pour comprendre le fonctionnement d'un écosystème si particulier. Les plus courageux rejoindront Nouakchott à marée basse par la plage. Inoubliable !

Vous êtes un amoureux du Sahara ? Le Tchad vous séduira. Région encore vierge de tourisme, il vous faudra une agence expérimentée pour organiser votre séjour, mais aussi être vigilant quant à l'actualité géopolitique et sanitaire. En raison du contexte sécuritaire, certaines zones sont sujettes à des consignes de déplacement voire d'évitement. La région du Lac Tchad et la capitale N'Djamena, notamment dans ses lieux les plus fréquentés, sont formellement déconseillés par France Diplomatie.

Citadelles du BorkouHaut de page

Pays : Tchad - Tassili du Borkou

Temps estimé : 6 jours

Saison idéale : de décembre à mars

Catégorie : moyen

Accès : Kaorchi

A l'ouest de Faya-Largeau, les Tassilis de Borkou abritent une étonnante succession de citadelles de grès érigées comme des sentinelles sur le sable. C'est le pays des Toubous, fiers pasteurs nomades. Vous découvrez un univers de sable et de grès totalement envoûtant. Mieux vaut être accompagné d'un guide qui vous aidera à suivre votre chemin et de chameaux qui porteront vos bagages. Lorsque la nuit tombe et que vous installez le camp avec bivouac sous les étoiles dans un hamac, à l'abri des rochers, c'est vraiment le paradis.

Vous partez à l'ascension du plateau gréseux bordé de tassilis afin de rejoindre la piste de Yarda. Vous traversez la plaine parsemée d'alfa, l'herbe à chameau, et traversée de longs cordons de dunes et de barkhanes (dunes en croissant) avant d'arriver dans une zone de chaos rocheux qui abritait des villages comme en témoignent les peintures qui relatent des épopées guerrières. Cap au nord toujours où vous traversez de nouvelles plaines sableuses, coupées elles aussi de barkhanes avant d'atteindre la palmeraie d'Horom. Oasis bienvenue. Vous vous trouvez au pied de la citadelle de Tega, une formation rocheuse exceptionnelle, enroulée autour d'un cirque percé de deux arches monumentales. Vous montez sur une dune qui vous permet d'admirer ce Monument Valley tchadien. Vous enchaînez les passages entre citadelles de grès, plaines sableuses, campements et palmeraies, vous êtes dans le coeur du Borkou Yala. À Orrori, les dunes montent à l'assaut des plateaux où vous contemplez les vestiges du passé : meules, tessons de poterie...

Vous visitez les lacs et salines d'Oroudi d'où les femmes extraient le natron (bicarbonate de soude), qui sera ensuite exporté par les caravanes. Vous longez enfin l'épine dorsale qui descend directement du volcan Emi Koussi et son cortège de paysages sahariens à couper le souffle, visitant au passage des peintures et de gravures rupestres avant de rejoindre le massif ensablé de Dowi.

Grande traversée de l'EnnediHaut de page

Pays : Tchad - Ennedi

Temps estimé : 10 jours

Saison idéale : d'octobre à mars

Catégorie : moyen

Accès : Guelta d'Archei

D'entrée, la Guelta d'Archei est un grand moment de la découverte de l'Ennedi. Au fond d'un profond canyon, vous assistez au spectacle magique de dizaines, voire de centaines, de dromadaires venus s'abreuver et se baigner en blatérant pendant que les chameliers se mettent à l'ombre d'un acacia pour jouer aux dames avec... les crottes de leurs animaux.
L'Ennedi est le joyau du nord du Tchad, un impressionnant massif de grès ocre... Vous découvrez un univers hors du temps et sauvage qui a le bon goût de vous émerveiller, de vous apaiser et de vous ressourcer tout à la fois. Ce massif offre une physionomie singulière faite d'un étonnant enchevêtrement de roches labyrinthiques de grès, érodées par le vent et le sable. Une lente sculpture naturelle aux formes étranges et envoûtantes que l'on ne se lasse pas d'observer. 
Arrivé dans ce massif préservé, on ressent immédiatement une certaine quiétude sahélienne, différente de ce que l'on éprouve dans l'immensité dunaire du Sahara. L'atmosphère est bienveillante et chaleureuse. Forêt d'aiguilles gréseuses plantées dans les dunes, labyrinthes d'érosions ruiniformes, grandes gueltas, véritables réservoirs salvateurs lovés aux creux des plateaux arides ou au fond de vertigineux canyons, faunes et flores endémiques, peintures rupestres organisées en immenses fresques, vallées de sable blanc ponctuées de tamaris séculaires, campements nomades, rencontres furtives avec des bergers de montagne... Cette grande traversée promet bien des émerveillements. Vous remontez les sables du Wadi Aroué comme on remonte le Nil, pour découvrir les sources d'Archei à travers les plateaux arides et sauvages du massif de l'Ennedi. Le parcours est ponctué de points d'eau, marmites géantes, bassins de pierres, fonds de canyons inondés, majestueux ou secrets, pour arriver à Maya le canyon rouge à la végétation inextricable, peuplé de mouflons et de singes.
Après la visite de la Guelta d'Archei, vous partez pour les fresques de Mandaguili et une nuit de bivouac au creux du labyrinthe d'Ohio. Vous vous trouvez dans l'une des merveilles de l'Ennedi !
Vous continuez votre remontée vers le nord pour découvrir, au pied d'une dune, le labyrinthe de Chilio, autre merveille géomorphologique, véritable feu d'artifice de formes et d'érosion. Devant vous le plateau s'impose. Vous pénétrez dans cette citadelle méconnue qu'est le centre de l'Ennedi. Nuit en bivouac à Herero.
Dans l'aridité du plateau, suivant des pistes connues seulement par quelques chameliers, vous vous enfoncez dans ces vastes plaines caillouteuses où même le souvenir de l'eau s'efface. Puis dans un creux, une faille s'ouvre sur un canyon puis sur la marmite géante d'Okinga. La vallée d'Hélio vous conduit vers sa belle guelta ou vous installez votre bivouac.
Vous passez ensuite des plaines sableuses occupées par seulement quelques acacias rabougris. C'est le domaine des bouquetins, des percnoptères et du légendaire Molouhour (loup-hyène-lycanthrope). De vastes espaces de grès explosés qui débouchent finalement sur un immense canyon rouge occupé par un fouillis végétal inextricable. Vous êtes à Maya, aux sources d'Archei ! Accueilli par une cohorte de singes et quelques dattiers qui se balancent à mi-falaise comme retenus par des fils invisibles, les sources d'une eau claire et fraîche vous apparaissent comme un nouveau miracle de la nature !
Vous redescendez le cours de cette rivière improbable au milieu de gros galets ronds, en sautant de pierre en pierre. Une succession de gueltas plus magiques les unes que les autres ponctuent le parcours. La guelta aux tamaris, celle aux autruches et celle à la panthère vous conduisent à Dobou et aux sables immaculés du Wadi Aroué. Vous bivouaquez sous des tamaris centenaires. Vous apprécierez la blanche vallée d'Aroué, sinueuse et bordée de massifs gréseux décorés de peintures. Au milieu d'acacias et de tamaris, vous progressez de campement en campement pour gagner la guelta de Touboucou, dominant Archei avec une très belle vue du plateau sur la guelta.
Vous contournez le massif par l'ouest pour Ou Mina et sa forêt de pics érodés aussi appelée l'île de Pâques.
A travers les marches qui descendent vers Archei, vous traversez Chinkendéré et retrouvez les abords de la guelta. La boucle est bouclée...

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