Le guide : RANDONNÉES À PIED : Occitanie

Occitanie

Midi-Pyrénées. Randonnez en famille ou entre amis sur plus de 500 itinéraires en boucle, pour tous niveaux, à la journée ou la demi-journée. Vous pouvez aussi combiner des itinéraires et imaginer des traversées pour randonner plusieurs jours. Si les sommets pyrénéens attirent les amateurs de haute montagne, de nombreux sentiers sont accessibles aux familles et aux promeneurs sans entraînement.

Languedoc-Roussillon. Cette région très touristique ne manque pas d'atouts : la mer bien entendu, le soleil, mais aussi les vignobles et tout un art de vivre. Evitez le plein été, lorsque la canicule rend souvent la marche difficile, sauf si l'on part très tôt et si l'on s'arrête pour faire la sieste lorsque le soleil est au plus haut...

Les circuitsHaut de page
Au cœur des bastides albigeoisesHaut de page

Département : Tarn (81), de Cahuzac-sur-Vère à Cordes-sur-Ciel

Temps estimé : 3 jours - 40 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Cahuzac-sur-Vère

Avis aux amateurs d'Histoire de France qui aimaient à jouer au château fort quand ils étaient gamins, ce périple albigeois est pour eux ! Car il leur permettra de visiter ces villes fortifiées qu'on appelle bastides dans le sud-ouest. En fait, il s'agissait des villages de l'an mille, que les hommes du Moyen Age construisaient sur des promontoires rocheux afin de pouvoir mieux se défendre face aux ennemis qui souhaitaient les conquérir. Force est de reconnaître que la visite de ces bastides est un spectacle dont on ne se lasse pas. D'autant qu'il offre également la possibilité de croiser, au détour de superbes sentiers, des forêts pleines de mystères et des grottes préhistoriques.

Les trois jours de randonnée que nous vous proposons débutent au pied de la Montagne Noire, dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, dans le berceau du vieux vignoble de Gaillac (mille ans d'âge), à Cahuzac-sur-Vère. Puis vous vous mettrez en route en direction du plus beau village de France, Castelnau-de-Montmirail, dont la position en haute altitude a fait la fortune (c'était un guet d'observation tout à fait intéressant). Dans ce village prenez le temps de visiter Notre-Dame-de-l'Assomption (et admirez la croix reliquaire des comtes d'Armagnac, joyau de l'orfèvrerie religieuse), la place des Arcades, la fontaine des Cannelles et faites-vous conter l'histoire du Pilori... A la sortie, des forêts attendent vos foulées : Sivens et - surtout - Grésigne qui, jadis royale, se distingue à la fois par son étendue (3 500 hectares !) et sa richesse entomologique (2 380 espèces de coléoptères recensées, 3e rang européen !). Ensuite vous arriverez dans un petit village au pied duquel coule la Vère. Il porte le nom de Larroque et se distingue par ses grottes préhistoriques et ses falaises de calcaire ocre et rose. Vient ensuite un petit village qui servit longtemps de place fortifiée et dont on peut encore admirer les remparts sur - excusez du peu ! - 850 m : Puycelci. Outre son église du XIVe on peut également mentionner son verger conservatoire régional d'espèces anciennes fruitières et viticoles. Mais le plus beau est tout de même la vue que Puycelci offre sur la vallée de la Vère. Enfin, achevons notre randonnée par un des hauts lieux du patrimoine européen, une cité entourée de plusieurs lignes de remparts et qui demeura longtemps la plus forte place de l'Albigeois : Cordes-sur-Ciel. Eh oui, vous l'avez compris : il s'agit une fois de plus d'un site de toute beauté car doté d'un héritage architectural remarquable et d'une vue magnifique sur l'horizon sauvage et boisé de la région.

