Le guide : RANDONNÉES À PIED : Europe

Europe

Via Dinarica : la Via Alpina des Balkans

Via Dinarica est un réseau de trois grands sentiers de randonnée qui relient les pays des Balkans occidentaux, parallèlement à la mer Adriatique. L'itinéraire se séploie du nord au sud en traversant la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Monténégro, l'Albanie, le Kosovo et la Macédoine. Ce nouvel itinéraire alpin prend modèle sur le réseau Via Alpina, qui traverse l'Europe occidentale et relie les huit pays alpins. L'objectif de la Via Dinarica est similaire : un chemin qui traverse les frontières et donne aux randonneurs et aux voyageurs un moyen simple de découvrir les plus hauts sommets de la région, des cultures anciennes, des offres gastronomiques, et des possibilités d'aventures et de voyages. Pour les touristes et les randonneurs, c'est tout à la fois un corridor culturel et un sentier de randonnée. Cette offre touristique s'inscrit dans une démarche de développement durable et d'écotourisme.
L'initiative Via Dinarica a commencé à prendre forme en 2008. En 2010, les premières connexions transfrontalières se sont développées avec la création des itinéraires balisés et des topo-guides pour la portion entre le parc national de Sutjeska, en Bosnie-Herzégovine, et le parc national de Durmitor, au Monténégro. En 2013, l'ensemble du parcours a été expérimenté, grâce à la collaboration d'un randonneur et d'un photographe qui ont emprunté ce sentier dans un souci de promotion. En 2014, le magazine américain Outside a nommé Via Dinarica le meilleur nouveau sentier de l'année. Aujourd'hui, l'expérimentation a fait place à la réalisation concrétisée par la création de l'Alliance Via Dinarica (via-dinarica.org). L'Alliance est un groupe de voyagistes spécialisés dans le tourisme de plein air et la randonnée, qui représente l'ensemble des pays de la région des Alpes dinariques. Les opérateurs ont une double mission. Baliser et pérenniser l'itinéraire en impliquant les locaux et fournir des informations détaillées, y compris sur les endroits où manger et où trouver les endroits culturels authentiques de la région. Avantage de cette formule made in Balkans : chacun des tour-opérateurs partenaires de la Via (un par pays traversé) propose des prix beaucoup plus raisonnables que dans la plupart des autres régions d'Europe. Les offres touristiques s'adressent à des groupes mais aussi aux randonneurs individuels. Il est possible de faire la totalité de la Via (mais il faut prévoir plusieurs semaines !) ou choisir quelques étapes seulement ; vous reviendrez faire les autres l'année d'après ! Toutefois, bien que la majeure partie du parcours soit balisé, il y a des sections où il est essentiel d'avoir un guide. Cela vaut notamment pour des pays comme la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo ou encore la Macédoine. Ces trois pays sont complètement sûrs et disposent des conditions idéales pour la randonnée, mais certains sentiers de randonnée doivent encore être balisés. Et, bien que les voyageurs ne soient jamais en danger sur les sentiers de la Via, il est nécessaire de mentionner la présence de mines en Bosnie-Herzégovine et dans certains sites de Croatie.

La Macédoine offre un parcours d'altitude (essentiellement au-dessus de 2 000 m) qui intègre le Golem Korab, le plus haut sommet le long de la Via Dinarica, culminant à 2764 m d'altitude. Un parcours magnifique ponctué de lacs de montagne. Le Kosovo, où se situent les montagnes voisines, est également traversé par la Via Dinarica ; c'est une région très vivante où l'homme vit toujours en altitude et où perdurent les traditions religieuses et sociales. Ici, les bergers sont souvent encore nomades. La Bosnie-Herzégovine se trouve au coeur des Balkans et de la Via Dinarica. La randonnée permet la découverte du parc national de Una, des massifs Črvsnica et de Prenj, surnommé l'Himalaya bosnien. Ensuite, le sentier se dirige alors vers l'est en direction de la montagne Bjelašnica, juste au sud de Sarajevo, capitale du pays. Le massif a été le site des Jeux olympiques d'hiver de 1984 et on y trouve aussi Lukomir, plus haut village du pays où les bergers vivent encore comme autrefois. La partie sud-est de la Via Dinarica bosnienne conduit les randonneurs dans le parc national de Sutjeska, qui borde le Monténégro.
Il y a trois itinéraires principaux sur la Via Dinarica :

L'itinéraire Blanc traverse le milieu des Balkans occidentaux et suit la crête des montagnes dinariques, avec quelques tangentes. Vous traversez la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l'Albanie, le Kosovo et la Macédoine.

Les deux autres viennent d'être finalisés, il s'agit de l'itinéraire Bleu, suivant au plus près la côte Adriatique, et de l'itinéraire Vert, qui longe la partie extrême-orientale des Balkans occidentaux.

Les spécialistesHaut de page
Et aussi dans les Balkans…

Traversés par la via Dinarica, le Kosovo et la Macédoine offrent des paysages à couper le souffle et une nature encore vierge.

Le spécialiste du Kosovo : RUGOVA EXPERIENCE (rugovatour@gmail.com - www.rugovaexperience.org)

Le spécialiste de la Macédoine : MACEDONIA EXPERIENCE (info@macedoniaexperience.com - www.macedoniaexperience.com)


Si vous allez en Bosnie-Herzégovine, n'hésitez pas à découvrir ses paysages sauvages et naturels !

Le spécialiste de la Bosnie-Herzégovine : GREEN VISIONS ECOTOURS (sarajevo@greenvisions.ba - www.greenvisions.ba)

À travers les parcs nationaux Theth et ValbonaHaut de page

Pays : Albanie

Temps estimé : 6 à 9h de marche par jour, pendant 7 jours

Saisons idéales : de fin mai à début octobre

Catégorie : de moyen jusqu'à expert, pour certains passages

Accès : plusieurs points d'accès possible pour rejoindre la via Dinarica depuis l'Albanie, Shkoder, Lepush, Puka, Theth et Valbone. Un tronçon d'altitude sur la Via Dinarica longe les montagnes Prokletije situé au nord-est de l'Albanie, en traversant deux parcs nationaux : Theth (26 km2 dont l'origine remonte à 1966) et Valbona (80 km2, créé en 1996). Deux sites incontournables pour les randonneurs visitant les Balkans. Randonner à travers les Alpes albanaises est un enchantement et l'Albanie est l'un des pays les plus attachants et les plus remarquables de la région, par sa biodiversité et sa diversité de paysages et de sentiers. Vous empruntez des sentiers bien balisés et entretenus à une altitude moyenne de 2 000 mètres, et des passages allant jusqu'à 2 642 m (mont Jezerca). La région compte quelques 2 000 espèces de plantes, dont beaucoup sont rares et dont certaines sont même endémiques. Les parcs naturels albanais abritent des loups, des renards, des lynx, des sangliers et des cerfs. Vous bivouaquez chez l'habitant pour un tarif très raisonnable. Les résidents et parfois même des bergers nomades assurent logement, dîner et petit déjeuner.

Danger... Cannabis !

Si votre randonnée vous mène à proximité d'un champ de cannabis, France Diplomatie vous recommande impérativement de ne surtout pas prendre de photographies des parcelles. En effet, les gardiens observant les passages pourraient se méprendre sur vos intentions. Ne vous attardez pas aux abords de ces champs et, bien sûr, ne cueillez pas les plants !

Bosnie-HerzégovineHaut de page

Tentez en Bosnie Herzégovine, la randonnée dans les montagnes de Bjelašnica toutes proches de Sarajevo, seuls ou accompagnés. Là, tout est possible ; la randonnée en altitude à la recherche de nécropoles médiévales ou bien à la découverte d'un des plus vieux villages de Bosnie, sans route, le village de Lukomir. Ces randonnées faites de sentiers et de passerelles en bois, permettent d'avoir de magnifiques points de vue et sont aussi possibles en VTT. Les canyons de la Neretva entre Sarajevo et Mostar ou bien le canyon de la Vrbas entre Jajce et Banja Luka sont, parmi d'autres, des promenades grandioses.
Les lacs innombrables, souvent en altitude, peuvent, à eux seuls, vous donner le prétexte à un grand tour du pays. Citons deux lacs aux antipodes l'un de l'autre : le lac de Modrac, près de Tuzla, très grand lac artificiel, lieu de détente par excellence et le lac de Boraško, dans la haute Neretva. Vous y accédez au départ de Konjić, entre Sarajevo et Mostar. Dans un cirque naturel, ce petit lac vous plonge dans un univers mystérieux et tellement sauvage que l'Europe vous semblera lointaine, vous aurez l'impression d'être seul au monde... Si vous allez en Bosnie-Herzégovine, n'hésitez pas à découvrir ses paysages sauvages et naturels !

Dans la région de PaphosHaut de page

Pays : Chypre

Temps estimé : 2 jours - 30 km -, de Mesoyi à Kouklia

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Mesoyi

Chypre fut tout au long de son histoire l'objet de convoitise par bon nombre d'empires. Temples, forteresses, églises et mosquées sont les témoins silencieux de ce passé tumultueux. Leur visite vous mène à la rencontre de personnages pittoresques. Des montagnes de Troodos aux plages de Pafos en passant par les Bains d'Aphrodite, vous découvrirez cette île sous ses plus beaux aspects.

Moins connue des touristes, la partie montagneuse de Chypre constitue pourtant l'un de ses attraits majeurs. Le massif du Troodos dissimule, en ses flancs tapissés de pins d'Alep et de cèdres gris-bleus, une kyrielle de chapelles byzantines érigées pendant les périodes d'occupation arabe, franche et ottomane. Sur ses contreforts et par le pittoresque village de Mesoyi, vous rejoindrez le monastère d'Ayios Néophytos et ses célèbres grottes creusées pendant plus de soixante-cinq ans par un ermite qui les recouvra de splendides fresques ! A voir absolument ! Descendez vers la côte. Protégé par un beau fort ottoman, le petit port de pêche, égayé par de nombreuses terrasses de cafés et de tavernes, participe au charme de Paphos, cité balnéaire classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Ici passé et présent se confondent pour contribuer à l'enchantement du visiteur. C'est dans la vieille ville que vous admirerez les célèbres mosaïques de Paphos. Découvertes par hasard en 1962, elles comptent parmi les plus belles de Méditerranée, notamment celles mises au jour dans les maisons de Dionysos, d'Aïon et de Thésée. A la sortie de la cité antique, faites une halte aux tombeaux des Rois, une vaste nécropole creusée à l'époque ptolémaïque au bord d'un promontoire rocheux qui domine la mer. Ce site sauvage à souhait et le panorama offert méritent une halte contemplative. Située à l'ouest de l'île, Paphos permet de partir à la découverte de nombreux sites naturels à proximité. Amateurs de plages, vous trouverez votre bonheur le long de la magnifique baie et plage de sable blond de Coral Bay et Polis. A quelques kilomètres à l'est de Paphos, la beauté du site de Pétra Tou Romiou mérite que l'on s'y arrête. C'est là, près des falaises crayeuses qui tombent à pic dans la Méditerranée que, selon la légende locale, la déesse Aphrodite serait née en jaillissant des flots d'un bleu azuréen. L'un des plus beaux lieux de Chypre !

Le rocher d'Aphrodite à Petra tou Romiou.
Le rocher d'Aphrodite à Petra tou Romiou.
La côte dalmateHaut de page

Pays : Croatie

Temps estimé : 2 jours - 28 km -, de Trogir à Split

Saisons idéales : été, printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Trogir

La côte dalmate, un lieu d'exception, une destination mythique au découpage si particulier. Des îles à perte de vue, petites ou grandes, de récifs ou de falaises, boisées ou karstiques, peuplées ou non, abritant des monuments historiques ou des parcs nationaux, entourées d'une mer d'une transparence vertigineuse et qui est la mieux préservée et la plus diversifiée en écosystèmes méditerranéens. Ici et dans les terres, la culture est omniprésente à chaque coin de rue. C'est en effet sur cette terre dalmate, plus qu'ailleurs en Croatie, que se sont enracinées les civilisations à travers les siècles, laissant sur leurs passages monuments de l'Antiquité romaine, reliques de la première époque byzantine, vestiges de l'époque préromane, puis romane, empreintes gothiques, constructions Renaissance...

