Le guide : RANDONNÉES À PIED : Nouvelle-Aquitaine

Nouvelle-Aquitaine

Aquitaine. En Aquitaine, la variété des paysages et des reliefs est particulièrement propice à la randonnée pédestre. Les sentiers balisés sont nombreux, certains thématiques, d'autres sportifs. Sur les sentiers culturels ou les chemins de traverse, en montagne ou sur les côtes, vous avez le choix des ambiances. En chiffres, cela donne près de 6 000 km de sentiers balisés en Dordogne, 2 300 km pour la Gironde, 2 000 km dans les Landes, plus de 3 000 km en Lot-et-Garonne et 5 000 km dans les Pyrénées-Atlantiques. Les comités départementaux de randonnée pédestre éditent des topo-guides précieux. Et les Logis de France ont un label spécifique pour les marcheurs, et plus largement les gîtes d'étapes, chambres d'hôtes, campings et hôtels qui vous attendent pour de bonnes nuits réparatrices.

Limousin. Venez randonner au pays de l'arbre et de l'eau, sous les bois et le long des berges. Le Limousin invite à des promenades vertes et bleues, calmes et faciles. Idéal pour les familles et ceux qui aiment plus flâner et prendre le temps d'herboriser et de prendre des photos, plutôt que d'avaler les kilomètres et les dénivelés. Ceci dit, les autres peuvent y trouver leur compte aussi !

Poitou-Charentes. Cette région qui se caractérise par sa ruralité est connue pour ses vignobles, ses légumes et ses fromages. Vous avez le choix des sentiers en bordure de l'océan ou dans les vignes, sans oublier le marais poitevin et le bocage. Un pays vert, calme et riant.

Les circuitsHaut de page
Au départ des gorges de la Haute-DordogneHaut de page

Départements : Corrèze (19) et Cantal (15), de Neuvic à Lanobre

Temps estimé : 3 jours - 48 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : moyen

Accès : Neuvic

Les gorges de la Dordogne, sites majestueux déboulant des monts Dore. La Dordogne entaille les plateaux limousins de gorges profondes et se déploie en cascades étonnantes. Parfois inaccessibles, souvent demeurées sauvages, ces gorges sont un sanctuaire pour la flore et la faune. Véritable voyage enchanteur sur la route de belvédères ! Empruntant des routes à flanc de rocher, ce circuit spectaculaire, le long des grands barrages, offre une vue plongeante sur les gorges. Bort, Saint-Nazaire, Gratte-Bruyère, route des Ajustants, le Busatier... Les belvédères sont nombreux et les points de vue toujours à couper le souffle. Villages pittoresques, histoire des Ventadours, superbes châteaux, grands lacs, paysages sublimes, cette partie de la Corrèze est un enchantement. Au coeur des gorges, niché dans un écrin de verdure, Neuvic vous ouvre grand ses portes. Ville murée, elle conserve quelques vestiges de ses fortifications. La rue du Commerce mérite qu'on y musarde. L'église Saint-Etienne, le musée départemental de la Résistance Henri-Queuille - incontournable  !  -, les nombreuses et belles statues jalonnant les rues, et puis à 1 km du bourg, tel un joyau des eaux dans son écrin verdoyant, le lac de la Triouzoune avec ses 450 hectares. De Neuvic-Plage, la route mène au barrage de Neuvic, puis descend sur le belvédère de Gratte-Bruyère. Situé au confluent très encaissé de la Dordogne et de la Sumène, il offre un superbe point de vue sur la retenue du barrage de l'Aigle. Sur la route des Ajustants, taillée à flanc de rocher, connue aussi sous l'appellation de " Méridienne verte ", les marcheurs pourront se restaurer sur une aire de pique-nique. Suivez les méandres de la gorge pour arriver au barrage de Marèges, puis au site de Saint-Nazaire, offrant une superbe perspective sur les gorges. Plus en amont, le regard est attiré par les Orgues de Bort, véritable symphonie en basalte majeur. Deux kilomètres de long, une kyrielle de colonnes volcaniques affichant 80 à 100 m de hauteur... Cette falaise qui surplombe Bort de 300 m porte bien son nom. Les grimpeurs ont élu domicile sur ces raides parois qui font écho au gigantesque barrage de Bort - 120 m de hauteur, près de 500 millions de mètres cubes, 1 000 hectares de retenue sur 21 km ! Au bourg, ne manquez pas non plus la visite de l'église classée des XIIe et XVe siècles, de l'ancienne halle aux Blés et du musée de la Tannerie du Cuir, et surtout profitez des panoramas. Puis laissez-vous captiver par le spectacle des rochers qui surplombent le Saut de la Saule avant de traverser la passerelle suspendue et accéder à la cascade. En amont de Bort, sur la rive gauche, découvrez le château de Val. Forteresse du XVe siècle, il apparaît majestueux sur son îlot rocheux, sa fine silhouette aux six tours couronnées de mâchicoulis se reflétant dans l'immense lac de Bort. Dans sa cour d'honneur, une chapelle gothique, et au deuxième étage les prestigieuses expositions des oeuvres des plus grands artistes contemporains. Au dernier étage, le chemin de ronde et un panorama... magique.