Collioure et ses environsHaut de page
Collioure s'étend sur la Côte Vermeille
Collioure s'étend sur la Côte Vermeille

Département : Pyrénées-Orientales (66)

Temps estimé : 2 jours - 18 km -, boucle

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Collioure

Restons quelques jours encore dans les Pyrénées-Orientales pour profiter pleinement de la diversité de ses paysages. De la montagne à la mer, il n'y a qu'un pas, alors profitez-en sans modération. La belle Collioure cligne de l'oeil pour mieux vous séduire mais ce n'est pas utile, ses atouts sont trop superbes pour laisser indifférent. Son petit port, sa petite plage en rondeur, ses ruelles pavées, son château, ses caveaux de dégustation... il faut pourtant démarrer cette jolie randonnée en boucle. Quittez la cité par la route des vignes et quelles vignes ! Celles mêmes qui produisent des collioure et des banyuls que vous ne serez pas prêt d'oublier. Les pentes abruptes sur lesquelles s'accrochent rageusement les ceps empêchent toute mécanisation. De la taille aux vendanges, tout est manuel !

Passez le col Mollo et découvrez les forts Dugommier et de Saint-Elme, servant jadis à défendre la côte. Descendez sur Port-Vendres qui doit son nom à la présence d'un temple dédié à Vénus qui dominait la crique. Surtout ne perdez pas une goutte du panorama qui s'offre généreusement au regard. La petite cité portuaire offre un spectacle coloré typiquement méditerranéen. Longez son vieux port. Vous rejoindrez l'anse et la plage des Tamarins, le fort Mailly et, au bout de la jetée, le feu du Môle d'où la vue est encore une fois magnifique. Visitez la Redoute Bear avant de gagner plus haut le phare du même nom se dressant de ses 80 m au-dessus de la mer. Par l'anse des Paulilles, site préservé qui mérite une halte, et pourquoi pas une petite baignade dans ses eaux claires, et le col de Pere Carrera, vous plongerez sur Banyuls. Dans ce typique village catalan animé tout au long de l'année, visitez l'église romane de la Rectorie du XIe siècle entourée de tombes et de cyprès, la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette. Rattrapez maintenant le col des Gascons, dominé par la tour de la Madeloc. Avant de redescendre sur Collioure, la route est bordée de nombreux vestiges militaires avec toujours d'imprenables vues sur la côte catalane. Pour prolonger votre séjour, le tour du massif de la Madeloc - à partir de Collioure - est une jolie formule.

Le vieux quartier du Mouré constituant l'âme de Collioure
Le vieux quartier du Mouré constituant l'âme de Collioure
Dans le pays du Haut-QuercyHaut de page

Département : Lot (46), de Souillac à Rocamadour

Temps estimé : 2 jours - 22 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Souillac

Un causse est un plateau calcaire qu'on trouve dans le centre et le sud de la France. Dans le Haut-Quercy, par exemple où vous attendent ceux de Martel et de Gramat. Séparés par la Dordogne, ces deux-là constituent la partie la plus septentrionale d'un vaste plateau calcaire qui s'appuie sur le Massif central. Si ce pays habité depuis la nuit des temps mérite que vous lui consacriez de longues heures de marche, c'est parce que ses paysages et ses villages - grâce à leurs nombreux sites naturels de toute beauté - vous le rendront au centuple ! On pense à Rocamadour, aux grottes de Lacave, au gouffre de Padirac ou au cirque d'Autoire.