Pour un aperçu fidèle de cette Dalmatie côtière, rien de mieux que de partir à sa découverte. Le plus difficile est de choisir l'itinéraire ! Alors partons de Trogir - protégé par l'Unesco - avec ses nombreux monuments culturels et son centre architectural médiéval. A ses belles églises romanes s'ajoutent de remarquables édifices Renaissance et baroques de la période vénitienne. Vous traverserez ensuite les sept villages fortifiés de la baie des Châteaux, Kastel Stafilic, Kastel Novi, Kastel Stari, Kastela, Kastel Kambelovac, Kastel Gomilica et, pour terminer, Kastel Sucurac. Ce chemin côtier dévoile peu à peu Split, inscrite au patrimoine de l'Unesco. Capitale régionale et deuxième plus grande ville de Croatie, elle fut fondée par l'empereur romain Dioclétien qui fit édifier son palais en bord de mer, loin des intrigues de Salona, l'ancienne capitale dalmate de l'époque romaine - aujourd'hui Solin, dont on visite les vestiges. Ce palais qui porte son nom est une sorte de musée à ciel ouvert de 30 000 m2  ! - où les passants, les résidents et les touristes déambulent dans ces enceintes qui ont accumulé les traces des époques traversées. Dans chaque recoin de l'ancien palais, les découvertes ne se tarissent point, aujourd'hui encore.

En face de Split, deux îles valent assurément une halte. La première est Brac, réputée pour ses carrières de pierres blanches, ayant servi à la construction du palais de Dioclétien - mais aussi de la Maison-Blanche à Washington... Sa plage de galets de " Zlatni Rat " - près du superbe village de Bol -, sur une avancée de terre en forme de pointe, fait le bonheur des baigneurs. Plus au sud et passée l'île de Hvar, arrêtons-nous sur Korcula, île dont serait originaire Marco Polo et qui détient avec la ville de Korcula un chef-d'oeuvre admirablement conservé du brassage des civilisations en Méditerranée. On y décèle des présences grecque, romaine, illyrienne, croate et vénitienne.

Pour les assoiffés de merveilles, il vous suffira de prolonger le périple sur Malarska, puis Dubrovnik, la merveilleuse.

Ville de Split.
Ville de Split.
Les lacs du parc national de PlitvičkaHaut de page

Pays : Croatie

Temps estimé : 2 jours - 18 km

Saisons idéales : été, printemps

Catégorie : moyen

Accès : villages de Plitvicka Jezera

Des curiosités naturelles parmi les plus belles d'Europe au sein d'une région montagneuse et forestière... Le parc national des lacs de Plitvicka, remarquablement organisé - patrimoine mondial de l'Unesco -, se situe à mi-chemin entre les villes de Zagreb et de Zadar au coeur d'un plateau karstique. D'une superficie de 295 km2, il comprend non seulement un ensemble magnifique de seize grands lacs, mais aussi la forêt environnante où naît la rivière Korana. De nombreuses espèces animales - dont le loup et l'ours brun - et végétales rares y ont élu domicile.

Avant le départ, imaginez ce qui vous attend. Tel un champagne dégringolant d'une pyramide de verres en cristal, seize lacs en gradins se jettent les uns dans les autres en enjambant des travertins d'algues et de mousses sédimentaires. Grandes et petites cascades se partagent ce petit paradis. Le spectacle est tel qu'il attire et suscite l'admiration des touristes dont certains vont même jusqu'à se marier sous les chutes ! Tout au long du parc, 18  km de fines passerelles en bois permettent d'enjamber le chapelet de mares et de lacs - supérieurs et inférieurs -, et de rejoindre les sentiers de terre en passant au plus près des barrières naturelles formées par le temps. Les lacs dits " supérieurs " culminent à plus de 600 m au-dessus du niveau de la mer. Jusqu'au sommet, les eaux cristallines sont d'un bleu-vert incomparable. Partout, des milliers de truites grosses comme des carpes, de touffus bosquets de nénuphars et de végétation marécageuse. L'eau ruisselle, ravine, tombe en trombe, s'engouffre dans le moindre méandre. Chaque cascade est un spectacle sans cesse renouvelé. Après quelques heures de marche, se dessine le lac Proscanska, le plus élevé de la chaîne, l'un des plus grands - 68 hectares - et des plus profonds. En forme de demi-lune, il reçoit les eaux de la petite rivière Matica et s'allonge sur 3 km entre les hauteurs couvertes de forêts, de résineux et de feuillus. Parmi les autres lacs, le Galovac, réputé le plus magnifique, nourri par trois lacs supérieurs en cascades largement déployées, formant, au passage, des bassins. Au-dessus, le Batinovac bordé de hêtres et dont le petit sentier vous conduira au hameau de Labudovac. L'Okrugljac hérite de deux fortes chutes et surplombe une série de petits lacs. Les Burgete regroupent trois petits bassins aux eaux tumultueuses. Le grand Kozjak - central -, avec au milieu une petite île ovale constituée de travertin. Ici, commencent les lacs dits " inférieurs ", encastrés dans un profond canyon. Le Milanova est réputé pour ses eaux aux couleurs changeantes. Avec le Koluderovac, on aborde le karst. Autre perle, le Novakovica. Latéralement, la rivière Plitvicka dégringole d'un amphithéâtre minéral tel un mini-Niagara haut de 70 m ! Quittez les berges pour vous enfoncer prudemment dans une série d'inquiétantes grottes sombres et d'entrelacs de galeries aux concrétions pierreuses et stalactites potelées. En escaladant d'interminables escaliers de pierre, vous profiterez aussi de superbes panoramas.

Les lacs du parc de Plitvice.
Les lacs du parc de Plitvice.
L'île de la GomeraHaut de page

Pays : Espagne - Province Santa Cruz de Ténérife

Temps estimé : 4 jours - 65 km - boucle à partir de San Sebastian

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : moyen

Accès : par bateau depuis Ténérife

Paradis des randonneurs et des amoureux de la nature... Après El Hierro, la Gomera, encore peu habitée, est la plus petite île de l'archipel des Canaries, avec une surface de 372 km2, dont 10 % couverts par le parc national de Garajonay, déclaré patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Epargnée par le tourisme de masse, elle est restée mystérieuse, avec son contraste entre la côte sud aride et les gorges profondes du nord arrosées par les alizés. Ici vous attendent des rivières de lave, des oasis parsemées de palmiers et de maisonnettes blanches, la laurisilva - forêt de lauriers sylvestres - et les criques uniquement accessibles à pied ou en bateau... Ceinte de falaises escarpées, l'île, vivant principalement d'agriculture, ressemble de loin à une véritable place forte. Autour de son point culminant Garajonay - 1 487 m -, rayonnent une trentaine de profondes barranos - gorges profondes - qui se jettent dans la mer entre les falaises verticales. Sa côte nord est humide et fertile soumise à l'action des alizés. La côte sud est chaude à souhait. Les nuages sont souvent si nombreux que le nord et le centre de l'île sont plongés sous un brouillard épais, accompagné d'une bruine qui entretient une végétation luxuriante.

Point de départ de cette belle randonnée, San Sebastian avec l'iglesia de la Asuncion, ici même où Christophe Colomb entendit la messe avant de s'embarquer pour l'Amérique et la Torre del Conde. Puis grimpez par les flancs des gorges jusqu'à la forêt de El Cedro, la plus belle et la plus étendue des forêts de lauriers des Canaries. Faites un crochet par Hermiga. Approvisionnée toute l'année par le Rio del Cedro, elle est située dans la vallée la plus riche en eau de la Gomera. Visitez son iglesia de Santo Domingo de Guzman ainsi que le couvent du même nom. Dans ses environs les rochers Roques de Sant Pedro, la cascade d'El Chorro et la réserve naturelle de Majona. Par une belle descente, rejoignez la barranco de Santiago, remarquable par sa quantité d'Euphorbes. Du sommet de la Fortaleza de Chipude - considérée comme la plus vieille ville de la Gomera - imposante montagne tabulaire -, le panorama vers le sud de l'île est une fois encore superbe. La Valle Gran Rey, une barranco à la profondeur et aux dimensions gigantesques, dont les falaises escarpées, quasiment inaccessibles, recèlent des merveilles botaniques. Dans la vallée, où s'étend la commune, vous trouverez palmiers et bananeraies, lui donnant un aspect très exotique. Sur la partie haute de la Valle Gran Rey, Arure, avec son beau centre ancien, fait partie de la plus belle zone de l'île. Départ de belles excursions, un premier sentier descend le long de la vallée par les anciens chemins de pâturages et les cultures en terrasse. Les vues sont magnifiques. L'autre chemin vous mène vers l'intérieur, Las Hayas - village de montagne idyllique dans un paysage vallonné à plus de 1 000 m d'altitude - et l'entrée du parc national de Garajonay.

Village de montagne de La Gomera.
Village de montagne de La Gomera.
Les villages blancs d'AndalousieHaut de page

Pays : Espagne - Province de Malaga

Temps estimé : 2 jours - 26 km - de Grazalema à Ronda

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Grazalema

Cet itinéraire vous fait partir à la découverte du charme indéniable des villages blancs, chefs-d'oeuvre immaculés suspendus dans les montagnes arides de l'Andalousie. La civilisation maure a ici joliment laissé ses empreintes. Des rues tapissées de galets tracées en damier, des patios fleuris, des grilles en fer forgé joliment ouvragées, sans oublier un riche patrimoine religieux... la simplicité d'une beauté ancestrale et authentique qui apparaît comme un mirage au détour d'une route serpentant dans la colline. Première étape, Grazalema, commune située à 900 m d'altitude, en plein coeur du parc naturel de la Sierra de Grazalema et aux paysages d'une beauté époustouflante. Construite sur les flancs de la Sierra del Endrinal, placée sur une plateforme naturelle, à l'abri d'un cirque montagneux, elle est dominée par un imposant pic rocheux, la Penon Grande. Ainsi campée au sommet de sa falaise, elle domine de sa superbe toute la vallée où le Guadalete trouve sa source. Les paysages calcaires et abrupts sont égayés par le pinsapo, espèce endémique de pinacée, et par de nombreuses vallées d'altitude qui permettent l'élevage ovin et porcin. De très nombreux cours d'eau parcourent la région, véritable refuge d'une faune sauvage importante. Vous aurez peut-être la chance de pouvoir admirer le vautour fauve, le faucon pèlerin, l'aigle royal ou impérial, ou encore le bouquetin d'Espagne, le cerf, le chevreuil. La flore n'est pas en reste. Outre la splendeur de ses paysages, Grazalema, classée " Ensemble historico-artistique " et lauréate du prix national d'Embellissement, a conservé de son long passé un riche patrimoine architectural avec ses églises, ses ermitages, son site - riche - de la ville romaine de Lacilbula en contrebas du bourg. Plusieurs miradors offrent des points de vue spectaculaires sur la vallée et sur les massifs montagneux qui encerclent le village. Entre plateaux, vallées et bois, vous descendrez vers Ronda, l'une des plus anciennes villes d'Espagne. Bâtie sur un plateau entaillé par une gorge profonde et impressionnante, Ronda semble inaccessible. En raison de sa situation spectaculaire, la ville fut l'un des derniers bastions musulmans en Andalousie. L'ancienne ville maure est caractéristique des villages blancs. De l'autre côté du ravin, s'étend la ville moderne, entre les deux, le superbe pont neuf. Ses arènes - magnifiques -, les plus anciennes du pays - fin XVIIIe siècle -, appartiennent à la Société royale de cavalerie et figurent parmi les monuments les plus singuliers d'Andalousie. La ville doit aussi sa réputation à la magnificence de ses fers forgés. Partez admirer et visiter le palais de Mondragon - aujourd'hui musée municipal -, la collégiale Santa Maria la Mayor, l'église de Padre Jesus... sans oublier le panorama inoubliable du bord de la falaise.

<p>Toits de Grazalema.</p>

Toits de Grazalema.