Paysage de Bort-les-Orgues.
Paysage de Bort-les-Orgues.
Au pays du cognacHaut de page

Département : Charente (16), de Cognac à Rouillac

Temps estimé : 4 jours - 58 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Cognac

Au pays du cognac, les rangs de vignes modèlent le paysage, épousent la courbe des vallons et s'imposent jusqu'aux pieds des fermes. Les chais où vieillissent les cognacs annoncent la couleur : le noir. Empreinte de l'évaporation d'alcool, il enveloppe murs et tuiles et prouve que les anges ont pris leur part !

De ce velours noir, la ville a fait son étendard tout autant que ces mille et un trésors d'architecture et d'Histoire qui s'offrent à tous ceux qui veulent bien prendre le temps de voir... Visitez l'église paroissiale Saint-Léger du XIIe siècle, le prieuré, les vieilles églises de Crouin et de Saint-Martin, le château, les musées et, dans le vieux Cognac, les maisons Renaissance et les anciens hôtels particuliers de négociants en sel et en eau-de-vie. Ne manquez surtout pas la fête du Cognac en juillet. Partez pour Ségonzac dont le terroir produit la plus célèbre des eaux-de-vie : la Grande Champagne de Cognac, élixir prestigieux apprécié dans les cinq continents. Saviez-vous que cette petite commune possède l'une des plus petites universités de la planète ? mais la seule au monde à décerner un diplôme en droit, gestion et commerce des eaux-de-vie et spiritueux ! Visitez son église à la tour romane et à l'abside gothique, son temple - le plus grand du département ! Segonzac, dans son écrin de verdure et offrant de beaux points de vue, c'est aussi un bourg coquet et généreusement fleuri, ainsi que de magnifiques demeures, des hameaux alentour protégés par le traditionnel portail ouvragé - signe extérieur de richesse. Plus loin, Chateauneuf-sur-Charente au charme indéniable avec sa remarquable église Saint-Pierre - statuaire, haute façade, l'une des plus belles de Charente -, sa petite plage de sable fin au bord de la Charente avec une jolie vue sur l'île Mattard, ses belles falaises à l'entrée du village offrant un superbe panorama... Les environs de Châteauneuf sont aussi à découvrir pour ses sites pittoresques et ses beaux points de vue sur les basses collines de la Charente et sur le fleuve.

Un petit air de Provence ou de Toscane, avec vigne, figuiers, amandiers, chênes verts émaillant le paysage où l'on voit dépasser les clochers de très anciennes églises romanes ou les toits de maisons de viticulteurs. N'hésitez pas à faire un petit crochet par l'abbaye de Bassac qui vient nous rappeler que la Saintonge est le pays de l'art roman par excellence. Gagnons ensemble Jarnac, véritable carrefour entre Cognac et Angoulême. Elle est d'abord entrée dans l'histoire grâce au fameux Coup de Jarnac de Guy de Chabot, puis comme étant la ville natale du président François Mitterrand. La ville, traversée par la Charente, est également connue pour ses accueillantes bordures fluviales et pour ses Maisons de cognac prestigieuses. A voir, son espace culturel l'Orangerie, l'église Saint-Pierre et sa superbe crypte Saint-Michel. Dernière étape, Rouillac, capitale des Fins Bois, pour goûter à la douceur de vivre charentaise. Antique carrefour de voies romaines de première importance, Rouillac n'est qu'à quelques kilomètres du théâtre gallo-romain des Bouchauds, situé sur la commune de Saint-Cybardeaux. Ce fut le plus grand théâtre de Gaule - plus de cinq mille places - construit en milieu rural, et il reste aujourd'hui un site remarquable où se mêlent étroitement les caractéristiques architecturales et votives de Gaule et de Rome. Dans la campagne alentour s'égrène un chapelet d'églises romanes du XIIe siècle : de Saint-Pierre-de-Rouillac à Auge, Montigné, Echallat, Genac, Gourville, Mons, Saint-Amant-de-Nouère, Saint-Cybardeaux... jusqu'à l'imposante abbatiale de Marcillac-Lanville.