Démarrez votre itinéraire par Souillac et son cadre pittoresque. Visitez son abbatiale, son église Saint-Martin, ses sept viaducs, son musée national de l'Automate et ses vieilles ruelles. Et dégustez - raisonnablement bien sûr, car marche et gastronomie font rarement bon ménage ! - foies gras, truffes, confits, vins de Cahors, eau-de-vie de prune, les fiertés culinaires de la région. Puis, toujours en suivant la vallée de la Dordogne, découvrez Lacave pour ses sites uniques en leur genre : les grottes, le parc préhistorique, les châteaux de Belcastel, de la Treyne, l'église Saint-Georges-de-Meyraguet. Une fois de plus, les fins gourmets y trouveront leur bonheur ! Suivez les étoilés ! C'est par la route de L'Hospitalet qu'il faut arriver à Rocamadour, " la cité du vertige ", et de préférence le matin, lorsque le soleil illumine le fameux rocher. D'une terrasse formant un belvédère, on découvre une remarquable vue d'ensemble. Tandis que l'Alzou zigzague au fond de la vallée, se profile, agrippée à la falaise du Causse, l'extraordinaire silhouette du village, dont l'élévation, d'une hardiesse invraisemblable, est un défi à l'équilibre. Six chapelles, une basilique et un palais abbatial encerclent les parvis et constituent le coeur emblématique de cette cité médiévale qui attire, bon an mal an, un million et demi de visiteurs tous les ans...

Rocamadour
Rocamadour
Dans les gorges du TarnHaut de page

Département : Lozère (48), de Florac à Sainte-Enimie

Temps estimé : 2 jours - 34 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : moyen

Accès : Florac

Les gorges du Tarn sont au nombre des plus beaux sites de France. C'est au mont Lozère dans les Cévennes que le Tarn prend sa source pour descendre rapidement vers les Causses. Il traverse cette région calcaire par plusieurs failles naturelles qu'il a su avec brio agrandir, creuser, sculpter pour en faire, tel un artiste, une succession de défilés, de rapides et de cirques grandioses et magnifiques. Durant ce parcours, le Tarn n'est alimenté que par des résurgences qui proviennent des Causses Méjean et Sauveterre qui le bordent. Quel contraste entre ces vieux villages ou hameaux, parfois abandonnés, situés sur la rive ombragée du Tarn, et ceux sur l'autre rive qui s'épanouissent et prospèrent au soleil ! Le sentier vous mène des crêtes de la falaise au fond des défilés. Ce n'est qu'émerveillement devant des paysages hors du commun.

Florac s'étend au pied des falaises dolomitiques du Causse Méjean. Son château abrite le siège du parc national des Cévennes ainsi qu'un centre d'informations. La source du Pêcher, une résurgence traversant le coeur de ville, forme des cascades et viviers à truites. Du point de vue du Rochefort, le regard porte tout aussi bien sur les crêtes du mont Lozère que sur la vallée 500 m plus bas !

Dominé par les corniches des Causses de Sauveterre et Méjean, le vallon d'Ispagnac bénéficie d'un climat doux et ensoleillé qui lui a mérité le nom de Jardin de la Lozère. Il abrite une des plus belles églises romanes de Lozère. Son environnement à l'entrée du grand site des gorges du Tarn en fait une station touristique réputée.

Enfin, découvrez Sainte-Enimie, classé Plus Beau Village de France de par son côté médiéval et son adaptation aux gorges qui l'entourent. Visitez l'église Notre-Dame-du-Gourg, le monastère fortifié - une abbaye dont il ne reste aujourd'hui que l'entrée, la crypte et la salle capitulaire -, l'ermitage - une grotte a été aménagée au fil des siècles et des pèlerinages. A voir encore, la source de la Burle, ici même où Eminie se serait baignée et aurait guéri de la lèpre.

Gorges du Tarn
Gorges du Tarn
Dans les monts d'AubracHaut de page

Départements : Lozère (48) et Aveyron (12), d'Aumont-Aubrac à Laguiole

Temps estimé : 3 jours - 67 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Aumont-Aubrac

Au croisement des Cévennes, des gorges du Lot, du Gévaudan, non loin de hauts lieux culturels tels Conques et le Puy-en-Velay sur la route de Compostelle, le plateau de l'Aubrac se décline. Terre ondulante d'estives et de pâtures, il garde précieusement les traces d'une intense activité géologique. Vaste plateau basaltique aux paysages uniques et envoûtants où l'eau stagne dans de petits lacs ou des tourbières, et où les ruisseaux se traînent en d'innombrables méandres, il offre ses immenses prairies délimitées par quelques murets de pierre, accueillant chaque année, de mai à octobre, des dizaines de milliers de vaches. De-ci de-là, adossés à une butte, les anciens burons témoignent d'une ancestrale activité laitière et fromagère qui se perpétue. Quelques villages aux églises romanes nous rappellent la richesse de son passé et de son histoire. Terre de tradition attachante, l'Aubrac sait séduire son monde.