Sentiers sauvages du MattaranyaHaut de page

Pays : Espagne - Province d'Aragon

Temps estimé : 3 jours

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : moyen

Accès : par Calaceite, puis Beceite

La rivière Matarranya façonne un petit pays de montagne méconnu, décliné en rouge, vert et bleu. Ici, le temps s'est arrêté. Les villageois pressent les olives, fument les jambons, cultivent la vigne, bichonnent les pêches, et développent en toute convivialité un tourisme doux. C'est l'Espagne hors les côtes. À la source. Loin du tourisme de masse, on l'a compris. Le cagnard sous les oliviers aux feuilles d'argent, l'eau bleue du Mattaranya, et... le jambon sur le pouce, à l'apéro. Ce pays a du savoir-vivre. Mais il faut se plier à son rythme : marcher à la fraîche et faire la sieste lorsque le soleil est au zénith. Bordé par le rio Algars et le massif des Puertos de Beceite, le Mattaranya est l'une des innombrables microrégions de la mosaïque administrative espagnole. Situé au sud de l'Aragon, il appartient à la province rurale et montagnarde de Teruel. Plus précisément encore au canton d'Alcaniz... Autant dire, au fin fond du monde !

Depuis Barcelone, l'autoroute longe la mer durant une centaine de kilomètres, puis laisse place à une route tranquille qui s'élève doucement entre les oliveraies en terrasse, dévoilant un paysage de plus en plus sauvage. Les roches rouges sont piquées de pins et de garrigue, et les villages perchés enroulent leurs maisons de pierre rosée. La Catalogne laisse place à l'Aragon. Loin de l'agitation stimulante et joyeuse de Barcelone, loin de l'effervescence de Madrid ou de Valence, le Matarranya propose une escale bienfaisante. Ici, la course se termine. Les citadins espagnols ne s'y trompent pas qui viennent se ressourcer dans cet environnement préservé, évoquant les beautés de l'atlas marocain.

Ici, les villages sont des villages : avec marché hebdomadaire, défilé annuel des grosses têtes, petites boutiques et jardins potagers, odeurs de soupe ou de ragoût s'échappant des fenêtres et les anciens méditant sur les bancs.

Au Mattaranya, les cochons roses côtoient les cochons noirs, ces autochtones à la chair savoureuse, tous élevés en plein air et au grain, avant d'être fumés dans de petites fabriques artisanales. Jambons, saucissons, chorizos et autres bacons sont estampillés de l'étoile réservée à la célèbre AOC jambon de Teruel. Quant à l'huile d'olive locale, elle est réputée pour être l'une des meilleures du pays. Ici, même les pêches prennent leur temps. La variété cultivée aux abords du village de Beceite se distingue par de gros fruits orangés, fermes et goûteux avec la peau duveteuse, qui présentent la particularité de mûrir de juillet à octobre. Bichonnée, chaque pêche est empaquetée dans un sac en papier, sur l'arbre, afin qu'elle mûrisse de manière uniforme tout en restant protégée des insectes, sans qu'il soit besoin de recourir à des produits chimiques. Les pêches de Beceite, dont une partie de la production est mise en bocaux, sont réputées jusqu'à Madrid. Mais bien entendu, les fruits tout juste cueillis sur l'arbre, c'est là qu'elles révèlent toute leur saveur.

Le Matarranya qui s'ouvre au tourisme propose des itinéraires balisés et didactiques déclinés en espagnol et en anglais. Mais, point de traduction française aux abords des monuments historiques, dans les musées villageois ou au pied des arbres remarquables, ormes, cyprès ou chênes répertoriés sur une route spécifique. Une voie ferrée désaffectée, réhabilitée en promenade verte, accueille les randonneurs à pied, en vélo ou à cheval.

Mais notre coup de coeur reste pour le sud du Matarranya et le village de Beceite (celui des pêches emballées), 600 habitants, le dernier avant la montagne, camp de base pour les Puertos de Beceite, traduire " les cols de Beceite ", réserve nationale. Le GR8 et de bonnes pistes forestières sillonnent ce massif où cohabitent la flore méditerranéenne et la continentale. Culminant à 1 400 m, il regarde la mer, d'un côté, la plaine et les villages du Matarranya, de l'autre. Alternant falaises, canyons et plateaux hauts perchés, le site abrite l'emblématique chèvre hispanique des Pyrénées (isard), mais aussi des mouflons, des loutres, des cigognes et des rapaces, dont le très protégé aigle de Bonelli. Dans cet environnement montagnard préservé : le Parrizal de Beceite est un petit joyau. Cette zone classée par l'Union européenne, comme lieu d'intérêt communautaire, s'étend le long du torrent Matarranya, de sa source à l'orée de Beceite. L'eau claire et poissonneuse ruisselle, gicle en cascade, ou stagne dans des cuvettes naturelles, le rocher rose se chauffe au soleil, et la verdure luxuriante prend des allures de paradis sur terre.

Le village de Beceite, enrichi par l'industrie papetière (plusieurs usines fonctionnaient le long du Mattaranya), fut très animé jusqu'au milieu au XXe siècle. Mais frappé, comme d'autres zones excentrées, d'exode rural, il s'est peu à peu vidé. Aujourd'hui la tendance s'inverse. Les jeunes de Beceite ne veulent plus abandonner leur village pour s'installer à Barcelone ou Madrid. Alors, ils inventent de nouveaux moyens de vivre au pays. Alberto, Javi, Victor et la douce Eli, qui parle français, animent une association de tourisme nature et viennent de réhabiliter une ancienne papeterie en hôtel nature. À l'enseigne de Senda (terme qui a la diplomatie de signifier sentier aussi bien en catalan qu'en castillan), ils organisent des programmes sur mesure, pour découvrir le massif de Beceite à pied, avec ou sans bivouac, pour un, deux, trois jours ou plus.

Grande-BretagneHaut de page
Au cœur du parc national côtier du PembroskeshireHaut de page

Pays : Grande-Bretagne - Pays de Galles

Temps estimé : 2 jours - 32 km - de Tenby à Saint Govan's Head

Saison idéale : été

Catégorie : facile

Accès : Tenby

Méconnu des randonneurs et du grand public, le Pays de Galles est pourtant une grande destination d'évasion et de dépaysement. Somptueux châteaux, petits sentiers côtiers très sauvages, collines et montagnes dénudées veillant sur l'océan, vestiges néolithiques, villages aux maisons de pierre et aux pubs chaleureux et, surtout, l'accueil extraordinaire des habitants. Les paysages côtiers éblouissants sont ponctués de plages de sable blond bordées d'eaux cristallines, parmi les plus belles d'Europe. Un sentier de randonnée les parcourt sur 299 km ! Pembrokeshire est le seul parc national côtier des Iles britanniques. Ses îles grouillantes de faune restent à l'état vierge, ses attractions comblent la famille entière, et cette région où beauté et sérénité sont souveraines se laisse découvrir paisiblement. A chacun son rythme. Votre itinéraire démarre à Tenby, l'une des plus belles stations balnéaires du Pays de Galles. Construite sur un promontoire rocheux, la ville et ses maisons géorgiennes colorées dominent de superbes plages. La vieille ville fortifiée avec son dédale de ruelles débouchant sur le port mérite que l'on s'y attarde. A l'extrémité de la presqu'île, découvrez Castle Hill et les ruines du fort normand. Face à la cité, Saint Catherine's Island, accessible à pied à marée basse et abritant un fort victorien. Du port, des navettes permettent de rejoindre Caldey Island, refuge d'une communauté de moines cisterciens, mais aussi de phoques gris et d'oiseaux de mer. Plus loin, Manorbier, petit village aux paysages côtiers sauvages de toute beauté. Le sentier longeant la côte offre des panoramas magnifiques sur les falaises et Caldey Island au loin. Au coeur de l'estuaire de Milford Haven, Pembroke et son magnifique château, l'un des plus beaux du Pays de Galle. Reprenez le sentier longeant la côte sud du Pembrokeshire pour atteindre Saint Govan's Head aux paysages, une fois encore, époustouflants. Non loin de là, vers l'est, Broad Haven, l'une des plages les plus convoitées de la région, à quelques pas de la superbe pointe de Stackpole Head et sa plage Barfundle Bay. Ne partez pas sans avoir visité la très ancienne Saint Govan's Chapel, construite à flanc de falaise. Des marches taillées dans la roche permettent d'y accéder.

Saviez-vous, pour terminer, que le dernier volet des aventures de l'apprenti sorcier, Harry Potter et les Reliques de la Mort a été tourné dans le comté de Pembrokeshire. La magie de cette région a envoûté les producteurs du film sorti en 2010.

Randonneur sur le chemin côtier du Pembrokeshire, entre Mill Bay et St. Ann's Head
Randonneur sur le chemin côtier du Pembrokeshire, entre Mill Bay et St. Ann's Head
Île de SkyeHaut de page

Pays : Grande-Bretagne - Ecosse

Temps estimé : 3 jours - 37 km - de Broadford à Portree

Saison idéale : été

Catégorie : facile

Accès : Broadford

L'Ecosse entière semble être une terre bénie des dieux. Si Lona est considérée comme l'île sacrée d'Ecosse, Skye est assurément divine. Ici, le ciel, la mer et la terre s'entremêlent dans un enchevêtrement de lochs, de landes et de montagnes escarpées auxquelles s'accrochent des nuages. A l'aube, si la journée s'annonce bonne, les nuages semblent s'évaporer des hautes cimes des " Cuillin Hills ", le célèbre massif aux allures alpines du sud-ouest de l'île, paradis des randonneurs. C'est alors que se découvre un paysage multicolore. Des coulées grises de pierres semblent s'écouler des sommets. Puis les pentes se couvrent d'une herbe rase et d'un vert clair très doux. Cette herbe laisse vite place à une végétation brunâtre de landes et de tourbières. Enfin, dans les prairies, à proximité des quelques maisons qui s'égrènent dans la lande, l'herbe prend une coloration vert pomme.

Le soir, les couchers du soleil sur la côte est de l'île sont vraiment majestueux. Le ciel passe du bleu au rose, puis au rouge en se déclinant en une multitude de tons pastel. Vous aurez certainement la chance d'assister à un arc-en-ciel car le temps sur Skye change à une vitesse impressionnante. Une histoire géologique mouvementée a donné naissance à cette île. Volcans et glaciers l'ont façonnée tour à tour au cours des âges. Au nord, on retrouve des plateaux volcaniques érodés. Sur la route menant vers Portree, on aperçoit l'Old Man of Storr, un monolithe de 55 m de haut, né de l'érosion du plateau basaltique. A partir de Broadford, vous cheminerez vers le Loch Ainort entouré de sommets couverts de bruyère. Plus loin, Portree, ville principale de l'île de Skye. Bien protégée au fond d'une petite baie donnant sur le Sound of Raasay, Portree possède beaucoup de charme, sans doute grâce aux couleurs vives des maisons donnant sur la mer, une particularité de la ville qui n'est pas sans rappeler la beauté des bourgs irlandais. Sa position centrale en fait également un bon camp de base pour ceux qui envisagent de rester plusieurs jours sur l'île, et aller, par exemple, près de Staffin, sur la route au nord de la capitale de Skye, d'où l'on peut admirer le relief de la côte et ses hautes falaises. Leur nom est Kilt Rocks. Mealt Falls, une chute de 120 m, se jette dans la mer à cet endroit. Fantastique !

