Guide de Bali : Comment partir 2 ?

Partir en voyage organisé
Spécialistes
Généralistes

Vous trouverez ici quelques tours-opérateurs généralistes qui produisent des offres et revendent le plus souvent des produits packagés par des agences spécialisées sur telle ou telle destination. S'ils délivrent des conseils moins pointus que les spécialistes, ils proposent des tarifs généralement plus attractifs.

Réceptifs
Sites comparateurs

Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d'avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l'internaute directement sur le site où est proposée l'offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservation ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.

Partir seul
En avion

Prix moyen d'un vol Paris-Bali : 800 € à 1 500 € (basse et haute saison). A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée, mais, surtout, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ !

Principales compagnies desservant la destination
Aéroports
Sites comparateurs

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low-cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

En bus
Location de voitures

C'est assurément le moyen le plus avantageux et le plus pratique pour voyager, surtout si vous êtes plusieurs. Mais aussi le plus dangereux ! La plupart des voitures de location sont japonaises (Toyota et Suzuki). Pour votre réservation, il faut impérativement un permis international (le permis français ne fonctionne pas) et s'habituer à la conduite à gauche ! La voiture la plus courante est une petite Suzuki Gemini, petite Jeep dont la stabilité laisse à désirer, mais, pour rouler doucement à Bali, elle fait tout à fait l'affaire. Par jour, sa location débute à 300 000 Rp. Dans des modèles supérieurs, l'Avanza Super Kijang Toyota est la mieux taillée pour la route, à un prix nettement supérieur. Vous devez vérifier impérativement l'état des freins, des phares et des pneus, des essuie-glaces et de la suspension.

On le répète : la conduite à Bali est cahotique. De fait, n'espérez jamais atteindre une vitesse de plus de 80 km/h ou ce serait de l'inconscience. Généralement, on vous propose des forfaits qui sont souvent flous sur les conditions réelles des conséquences administratives et financières des accidents. Soyez vigilants ! L'essence n'est pas chère. Il vous sera toujours proposé une location avec chauffeur et c'est tant mieux, car vous pourrez vous laisser conduire tranquillement sans souci... Car il est sûr que si vous prenez le volant à Bali, vous aurez des sueurs froides et pas trop l'occasion d'admirer les paysages.

Se loger
Hôtels

Bien et pas cher. Dans les zones touristiques, on peut très bien se loger à moins de 200 000 Rp (15 €). Pour ce prix vous aurez une chambre propre, avec salle de douche privée et ventilateur, dans un hôtel simple qui peut être joli. Pour espérer avoir une piscine et l'air conditionné, il vous faudra quand même monter jusqu'à 250 000 Rp (20 €), voire un peu plus.

Dans cette gamme de prix, on trouve avant tout des losmen. Il s'agit d'une pension à la balinaise : quelques chambres ont été ajoutées dans l'enceinte de la maison familiale et sont louées à des visiteurs pour un prix modeste. Souvent, la cour de la maison abrite un joli jardin. Choisir ce mode d'hébergement permet d'assister au déroulement de la vie quotidienne des Balinais, au demeurant fort accueillants.

 

Confort et charme. Ici aussi, on trouve une très grande disparité selon le lieu où l'on se trouve. A Bali, les hôtels de cette catégorie, à moins de 500 000 Rp (40 €), sont généralement excellents. Ils offrent tout le confort occidental (salle de bain nickel, grandes chambres, télévision, air conditionné) et, en plus, ont généralement un charme fou : petite piscine, décoration soignée, jardin ou parc tropical... Tout cela au prix d'un hôtel basique en France. Ces hôtels sont la spécialité de Bali qui en compte des centaines dans les quatre coins de l'île. C'est pourquoi elle est l'une des destinations préférées des jeunes mariés en lune de miel.