Le signal de départ est donné à Aumont-Aubrac, ancienne ville forte située au carrefour des via Agrippa et Podiensis qui menaient vers Compostelle. Admirez sa belle église Saint-Etienne. Direction Termes par les contreforts des plateaux de l'Aubrac. A travers prairies, forêts, hameau, moulin, zone marécageuse, l'authentique village de Termes vous attend. Les plus curieux feront un détour par Saint-Sauveur-de-Peyre et plus particulièrement par son " roc " du même nom. Du haut de ses 1 180 m, ce grand rocher basaltique - qui accueillait jadis le château fort des Astorg - domine à 20 km à la ronde la Terre de Peyre que certains nomment aussi " le Gévaudan du Gévaudan ". De la table d'orientation, le panorama est remarquable. Le lendemain, vous rejoindrez les hauts plateaux, à travers une belle forêt de pins sylvestres qui ne tardera pas à s'estomper en atteignant les plus de 1 000 m d'altitude. Place est faite maintenant à la vaste solitude herbeuse. Le sentier court à travers prairie, hameaux - Allatieux, Rieufort, Escudierettes...  -, saute quelques ruisseaux avant de longer le Bès, où vous pourrez visiter, si vous le souhaitez, Nasbinals. Les habitations de ce charmant petit village de moyenne montagne sont lovées autour de l'église, lui conférant ainsi un caractère chaleureux et accueillant. La dernière étape démarre au pont de Gournier et se poursuit sur les hauts plateaux. La petite bourgade de Saint-Urcize est blottie au pied d'un rocher où jadis trônait un château, comme en témoignent les ruines encore visibles. Remarquez le clocher à peigne qui surmonte l'église. Les drailles guideront vos pas jusqu'à Laguiole, planté sur son piton basaltique autour de l'église du Fort. Ses couteaux en font sa renommée mais ses foires aux bestiaux ne sont pas en reste.

En pays de CerdagneHaut de page

Département : Pyrénées-Orientales (66), de Matemale aux Bouillouses

Temps estimé : 2 jours - 31 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : moyen

Accès : Matemale

Vous voici dans l'une des régions les plus réputées des Pyrénées. Au coeur de la montagne catalane, à quelques pas de l'Espagne, la Cerdagne dévoile, à qui sait l'admirer, son environnement préservé, à l'ensoleillement privilégié, ses paysages d'altitude uniques, notamment dans le massif du Carlit où se plaisent le mouflon et l'isard. Cet itinéraire vous conduira à travers des villages à l'architecture traditionnelle, au patrimoine exceptionnel et où le terme convivialité prend toute sa signification.

Le site des Bouillouses est d'une beauté à couper le souffle. Aujourd'hui encore, la grande variété des paysages vous révèle une ambiance toute particulière, avec la transition entre un altiplano catalan sous un soleil souvent permanent et la haute montagne du massif du Carlit dominant le somptueux lac des Bouillouses - 2 000 m d'altitude - et les lacs glaciaires environnants. Ce cadre à la fois grandiose et sauvage rappelle étrangement les vastes étendues des pays nordiques. Cerdagne et Capcir n'ont-ils pas acquis une réputation internationale dans le domaine du ski de fond ? Dans cette démesure, la nature a tous les droits. Du printemps à l'automne, les variations de couleurs entres les fleurs éclatantes de montagne et les résineux mélangés aux essences de feuillus apportent à cette région une note magique. C'est l'endroit idéal pour partir à la rencontre de la marmotte et de l'isard et, si vous êtes chanceux, du rarissime desman des Pyrénées.