Old Man of Storr.
Old Man of Storr.
Les gorges de SamariaHaut de page

Pays : Grèce - Ile de Crète

Temps estimé : 2 jours - 18 km - d'Omalos à Agia Roumeli

Saison idéale : printemps

Catégorie : moyen

Accès : Xyloskalo - sur le plateau d'Omalos

A l'ouest de la Crète, les gorges de Samaria, situées dans le parc national du même nom, dans les montagnes Blanches, offrent une végétation unique en Europe. Sommets de plus de 2 000 m d'altitude, impressionnants couloirs de roche, ruisseaux pittoresques, sources d'eau pure, forêts de pins, de cyprès et de chênes, animaux sauvages, plantes rares, vestiges préhistoriques et antiques, villages abandonnés sont autant d'éléments qui accompagneront vos pas sur ce site spectaculaire. Au départ de Xyloskalo, le sentier aménagé descend dans les gorges de Samaria. La vue est superbe, embrassant un paysage d'une beauté exceptionnelle. Le parcours est parsemé de sources et de chapelles. La première est celle d'Agios Nikolaos, blanche et au toit d'ardoise, nichée parmi les pins et les cyprès au beau milieu d'une clairière. Le sentier devient alors moins abrupt. Ombragé par des platanes d'Orient, il longe les berges de la rivière. Un peu plus loin, le vieux hameau de Samaria abandonné où les gardes des Eaux et Forêts ont établi une de leurs bases. Des bâtiments restaurés, des mulets - en guise d'ambulance -, des mûriers, figuiers, kris-kris - Ibex - apprivoisés et l'ombre d'une source d'eau fraîche vous invitent à la pause. Avant de repartir, ne manquez pas la visite de l'église Ossia Maria avec ses fresques datant de la Renaissance byzantine. Le chemin devient alors sinueux, les gorges se rétrécissent et vous découvrez des murailles rocheuses hautes de plusieurs centaines de mètres, aux parois saillantes et éclatées et aux reflets rouille et brunâtres. Ces portes naturelles sont appelées Sideroportes " les Portes de Fer ". La troisième fait une largeur de 3 m seulement. Impressionnant ! Les gorges redeviennent peu à peu plus larges. Vous traverserez plusieurs fois le lit de la rivière en découvrant une paisible vallée arborée. Encore quelques pas pour rejoindre le village d'Agia Roumeli sans routes, ni voitures - le paradis ! - vous offrant de prendre place à l'un de ses nombreux cafés, restaurants et hôtels avant de vous baigner dans sa mer aux plages de galets blancs. Possibilité de prendre le bateau pour le retour.

Fresque de la Taurokathapsie sur le site minoen de Cnossos.
Fresque de la Taurokathapsie sur le site minoen de Cnossos.
Sur l'île de SantorinHaut de page

Pays : Grèce - Ile des Cyclades

Temps estimé : 2 jours - 27 km - d'Akrotiri à Ohia

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Akrotiri

L'île de Santorin, spectaculaire et extravertie, à la lumière éblouissante, aux extraordinaires paysages façonnés par les éruptions volcaniques et aux plages de sable noir. Perchée sur un ancien volcan, partie intégrante des mythes de la Grèce, son spectacle surnaturel en fait une étape indispensable. Cette île, en forme de croissant, est à découvrir paisiblement au rythme de randonnées en étoile, de baignades et de haltes en pleine nature. Sur votre trajet en ferry vous serez déjà saisi par l'impression de ce volcan perdu en pleine mer, comme flottant au milieu de nulle part. Vous pénétrerez lentement à l'intérieur du cratère immergé en contournant le pic septentrional de l'île, sur le sommet duquel le village d'Oia est vertigineusement perché. Santorin, au décor fastueux, est le résultat d'une des plus importantes éruptions volcaniques de l'Antiquité, dont le cataclysme dévastateur fut à l'origine du mythe de l'Atlantide. En vous rendant sur le site archéologique d'Akrotiri surnommée la " Pompéi préhistorique ", vous plongerez littéralement dans une cité antique parfaitement préservée. Vous sera contée l'histoire des derniers habitants de Théra, quittant les lieux aux premiers signes de la catastrophique éruption de 1640 avant J.-C. qui allait ensevelir leur île. A quelques pas, vous attend une splendeur de la nature : Red Beach, étroite plage de sable fin de couloir noir charbon logée dans une crique entourée de hautes falaises d'un rouge sang vif. Envoûtant ! Phira, la capitale de l'île, suspendue entre ciel et mer, apparaît tel un nid d'aigle, accrochée au-dessus de la falaise volcanique à 100 m de hauteur. Pour l'atteindre depuis la rade, il vous faudra grimper les quelques six cents marches. Courage ! Les terrasses des maisons toutes de blanc vêtues donnent sur la caldera. Mais le plus beau site de Santorin est sans aucun doute le village de Oia, haut perché sur le versant nord du croissant. A 10 km de Fira, l'accès à Oia est pittoresque et de plus en plus vertigineux aux abords du village, lorsque la route unique qui y conduit serpente sur un couloir de terre étroit au bord du vide. Avec ses maisons blanches et ses hôtels de luxe troglodytiques, creusés dans la cendre volcanique et construits en voûtes, parfois sur plusieurs étages, avec ses boutiques de luxe, ses joailliers, avec ses piscines et ses Jacuzzis construits à moins d'un mètre du vide, Oia offre un panorama de rêve, surtout la nuit, lorsque de n'importe quel point de vue en surplomb se contemplent à loisir la baie, le piton volcanique de Nea Kameni et les autres îles ceinturant le cratère. Autre lieu des plus étranges et singuliers de Santorin, Nea Kameni ou encore les sources chaudes de Palia Kameni autour de Thirassia, pour tous ceux et celles qui voudront prolonger le séjour.

Les spécialistesHaut de page
Dans le comté de DonegalHaut de page

Pays : Irlande - Province Ulster

Temps estimé : 3 jours - 44 km - de Donegal à Slieve League

Saison idéale : été

Catégorie : facile

Accès : Donegal

Sauvage et magnifique, le Donegal l'est avec, sur la côte, de douces baies, des estuaires sableux alternant avec des falaises vertigineuses. A l'intérieur, les lacs et les tourbières prolifèrent au milieu des montagnes. Les paysages jouant avec les rayons du soleil donnent des couleurs fantastiques. Rendez-vous à Donegal Town, située à l'embouchure de la rivière Eske, au fond de Donegal Bay et au pied des Bluestack Mountains - paradis des randonneurs. Sur les bords de la rivière, découvrez la belle forteresse, héritage du clan O'Donnell. De l'abbaye franciscaine construite à la même époque, il ne reste que quelques ruines visibles au bout du port mais elle reste toutefois célèbre car c'est ici même qu'a été écrit l'ouvrage The annals of the four masters, constituant une des principales sources en gaélique sur l'Histoire d'Irlande. Ne manquez pas non plus les bords de Donegal Bay qui réservent de belles surprises. A l'ouest de la cité, en direction de Killybegs, prochaine étape, la côte compte plusieurs petits ports, souvent juste des cales et des petites plages de Mountcharles à Inver. La vue sur Donegal Bay et, au loin, les montagnes du Sligo est superbe. La petite ville de Killybegs se dévoile dans son bras de mer. Vous êtes là dans le plus gros port de pêche d'Irlande, accueillant en permanence une soixantaine de bateaux parmi lesquels les plus gros chalutiers du pays spectaculairement alignés sur les quais. A voir ! Killybegs, c'est aussi les tapis perses faits main, les plus prestigieux du monde - visitez la fabrique ! En quittant le village pour se diriger vers Kilcar, Carrick et les Slieve League, le paysage côtier, dominant la mer, devient encore plus impressionnant. Ne manquez pas Fintragh Bay avec sa plage de sable fin et ses dunes. Entre les falaises et les montagnes du Croaghmuckros et du Croaghbeg, la petite route est tout simplement spectaculaire. Chaque virage découvre des vues superbes sur un festival de tons verts. Plus loin, Slieve League, un massif du sud-ouest du Donegal plongeant dans la mer du haut de ses quelque 600 m. C'est l'un des paysages les plus extraordinaires d'Irlande. Un site d'une beauté inouïe, notamment quand les couleurs orangées de la falaise explosent sous les rayons du soleil. Une étape vraiment incontournable. Prenez le sentier One Man's Pass pour atteindre le sommet et profiter pleinement du panorama. Les plus courageux iront jusqu'à Malin Beg quand d'autres choisiront le petit port de Teelin sur fond de montagnes. C'est ici aussi l'un des plus beaux paysages du pays.

Dans le ConnemaraHaut de page

Pays : Irlande - Province de Connacht

Temps estimé : 2 jours - 34 km - de Clifden à Leenane

Saison idéale : printemps

Catégorie : facile

Accès : Clifden

Blottie contre les Twelve Bens - paradis des randonneurs -, Clifden donne sur une magnifique baie s'ouvrant sur l'océan. Maisons colorées, rues animées, de nombreux pubs et restaurants participent au charme de cette petite cité. De passage en août, ne manquez surtout pas le Pony Show, l'une des plus belles foires aux poneys d'Irlande ! Visitez le Clifden Castle, magnifique château en ruine recouvert de lierre et de plantes vivaces, lui conférant un charme tout à fait pittoresque. A l'entrée, un superbe menhir offrant un fabuleux panorama. Si vous avez tout le temps, sachez que la mythique et spectaculaire Sky Road vous fait gagner les hauteurs des montagnes du Connemara. Un panorama digne des plus belles cartes postales ! A quelques kilomètres de là, découvrez Letterfrack. Situé à l'entrée du parc national du Connemara aux paysages sublimes et sur les abords de la baie de Barnaderg, Letterfrack est un petit village de rêve, blotti entre océan et montagne, dont la majestueuse Diamond Hill. Rejoignez la superbe vallée de Kylemore. A l'extrémité du lac, Kylemore Abbey, l'un des édifices les plus célèbres d'Irlande avec son église - cathédrale miniature ! - de style néogothique, au coeur de la nature sauvage. Autour de l'édifice, de charmants jardins victoriens sur les bords du Kylemore Lough, dominé par les Twelve Bens. Un lieu inoubliable ! Poursuivez, d'autres merveilles vous attendent ! Séparant le comté de Galway et celui de Mayo, le " fjord " de Killary Harbour. Long de 16 km et profond d'une quarantaine de mètres, il constitue un des plus beaux paysages d'Irlande. L'unique village du coin est Leenane, aux portes du Joyce Country, ici même où la River Joyce se jette dans le fjord. Cerné par les Patry Mountains, les Maumturk Mountains et les Mweelrea Mountains, blotti au fond du fjord de Killary Harbour, le cadre de ce petit village est absolument exceptionnel. Ne manquez pas la Killary Walk, un chemin étroit qui se termine sur les bords du fjord que vous longerez en profitant de panoramas fantastiques. En chemin encore, l'adorable petit port de Rosroe Quay, puis le magnifique Lough Fee, bordé de forêts de rhododendrons, dominé par le mont Garraun avec au loin les sommets des Twelve Bens et les Maumturk Mountains.

Paysage du Connemara
Paysage du Connemara
La côte amalfitaineHaut de page

Pays : Italie - Région Campanie.

Temps estimé : 2 jours - 21 km - de Ravello à Positano

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Ravello

Un véritable paradis et certainement l'une des plus belles côtes de la planète qui dévoile ses charmes indéniables dans le golfe de Salerne. La côte amalfitaine est connue dans le monde entier pour son relief accidenté et spectaculaire, la beauté de ses paysages, ses villages pittoresques, ses monastères, ses criques, ses plages, ses eaux turquoise, son maquis méditerranéen et sa grande diversité. Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, comment pouvait-il en être autrement ? En introduction, vous en aurez plein les yeux, car Ravello, entre ciel et terre, se situe à 350 m au-dessus de la mer. La beauté de ce village-jardin a de tout temps inspiré visiteurs, voyageurs, intellectuels et artistes de toutes les nationalités comme Boccacio ou Wagner. Les maisons de style arabo-sicilien, la prestigieuse cathédrale du XIIe siècle, la magnifique villa Rufolo du XIIIe siècle sur son avancée rocheuse, le belvédère de la villa Cimbrone, joyau architectural du XIe siècle avec son jardin, rare exemple de grâce et de facétie, sans oublier son festival font de Ravello, une destination unique. Autre perle de la côte amalfitaine, Amalfi. Installée depuis le fond d'une gorge jusqu'au port, la petite ville est dominée par le mont Cerreto - 1 315 m - et en découvre une partie des parois. Une pure merveille ! Prenez son dédale d'étroites rues médiévales escarpées pour venir admirer sa remarquable cathédrale de style arabo-normand dédiée à saint André. Contemplez sans modération son imposante façade, ses portails en bronze réalisés en 1066 à Constantinople, son superbe cloître du Paradis et son impressionnant et célèbre perron. Rejoignez maintenant Praiano qui se distingue des autres villages de la côte de par sa vaste ouverture sur la mer et par sa côte rocheuse allant vers Positano. De Praiano, part le célèbre " Sentier des Dieux ", une longue et magnifique promenade panoramique. Pensez à visiter l'église San Luca avec sa coupole typique, sa relique, le buste du saint et les toiles de célèbres artistes du XVIe siècle. Avec regret s'approche la fin de la randonnée avec Positano. Féerique ! Avec ses abords côtiers faisant partie des plus beaux de la côte amalfitaine, bâtie de part et d'autre d'une étroite vallée, Positano est une des destinations les plus prisées de la région. Son église est une des plus belles d'Italie. D'innombrables escaliers - perrons - partent du haut du pays, coupent les ruelles, pour descendre le long de cette adorable petite cité. Profitez de ses jolies plages, la Grande, le Fornillo, la Porte, Arienzo, San Pietro Laurito... Que du plaisir !