Jarnac, au bord de la Charente
Jarnac, au bord de la Charente
Dans le Marais poitevinHaut de page

Département : Deux-Sèvres (79)

Temps estimé : 1 jour

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Coulon

Un des paysages les plus typiques de France, surnommé la Venise verte. La vie du Marais poitevin s'est organisée autour de l'eau en constituant un art de vivre dans un climat particulièrement favorable : près de 2 600 heures d'ensoleillement par an et la proximité de l'océan Atlantique apportant une douceur océanique. Flânez dans ces villages authentiques et arpentez les venelles qui se déroulent vers les ports maraîchins. Dénichez le petit patrimoine : lavoirs, écluses, fontaines, passerelles, pigeonniers... et si la vie des maraîchins s'est toujours articulée autour de l'eau, on en trouve les éléments fondamentaux dans les villages-rues qui épousent la courbure des conches. Les maisons traditionnelles donnent accès d'un côté à la rue et de l'autre à la conche. C'est tout un territoire qui vit depuis longtemps en symbiose avec son environnement. Démarrons cette sympathique randonnée par Coulon, jadis port très important, capitale de la Venise verte et classé Plus Beau Village de France. Le charme, ici, règne en maître, reflétant ses atouts dans les eaux tranquilles de la Sèvre. Musardez... la place de la Coutume et sa cale, le musée des Marais mouillés, le quai Louis-Tardy, l'église Sainte-Trinité... Gagnez Arçais, petite cité de caractère. C'est au début du XIXe siècle, à la suite d'un décret de Napoléon Ier que furent aménagés les marais d'Arçais. Petits ports privés, venelles et fenils gardent le charme caché de ce temps révolu entre la plaine céréalière et le marais bocager. Situé dans la partie la plus sauvage du Marais poitevin, Saint-Hilaire vous offre de merveilleuses découvertes. Ses canaux, conches, rigoles, fossés, couvrent plus du dixième des 1 600 hectares de l'ensemble du marais mouillé. Vous découvrirez une impressionnante cathédrale de verdure constituée par l'alignement des innombrables frênes têtards, saules et peupliers. Ne manquez surtout pas la visite du parc ornithologique, luxuriant espace se déroulant sur 7 hectares de marais sauvages où des dizaines d'espèces d'oiseaux évoluent le long des canaux et des plans d'eau typiques de cette partie du Marais poitevin. Des barques authentiques permettent d'accéder aux zones les plus sauvages. La balade se termine à Saint-Georges-de-Rex. Dans l'église, vous admirerez un magnifique tabernacle en bois polychrome du XVIIe siècle. Longez le port et le circuit des lavoirs. La table d'orientation de la butte du Paizé donne un joli point de vue.

Après l'effort... le Marais régale aussi les gourmands de ses spécialités locales. Les liqueurs et friandises à l'Angélique, les escargots dits " lumas ", les confitures de Prin, les " mogettes " sont à savourer en bordure d'eau ou à une table maraîchine. L'été, le Marais est en fête.

En terre de Cro-MagnonHaut de page

Département : Dordogne (24)

Temps estimé : 1 jour

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Eyzies de Tayac-Sireuil

Une boucle facile entièrement balisée et impressionnante : la boucle de la Gorge d'Enfer. Vous avez là un véritable condensé du Périgord noir avec habitat troglodyte, abris préhistoriques, coins sauvages et préservés. Chaque halte est un émerveillement.

En une cinquantaine de kilomètres, la vallée de la Vézère rassemble quelques-uns des plus célèbres et des plus riches sites de l'histoire préhistorique européenne, ce qui lui vaut son classement au patrimoine mondial de l'Unesco. Ils témoignent de la présence de l'homme depuis plus de 400 000 ans. Montignac, certes avec la réplique à l'identique de la célèbre grotte de Lascaux, mais aussi les Eyzies qui se présente comme " capitale mondiale de la préhistoire ". C'est ici que s'est structurée la préhistoire en tant que science, ici encore qu'a été découvert l'homme de Cro-Magnon, ici toujours que l'on trouve les merveilles mondiales de l'art pariétal. Après le circuit de la Gorge d'Enfer, vous partirez à la découverte de la grotte Font de Gaume qui présente un ensemble de plus de deux cents figurations pariétales préhistoriques peintes et gravées. L'un des plus beaux sanctuaires paléolithiques de peintures polychromes encore ouvert au public. La grotte des Combarelles est, quant à elle, un sanctuaire majeur de la culture magdalénienne : six cents figurations pariétales gravées illustrent la faune du quaternaire. C'est aux Eyzies aussi qu'est implanté le musée national de la Préhistoire, référence absolue pour le paléolithique supérieur.