Le lendemain vous partirez sur des sentiers d'altitude à la découverte du massif du Carlit et de ses nombreux lacs. Les randonneurs confirmés partiront à l'assaut du pic du Carlit, tandis que les moins téméraires pourront se balader d'un lac à l'autre dans les estives. On se fait plaisir, le temps est de la partie, alors cap sur le pic à 2 900 m d'altitude, le plus haut sommet des Pyrénées catalanes ! Le Carlit est sans nul doute l'un des plus beaux belvédères, grâce à sa situation stratégique. Du sommet, le panorama est à l'infini. De nombreux lacs glaciaires agrémentent de leur beauté le chemin qui y conduit. Pour cette petite escapade enivrante, comptez 7 heures de plus.

Grands cirques des PyrénéesHaut de page

Département : Hautes-Pyrénées (65), de Gavarnie à Troumouse

Temps estimé : 2 jours - 23 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : moyen

Accès : Gavarnie

Au bout de la vallée des géants et du pays " Toy " se dressent les grands seigneurs des Pyrénées, les trois grands cirques : Gavarnie, Troumouse et Estaubé. Des paysages grandioses, vertigineux et différents d'un cirque à l'autre.

Qui n'a jamais entendu parler du cirque de Gavarnie ? " Architecture la plus mystérieuse, du plus mystérieux des architectes, le colosseum de la nature, c'est Gavarnie ", comme le décrivait Victor Hugo. Incontournable ! Véritable poème géologique ! Le plus haut ! Un diamètre de 800 m à la base et de 4 km au sommet. Les terrains calcaires gris, ocre ou rosés, y ont été retournés et soulevés jusqu'à 3 000 m d'altitude. La hauteur des parois du cirque atteint près de 1 500 m, en trois étages successifs séparés par des banquettes moins inclinées. Avec ses nombreux pics de plus de 3 000 m tels Taillon ou le Marboré, abritant la plus grande cascade d'Europe - 423 m -, cette merveille de la nature ne se décrit pas, elle se contemple et se découvre. Les plus courageux - déconseillé aux jeunes enfants - grimperont jusqu'à la brèche de Roland, une impressionnante trouée naturelle de 40 m de largeur et de 100 m de hauteur s'ouvrant dans les falaises surplombant le cirque. Située à 2 804 m d'altitude, cette curiosité géologique marque la frontière entre la France et l'Espagne. Pour rejoindre le cirque de Troumouse descendez jusqu'à Bareilles ou Gèdre. Le cirque de Troumouse n'en demeure pas moins grandiose. Extraordinaire amphithéâtre de 10 km de longueur et de 1 000 m de hauteur, c'est un superbe sanctuaire naturel. Dominé par le pic de la Munia - 3 133 m -, il est riche de fleurs endémiques, de tourbières et de marmottes. A l'intérieur du cirque, des prairies parcourues par des rus qui se jettent dans le lac des Aires. Le troupeau de vaches se disperse. La barrière est infranchissable et le berger peut être rassuré, son bétail ne s'échappera pas. Par contre, il devra prendre garde aux orages et aux éclairs ravageurs. De la statue de la Vierge, le point de vue est superbe. A quelques pas, Estaubé, au paysage quasi lunaire.

Randonnée en montagne à Gavarnie
Randonnée en montagne à Gavarnie
Le canal du MidiHaut de page

Département : Haute-Garonne (31)

Temps estimé : 1 jour

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Toulouse

C'est pour éviter de contourner l'Espagne via Gibraltar (et ainsi économiser 3 000 km et éviter la rencontre avec les pirates !) qu'un canal reliant la mer Méditerranée à l'océan Atlantique a été construit. Achevé en 1681 après douze ans de travaux, ce canal a mobilisé l'énergie et le savoir-faire de 12 000 personnes. Son père, Pierre-Paul Riquet, a droit à une statue allée Jean-Jaurès qui lui rend un juste hommage.