La vallée des temples d'AgrigenteHaut de page

Pays : Italie - Province de Sicile

Temps estimé : 1 jour, de Porto Empedocle à Agrigento

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Porto Empedocle

Sur les pas de l'Histoire à travers un site archéologique, l'un des plus représentatifs de la civilisation grecque classique... Sur un ensemble rocheux qui délimite au sud le haut plateau sur lequel se levait Akragas - importante ville de la Grande Grèce -, se trouvent de remarquables vestiges de temples doriques, Héra, Lacinienne, Concorde, Héraclès, Zeus Olympien, Castore et Pollux et Hephaistos. Plus bas, le plan de San Gregorio, traversé par le cours du fleuve Akragas, où se situait le port et emporium de la cité antique. Près du fleuve, le temple dédié au dieu de la médecine, Esculape.

Partez de Porto Empedocle, ville balnéaire typique qui mérite une halte, notamment pour son centre historique, son port, ses plages s'étendant sur plusieurs kilomètres. Quittez la cité par la via Fosse Ardeatine, puis grimpez lentement à travers les cultures jusqu'à la vallée des Temples, inscrite au patrimoine de l'Unesco. De loin, se détache la silhouette imposante du temple de la Concorde. Malgré son nom, les temples sont bâtis sur une crête. Depuis l'entrée principale, vous accéderez à deux secteurs, l'ouest avec les ruines du temple de Zeus olympien qui aurait été le plus grand temple dorique de l'histoire si le pillage par Carthage n'avait interrompu sa construction. Ses vestiges s'étendent sur 112 m et 56 m, et ses colonnes auraient mesuré 20 m de haut. Le temple d'Hercule à l'est, de style dorique archaïque, est bien plus intéressant car il est le plus ancien du site et certainement l'un des plus beaux de l'Antiquité. Même en état de ruine, il impressionne, se dressant dans la vallée comme le symbole de la puissance et de la force d'Héraclès. Le temple de la Concorde, construit vers 430 avant J.-C., et converti en basilique chrétienne au VIe siècle, est le mieux conservé. Au bout de la crête, dominant un vaste espace entre la crête d'Agrigente et la mer, le temple d'Héra avec ses trente colonnes à chapiteaux précède un autel utilisé pour les sacrifices durant l'Antiquité. Du Moyen Age à nos jours, les usages, les multiples panoramas, la végétation, les couleurs et les échos des civilisations perdues ont rappelé et inspiré philosophes, écrivains, poètes et peintres.

Campée sur un promontoire, entre deux vallées profondes, au centre de l'île et face à Carthage, découvrez maintenant Agrigente, l'oeil de la Sicile, " la plus belle ville des cités mortelles ", dominant à la fois la vallée des Temples s'ouvrant à ses pieds, la plaine et la mer ! Après avoir profité du superbe panorama, partez musarder en visitant et en admirant son musée archéologique, l'église San Lorenzo, le monastère San Spirito, Il Museo Civico, Il Duomo, la piazza Pirandello, Santa Maria dei Greci...

Les Grands LacsHaut de page

Pays : Italie - Région  : Lombardie

Temps estimé : 2 jours - 30 km - de Côme à Bellagio

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Côme

Du lac de Côme au lac Majeur... Un véritable paradis au coeur des Alpes, un site incontournable pour les amateurs de sérénité et de beaux paysages, un charme qui depuis des siècles n'a pas échappé aux Romains dès l'Antiquité, aux musiciens, écrivains, artistes, réalisateurs... Flaubert le décrivait comme le lieu du monde le plus voluptueux, une atmosphère faite d'une sensualité et d'un raffinement rares. Depuis, rien n'a réellement changé. Partez à la découverte de berges romantiques, de villages de pêcheurs aux villas patriciennes, d'abbayes romanes... Le lac de Côme était pour Stendhal le plus beau site du monde. Enchâssé dans les Préalpes aux sommets protecteurs, il offre aux visiteurs plusieurs dizaines de kilomètres de rives qui s'étirent avec grâce entre la Suisse et la plaine milanaise, un véritable spectacle de mariages réussis entre montagnes enneigées, berges, palaces, petits ports de pêche, jardins, bateaux et vaporettos glissant sur les eaux bleu nuit du lac, le tout baigné dans une douce mélancolie de brumes sur fond de joyeux clapotis. Avec sa forme en Y inversé, le lac de Côme est aussi le troisième plus grand lac d'Italie - 146 km2 - et le plus profond - 410 m. Ne manquez pas la visite de l'incontournable Villa Carlotta - remarquable musée d'Art - à Tremezzo - accessible par bateau. Palais de style néoclassique agrémenté d'un somptueux parc à l'anglaise, avec escaliers de marbre, terrasses, bassins et une collection de plusieurs centaines d'espèces botaniques arborescentes dont de grands camélias, grottes de verdure, forêts de bambous, tonnelles d'agrumes, glycines géantes... Depuis le jardin, admirez Bellagio, la chaîne montagneuse des Grignes et le Monte Legnone.

Au croisement de cette étendue d'eau en forme de Y, le village de Bellagio étage ses maisons roses et ses demeures aristocratiques sur un promontoire qui s'avance entre les trois bras du lac. Ses styles architecturaux successifs et différents témoignent de l'extraordinaire histoire des lieux. Les ruelles étroites formées de grandes marches, les arcades bordées de magasins de soie et de broderies, les jardins aux senteurs mêlées de camélias, de rosiers, de myrtes, d'orangers, de grenadiers... méritent qu'on s'y pose et s'y repose. Saviez-vous qu'en 1800, Bellagio devint l'une des stations les plus renommées du monde ? Suivez la rue principale, via Garibaldi, pour découvrir la placette au pied de la colline des jardins Serbelloni et la basilique de San Giacomo. Son intérieur vaut le détour, tout comme celui de l'église dédiée à San Giovanni Battista, la plus ancienne de Bellagio. Sur un promontoire s'élève la Villa Serbelloni entourée d'un superbe parc aux arbres séculaires, aux plantes exotiques et aux roseraies inoubliables. Fameux aussi le palais de Villa Melzi avec son jardin tracé à l'anglaise. La vue d'ici ne peut être que belle !

Si vous choisissez de prolonger votre séjour, le lac Majeur saura également vous séduire avec sa flore remarquable, son climat tempéré et ses célèbres îles Borromées.

Argegno, ville du lac de Côme.
Argegno, ville du lac de Côme.
LituanieHaut de page
Les spécialistesHaut de page
Autour de VilniusHaut de page

Pays : Lituanie - Province de Vilnius

Temps estimé : 2 jours - 30 km - de Vilnius à Trakai

Saisons idéales : printemps, été

Catégorie : facile

Accès : Vilnius

La Lituanie fait partie des pays Baltes, longtemps enfermés dans l'Union soviétique. Aujourd'hui, libre et indépendante, elle se distingue par une nature encore sauvage et préservée. L'architecture du Sud sous le ciel nordique, l'amphithéâtre de Vilnius entouré de collines, de forêts et de champs, des cumulus traversant le ciel en été et le brouillard s'installant en automne : tout cela compose l'image d'une ville féerique, crée une ambiance de liberté et d'individualisme européens. C'est ici que commence l'itinéraire de cette randonnée à Vilnius, la plus grande et la plus belle ville du pays - notamment pour sa vieille ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco -, connue pour sa diversité architecturale, ses magnifiques églises, ses ruelles pavées et ses cours médiévales. Les symboles de la cité à ne manquer sous aucun prétexte, la tour de Gediminas et l'archi-cathédrale, bâtie au pied de la colline, le lieu culte le plus important pour les catholiques de Lituanie. La reconstitution à l'identique du palais des Souverains du XVIe siècle a été achevée en 2009. L'église Sainte-Anne - XVIe siècle - est considérée comme un chef-d'oeuvre de l'art gothique. Derrière l'édifice, découvrez les églises Saint-François et Saint-Bernard. La porte de l'Aurore est l'un des lieux sacrés les plus connus dans le monde catholique. L'église Saint-Pierre et Saint-Paul - XVIIe siècle - est la perle baroque de Vilnius. Pénétrez son intérieur décoré de plus de deux mille moulures de stuc. L'université de Vilnius, fondée en 1579, est l'une des plus vieilles d'Europe orientale. Sa bibliothèque possède un trésor de cent quatre-vingt mille ouvrages : des manuscrits anciens, des éditions rares et l'une des plus grandes collections de cartes géographiques en Europe. L'ambiance romantique de la ville et son charme sont inoubliables. La vie intense et moderne se mélange à l'âme ancienne des monuments. A quelques kilomètres de là, le parc de l'Europe, parc à ciel ouvert qui expose de nombreuses statues d'Art moderne. Quatre-vingt-dix sculptures y sont exposées sur un territoire de 55 hectares. Vous y trouverez les oeuvres d'artistes mondialement connus. Dernière étape, Trakai, " ville sur l'eau ", située dans un cadre naturel magnifique à 30 km de Vilnius. L'ancienne capitale médiévale et résidence des Grands Ducs au XIVe siècle, Trakai est une ville incontournable. Le monument historique central et le plus attractif est le château gothique, construit sous Gediminas sur l'île du lac Galvé. Restauré au milieu du XXe siècle, ce château de briques rouges est unique en son genre en Europe orientale. Trakai est une ville plurinationale. Depuis le XIVe siècle, les Lituaniens, les Karaïtes, les Polonais et les Russes cohabitent dans cette ville. La communauté karaïte, le plus petit groupe ethnique de Lituanie, vit à Trakai. Originaires d'une secte juive et nomade de Turquie, les descendants de ce peuple ont su préserver leur langue, leurs coutumes, leur lieu de culte et leurs maisons de bois. Le musée ethnographique des Karaïtes mérite le détour. Dans les alentours, on peut admirer les manoirs d'Užtrakis et de Lentvaris, situés dans de magnifiques parcs. Vous marchez parmi les collines, les forêts et les lacs. Vous pouvez aussi relier Vilnius et Trakai en bus et faire une randonnée autour du château. Il est également possible de randonner en pleine nature sur les sentiers d'Aukštadvaris et de la réserve botanique et zoologique de Varnikai (longueur de l'itinéraire : 10,1 km).