De là, vous pourrez toujours poursuivre votre balade dans la vallée. Une campagne avec son superbe château, entouré d'un large parc surplombé d'un massif rocheux. Dominant la vallée, sa forêt domaniale. Les courbes harmonieuses de la Vézère donnent au village de Tursac, très abondant en sites archéologiques, un caractère bien particulier. Voir son église fortifiée, la Maison forte de Reignac, fort troglodytique et le Préhistoparc. Saint-Cirq permet de découvrir de belles demeures périgourdines, château du XVIIe siècle, manoirs, maisons fortes. Le petit village est lové au creux d'une grande falaise ornée d'un surprenant bouquet de bambous, abritant la grotte du Sorcier. Le joli village perché de Savignac-de-Miremont s'accroche au flan d'une colline boisée. A voir son église du XIIe siècle et son magnifique retable ainsi que l'abri de la Ferrassie. Enfin, Miremont domine majestueusement la vallée.

Paysage typique du Périgord noir
Paysage typique du Périgord noir
L'île-de-RéHaut de page

Département : Charente-Maritime (17), de Rivedoux-Plage aux Portes-en-Ré

Temps estimé : 3 jours - 35 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : pont de l'île de Ré

L'île de Ré est reliée au continent par un pont, le plus long pont-viaduc de France - 3 km ! Ré, une lumière exceptionnelle, un ciel bleu, le soleil, avec un passé historique et architectural passionnant et foisonnant, c'est ainsi que l'on définit cette île de 85 km2. La vie apparaît ici au paléolithique moyen et les péripéties de l'Histoire, les invasions diverses ont permis l'édification d'un patrimoine particulièrement prestigieux. Ces témoignages sont à découvrir dans les dix villages de l'île, plus accueillants et plus typiques les uns que les autres. Majestueuses et fort utiles, les dunes agrémentent le paysage rétais sur plus de 20 km. Tour à tour prétextes aux balades iodées et annonciatrices des joies de la plage, voilà un espace à préserver ! Pour vous, 1 500 hectares de paysages féériques. Jusqu'au XIIIe siècle, l'ensoleillement exceptionnel de l'île et le sol argileux des baies ont permis aux habitants de creuser avec acharnement les marais actuels. Aujourd'hui, plus que jamais, sauniers et saunières récoltent l'or blanc avec passion et opiniâtreté. Découvrez aussi les quelque 400 hectares de forêts où de nombreuses espèces et essences méditerranéennes s'y épanouissent avec bonheur, dans le joli bois de Trousse-Chemise et ailleurs. Dégustez l'huître toute l'année. Succombez aux charmes des blancs, rosés et rouges... la vigne participe à la beauté des paysages rétais. Admirez la couleur soleil du pineau et goûtez aux arômes magiques du cognac... Une brève description en guise d'introduction à la belle balade qui vous attend. Après avoir quitté le pont, rejoignez Rivedoux-Plage qui, comme son nom l'indique, vous offre des plages imposantes au sable doré comme on en rêve. Mais aussi les bosquets de pins odorants, les premières maisons blanches et fleuries telles qu'on les imagine. A quelques pas, le fort de la Prée, le plus vieux de toute l'île de Ré. Et puis, c'est tout le charme préservé d'un village ostréicole qui vous attend. A la Flotte, il est vivement conseillé d'admirer les belles demeures le long des quais avant de se perdre dans les ruelles intérieures. Ne manquez pas le marché médiéval, visitez la Maison du Platin. Les vestiges de l'abbaye des Châteliers sont suffisamment majestueux pour faire rêver à ses splendeurs passées. Déjà, se profilent au loin les silhouettes de sympathiques baudets du Poitou. Vous abordez Saint-Martin-de-Ré, un port magnifique recélant de nombreux atouts. La vue est exceptionnelle depuis le clocher observatoire de l'église fortifiée. L'horloge monumentale, les cloches en action et la vue sont un enchantement pour tout visiteur. En nocturne, c'est extraordinaire ! Le sommet de Saint-Martin dévoile alors un univers magique sur les richesses patrimoniales de la cité Vauban où gargouilles et statues dialoguent en silence. Ne ratez pas le musée Ernest-Cognacq avant de rejoindre Loix. Presqu'île dans l'île, le village a su préserver charme, quiétude et authenticité. De l'écomusée à la pointe du Grouin, vous cheminerez entre mer et marais et découvrirez le travail des sauniers. De ruelles en ruelles, vos pas vous conduiront à la place de l'église Sainte-Catherine, blottie dans son écrin de tilleul. Tout au bout de la presqu'île la plage en forme d'anse, surplombée de son petit fort, se love au creux de la pointe du Grouin. Suivez le ballet des oiseaux : aigrettes, hérons... jusqu'au port de Loix, et découvrez le dernier moulin à marée de l'île de Ré bordé de sa délicate passerelle en bois. L'un des plus beaux villages de France, Ars-en-Ré, premier port de navigation de plaisance de l'île. Les plages et la côte sauvage, la vigne, les primeurs, les céréales, la saliculture et l'ostréiculture... Encore du bonheur avec Portes-en-Ré, si prisé par les artistes, avec sa multitude de puits et son grand bol de quiétude. Les plus courageux poursuivront jusqu'au grand phare, parmi les plus hauts de France. Gravissez ses deux cent cinquante-sept marches pour jouir d'une vue exceptionnelle sur l'île et l'océan.