Ce canal, c'est celui du Midi - ou des Deux-Mers -, qui a été classé par l'Unesco au patrimoine mondial, et nous vous proposons de le découvrir lors d'une journée de randonnée dans la " ville rose ", Toulouse, ainsi dénommée à cause du grand nombre de ses bâtiments en brique de même couleur. Capitale de l'Occitanie cette ville chère à Claude Nougaro apporte d'intenses satisfactions à ceux qui aiment à flâner au gré de ses vieilles ruelles. Il faut dire que les occasions de se réjouir sont nombreuses avec les apparitions fréquentes de jardins luxuriants derrière des portes entrebâillées, de fonds de cours d'hôtels particuliers, cachés à demi par de lourdes portes boisées, et autres vestiges du passé qui réjouissent l'oeil et le coeur. Toulouse, c'est aussi ses églises (la basilique de Saint-Sernin et la cathédrale Saint-Etienne) et les divers bâtiments qui témoignent de riches périodes architecturales. C'est aussi des jardins et des arbres centenaires qui permettent de goûter à la sérénité au bord de Dame Garonne.

Le canal du Midi permet d'admirer, à Toulouse, des ouvrages conçus par Pierre-Paul Riquet, les ponts Jumeaux et le canal de Saint-Pierre, ainsi que le fameux Port-Sud situé, lui, à Ramonville-Saint-Agne. Située aux portes de Toulouse, cette ville présente l'aspect d'un petit joyau enchâssé dans les coteaux et bordé par le canal du Midi, sur la partie du canal des Deux Mers. C'est peu dire qu'elle a su tirer parti de sa position et que les visiteurs ont l'impression fort savoureuse de se trouver dans un port de plaisance particulièrement dynamique. Avec la traversée de Toulouse, le canal entre dans la vallée de la Garonne. Le bassin de l'embouchure marque le début du " Latéral à la Garonne ". Plus rectiligne, il permet de traverser en lisière les pays de Fronton et de Lomagne, de Saint-Sardos et de Moissac, puis de Buzet, du Bas-Quercy offrant tour à tour des vignes à perte de vue, le bocage, les coteaux et les vergers sans cesse renouvelés de cette terre, ô combien généreuse.

Avec les descentes en rivières sur le Tarn, sur la Garonne, sur le Lot et la Baïse, tout le bassin fluvial du Sud-Ouest est accessible à partir du canal des Deux Mers.

Le pays de GuilhemHaut de page

Département : Hérault (34)

Temps estimé : 1 jour

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : moyen

Accès : gorge de l'Hérault - pont du Diable

Offrez-vous une journée de randonnée au pays d'un soldat qui combattit les Sarazins sous les ordres de Charlemagne et qui, après s'être couvert de gloire sur différents champs de bataille, se retira dans un désert, sur les bords du " Verdus ", au coeur d'une nature qui lui convenait (roche dure et eau pure) pour y fonder une abbaye, celle de Gellone en 804. Canonisé en 1066, ce personnage devint saint Guihem mais on peut aussi le nommer Guillaume le Grand ou Guillaume d'Aquitaine ou, entre autres surnoms, Guillaume de Gellone.