Château de Trakai.
Château de Trakai.
Les spécialistesHaut de page
Île de GozoHaut de page

Pays : Malte

Temps estimé : 2 jours - 25 km - boucle à partir de Victoria

Saisons idéales : printemps, été

Catégorie : facile

Accès : à partir du port de Mgarr

Vu du ciel, quatre îles découpées dans la Grande Bleue : ce sont Malte, Gozo, Comino et Cominotto faites de falaises, de criques abritant des hameaux de pêcheurs et de plages... A ce jour, un patrimoine exemplaire y est conservé : des plus vieux sites mégalithiques aux fortifications et bâtiments fastueux des grands maîtres de l'Ordre, Malte vous offre un voyage à travers l'histoire des hommes dans un décor grandiose. Notre destination du jour, Gozo, méconnue et mystérieuse. De petite taille, il est facile d'en faire le tour en quelques jours seulement. Voici le port de Mgarr avec ses luzzis colorés. Là-haut, le fort Chambray veille sur la rade. A la sortie de la ville, une pancarte indique la direction de la grotte de Calypso. A quelques pas la plage de Ramla où les embruns se mêlent aux senteurs du maquis. Une lumière extraordinaire baigne les eaux claires de la Méditerranée où les bleus du ciel et de la mer se confondent. Ici, le temps a une autre valeur notamment lorsque le soleil ardent prend un malin plaisir à chauffer à blanc les maisons de calcaire. Les temples de Ggantija se dessinent et vous plongent dans un mystère certain. Déclaré plus vieux monument du monde par l'Unesco, le site daterait de 7 000 ans avant notre ère. Ses épais murs de pierres amoncelées, l'ordonnance des salles, les vestiges d'autels, les inscriptions et spirales gravées dans la roche, etc., laissent vagabonder l'imaginaire. Personne ne sait comment les mégalithes de plusieurs tonnes composant les temples ont été amenés jusqu'ici. Les formidables falaises de Ta'Cenc semblent bien avoir été les carrières d'origine. Gozo marquée par son histoire tumultueuse ne connut pas toujours son actuelle tranquillité. La ville principale, Rabat, fondée par les Romains, a été fortifiée par les chevaliers dans la fin du XVIe siècle. Rebaptisée Victoria par les Anglais, la capitale gozitaine a su garder un charme certain. Du haut des remparts du Gran Castello, la vue porte sur l'île toute entière, harmonieux paysage vallonné, vert, piqueté de villages blancs. A l'ouest, la basilique de Ta'Pinu, haut lieu de pèlerinage, apparaît seule plantée en pleine nature. A l'est, un autre édifice religieux s'impose au regard. L'église Saint-Jean-Baptiste domine le village de Xewkija de son dôme haut de 75 m, le deuxième d'Europe, tout juste après celui de Saint-Pierre de Rome. Au centre de la citadelle, la cathédrale dédiée à Notre-Dame de L'Assomption, pavée des pierres tombales en marbre des dignitaires locaux, est cernée d'une ribambelle de musées. Dwjera Point est l'endroit le plus spectaculaire de l'île. La fenêtre d'Azur, Inland Sea et son accès souterrain à la mer, Fungus Rock sont autant de monuments naturels taillés dans le calcaire tendre des falaises. L'endroit est truffé de grottes, d'à-pics vertigineux, de piscines à l'eau turquoise et de belles promenades le long des falaises. L'une des plus belles grimpe vers Wardija Point, dévoilant une vue imprenable sur le Fungus Rock. Les petites routes se tortillant dissimulées par des murets de pierre conduisent bien souvent à d'adorables surprises. Xlendi, typique village recroquevillé dans un repli de falaise, les anciennes salines romaines de Qbajjar, superbe mosaïque de couleurs, des points de vue inoubliables, plage de Random Bay, village de Qala...

MonténégroHaut de page

Pays : Monténégro

Temps estimé : 5 jours

Saison idéale : mi-juin à septembre

Catégorie : moyen à difficile

Accès : Žabljak, Plužine

Après être passé de la Bosnie au Monténégro, les randonneurs passent l'emblématique lac Trnovačko, en forme de coeur, puis le lac Piva avant de s'attaquer à l'un des points majeurs de la section monténégrine du trek et un point fort de la Via Dinarica : le parc national de Durmitor (créé en 1952 et couvrant 339 km2). Bien avant d'approcher effectivement le parc, les randonneurs bénéficient de vues sur les sommets du parc, y compris Bobotov Kuk, le plus haut avec ses 2523 m. L'autre attrait majeur du parc est le canyon de la Tara, célèbre car il s'agit de la deuxième gorge la plus profonde du monde, et la plus profonde en Europe, avec une profondeur maximale de 1300 m. Grâce à cette section, et le parc, les randonneurs peuvent s'attendre à des montées et descentes abruptes, qui offrent une vue panoramique sur les montagnes, lacs et rivières. Les randonneurs doivent donc être équipés en conséquence pour le passage des sommets, et être prêts à affronter des conditions diverses, notamment des chemins forestiers et d'éventuels éboulis. Žabljak est le centre touristique du parc national de Durmitor et les voyageurs peuvent y reconstituer leurs fournitures, et profiter d'une nuit de repos (nombreux hôtels sur place).

Contact Alliance Via Dinarica : www.via-dinarica.org - viadinarica.com

Les spécialistesHaut de page

Le Monténégro se caractérise par son relief particulier, dit karstique, soit plusieurs plateaux entaillés par des failles étroites et profondes. On recommandera aux randonneurs de ne pas s'aventurer seuls en montagne, d'autant plus si leur excursion sort des sentiers balisés. Un guide local est indispensable.

Au cœur de la Via DinaricaHaut de page

Pays : Monténégro

Temps estimé : 5 jours

Saison idéale : mi-juin à septembre

Catégorie : moyen à difficile

Accès : Žabljak, Plužine

Après être passé de la Bosnie au Monténégro, les randonneurs passent l'emblématique lac Trnovačko, en forme de coeur, puis le lac Piva avant de s'attaquer à l'un des points majeurs de la section monténégrine du trek et un point fort de la Via Dinarica : le parc national de Durmitor (créé en 1952 et couvrant 339 km²). Bien avant d'approcher effectivement le parc, les randonneurs bénéficient de vues sur les sommets du parc, y compris Bobotov Kuk, le plus haut avec ses 2 523 m. L'autre attrait majeur du parc est le canyon de la Tara, célèbre car il s'agit de la deuxième gorge la plus profonde du monde, et la plus profonde en Europe, avec une profondeur maximale de 1 300 m. Grâce à cette section, et le parc, les randonneurs peuvent s'attendre à des montées et descentes abruptes, qui offrent une vue panoramique sur les montagnes, lacs et rivières. Les randonneurs doivent donc être équipés en conséquence pour le passage des sommets, et être prêts à affronter des conditions diverses, notamment des chemins forestiers et d'éventuels éboulis. Žabljak est le centre touristique du parc national de Durmitor et les voyageurs peuvent y reconstituer leurs fournitures, et profiter d'une nuit de repos (nombreux hôtels sur place). Contact Alliance Via Dinarica : www.via-dinarica.org - viadinarica.com

L'orgueil du MonténégroHaut de page

Pays : Monténégro, municipalité de Zabljak

Temps estimé : 2 jours (20 km) autour de Zabljak au coeur du parc

Saison idéale : d'avril à septembre

Catégorie : moyen

Accès : Zabljak

Le Monténégro a su se forger une identité forte tant culturelle que religieuse et politique. Entre son littoral préservé cachant d'anciens ports vénitiens, ses cités fortifiées et sa chaîne de montagne culminant à plus de 2 000 m offrant une nature vierge, les idées de randonnée sont nombreuses et pour tous les goûts. Façonné par les glaciers et découpé par les rivières et les eaux souterraines, le parc National Durmitor est d'une beauté naturelle saisissante. Le long de la Tara, aux gorges les plus profondes d'Europe, les forêts denses de conifères sont parsemées de lacs aux eaux limpides et abritent une remarquable flore endémique. La rudesse du paysage majestueux des montagnes de Durmitor n'a d'égale que sa beauté. La roche et la terre reflètent les couleurs des saisons dans un spectacle naturel grandiose. Au départ de Zabljak, la plus haute concentration humaine des Balkans, principal centre touristique de montagne du Monténégro situé à 1460 m d'altitude sur le plateau de Durmitor, vous partirez rejoindre, par l'un des nombreux chemins balisés traversant le parc, l'un de ses plus beaux lacs : le Crno jezero (le lac noir), bordé de sapins et dominé par les sommets du Durmitor. Constitué de deux lacs reliés entre eux par un étroit chenal, il doit son nom à la noirceur de ses eaux qui atteignent
une grande profondeur. Un sentier permet d'en faire le tour (1 heure 30 de marche). A proximité ne manquez pas la fierté du pays, l'impressionnant canyon (1 300 m de profondeur et 80 km de long !) de la rivière Tara, dont l'environnement est protégé en tant qu'élément biosphérique international. Surnommée " les larmes de l'Europe ", la rivière Tara est surprenante par sa couleur turquoise et laiteuse. Elle est non seulement la plus longue rivière du Monténégro mais aussi la plus grande source européenne d'eau potable. Admirez sans modération la beauté du décor ! En chemin, ouvrez grand les yeux, il n'est pas rare de voir ou d'entendre le grand tétras, l'ours brun, le loup ou encore le chamois. Les oiseaux de proies ne sont pas en reste avec la présence de l'aigle royal,
l'aigle botté, le vautour fauve, le percnoptère d'Egypte, le faucon pèlerin, le hibou, le grand duc... et bien d'autres pensionnaires encore. Pour un plein les yeux, les plus courageux graviront le Bobotov Kuk, avec ses 2 523 m d'altitude.

Pont traversant la rivière Tara.
Pont traversant la rivière Tara.
Parc Durmitor et canyon de la TaraHaut de page

Pays : Montenegro

Temps estimé : 5 jours de marche

Saisons idéales : de mi-juin à septembre

Catégorie : de moyen à difficile

Accès : Žabljak, Plužine

Cette portion de la Via Dinarica se fait après celle située en Bosnie. Après être passé de la Bosnie au Monténégro, les randonneurs passent l'emblématique lac Trnovačko, en forme de coeur, puis le lac Piva avant de s'attaquer à l'un des points majeurs de la section monténégrine du trek et un point fort de la Via Dinarica : le parc national de Durmitor (créé en 1952 et couvrant 339 km2). Bien avant d'approcher effectivement le parc, les randonneurs bénéficient de vues sur les sommets du parc, y compris Bobotov Kuk, le plus haut avec ses 2523 m. L'autre attrait majeur du parc est le canyon de la Tara, célèbre car il s'agit de la deuxième gorge la plus profonde du monde, et la plus profonde en Europe, avec une profondeur maximale de 1300 m. Cet itinéraire de la Via Dinarica intègre des dénivelés importants. La récompense : des vues panoramiques sur les montagnes, les vallées, les lacs et les rivières. Les randonneurs doivent être équipés pour la haute montagne. Ils cheminent sur des chemins forestiers et d'éventuels éboulis. Žabljak est le centre touristique du parc national de Durmitor et les voyageurs peuvent s'y ravitailler sans problème et profiter d'une nuit de repos dans l'un des nombreux hôtels de cette petite ville touristique. Une nuit confortable bienvenue après plusieurs bivouacs en refuge, en bergerie voire sous la tente.

PortugalHaut de page
Au cœur des AçoresHaut de page

Pays : Portugal - Iles des Açores

Temps estimé : 2 jours - 30 km - l'ascension du Pico

Saisons idéales : printemps, été

Catégorie : facile

Accès : port de Madalena

Les Açores... neuf lieux magiques au milieu de l'Atlantique. Partez à la découverte de l'une d'entre elles : l'île Pico. Raul Brandao, écrivain voyageur, ne s'y est pas trompé  : " L'île de Pico est la plus belle et la plus extraordinaire des îles des Açores ", écrivait-il à la fin du XIXe siècle, " d'une beauté unique, d'une couleur admirable, elle exerce sur le visiteur un étrange pouvoir d'attraction. " Séduit par le paysage que domine le volcan, " statue dressée vers le ciel et comme fondue par l'embrasement des entrailles de la terre ". Démarrez l'ascension depuis Madalena. De la lave noire à perte de vue. Sur les pentes du Pico, le volcan qui donne son nom à cette île, le sol n'est constitué que de cela. Un nappage de basalte que les autochtones nomment le " dallage ", et sur lequel, depuis des siècles, on cultive la vigne. C'est de ces inhospitalières étendues minérales que les hommes sont parvenus à extraire un vin mythique que les plus exquises tables d'Europe s'arrachaient au temps lointain de sa splendeur : le verdelho. Et, comme ces vignobles improbables devaient aussi être protégés des embruns, des pluies torrentielles et des vents qui battent les côtes de l'île, ces paysans de l'extrême ont élaboré un maillage serré de murets, de terrasses et de chemins de desserte. De loin, ces incroyables constructions enserrant de minuscules parcelles forment une véritable dentelle de pierre noire. L'avantage le plus étonnant de cette architecture complexe est ailleurs : les murets de pierre basaltique fonctionnent comme des serres naturelles, accumulant la chaleur pendant la journée et la libérant au cours de la nuit, ce qui augmente la teneur en sucre des grains de raisin. Sur les pentes du Pico, d'autres traces sont bien visibles : les sentiers creusés dans la roche pour rouler les tonneaux, les sillons creusés par les roues des chars à boeufs qui conduisent aux ancoradouros, sortes de minuscules embarcadères nivelés dans le sol à coups de masse, destinés à faciliter le chargement des barriques sur les bateaux. Ces cicatrices rappellent l'importance de la culture du vin dans ce paysage sculpté par l'art et le génie humain. Les deux plus grandes zones plantées de vignes se trouvent dans un champ de lave bien abrité : Criação Velha et Santa Luzia, dans la paroisse de Madalena.