Sur l'île de Ré
Sur l'île de Ré
Le bassin d'ArcachonHaut de page

Département : Gironde (33)

Temps estimé : 2 jours - 20 km

Saisons idéales : été, printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Arcachon

Le bassin d'Arcachon est, avec le Cap-Ferret et Lacanau, l'une des destinations estivales préférées des Bordelais. On les comprend ! Car ce bassin est une succession d'univers différents placés autour de villes et de villages situés entre mer et forêt, et qui tous fleurent bon le terroir (avec leurs places de marchés), la convivialité (avec leurs terrasses de cafés) et l'horizon lointain (avec leurs ports aux parfums d'aventures).

Cet attrait unanimement reconnu, le bassin le doit également au fait que, contrairement aux grands lacs landais, il est largement ouvert sur l'océan Atlantique par l'intermédiaire des " passes ". Il constitue ainsi une véritable petite mer intérieure de plus de 150 km2 à marée haute et de 40 km2 à marée basse.

Deux itinéraires ont retenu notre attention, qui débutent au départ de la cité. Le premier vous permettra de gravir la dune du Pilat, la plus élevée d'Europe (105 m de haut, 2 700 de long, 500 de large) et la seule du littoral à être déboisée. On y accède par le boulevard de l'Océan ou encore la Teste de Buch et la traversée de sa forêt domaniale. Son escalade est amplement récompensée par un panorama enchanteur sur l'océan, les " passes " et le célèbre Banc d'Arguin qui présente, d'un côté, une réserve ornithologique et de l'autre, la forêt landaise, laquelle, chaque année, se voit peu à peu grignoter par la dune du Pilat qui avance de quelques mètres à l'intérieur des terres...

Un autre itinéraire débute sur la jetée Thiers en direction de la pointe de l'Aiguillon, en prenant le boulevard de la Plage (admirez au passage l'église Saint-Ferdinand !). Derrière le port, l'Aiguillon est un vieux quartier de la ville où les cabanes de pêcheurs contrastent avec des villas opulentes et splendides. Arrivé au charmant port de la Teste, vous rejoignez le sentier du Littoral qui mène tout droit aux prés salés, vastes étendues émergentes que la mer recouvre lors des grandes marées. Refuge d'une faune variée, leur végétation est particulière. Quant aux petits ports qui s'enchaînent, leur pittoresque est irrésistible avec leurs cabanes et leurs tuiles chaulées qui témoignent d'une longue tradition ostréicole : La Hume (et sa magnifique plage), Meyran, Gujan, Larros, Gujan-Metras (la capitale de l'huître, profitez-en !). A marée basse, vous pourrez observer les bateaux à fond plat (les " plates ") rentrer par les chenaux avec une cargaison d'huîtres à savourer le soir même ! Avis aux moins courageux : le retour jusqu'à la gare d'Arcachon peut s'effectuer en train.

