Guide de Bali : Population et langues

Population
<p>Les enfants du village.</p>

Les enfants du village.

On évalue actuellement la population balinaise à 4 225 000 habitants qui se répartissent comme suit : 93 % d'hindouistes, 6 % de musulmans, 1 % de chrétiens et une poignée de bouddhistes. Dans les années 1930, 2 % des Balinais musulmans de souche étaient constitués de mercenaires auprès des anciens royaumes. Ces anciens serfs, marchands ou médecins, pratiquaient l'échange traditionnel de femmes et occupaient des terres inhabitées sous la protection des rois balinais locaux. Par la suite, une nouvelle vague de musulmans arriva en tant que fonctionnaires sous la férule des Hollandais et se sont implantés, se mariant avec des Balinaises ou amenant leurs femmes avec eux. Les nouveaux musulmans sont arrivés dans les années 1970 en tant que marchands.
Sur une superficie de 5 632 km², Bali comptait 2 100 000 habitants en 1970, et, en 2014, on dénombre 4 225 000 habitants : la population a doublé en 40 ans ! On peut parler de surpopulation, ce qui n'est pas à confondre avec une explosion démographique. En fait, il s'agit d'un vaste mouvement d'immigration. Cette surpopulation a des conséquences sur le modelage du paysage balinais. Le développement urbain a entraîné une plus grande mobilité à l'intérieur de l'île et provoque des changements profonds dans la répartition des tâches. En effet, beaucoup de Balinais, implantés aux alentours directs de Denpasar depuis peu, participent à la vie de nouveaux banjars mais gardent néanmoins des liens avec leur banjar d'origine, ce qui déséquilibre la répartition des tâches sociales. Les Javanais sont nombreux à avoir quitté leur île natale pour tenter leur chance dans l'industrie du tourisme de Bali.

Langues

La République d'Indonésie n'est pas seulement le plus grand archipel du monde, c'est aussi un grand ensemble de peuples et de communautés. Plus de 540 dialectes sont actuellement parlés en Indonésie, parmi lesquels les langues régionales de chaque île (javanais, soundanais, balinais, minangkabau, toraja, mandar, sasak, madurais, makasar, etc.), qui sont la langue maternelle de beaucoup d'Indonésiens. Mais tout Etat moderne a besoin d'un moyen de communication commun à tous. C'est ainsi que ces différents langages se sont progressivement et imperceptiblement immiscés dans la bahasa Indonesia, devenue langue officielle du pays en 1928. Le deuxième congrès indonésien de la jeunesse avait alors encouragé la formation d'une langue nationale unifiée : " Satu nusa, satu bangsa, satu bahasa " (un pays, un peuple, une langue). Les Indonésiens dans toute leur diversité acceptèrent d'adopter une langue commune pour faire union.
L'indonésien est en grande partie dérivé du malais, dont il est très proche, et émaillé de sanskrit, d'arabe, de persan, de chinois, de néerlandais, de portugais et plus récemment de français et d'anglais. C'est une langue très simple que l'on peut apprendre rapidement : elle n'a pas de grammaire ni de conjugaison. Pour former un pluriel par exemple, il suffit de dire deux fois le mot en question. Sur le territoire indonésien, le bahasa Indonesia n'est que la seconde langue apprise, après la " langue maternelle ". L'apprentissage en est obligatoire à l'école, mais il arrive dans des régions reculées que les gens ne la connaissent pas, ce qui crée des difficultés de compréhension entre Indonésiens eux-mêmes. Chaque chef du village ou " maire " est censé parler indonésien : c'est une condition pour occuper ce poste. A Bali, où les enfants sont largement scolarisés, il est très rare que les habitants ne parlent pas indonésien sauf dans les régions rurales très pauvres et reculées.
Le balinais est parlé par une grande partie des habitants de l'île, bien qu'il tende à être oublié. Cette langue, bien plus difficile d'accès que l'indonésien, possède plusieurs niveaux en rapport avec le système de castes et compte beaucoup de dialectes. Peu de gens, hors les notables, se risquent à l'employer, de peur de commettre un impair. Son écriture, très complexe est en train de se perdre (presque aucun Balinais, hormis certains représentants de la caste de brahmanes ne sait écrire le balinais). Les premiers écrits balinais remonteraient au XIe siècle. L'écriture proviendrait de l'écriture palava, originaire du sud de l'Inde.
A Lombok, si l'indonésien est très largement répandu, c'est le sasak qui est à l'honneur, puisque plus de 85 % des habitants sont issus de cette ethnie. Egalement appelé bali sasak, ce langage d'origine austronésienne comporte également des formes de politesse et dérive plus directement du balinais que de l'indonésien.

À la découverte du sasak

Lombok apparaît comme un site réellement singulier. Hébergeant une communauté primitive aux moeurs spirituelles uniques, c'est également le terreau d'une langue parlée nulle part ailleurs, le sasak. Et, contrairement à ceux de Bali, les habitants de Lombok parlant anglais ne sont pas légion, donc il n'est pas superflu de connaître quelques formules indispensables en sasak.

A savoir : le " e " se prononce " é ", le " q " final ne se prononce quasiment pas et le " h " est aspiré. Les verbes ne se conjuguent pas. Comme en indonésien, on accole simplement le pronom au verbe à l'infinitif.

Lexique

Comment ça va ? : brambe kabar ?

Bien : bagus bagus.

Oui : aoq.

Non : ngeh.

Je : aku.

Tu : kamu (vous : side).

Il/Elle : iye.

Nous : ite.

Aimer/vouloir/souhaiter : mele.

Savoir : tao.

Voir : gità.

Aller : lalo.

Chercher : mete.

Manger : mangan.

Combien : pire.

Comment : brambe.

Pourquoi : kambeq.

Désolé : maaf.

Merci : matur tampiasih.

Il n'y a pas de quoi : pade pade.

Eau : aiq.

Nourriture : kakenan.

J'ai faim : aku lapah.

J'ai soif : aku haus.

Femme/mère : nine/imaq.

Homme/père : mame/amaq.

Au secours : tulung aku.

Pouvez-vous m'aider ? : tulung kanen.

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