 

Luxe. Voici le type d'hôtel qui sera le même un peu partout ! A Kuta, à Legian, à Seminyak, on trouve toutes les grandes enseignes internationales : Holiday Inn, Mercure, Sofitel, Hilton... Vous trouverez également de très beaux établissements indonésiens, moins standardisés, mais tout aussi charmants, voire (très souvent) plus authentiques. Pas de limites dans les prix, qui peuvent atteindre des sommets (parfois jusqu'à 1 000 € la chambre paradisiaque !) ; les tarifs des services et restaurants s'alignent sur la taille du portefeuille de la clientèle et sont comparables aux prix occidentaux. Ces hôtels proposent généralement une foule de services et d'activités. Un service impeccable et un décor de rêve à des prix abordables pour une clientèle plus large que celle qui fréquente habituellement les palaces en Europe, puisque, en basse saison, le prix de certains hôtels de luxe débute à 1 million de Rp (80 €).

Campings

Il n'y a pas de camping à Bali, tant l'île est peuplée et pourvue en losmen (logement chez l'habitant).

Bons plans

Et si vous profitiez de votre séjour à Bali, à Lombok ou sur les îles Gili pour vous offrir une villa de rêve ? Cela peut être très économique si vous êtes en groupe ou si vous souhaitez vivre une expérience assez extraordinaire... Dans tous les cas, sachez également qu'à Bali, on peut négocier les prix des chambres à la baisse en cas de longs séjours.

Se déplacer

A Bali, il est extrêmement facile de se déplacer d'un endroit à l'autre : les infrastructures routières sont bonnes (si l'on ne tient pas compte du style de conduite des certains conducteurs...), et l'on trouve très facilement (à chaque coin de rue) une voiture avec chauffeur. Sinon, on peut s'adresser à n'importe quelle agence de voyages qui se chargera de tout. Il suffit d'entrer dans la première d'entre elles, d'énoncer sa destination et c'est parti. Pour autant, négociez toujours les prix.

Un facteur a toujours à prendre en compte néanmoins : les embouteillages, nombreux sur cette île densément peuplée, notamment dans la région de Kuta où l'on peut rester bloqué de longs moments pendant les heures de pointe. Ainsi, le jour de votre départ, pensez à partir en avance...

Marche à pied

C'est en vous promenant à pied que vous découvrirez le mieux Bali, Lombok, Gili, leurs villes et villages, leurs volcans et mers. Bien sûr, il ne s'agira pas de découvrir Bali à pied, mais de choisir les lieux les plus propices à la découverte du marcheur.

Pour aimer marcher dans les villes, il faut être un Belanda (terme indonésien désignant les colons hollandais) ; jamais vous ne verrez un Indonésien faire plus d'un kilomètre à pied en ville. Les Indonésiens ne comprennent pas pourquoi les Belanda, qui sont riches, préfèrent marcher plutôt que de se faire transporter. Il faut dire, à la décharge du Belanda, que négocier une demi-heure pour avancer d'un kilomètre est plus usant que la marche.

Avion

Il n'existe pas de ligne intérieure à Bali, l'île est trop petite. Pour rejoindre Lombok, vous pourrez néanmoins emprunter l'une des compagnies indonésiennes fiables comme Garuda.

Bateau

Des ferries assurent des liaisons régulières entre Lombok, Bali et Nusa Tenggara. Il est très facile de passer d'une île à une autre. Depuis Bali, on peut rejoindre Java (de Gilimanuk) en une demi-heure et Lombok en 4 heures en ferry public ou en bateau rapide, les liaisons ont lieu jour et nuit toutes les demi-heures dans le premier cas et toutes les 90 minutes dans le second.

Bus

Minibus ou bémo. A Bali, les transports publics sont majoritairement composés de bémos et de quelques minibus. Il y a quelques années, le bémo était un pick-up à trois roues ou quatre roues aménagé à l'arrière avec deux bancs qui se faisaient face. Le becak-motor ou bémo dessert des itinéraires interurbains ou intervillages fixes. Ils s'arrêtent sur les bords de route partout où il y a des passagers potentiels. Le confort est précaire. Aujourd'hui, les bémos sont des minibus (style Nissan Vanette), en général assez vieux, qui contiennent une quinzaine de passagers. Si vous êtes de grande taille, ou d'un certain volume, assurez-vous d'être assis près de la sortie. Leur prix est modéré, mais il est compliqué de connaître le tarif local, les conducteurs essayant toujours de faire payer les touristes plus cher !