Le massif de la RhuneHaut de page

Département : Pyrénées-Atlantiques (64)

Temps estimé : 1 jour

Saisons idéales : été, printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : col de Saint-Ignace, 2 km de Sare

Traversée par la ligne de frontière entre la France et l'Espagne, la Rhune est un massif qui mérite d'être escaladé pour au moins deux raisons : le bien-être que cet exercice physique apporte au corps et le panorama qu'il offre à son sommet (905 m) ! A perte de vue, on peut en effet y contempler les cimes de la chaîne pyrénéenne et suivre la côte basque en longeant l'océan Atlantique de Saint-Sébastien à Biarritz, jusqu'aux plages des Landes.

Moult sentiers de randonnées parcourent ce massif qui présente une association végétale décomposée formant une certaine épaisseur de tourbe. Cette tourbière est peuplée d'espèces spécialement adaptées qui méritent un coup d'oeil. La couleuvre coronelle, par exemple, qui guette les moindres petits reptiles pour en faire son repas du jour. Mais la Rhune est également l'endroit où l'on peut croiser des poneys nommés pottoks (ou pottocks) et des brebis manex. Les premiers ressemblent étrangement à leurs ancêtres préhistoriques reproduits sur les peintures rupestres. Les secondes ont de la laine blanche sur le corps et une tête noire ou rousse avec des cornes en tire-bouchon. Pour la petite histoire, des accords ancestraux existent toujours entre les bergers des deux côtés de la frontière afin de fixer le partage des sources et des estives. Rien d'anormal à cela : partout dans le monde, la présence de troupeaux herbivores est associée à celle d'oiseaux se nourrissant de leurs cadavres. Sur le massif de la Rhune, comme dans tout le Pays basque, ces charognards jouent un rôle fort utile, " éboueurs de la montagne ". Vous les verrez en levant les yeux ! Et admirerez ainsi les vols du gypaète barbu - très grand vautour menacé -, le vautour percnoptère - espèce rare -, le grand corbeau - qui sert souvent d'éclaireur -, le milan royal au magnifique plumage. On trouve aussi le vautour fauve au long cou déplumé. Un vorace de chez vorace celui-là, et qui opère en bande avec une efficacité stupéfiante : 15 minutes suffisent en effet à cinquante vautours pour transformer le cadavre d'une brebis en squelette ! Autres " spécialités " que d'aucuns ont tendance à situer uniquement en Bretagne : le massif est constellé de dolmens qui (avec les cromlechs) furent érigés par les populations afin d'y pratiquer leurs enterrements. Avec ses vingt-quatre dolmens, la Rhune est le massif le mieux garni de tout le Pays basque. Il possède également onze cromlech, un monument mégalithique constitué d'une suite de menhirs disposés en cercles et d'apparition plus " récente ".

Bien sûr, au sommet du massif, une table d'orientation permet de donner un nom à toutes les merveilles à contempler. On peut aussi s'y restaurer.

Enfin, les amateurs de curiosités apprécieront d'utiliser - ou simplement de contempler - le petit train de la Rhune, qui part du col de Saint-Ignace situé à 10 km de Saint-Jean-de-Luz. Créé en 1924, il est l'un des rares chemins de fer à crémaillère de France encore en service.

Paysage des sentiers de la Rhune
Paysage des sentiers de la Rhune
Sur la via PodiensisHaut de page

Départements : Landes (40), Pyrénées-Atlantiques (64), d'Aire-sur-l'Adour à Méracq

Temps estimé : 3 jours - 30 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Aire-sur-l'Adour

La via Podiensis est un des quatre grands itinéraires, vers Saint-Jacques-de-Compostelle au départ du Puy-en-Velay, cité mariale et haut lieu de la chrétienté.