Comme lui, franchissez les gorges de l'Hérault et observez leur spectacle ! Puis faites comme les pèlerins des siècles passés quand ils pénétraient dans le désert, empruntez le pont du Diable construit il y plus de mille ans, au Xe siècle ! S'il résiste encore aux crues torrentielles de l'Hérault, il est fermé à la circulation automobile mais pas aux randonneurs qui aiment à y contempler le fleuve 400 m plus bas... Un peu plus loin, vous apprécierez de visiter la grotte de la Clamouse, l'une des plus belles et des plus impressionnantes de France. Quelques centaines de mètres plus loin, au lieu dit " le Pan ", penchez-vous vers le fleuve pour y voir une magnifique banquette de tuf surnommée " l'éventail ". L'eau qui s'écoule sur cette mousse verte telle une fontaine géante forme un rideau de cascatelles d'une rare beauté. Plus loin encore, la tour de Plancameil et ses vieux moulins, plantés au milieu du fleuve, vous enchanteront. Mais, si l'on peut dire, vous n'avez encore rien vu, le plus beau reste à découvrir... qui se trouve à quelques pas... Eh oui, il s'agit du village de Saint-Guilhem-le-Désert dominé par le château du Géant. Une merveille, un chef-d'oeuvre, une rareté ! les mots manquent pour qualifier ce village, l'un des plus beaux de France, et que l'Unesco a classé au patrimoine mondial. Avec ses ruelles étroites, blotties contre l'abbaye de Gellone du XIIe siècle qui, elle aussi, mérite une visite (pour son cloître, les reliques de saint Guilhem et la vraie croix qui lui fut offerte par Charlemagne). C'est peu dire qu'il demeure attachant au sein d'une vallée fermée par le cirque de " l'Infernet ". Un dernier conseil, ne manquez pas non plus la balade qui va du village au cap de la Croix par un chemin empierré de toute beauté.

Le village de Saint-Guilhem-Le-Désert situé sur l'un des chemins historiques de Saint-Jacques de Compostelle
Le village de Saint-Guilhem-Le-Désert situé sur l'un des chemins historiques de Saint-Jacques de Compostelle
Les châteaux catharesHaut de page

Département : Aude (11), de Padern à Sougraigne

Temps estimé : 3 jours - 47 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Padern

Cet itinéraire vous propose de partir à la découverte d'une page d'histoire tragique qui marqua le sud-ouest de la France lors de la croisade des Albigeois. Selon votre " appétit " de savoir et votre forme physique, vous pourrez le prolonger à loisir.

Entre Pyrénées et Méditerranée, au coeur des Corbières ensoleillées, se dressent d'imposantes citadelles de pierre : les châteaux cathares.

Point de départ : le petit village de Padern surplombé par les ruines imposantes de son château médiéval. Construit sur une falaise impressionnante, il semble veiller encore sur les gorges du Verdouble. De son sommet, de superbes vues sur les paysages sauvages des Corbières. A travers garrigue odorante et sur fond de vignobles, rejoignez le prestigieux château-citadelle de Quéribus, bâti sur un piton rocheux. Véritable nid d'aigle, il resta le dernier lieu de résistance cathare lors de la croisade en 1255. Perché à 788 m, de la terrasse sommitale du donjon, des paysages grandioses s'offrent au regard des Fenouillèdes aux plaines du Roussillon et des Corbières. La deuxième étape entre Duilhac et Cubières ne manque pas de charme. Un parcours pittoresque proposant la visite de la forteresse de Peyrepertuse, surnommée à juste titre " la citadelle du vertige ", se dressant sur une crête calcaire à près de 800 m d'altitude au-dessus de la garrigue et des vignes. De la chapelle San Jordi, on aperçoit le château voisin Quéribus et, plus loin, la tour Dei Far de Tautavel et Força Real en Roussillon. Puis c'est au tour des gorges de Galamus, célèbres par leur impressionnant canyon de l'Agly. Un site hors du commun ! L'Agly, rivière des aigles, de cascade en cascade, a creusé le roc où la route construite en 1884 s'accroche à mi-hauteur de la falaise. L'Ermitage de Galamus mérite aussi une halte. Le sanctuaire aménagé dans une grotte entourée de buis et de chênes verts laisse place à une curiosité naturelle exceptionnelle. Vous quittez Cubières pour rejoindre le ravissant village de Sougraigne, niché dans un écrin de verdure. Au col du Linas, la vue en direction du Pech de Bugarach est saisissante. Le village de Bugarach, à quelques centaines de mètres de l'itinéraire, vaut le détour, pour les ruines de son château datant des XVIe et XVIIe siècles et ses maisons centenaires. Enfin, dernière montée en direction du col de la Pourteille - 694 m -, avant de redescendre sur Sougraigne.