Depuis des siècles, les habitants de Pico - des " rocs " comme vous l'entendrez dire - préservent la beauté de leur île et son incroyable enchevêtrement de vignobles. Un endroit vraiment exceptionnel. Situé à 2 351 m au-dessus de la mer, le cratère du Pico couronne la montagne. Le point culminant porte le nom de Pico Pequeño ou Piquinho. De son cône des fumerolles s'échappent encore aujourd'hui. Le volcan surplombe toute l'île, plus longue que large, de sa stature solennelle. Sa flore change avec l'altitude. Densément arborée jusqu'à 1 500 m, la végétation devient rase jusqu'à 2 000 m et disparaît ensuite jusqu'au sommet, couvert de neige en hiver. De là-haut et par temps clair, le panorama est sublime. Vous pourrez contempler les autres îles de l'archipel : Faial, São Jorge, Graciosa et Terceira. Les levers et les couchers de soleil sont uniques au monde. En redescendant, ne manquez pas la visite du musée des Baleiniers à Lajes do Pico, puis celui de l'industrie baleinière à São Roque do Pico. L'observation des cétacées - baleines et dauphins - en pleine mer est également au programme de ce spectacle inoubliable.

Dans la serra da PenedaHaut de page

Pays : Portugal - Viana do Castello

Temps estimé : 3 jours - 44 km - de Castro Laboreiro à Soajo

Saisons idéales : printemps, été

Catégorie : moyen

Accès : Castro Laboreiro

Au coeur d'un territoire de montagne très préservé, terre d'invasion celte dont les traditions ont perduré dans la culture locale, l'Alto Minho, au nord-ouest du Portugal, recèle des trésors de nature. A la frontière de l'Espagne, ce mélange des cultures et des genres s'inscrit dans le cadre naturel somptueux du parc national de Peneda-Gerês. Dans ce jardin du Portugal, vous découvrirez une extraordinaire diversité de climats, de faune, de flore, de paysages parsemés de lacs, torrents et cascades. Le petit village de Castro Laboreiro, au coeur de l'impressionnant massif granitique, est adorable d'authenticité. Des femmes habillées comme autrefois travaillent les champs. De-ci de-là des ponts, une multitude de lieux-dits et des maisons traditionnelles en granit. Tout a l'air si paisible que le temps semble s'être arrêté sur une page du passé. Des paysages d'une extrême et rude beauté... Un peu plus haut, à 1 033 m d'altitude, le château fort de Castro Laboreiro. Difficile d'accès, peut-être, mais le panorama offert du sommet mérite l'effort. Le sentier parcourt le plateau au milieu de pâturages et de petits villages, Varzea, Vido, Portelinha...

A partir de Lamas de Mouro, commence la descente dans un univers minéral et chaotique jusqu'au sanctuaire de Notre-Dame-de-Penada, totalement isolé dans une vallée entourée de sommets montagneux. A proximité, vous admirerez une impressionnante cascade et le petit lac de Pântano, dont le barrage produisait autrefois de l'électricité pour le sanctuaire. Gagnez Rouças, puis Gaviera et quelques kilomètres plus haut Sao Bento do Cando, hameau très connu pour ses fêtes religieuses d'adoration à saint Benoît. Vous cheminerez sur les larges pavés marqués par les roues des charrettes. Visiter Adrao et son petit moulin avant la dernière étape Soajo où vous découvrirez de surprenants greniers à maïs du XVIIIe siècle. De loin, on pourrait presque les prendre pour des tombeaux à cause des croix qui les surmontent, servant certainement à bénir la récolte. Tout en granit avec un plancher de bois, ils sont construits sur pilotis afin que le grain reste au sec. A Soajo, une vingtaine de greniers à maïs sont rassemblés sur une aire communautaire. Ne manquez pas de visiter à proximité le barrage de l'Alto Minho, puis le Castelo de Lindoso du XIIIe siècle.

La perle de SibérieHaut de page

Pays : Russie - District fédéral de Sibérie, oblast de Irkutsk

Temps estimé : 3 jours - 40 km - autour de l'île Olkhon

Saison idéale : été

Catégorie : facile

Accès : port de Sakhyurta sur le lac de Baïkal

Le Baïkal : une mer ou un lac ? On pourrait presque se poser la question lorsqu'on navigue au milieu d'une telle étendue d'eau, ses dimensions ont de quoi impressionner : 636 km de long pour une largeur comprise entre 30 et 80 km selon les lieux, sa profondeur - 1 637 m - abyssale en fait même la réserve d'eau douce la plus profonde de la planète.

Mais là n'est peut-être pas l'essentiel, non, finalement c'est la diversité et la beauté sauvage de ces paysages qui séduisent le voyageur. Imaginez un écrin de montagnes et de taïga, des rivages de galets, de sable ou de rochers escarpés, sans oublier de charmantes îles avec leurs hameaux de pêcheurs... Ici, dans ce pays de légendes et de traditions chamanistes, l'été venu on est bien loin des clichés communs d'une Sibérie inhospitalière et glaciale. Vous quitterez ce gigantesque royaume naturel peu visité par l'homme pour partir randonner sur l'une de ses nombreuses îles : Olkhon - 72 km de long sur 15 km de large. Il est souvent dit que le lac Baïkal est le coeur bleu de la Sibérie et l'île Olkhon celui du lac Baïkal. A quelques minutes de Khougir, principale agglomération de l'île, gros bourg tout en bois mais sans esthétique, vous découvrirez le rocher au Chaman, un site d'exception. Admirez ce cap rocheux à la forme pyramidale entouré d'un côté par une petite baie de galets formant un demi-cercle presque parfait et de l'autre par une longue plage de sable blond. Ici, se mélangent beauté naturelle et croyance. Pour les habitants le lieu est sacré. La légende rapporte même que le dieu mongol, fuyant les hordes de Gengis Khan, se serait réfugié ici dans une grotte formée dans les entrailles de la roche. On comprend alors pourquoi ce rocher de Bourkhan est devenu ensuite un haut lieu du chamanisme. Des collines aux alentours, vous profiterez de splendides points de vue sur le rocher sacré. Vous assisterez peut-être au rituel des visiteurs bouriates. Les bouddhistes eux aussi vénèrent le lieu comme en témoignent les drapeaux de prière multicolores attachés aux branches des arbres. Longez la côte, puis obliquez vers le village et la vallée d'Ouzoury. Ne soyez pas étonné de voir des vaches sur la plage, elles viennent là se désaltérer dans les eaux du lac. Prenez un peu de hauteur en arpentant la colline qui domine le bourg agricole. Les isbas s'éloignent de la vue et voilà que la large vallée se dévoile : un panorama où s'accordent baie, steppe et taïga verdoyante.

Mais c'est au sommet de la falaise que le spectacle devient grandiose, la vue s'étend vers le nord laissant découvrir des parois minérales plongeant dans les eaux bleues du Baïkal.

Des rides ondulantes et des reflets sinueux formés par les courants parcourent la surface du lac, superbe ! Plus loin, le célèbre et mystérieux cap Khoboy ! C'est un lieu de légende vénéré par les chamanistes bouriates qui viennent ici se recueillir à pied en haut des falaises dominant le lac ou par bateau. L'hiver, le lieu est régulièrement fréquenté, il serait même plus facile d'accès. En véhicule on roule sur la glace transparente et sous le soleil le spectacle est merveilleux.

Paysage de steppe sur l'île d'Olkhon
Paysage de steppe sur l'île d'Olkhon
SlovaquieHaut de page
Au cœur des TatrasHaut de page

Pays : Slovaquie

Temps estimé : 2 jours - 20 km - autour de Kezmarok

Saisons idéales : printemps, été

Catégorie : facile

Accès : Kezmarok

Le parc national des Tatras abrite les plus hauts sommets des Carpates, abrupts et sauvages, des paysages de pins mugot, des forêts de résineux et de nombreux lacs glaciaires traversés par de magnifiques sentiers de randonnées. Depuis les hauteurs, une vue grandiose se dégage vers la Pologne au nord et la Slovaquie au sud.

Le sommet le plus haut du massif en Slovaquie, le Gerlachovka culmine à 2 655 m ; en Pologne, c'est le Rysy, à 2 499 m. Par opposition à leur autre moitié, les Hautes Tatras sont constituées de granite, mélange désordonné d'arêtes rocheuses, de sommets élancés et de cimes, séparés par des vallées profondes parsemées de lacs ; les Tatras occidentales sont constituées pour l'essentiel de pics herbeux et de reliefs ondulants. Moins fréquentées, elles sont aussi plus tranquilles. La quasi-totalité de ces crêtes est parcourue par des sentiers. Sensation de liberté et ivresse des paysages permanentes et garanties ! Nous démarrons cette randonnée à Kezmarok qui mérite une halte. Son église articulaire évangélique en bois de style baroque - début XVIIIe siècle - est unique et incontournable. En forme de croix grecque à branches égales, cette perle rare, financée par les protestants de l'Europe entière, offre un intérieur dont la partie supérieure rappelle la proue renversée d'un navire. Visitez également la basilique Sainte-Croix de style gothique, l'église des pauliniens, l'ancien hôtel de ville, le cimetière historique, le château fort et son musée, l'original musée de la Culture d'habitation, le lycée protestant dont la bibliothèque est la plus grande bibliothèque scolaire historique d'Europe centrale. Ne manquez pas non plus de musarder dans la vieille ville et notamment dans le quartier du Vieux Marché. Non loin de là, découvrez Lubica, Vrbov, Spisska Bela, Straze - son château, son église gothique -, Velka Lomnica - somptueuses fresques dans la sacristie de l'église - et Vyborna - intérieur d'église. Lendak, Zdiar, Tatranska Javorina sont de véritables villages typiques de la région des Tatras. Prenez maintenant la direction de Spisska Bela pour rejoindre le village de Tatranska Kotlina, pour visiter la très belle grotte de Belianska Jaskyna - la seule des Hautes Tatras ouverte au public -, découverte au début du XVIIIe siècle par des chercheurs d'or. L'entrée de la cavité se situe à 885 m d'altitude sur la pente nord de la colline de Kobyli. La visite s'étend sur presque 1 400 m. Vous assisterez à une exposition d'innombrables oeuvres d'art naturelles. Admirez les grandes salles et les dômes, les pagodes et les petits lacs ou les lacs en cintre. Dans une des salles où l'acoustique est exceptionnelle, nommée " salle de la Musique ", des concerts sont organisés chaque année au mois d'août. Huit variétés de chauves-souris ont ici trouvé refuge.

SlovénieHaut de page
Les spécialistesHaut de page

Si les paysages slovènes sont somptueux, quelques avertissements sont de mise. En février 2014, des pluies verglaçantes ont mis à mal les forêts, générant de dangereuses chutes de branches mortes. Certains secteurs restent interdits d'accès par mesure de sécurité. Il est donc impératif de respecter ces restrictions. À noter également : l'interdiction de camper sur le domaine public ou privé, sans accord du propriétaire des lieux. Enfin, la détention de produits hypnotiques et anxiolytiques étant extrêmement surveillée, si vous détenez ces médicaments, munissez-vous de votre ordonnance.

