Le guide touristique CHARENTE MARITIME du Petit Futé : Patrimoine et traditions

Patrimoine et traditions

Le Pays de fort Boyard. Rochefort Océan-Le Pays de fort Boyard regroupe 26 communes au patrimoine particulièrement riche et varié. Des sites prestigieux liés à l'épopée historique et l'aventure maritime du territoire comme le fort Boyard, la Corderie Royale, ou plus exceptionnel comme le dernier pont transbordeur de France, ou plus confidentiels mais tout aussi remarquables, comme la fontaine de Saint-Nazaire-sur-Charente ou les églises romanes rive gauche du fleuve Charente... Un territoire où l'eau se confond avec la terre, un territoire de marais où nature rime avec écologie. Découvrez les îles et presqu'îles, les réserves naturelles et sites naturels classés et animés par le Conservatoire du Littoral et la Ligue pour la Protection des Oiseaux... Au Pays de fort Boyard, des paysages singuliers entre marais et terres hautes, des sites remarquables entre frange littorale et l'estuaire de la Charente.

Rochefort Océan – Le Pays de Fort Boyard

L'office de tourisme Rochefort Océan vous accueille en 7 sites : Rochefort, Port-des-Barques, Fouras-les-Bains, Echillais, Soubise et l'Ile-d'Aix. Plus d'informations sur www.rochefort-ocean.com ou en écrivant à rochefort@rochefort-ocean.com

Patrimoine architecturalHaut de page
ChâteauxHaut de page
Ouvrages d’artHaut de page

Les écluses. On trouve deux types d'écluses en Charente-Maritime  : les écluses fluviales, qui jalonnent la Seudre et la Charente, et les écluses de Ré et d'Oléron. Régies par un système de concession, la pêche y était soumise à des règles très strictes. Ces pièges à poissons, en forme de fer à cheval, ont fait leur apparition au Moyen Age pour nourrir le peuple. Leur construction datant de près de 1 000 ans, nécessitait entre 10 000 et 20 000 heures de travail, mais une fois les pierres ajustées, sans chaux ni ciment, elles s'avéraient d'une efficacité redoutable pour capturer les mulets, merlans, seiches et autres daurades. En se vidant après la marée haute, l'écluse gardait les poissons prisonniers. Il ne restait alors plus au pêcheur qu'à les assommer à l'aide d'un sabre en fer plat non tranchant, puis à les jeter dans un panier en osier appelé " gourbeille ". Aujourd'hui, les écluses sont tombées en désuétude et les pêches miraculeuses n'existent plus. Beaucoup ont été détruites au XIXe siècle, accusées de concurrencer les autres pêches et leur entretien s'est arrêté après la Première Guerre mondiale. Il n'en reste aujourd'hui que 14 sur l'île d'Oléron et 10 sur l'île de Ré. Ces infrastructures, témoignant d'un art de bâtir ancestral, sont désormais sauvegardées par les propriétaires locaux et les associations. Outre leur rôle pour la pêche, les tempêtes ayant frappé la Charente-Maritime ont montré l'intérêt des écluses pour protéger la côte de l'érosion. Désormais, une écluse à poissons située aux Sables-Vigniers est inscrite au titre des Monuments historiques.

Les sites gallo-romains. Vous serez sans doute étonnés par le nombre, la variété et la richesse des sites archéologiques gallo-romains que recèle la Région Poitou-Charentes (au nombre de 14, tous accessibles au public) et la Charente-Maritime en particulier. Parmi eux, citons la ville de Saintes (ampithéâtre romain datant de l'an 40 apr. J-C., le Musée archéologique, l'arc votif de Germanicus, les thermes, les remparts), le site du Fâ à Barzan (sur plus de 100 ha se trouvent les vestiges d'une ville gallo-romaine portuaire) et l'Archéoscope d'Aulnay (vestige d'un camp militaire romain entièrement en bois et en torchis sur 7 ha).

Traditions et modes de vieHaut de page

Si en 2007, le patois charentais était reconnu langue autonome au même titre que le breton, en 2014 la Charte européenne des langues de France l'a rétrogradé au rang de sous-catégorie du poitevin-saintongeais, au grand désespoir des héritiers de Goulebenéze. N'en déplaise à certains, le saintongeais se porte bien ! Et pour sauvegarder cette langue, les Charentais-Maritimes peuvent compter sur le magazine Xaintonge qui depuis trois ans propose une version régionale de Tintin. Après L'Île noire c'est Coke en stock qui a été traduit en saintongeais. Le patois charentais est bien plus qu'une langue, c'est une tradition, un véritable art de vivre. Par exemple, au niveau de la prononciation, le "h" entre les lettres "g"et "j" exprime l'accent charentais qui se traduit par une profonde expiration. Le "th" traduit la lettre "c". Il se prononce "chieu". Voici quelques exemples de mots usuels que vous pourrez entendre lors de votre séjour en Charente-Maritime.

Lexique

Cagouilles ou luma (en Saintonge et Angoumois) : escargots petit-gris.

Buffer  : souffler, respirer fort (se dit aussi du vent qui souffle)

Benéze ou beun'aise  : être bien, être à son aise

Les drôles (drôlesses ou drouillères, au féminin)   : les enfants.

Le tantôt  : l'après-midi  ; " Que fais-tu ce tantôt  ? ".

Prée  : prairie inondable.

Les baignassout's  : les touristes (principalement sur la côte).

Niger  : inonder, noyer

Un froid de cheun  : un froid de canard (de chien)

Qu'est'ô qu'te dis  ? Qu'est-ce que tu dis  ?

Arsouille : Ivrogne

O va  ? / Va-t-ô  ? Comment ca va  ? (répondre par "ô va beun" si ça va bien  !)

Sur la plage, on se grale, on bronze au soleil, comme on fait grâler des châtaignes  !

Ar'garder : Regarder

Goule : Bouche, gueule. visage

La since : la serpillère (passer la since = passer la serpillère)

La chocolatine : le pain au chocolat

La poche : le sac (pour faire les courses)

Le parlanjhe poitevin-saintongeais. L'originalité des parlers de cette région, c'est justement leurs nombreux traits communs avec l'occitan, la langue du sud, celle des troubadours qui inaugurèrent la première poésie lyrique dans une langue romane sur le futur territoire de la France. Et le premier troubadour connu fut Guillaume IX, comte du Poitou et duc d'Aquitaine. Le parlanjhe de Poitou-Charentes-Vendée a donc comme origine le latin articulé, déformé par les peuples gaulois des Pictons et des Santons. Et ce qu'on appelle aujourd'hui le poitevin-saintongeais eut d'abord plus à voir avec l'oc qu'avec l'oïl. Mais à partir de 1204, année de la mort d'Aliénor, la petite-fille de Guillaume IX, qui défendit jusqu'au bout son état féodal poitevin et aquitain, les rois de France vont conquérir progressivement ce vaste territoire. C'est la langue des rois de France, la langue du nord, qui va désormais être utilisée par les notables et les commerçants.

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