Le guide : RANDONNÉES À PIED : Guadeloupe

Guadeloupe

Ce territoire des Antilles, bordé par la mer des Caraïbes et l'océan Atlantique, est connu pour sa biodiversité. C'est un enchantement de marcher sur cette île à la découverte de son riche patrimoine et de ses paysages somptueux, entre mer et montagne, sous la forêt tropicale ou le long des côtes.

Les circuitsHaut de page
Sites temporairement difficiles d'accès

Certains sites de randonnée pourront être provisoirement rendus inaccessibles à cause du passage de l'ouragan Maria, qui a sévi en automne 2017. Le Parc national de la Guadeloupe, l'Office national des forêts et le Conservatoire du littoral avertissent du risque de chute d'arbres, d'éboulements et d'équipements abimés. Certains sentiers pourront donc être difficiles d'accès et obliger à un détour inattendu. Le retour à la normale pourra prendre plusieurs mois. Nous ne pouvons que vous conseiller de vous renseigner sur l'itinéraire que vous souhaitez parcourir.

Au cœur de la forêt tropicaleHaut de page

Département : Guadeloupe (971)

Temps estimé : 1 jour

Saison idéale : saison sèche, de janvier à juin. Saison humide, de juillet à décembre

Catégorie : facile

Accès : parking du Grand-Etang, RD N°4, route de l'Habituée

Le parc national de la Guadeloupe recèle les sites les plus prestigieux de l'île : les Deux Mamelles, les Chutes du Carbet et surtout la Soufrière, point culminant des Petites Antilles à 1 467 m. Outre leurs particularismes, tous ces sites donnent accès à des sentiers - nommés " traces " - qui permettent une immersion totale au coeur de la forêt dense. La route de la Traversée longue de 17 km est la seule qui traverse le massif de la Basse-Terre, de part en part. Elle relie la commune de Petit-Bourg à celle de Pointe-Noire par le massif montagneux. Mais c'est le sentier des Etangs vers Gourbeyre que nous vous proposons aujourd'hui de prendre, afin de découvrir, dans une ambiance paysagère unique en Guadeloupe, les principales caractéristiques de la forêt dense. Le Grand-Etang, que les Indiens Caraïbes nommaient " la Grand'eau de la montagne ", est le plus vaste du massif montagneux de la Basse-Terre. Profond de quelque 10 m, il étale ses eaux à 400 m d'altitude sur 10 hectares. Le paysage est grandiose, il charme et émeut en même temps, par un mélange de grâce séduisante et d'imposante majesté. Au premier regard, il y a le bleu de l'étang et le vert de la forêt. Avec un peu d'attention, vous discernerez progressivement des masses de couleurs et de formes différentes qui correspondent à des zones de végétation distinctes, des fougères, des joncs, des radeaux tourbeaux dominés par les icaques et, sur l'autre rive, la forêt marécageuse avec ses palétuviers jaunes, ses pomwoz - jambosiers -, puis, au-dessus, la dense forêt et son cortège d'espèces. Admirez ce gommier blanc pouvant atteindre 35 m de hauteur avec son tronc droit, élancé, net de branches jusqu'au houppier. Sa gomme dont il pleure à chaque blessure est utilisée pour allumer le feu. Les géants de la forêt - arbres à contreforts - sont impressionnants par leur hauteur, mais leur base est encore plus étonnante. Le tronc, ses contreforts et les racines qui les prolongent forment de véritables sculptures, parfois même des monuments tant leur taille est considérable. Les épiphytes, quant à eux, forment de véritables jardins suspendus qui sauront vous émerveiller. Le bambou, lui aussi, même si envahissant pour les scientifiques, contribue fortement à l'ambiance et à la personnalité du Grand Etang. La Guadeloupe est l'une des rares régions au monde à posséder des fougères arborescentes, leur silhouette en forme de palmier est facilement reconnaissable. Ne craignez pas à vous frayer un passage entre lianes et racines aériennes pour poursuivre votre périple. Par hautes eaux, le niveau du Grand Etang affleure le petit barrage que l'on peut apercevoir en franchissant la passerelle, par basses eaux, malgré le barrage, l'eau s'infiltre dans des fissures du sol et continue à alimenter la rivière Bananier. Le canal Dongo, creusé à partir de la rivière, traverse toute la section de l'Habituée. Il a permis pendant de longues années d'irriguer les cultures et les jardins créoles du plateau du même nom. La rivière se frayant un chemin dans la forêt quelque peu éclaircie, une fenêtre s'ouvre vers le ciel. Contrastant avec les sombres sous-bois de la forêt dense, ce lieu enchanteur, ouvert, animé par les jeux de lumière et le bruit de l'eau apparaît comme un havre de paix. Dans l'eau, le tilapia, des escargots, des sangsues, des crevettes - le célèbre ouassou. Parmi les insectes, les élégantes libellules. Observez en silence le grèbe à bec bigarré ou encore le balbuzard pêcheur. La floraison des pomwoz offre un autre spectacle haut en couleurs. Attirés par le nectar des fleurs, les colibris se livrent à un ballet incessant de va-et-vient qui anime les frondaisons.

Chutes du Carbet.
Chutes du Carbet.
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