La plupart du temps, les bémos, qui appartiennent à des compagnies privées ou publiques, sont exploités par deux personnes : le conducteur et le rabatteur. Comme tous les transports en commun, ils ont une plaque d'immatriculation jaune.

C'est en descendant du véhicule que l'on remet l'argent au rabatteur. Observez ce que paient les autres voyageurs ou demandez-leur discrètement. Vis-à-vis du conducteur, faites comme si vous connaissiez le tarif.

Bus touristiques. A Bali, vu les distances, les grands bus de tourisme sont rares. Ils sont relativement confortables ; vous aurez l'air conditionné, des toilettes et, si vous avez de la chance, une télévision avec des airs de karaoké repris en choeur par votre voisin... Ces bus-là partent à une heure précise, on achète son billet à l'avance auprès d'une agence de voyages qui vous organise tout le trajet.

Principales distances kilométriques à Bali (en km)
AmedCandidasaDenpasarKutaLovinaNusa DuaPadangbaiSanurSingarajaUbud
Amed4010010010011050909090
Candidasa0507011070305010550
Denpasar50025804045108025
Kuta70250901550159035
Lovina11080900100110851075
Nusa Dua70401510006020100140
Padangbai3045501106004010540
Sanur50101585204009030
Singaraja105105901010010590075
Ubud902535351404030750
Principales distances kilométriques à Lombok (en km)
KutaMataramSenggigi
Kuta5070
Mataram020
Senggigi200
Voiture

Réseau routier. Le réseau routier constitue le moyen de communication le moins onéreux, mais de loin le plus fatigant. Les routes de Bali, bien que goudronnées, sont tout simplement épuisantes. Elles ressemblent à des chemins départementaux défoncés sur lesquels les bémos roulent à tombeau ouvert : attention aux poulets et aux chiens !

Seuls exceptions, le By Pass ou sunset road dans le sud de l'île autour de Denpasar, et la toute nouvelle " autoroute sur l'eau ", payante, de 12 km, qui relie Benoa à Nusa Dua.

 

Conduite. A Bali, les accidents de la route sont la première cause de mortalité des touristes. En Indonésie, on roule à gauche, mais les camions et les bus roulent au milieu où ils peuvent quand ils doublent, parfois en troisième position. Si vous êtes à mobylette ou à bicyclette, le seul recours est de vous précipiter dans le fossé. Les coups de patins salvateurs des piétons, des cyclistes et des calèches vous désarçonnent à tout bout de champ et votre coeur s'affole lorsqu'on double en troisième position en mangeant la bordure ou quand votre chauffeur, sans aucune visibilité, emboîte la roue de ses collègues qui doublent déjà à la queue leu leu. Les accidents sont fréquents et sont toujours mis sur le compte des étrangers. Prudence donc. Vous devez compter sur les véhicules non éclairés la nuit, la traversée intempestive de chiens ou de poules qui vous font faire des embardées. Autres dangers : les bémos, les minibus, les dokar et autres charrettes, les motos elles-mêmes qui déboîtent ou démarrent subitement.

Attention aux travaux sur la route ainsi qu'à la signalisation parfois différente de la nôtre en Europe, voire absente. Un trou mal éclairé ou un tas de gravillons peuvent vite devenir meurtriers. Les routes de montagnes ont parfois des pentes vertigineuses et le revêtement est maltraité par les eaux de ruissellement. En cas de crevaison, les bengkel (garages) pourront effectuer les réparations, mais gare à la facturation. Si vous louez un véhicule demandez s'il y a une franchise ou lisez bien le contrat entre les lignes. En cas d'accident, rendez-vous immédiatement au poste de police le plus proche. Roulez doucement pour ne pas renverser quelqu'un ! (on ne le répètera jamais assez)