Située aux confins de l'Armagnac, en plein coeur du Sud-Ouest et à quelques lieues de l'imposante chaîne des Pyrénées et des plages de sable fin, la région d'Aire-sur-l'Adour vous charmera par ses atouts. La source de votre bonheur est concentrée ici : la nature, le patrimoine, le bien-être, les traditions, la gastronomie et un large éventail d'activités et de manifestations. Marqué par la richesse de son passé, Aire-sur-l'Adour offre au regard l'église Sainte-Quitterie - patrimoine mondial de l'Unesco -, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, la Maison de l'Officialité, le carmel, la halle aux Grains, les berges de l'Adour... D'ici, vous allez progressivement vous rapprocher du pied des Pyrénées. Vous traverserez le Tursan et ses vignobles. Ce vaste plateau est également dédié au maïs et au tabac. Saviez-vous que Latrille vient du mot " treille " ? Les treilles de vignes grimpaient à Latrille sur les arbres, au bord des chemins, un peu partout ! Passage incontournable pour les pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle, Latrille vous invite à une halte pique-nique, dans une aire aménagée à proximité de l'église, et détente autour de son lac. Partez maintenant en direction de Miramont, ancienne bastide - belle église avec un clocher pignon -, puis Sensacq avec sa petite église romane et ses fonds baptismaux carolingiens. Rejoignez Pimbo, la plus ancienne bastide landaise, village perché sur une verdoyante colline avec sa belle église du XIIe siècle. Au travers des champs de maïs, vous atteindrez Meracq, petit village au bord de la vallée du Luy-de-France.

Sur la voie de ToursHaut de page

Département : Vienne (86), de Châtellerault à Lusignan

Temps estimé : 5 jours - 59 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Châtellerault

Sur le chemin de Saint-Jacques par le GR®655... Châtellerault signe son attache au pèlerinage compostellan, avec son église Saint-Jacques, consacrée en 1066. L'édifice abrite l'une des plus touchantes représentations de l'apôtre pèlerin en bois polychrome du XVIIe siècle, constellée de coquilles. Par ailleurs, la cité possède une rue Saint-Jacques aux maisons à pans de bois et une rue du Cygne-Saint-Jacques, dont une ancienne hostellerie Saint-Jacques. Vous quitterez la ville en franchissant la Vienne par le pont Henri-IV, qui n'était qu'une passerelle de bois au XIIe siècle. Le chemin se dirige ensuite vers Cenon-sur-Vienne, Saint-Georges-les-Baillargeaux, Buxerolles pour arriver à Poitiers, ville d'art et d'Histoire. Au Moyen Age, Poitiers ne comptait pas moins d'une quinzaine d'établissements d'accueil et un bon nombre d'auberges à l'enseigne de saint Jacques. Les Jacquets se dirigeaient en priorité vers Saint-Hilaire où une basilique avait été édifiée au XIe siècle, conçue pour recevoir des foules de pèlerins, aujourd'hui l'édifice est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco dans le cadre des chemins de Saint-Jacques. A ne pas oublier, Notre-Dame-la-Grande, un des chefs-d'oeuvre de l'architecture romane. Gagnez ensuite Saint-Benoit, puis Ligugé qui possède la plus ancienne abbaye connue de la Gaule, fondée au IVe siècle par saint Martin. Aujourd'hui, l'abbaye compte un peu plus de vingt-cinq moines, qui ont choisi de vivre selon la règle édictée par saint Benoît au VIe siècle.

Dans l'église claustrale, des offices sont célébrés au rythme lent des chants grégoriens. En quittant Ligugé, prenez la direction de Coulombiers, Lusignan qui constituait au Moyen Age un lieu de passages et de séjour incontournable. Le pèlerin y trouvait le gîte et la protection des puissants seigneurs de Lusignan. L'itinéraire quitte le département de la Vienne pour entrer dans celui des Deux-Sèvres.

Sur les pas de CompostelleHaut de page

Département : Creuse (23), de Saint-Goussaud à Crozant

Temps estimé : 3 jours - 38 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Saint-Goussaud