Le château de Quéribus
Le château de Quéribus
Sur la via PodiensisHaut de page

Départements : Lot (46) et Tarn-et-Garonne (82), de Cahors à Moissac

Temps estimé : 4 jours - 67 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Cahors

Amis pèlerins, petits et grands, à vos bâtons ! Ce tronçon sur la via Podiensis est de toute beauté, riche en culture et en histoire. Découvrez Cahors depuis le mont Saint-Cyr, soit au petit matin quand la brume se déchire pour réveiller la ville, soit la nuit lorsque les lumières illuminent rues et ruelles ou bien en plein jour. De la colline qui domine la cité, vous embrasserez d'un seul regard toute la boucle du Lot. Un point de vue incomparable ! Le pont Valentré, emblème de la cité, avec sa superbe inébranlable, franchit toujours la rivière en portant ses trois tours fortifiées. Visitez la cathédrale Saint-Etienne, la place du marché, les terrasses du boulevard... la première ville du Lot conjugue ambiance méridionale, richesse historique et plaisirs gourmands. Passé Cahors, le paysage change, vous êtes dans le Quercy blanc, vaste pays de cultures, vallonné où les villages pour la plupart fortifiés sont construits sur des mamelons. Prenez la direction de Montcuq, qui prête si souvent à sourire. Le village est bâti sur une colline en forme de cône. Les maisons se déroulent telle une robe de mariée sur toute sa pente sud jusqu'au pied de la tour du XIIe siècle. De passage l'été, vous pourrez profiter de son lac artificiel joliment intégré dans le paysage. Encore une étape ravissante : Lauzerte, classé Plus Beau Village de France et certainement l'un des plus beaux et des plus exemplaires castelnaux de hauteur fondés dans le Midi. Placé au coeur de l'appellation chasselas et de la zone de production des melons du Quercy, Lauzerte veille en effet sur une campagne appétissante où les chemins louvoient entre plateaux calcaires et vallons. Ces derniers prennent au fil des saisons les couleurs des arbres fruitiers, du tournesol, du maïs, de la vigne, de la lavande... La ville haute, exemplaire de l'architecture médiévale, organise ses maisons autour de l'église Saint-Barthélémy et de la place des Cornières, l'une des plus belles de la région. Admirez aussi ses superbes demeures anciennes, de style gothique ou d'époque Renaissance. Autre curiosité : le jardin du Pèlerin, un aménagement inédit retraçant l'histoire et le parcours initiatique du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Dernier itinéraire incontournable : de Lauzerte à Moissac. Du plein les yeux encore ! Découvrez les multiples facettes de Moissac. Cité de l'Art roman, elle offre un patrimoine richissime autour de l'ancienne abbaye Saint-Pierre et du cloître du XIIe siècle. Elle est aussi mondialement connue pour son chasselas. Visitez sans modération ses places, celle des Récollets avec son Hall de Paris - caractéristique de l'architecture publique des années 1930 -, sa rue du Général-Gras avec ses nombreuses maisons particulières reconstruites suite aux inondations de mars 1930. Derrière l'office de tourisme, la côte Saint-Laurent vous conduira le long de la sente du Calvaire au Carmel gîte d'accueil - ancien couvent de carmélites - puis au point de vue de la Vierge qui offre un beau panorama sur la ville, le Tarn et le canal de Garonne - port de plaisance. De juillet à août, les berges du Tarn revêtent leurs habits d'été pour se transformer en plage.

Au bord du Lot, à Cahors
Au bord du Lot, à Cahors
Rejoignez la communauté Petit Futé en 1 clic
Suivez-nous sur
Participez
à la communauté
Avis