Cette partie, qui ne correspond pas exactement au découpage géographique administratif chilien, comprend la région VIII, celle du fleuve Bío-Bío et une infime partie du nord de la région IX, celle de l'Araucanie (autour d'Angol). Le découpage des zones géographiques en bandes longitudinales (cordillère des Andes, plaine centrale et cordillère de la Côte) est ici particulièrement visible dans le nord de la région. Quand on va vers le sud, la cordillère de la Côte devient plus massive (elle prend le nom de cordillère de Nahuelbuta) et se scinde en deux cordons montagneux au milieu desquels coule le fleuve Bío-Bío.

La région est surnommée " région de la Frontière " en raison de la résistance acharnée qu'opposèrent les habitants indigènes - appelés Araucans par les Espagnols - à l'avancée des conquistadors. Dans leur langue, les Araucans se nomment Mapuche (Hommes de la terre). Cette dénomination recouvrait un ensemble de tribus peuplant le sud du Chili jusqu'à l'île de Chiloé, les Picunche, et les Huilliche, peuple du Nord.

La pénétration des colons dans cette zone débuta en 1550, année au cours de laquelle fut créée la ville de Concepción. Mais l'avancée des conquistadors fut arrêtée par une rébellion générale des Mapuche en 1599. Les territoires situés au sud de Concepción furent reconquis par ceux-ci et une guerre de position de plus de deux siècles s'engagea dans cette région, d'où son nom de " Frontière ", frontière entre le territoire colonisé et le territoire mapuche. Cette résistance fut d'autant plus forte que les Mapuche considéraient le territoire situé entre les ríos Tolten et Itata (au nord de Concepción) comme le foyer de leur civilisation.

Malgré de nombreuses tentatives d'incursions des colons, la frontière ne se déplaça pratiquement pas pendant deux siècles, restant matérialisée par le río Bío-Bío. Les choses évoluèrent au cours du XIXe siècle. Plusieurs facteurs motivèrent la décision de la jeune république chilienne de briser définitivement la résistance des autochtones. D'une part, avec la colonisation du sud de l'actuelle région des Lacs (Puerto Montt en 1853), le territoire mapuche était devenu un îlot au milieu du territoire national ; d'autre part, en 1860, la région vit l'extraordinaire arrivée d'Orélie-Antoine Ier, roi auto proclamé d'Araucanie et de Patagonie.

La conquête du territoire mapuche fut conduite par le colonel Cornelio Saavedra, qui s'avança au-delà du Bío-Bío et fonda des forts, ce qui provoqua le déplacement de la frontière vers le sud. En 1882, les Chiliens atteignirent Villarrica, mettant ainsi fin à la " pacification " du territoire. Cette nouvelle zone fut déclarée " propriété nationale ", à l'exclusion de 500 000 ha qui furent laissés aux Mapuche (ces terres sont les actuelles reducciones mapuche). Les terres furent ensuite attribuées à des colons chiliens et étrangers (3 800 Européens dont la moitié était suisse ou allemande). Les colons entreprirent de défricher les zones forestières pour développer l'agriculture.

Le début du XXe siècle vit le développement de l'industrie minière autour du pôle de Lota et de sa mine de charbon. L'agriculture s'imposa rapidement comme l'activité centrale et les cultures céréalières valurent à la région d'Angol le surnom de " grenier du Chili ". Mais les techniques d'exploitation épuisèrent la terre et les rendements se mirent à baisser, faisant décroître la capacité productive de cette zone. L'industrie commença à se développer dans les années 1950, grâce notamment à la construction du complexe sidérurgique de Laja. Aujourd'hui, la région de Concepción est la deuxième zone industrielle du Chili, après la région de Santiago. C'est, d'après toutes les statistiques officielles, la région la plus pauvre du pays aussi. Les industries présentes sont surtout des industries de transformation des produits agricoles ou de la pêche. Cette dernière s'est énormément développée, comme en témoigne l'activité du port de Concepción. L'exploitation forestière et l'agriculture sont toujours des activités très importantes pour l'économie régionale.

Les lieux incontournables de Bio-Bio

Organiser son voyage à Bio-Bio

Photos de Bio-Bio

Il n'y a actuellement pas de photos pour cette destination.

CHILI - ÎLE DE PÂQUES

Guide CHILI - ÎLE DE PÂQUES

CHILI - ÎLE DE PÂQUES 2018/2019

13.95 €
2018-01-03
600 pages
Avis