Les hautes terres creusoises de Saint-Goussaud, la magnificence de leurs panoramas, la pureté de leur air et de leurs couleurs, la forte sensation d'y être en harmonie avec la nature, certes austère, mais tellement belle et apaisante... cette région particulière ne pourra vous laisser indifférent. L'histoire de ce haut lieu religieux remonte à l'Antiquité. L'église du bourg est réputée pour sa statue de saint Goussaud. Autre curiosité : la lanterne des morts. A quelques dizaines de mètres de là, une table d'orientation offrant un point de vue remarquable sur les vallées de Thaurion, de l'Ardour, de la Gartempe, sur les monts d'Ambazac et même, lorsque le temps le permet, sur le Puy de Dôme. A Friaulouze, au pied du Puy de Jouer où sont encore visibles quelques vestiges de l'ancienne cité gallo-romaine, sur les sources de la Vergne, vous découvrirez une tourbière de plusieurs hectares. Le long du ruisseau du Moulard se dévoile Arrènes au superbe environnement de bois et de sources. Son église du XVe siècle mérite le coup d'oeil. Dans ses alentours, admirez la remarquable architecture des maisons de l'Abbaye, petit hameau au pied des monts de Saint-Goussaud. Le petit village de Bossabut, construit à flanc de colline, vaut particulièrement le détour. Après avoir visité l'église de Marsac, n'hésitez pas à emprunter le beau chemin qui longe l'Ardour. Plus loin, Bénévent-l'Abbaye, chef-d'oeuvre de l'Art roman limousin. L'église abbatiale du XIIe siècle est une étape obligée. La dureté du granite n'a pas rebuté les artistes qui ont ciselé les trente-huit chapiteaux merveilleusement inspirés. Au Grand Bourg, vous découvrirez une des rares églises gothiques de Creuse. Son pourtour est parsemé de sarcophages, de cippes et d'urnes funéraires. Quelques beaux étangs se partagent les environs. Après Saint-Priest-la-Plaine, rejoignez Lizière et son très bel étang de Maubrant enchassé dans un écrin de bois et de prairies. Dernière étape : la Souterraine. La vieille ville a gardé les vestiges de ses remparts, ses jolies maisons anciennes, son église du XIIe siècle, et surtout sa crypte préromane qui a donné son nom à la localité. Au milieu du cimetière, se trouve l'une des cinq lanternes des morts du département.

Sur la route Richard Cœur de LionHaut de page

Département : Haute-Vienne (87), de Limoges à Lastours

Temps estimé : 3 jours - 38 km

Saisons idéales : printemps, automne

Catégorie : facile

Accès : Limoges

Le Limousin, région autonome et historiquement fort convoitée depuis l'Antiquité, renferme dans des paysages vallonnés et verdoyants un important patrimoine artistique et culturel associé à un riche passé militaire et religieux. La route Richard-Coeur-de-Lion célèbre son histoire.

La cathédrale Saint-Etienne-de-Limoges - ville d'Art et d'Histoire - est reconnue comme l'une des plus belles cathédrales ogivales du sud de la France. Bien que construite en granite, elle rappelle plus des édifices du nord du pays que du Centre ou de l'Ouest auxquels elle ne peut être comparée. Les origines sont anciennes car l'édifice actuel, lui-même remanié, a remplacé plusieurs édifices religieux depuis le IIIe siècle. Près du portail, des fouilles archéologiques récentes ont permis d'identifier les vestiges de base du baptistère Saint-Jean, éléments exceptionnels qui devraient faire l'objet prochainement d'une mise en valeur. L'abbatiale Saint-Pierre-Saint-Paul-de-Solignac est parmi les plus anciennes et des plus remarquables églises limousines. La forteresse de Châlucet constitue l'un des éléments patrimoniaux majeurs du Limousin. Les vestiges sont situés au sommet et sur les pentes d'un éperon, prolongeant un plateau, qui s'avance entre deux rivières : la Briance et la Ligoure. D'une superficie de 10 hectares, le lieu constitue, avec ses deux vallées encaissées et boisées, un cadre exceptionnel. Le château de Nexon - XVIIe siècle - abrite aujourd'hui la mairie. Passé la poterne d'entrée, on découvre l'édifice avec sa cour intérieure ornée de la fontaine de Saint-Féréol - 1629. Côté jardin, la façade flanquée de deux tours rondes est agrémentée d'un cadran solaire surmonté par une lucarne aux baies géminées et au fronton décoré des armes de Nexon. L'intérieur a été réaménagé au XIXe siècle. Aux abords du château, se trouvent un pigeonnier, des fontaines, une orangerie, et des écuries - lieux d'exposition. Celles-ci témoignent d'un passé équestre prestigieux - haras dès le XVIe siècle, l'un des plus vieux de France, berceau de la race anglo-arabe et écuries de chevaux de course. Le château est entouré d'un parc paysager de 40 hectares. Situé au coeur du parc du château de Nexon, le Jardin des Sens, incontournable. La diversité archéologique et historique du site de Lastours, dans sa globalité, en fait l'un des plus originaux du Limousin. Le château féodal en pierre a été construit en plusieurs étapes, entre le XIIe et le XVe siècle. Abandonnée avant la Révolution française et vouée au pillage, la forteresse est aujourd'hui en cours de mise en valeur et de restauration. A découvrir aussi, au pied de la principale motte castrale, le Jardin de l'An Mil à nos jours, ainsi que quatre sentiers de randonnées à travers l'ensemble du site de Lastours, avec de très beaux points de vue sur la région.

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