Au départ de la Via Dinarica des BalkansHaut de page

Pays : Slovénie et Croatie

Temps estimé : de 10 à 14 jours de marche

Saisons idéales : de mai-juin à septembre-octobre

Catégorie : de moyen à difficile

Accès : Ljubljana, Postojna, Zagreb, Zadar

La grande randonnée de la Via Dinarica débute près de Jama Postojna (grotte de Postojna) en Slovénie.

Le trek initial de trois jours en Slovénie emmène les randonneurs à Veliki Snežnik, plus haut sommet de la région avec ses 1 796 m d'altitude, et son refuge où il est possible de bivouaquer. La Via Dinarica se poursuit ensuite vers le sud en direction du mont Snežnik, où les randonneurs passe de Slovénie en Croatie, pays où l'itinéraire traverse pas moins de trois parcs nationaux et un parc naturel. En Croatie, le trek débute au sud-est de Risnjak, le plus septentrional des huit parcs nationaux du pays. Vous découvrez une région verdoyante, avec des sentiers facilement empruntables. Le parc de Risnjak, désigné parc national en 1953, se déploie sur environ 62 km2. Il vous faudra 9h de marche pour aller du refuge Hahlić, à travers la station de ski Platak (à Snježnik), jusqu'au refuge de la montagne Schlosser. Mais rassurez-vous, c'est la portion la plus longue et la plus difficile ! Le refuge Schlosser se trouve sous le point le plus haut du Risnjak, le Veliki Risnjak (1 528 m). Au sud se trouvent la côte et la chaine de montagnes de Velebit, votre prochaine étape. C'est la plus célèbre chaîne de montagnes de Croatie. Ses sommets escarpés sont parallèles à la mer Adriatique et constituent un ensemble cohérent avec de bons refuges d'altitude ouverts tout l'été. Il est important de noter qu'en raison de l'emplacement et du risque de températures élevées frappant le Velebit, les randonneurs doivent se renseigner à chaque étape et avant chaque journée de trekking à propos de la disponibilité en eau de source le long du chemin. La randonnée ici peut être difficile, en raison de pierres instables. La chaleur, surtout pour les personnes sans conditionnement physique suffisant, peut être étouffante. Mais les sentiers, les points de vue, et le voyage en valent vraiment le coup, à condition d'être bien préparé. La section croate du Velebit (Trail Blanc) traverse le parc national du Nord-Velebit, puis, plus au sud, le parc national de Paklenica. Les deux parcs sont regroupés dans le parc naturel Velebit. Ours, loups et lynx vivent le long la portion de la Via Dinarica en Slovénie et en Croatie. Soyez respectueux de ces compagnons des sentiers sauvages.

Les spécialistesHaut de page

Compte-tenu de l'actualité politique, les autorités enjoignent à éviter la zone frontalière à l'Irak où il existe de hauts risques d'enlèvements. Est également signalé un fort risque d'attentats terroristes, comme en témoigne la prolongation de l'état d'urgence de trois mois en octobre 2017.

La CappadoceHaut de page

Pays : Turquie - Province de Nevsehir

Temps estimé : 3 jours - 35 km - d'Urgup à Nevsehir

Saison idéale : été

Catégorie : facile

Accès : Urgup

Au coeur de la Turquie, la Cappadoce est située sur de hauts plateaux à plus de 1 000 m d'altitude. Sa découverte est un moment fort. La nature a transformé cette région en site fabuleux d'une beauté inoubliable. Dès le VIe siècle, les hommes ont tiré parti des singulières formations géologiques et creusé dans le tuf volcanique des habitations rupestres, des monastères, des églises et des villes souterraines qui s'intègrent au paysage lunaire de la région. Cette randonnée " troglodytique " démarre à Urgup, dominé par une falaise jaune percée de centaines d'habitations rupestres. Ces grottes innombrables creusées dans les collines de pierre ponce appartiennent à une immense nécropole byzantine qui descend jusqu'à la plaine, et il n'est pas sans intérêt de voir comment les habitants actuels ont utilisé ces demeures funéraires, et comment en appliquant des façades au-devant des ouvertures, en ouvrant çà et là des fenêtres, ils ont créé d'étranges habitations. Les anciens quartiers, comme Esbelli, conservent de nombreuses habitations plus pittoresques les unes que les autres. A la sortie de cette cité animée et prospère, en direction de Goreme, une vallée s'ouvre dans un décor grandiose que l'on découvre depuis la route. Par temps dégagé, le mont Erciyes se détache en toile de fond avec, en premier plan, deux grandes cheminées de fées, coiffées de leur chapeau de pierre, qui en encadrent deux autres plus petites. La vallée de Devrent recèle tout un bestiaire de pierre : sculpté par les éléments naturels, le tuf ocre rose prend les formes les plus surprenantes, ici celle d'un dromadaire, là celle d'une gazelle. Un peu plus loin, Ortahisar se presse autour d'un énorme piton de tuf volcanique criblé de tunnels autrefois habités. Du sommet, vous jouirez d'un superbe panorama sur les environs. Autre site des plus remarquables, dans un paysage saisissant, la vallée de Goreme qui abrite de splendides ensembles monastiques. Les vallées environnantes servirent de refuge aux chrétiens dès les premières persécutions romaines. Visitez le musée en plein air et ses nombreuses églises rupestres aux fresques nombreuses. L'une des plus belles d'entre elles : l'église sombre du XIe siècle. Elle fait partie d'un complexe comprenant un cellier, un réfectoire, un dortoir et une basilique à deux étages dont le niveau inférieur est orné d'arcades aveugles occupées par des croix. Ses fresques, posées sur un enduit fait de chaux, paille et sable, se sont parfaitement conservées grâce à l'obscurité presque totale dans laquelle elle est plongée. On y admire des scènes de la vie du Christ, notamment la Nativité, le Baptême, la Céne, le baiser de Juda... Incontournable ! Gagnez Huçhisar, village agricole. Ses maisons sont groupées autour d'un rocher criblé de trous " citadelle ". Point culminant de la région, il offre de superbes points de vue sur les vallées environnantes. A ses pieds, se dressent une multitude de cônes rocheux très impressionnants. Dernière étape de cette superbe randonnée, Nevsehir dont la vieille ville conserve de nombreux habitats troglodytiques. Vous marchez sur les dunes de tuf pour relier les villages en empruntant des pistes utilisées par la population. Certaines chambres d'hôtels sont installées dans des grottes.

Ortahisar est un village authentique du coeur de la Cappadoce.
Ortahisar est un village authentique du coeur de la Cappadoce.
Sur les sentiers d'Homère à KaraburunHaut de page

Pays : Turquie - Province d'Izmir

Temps estimé : 3 à 6 jours

Saison idéale : printemps, été, automne

Catégorie : facile

Accès : Karaburun

Dans la baie d'Izmir, en mer Égée, la péninsule de Karaburun est un joyau de nature préservée. Tapis de narcisses et de jacinthes, villages escarpés, ruches, oliviers et criques sauvages... Seuls crapahutent les bergers, leurs troupeaux et une poignée d'amoureux du site qui veulent bien le partager avec modération. Respect de l'environnement et agrotourisme doux, à la clé. Karaburun la " capitale " de cette péninsule montagneuse d'une trentaine de kilomètres de long et quinze de large, du moins à vol d'oiseau, qui culmine à 1 200 m d'altitude. Des sentiers de chèvres la quadrillent et une petite route carrossable s'élève en lacet, dévoilant des paysages éblouissants. Difficile d'imaginer qu'Izmir n'est qu'à 100 km...

Mercredi matin, les habitants de la péninsule se donnent rendez-vous au marché de Karaburun qui aligne tomates, oranges, artichauts, oignons, fleurs, olives, amandes, épicerie, quincaillerie et vêtements. La mer scintille en contrebas. Le vendeur de plantes médicinales, herbes séchées, potions et onguents, connaît la médecine naturelle sur le bout des doigts. Mete Erem était chirurgien dans une autre vie citadine et trépidante. Aujourd'hui retiré à Karaburun, ce naturaliste érudit et randonneur invétéré sillonne la montagne avec ses clients (Aktif Azimut) leur faisant découvrir les orchidées et les oiseaux rares, rencontrer les habitants, apprécier la qualité de vie locale. Mete est au nombre de ces amoureux de la presqu'île : tombé sous le charme de sa beauté et de ses traditions préservées, il s'est engagé pour sa préservation et le développement d'un tourisme doux mariant agriculture, artisanat et accueil. Néoruraux et jeunes du pays travaillent de concert à un développement qui évite l'écueil de ce tourisme sans âme qui, en bétonnant à outrance, a dénaturé les plus proches stations balnéaires. Aujourd'hui, les côtes de la presqu'île sont protégées sur 70 km. Construction interdite, accès à pied exclusivement !

Pour explorer la Mimas de la mythologie grecque, il vous faut non seulement de bonnes chaussures, mais aussi des lunettes de soleil et un foulard serré sur la tête car le vent prend un malin plaisir à décoiffer les marcheurs et emporter leurs chapeaux vers la mer. Dans l'Odyssée, Homère parle d'ailleurs du Mimas venteux pour désigner le sommet de la presqu'île. La route croise les dernières maisons, puis le sentier s'élève à travers une prairie bleue, rouge, jaune, blanche et rose de fleurs. Pavot, camomille améthyste, ciste. Immenses figuiers, délicats amandiers, arbres chargés de mandarines ou de citrons, champs d'artichauts, une spécialité locale... Cette péninsule a des allures de jardin de paradis. Les jacinthes sauvages embaument, et toute une variété de plantes aromatiques, thyms, sauges, lavandes. Forcément, dans cet environnement odorant, les abeilles butinent. Chaque pas déloge son lot de papillons et de sauterelles. Ici poussent l'arbousier, le térébinthe, les chênes tordus par le vent et le lilas des Indes. Les oliviers de Karaburun - 450 000 oliviers à 90 % cultivés en bio - donnent une étonnante olive nommée Hurma qui, sous l'effet du micro climat local et de bactéries naturelles, fermentent sur l'arbre. Ainsi peut-on déguster dès la cueillette ce fruit riche en vitamines et oligo-éléments, réputé efficace, on le sait, contre le diabète et les maladies cardio-vasculaire.

Du sommet de la presqu'île, le regard embrase la mer avec, de l'autre côté du golfe d'Izmir, le port de Foça d'où partirent les Phocéens pour fonder Marseille (Massilia). À l'opposé, l'île grecque de Chios, et au milieu Lesbos, autre île grecque mythique. Les villages sont perchés regardant la mer et les pirates. S'ils cultivaient la terre, en bas, dans les zones propices, les paysans vivaient sur les hauteurs pour se protéger. Les bergers courent toujours les alpages avec leurs troupeaux de chèvres angoras ou de moutons. Des néoruraux restaurent quelques maisons des villages d'altitude désertés. L'agrotourisme offre aujourd'hui une alternative à l'exode.

En retrait de Yeni Leman, le petit port de pêche tout près du village de Karaburun, la maison d'Ata a les pieds (presque) dans l'eau. Son architecture sobre évoque la Grèce voisine. Cette ancienne maison de pêcheur réhabilitée accueille quelques hôtes comme autant d'amis. Ainsi ces musiciens et ces peintres venus d'Izmir ou d'Istanbul qui apprécient l'ambiance paisible, un brin bohème, de l'adresse. Sur la terrasse, les enfants braquent les jumelles au large pour tenter d'apercevoir l'un des derniers phoques moine ou cette mouette à bec rouge (Laris audouinni) également devenue rarissime. Dans le salon, le vieux pêcheur démêle son filet. Difficile de s'arracher à Karaburun. Il faudrait encore évoquer les mimosas qui ornent les ruelles de tel village, l'eau de source, si fraîche et douce, qui coule à la fontaine de tel autre ou encore ces femmes qui mettent sur pied une coopérative artisanale avec des " voisines d'en face ", leurs soeurs de Grèce, avant-hier amies, hier ennemis, aujourd'hui engagées dans un projet symbolique de paix et de réconciliation. Nul doute que leur confiture de fleurs de lavande séduit les touristes de passage tout comme cette hospitalité à la turque et cette gentillesse propres aux gens qui cultivent, sur une terre fertile, les fruits du soleil.

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