Taxi

D'une manière générale, les taxis sont pourvus de compteur. Lorsqu'il n'y en a pas, vous devez fixer le prix de la course à l'avance avec le chauffeur. C'est impératif, sinon vous pourriez avoir des surprises en arrivant à votre destination. Dans les petites villes, on ne trouve pas de taxi, mais il est possible de se faire conduire à bon port en " chartérisant " un bémo. Les meilleurs taxis de Bali sont les Blue Bird, reconnaissables de loin à leur couleur bleu ciel et avec compteur.

Un Ojek sinon rien !

Les ojek sont des motos de petite cylindrée ou des scooters qui prennent un passager à l'arrière. Négociez le prix. Ils sont un peu plus chers que d'autres moyens de transport, mais c'est très pratique pour effectuer de petites distances dans une ville que vous ne connaissez pas. Les ojek se trouvent en général à la sortie des gares ou à des points stratégiques des principaux lieux de passage de la ville.

Deux-roues

Moto/scooter. La moto demeure le meilleur moyen de se déplacer pour les voyageurs qui aiment la découverte et les surprises. Elle vous permet de vous glisser dans les embouteillages, de vous arrêter partout, de prendre les sentiers peu carrossables, de vous embourber aussi. Sachez néanmoins que la conduite en moto demande de la dextérité, des réflexes et toujours de l'anticipation, surtout à Bali. Tout d'abord, on roule à gauche. Le loueur vous demandera votre permis de conduire international. La plupart des voyageurs n'ont pas l'habitude de la moto et s'imaginent que sa conduite se révélera simple et facile. Que nenni ! Elle demande au contraire beaucoup de doigté et de précision. Les principaux inconvénients de la moto sont les risques liés à la circulation. Lorsque vous croisez une voiture ou un bémo, ces derniers prendront toute la largeur de la route pour effectuer un dépassement et ne se rabattront qu'au dernier moment. La pratique de la moto est donc un exercice difficile et fatigant. La vigilance de tous les instants devient épuisante. Le port du casque est obligatoire, même si les Indonésiens ne le mettent en général pas (ou alors il s'agit d'une coquille de noix qui ne protège rien). Ne suivez donc pas leur exemple, n'oubliez pas que vous n'êtes pas immortel. Pluies, vents, chaleur intense vous en feront voir de toutes les couleurs. N'oubliez pas le pot d'échappement : il devient très vite brûlant et lorsque vous devez incliner la moto pour une raison intempestive, c'est là, au creux du mollet, que la brûlure fait souffrir.... Regardez autour de vous et vous verrez que nombre d'étrangers inattentifs en gardent une belle cicatrice... Le permis international est obligatoire, sous peine d'amende si vous vous faites contrôler par la police.

 

Bicyclette. La petite reine n'est pas vraiment employée en Indonésie, mais les touristes l'utilisent beaucoup à Bali. La bicyclette est un moyen agréable de visiter une ville et ses alentours, Ubud notamment. Son allure modérée vous permet de prendre votre temps et de jouir des paysages et des situations de la vie quotidienne indonésienne. Bien sûr, les pentes des routes, les collines et les petits chemins vous demanderont effort et prudence.

Evitez la bicyclette à Denpasar, c'est très dangereux. Vous pouvez louer des bicyclettes dans les principaux centres touristiques à Bali. Vous y trouverez des VTT ou la vieille bécane hollandaise, un peu molle et lourde, mais silencieuse et majestueuse pour 50 000 Rp par jour.

Auto-stop

A déconseiller, on ne sait jamais sur qui l'on tombe ; de toute façon, ce n'est pas dans la culture nationale ; faire du stop reviendra généralement à arrêter le premier bémo qui va dans votre direction... et de payer son trajet comme tout le monde. Si vous êtes téméraire, on ne fait pas du stop avec le pouce levé, mais avec l'index pointé vers le bas.

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