Le guide touristique GERS GASCOGNE du Petit Futé : Économie

Économie

La Gascogne est aujourd'hui reconnu comme terre porte-drapeau d'un véritable art de vivre. Son patrimoine riche, sa gastronomie haute en saveurs, ses paysages magnifiques et son authenticité lui ont permis de se développer. Grâce à sa prospérité agricole, son apport culturel et touristique, le Gers a su faire fructifier son tissu économique. Nombre d'entreprises de référence sont d'ores et déjà implantées dans le Gers. Dans l'agro-alimentaire, dans l'aéronautique, dans les technologies innovantes, elles affichent souvent un rang de leader dans leur domaine. Ici, la terre, enclavée (ce qui est un gage de sécurité et de tranquillité), semblant à l'écart de tout, est toutefois valorisée par une image de ruralité préservée et de qualité de vie, ne manquant pas de séduire de nouvelles populations lasses d'une urbanité bien souvent trop polluée et corrompue.

Ressources naturellesHaut de page
Raisin, côtes-de-Gascogne
Raisin, côtes-de-Gascogne

Parmi les ressources naturelles les plus évidentes, citons tout d'abord le bois, et plus particulièrement le chêne. Arbre séculaire, il a longtemps servi les hommes et abrité les bêtes, c'est un fidèle et véritable allié. Ainsi, en pays gascon, le bois de charpente et de menuiserie est souvent en chêne, réputé pour sa résistance et son endurance à l'épreuve du temps et des intempéries.

Les autres ressources proviennent essentiellement du sol, très diversifié en territoire gersois. Au bois, s'associent alors le grès et la terre (tuiles en terre cuite) pour former l'habitat principal. Citons tout particulièrement le grès d'Astarac, pierre friable par ses grains siliceux, de couleur ocre et variant sous les effets de la lumière. Les sables sont aussi largement utilisés dans la composition des liants et des enduits - ils sont alors mêlés à la terre. Ils participent aux variations de teintes remarquées dans le paysage : sable gris de l'Adour, sable sienne ou fauve en région armagnacaise. Le Gers est remarquable par sa luminosité qui tient en partie de l'utilisation de ses ressources naturelles (terre, calcaires, grès, galets...). Tous ces matériaux ont été exploités pour bâtir, en harmonie avec la nature, les différents édifices qui parsèment le département. Vous pourrez ainsi découvrir de beaux paysages auréolés au soleil d'une teinte blonde et cendrée où l'habitation se fond alors avec la terre qui la porte. Plus au sud, la pierre a tendance à être délaissée pour faire place au galet, dont se parent alors les murs. Gris et bleuté, il sert à la construction des grosses bâtisses, des murs d'enclos, des châteaux et des moulins de la plaine, des lavoirs et des églises. Les matériaux de construction étant déterminés en grande partie par la proximité des ressources naturelles. Dans la partie nord du Gers, on relève une prédominance de grès, tandis qu'à l'ouest, avec l'influence des Landes, on trouve plus de colombages (structure de chêne exposée entourée de paille et boue). On peut ainsi départager le département en pays ou " paysages " ayant leur singularité : le Bas-Armagnac, région du nord-ouest, le Ténarèze au nord et la Lomagne gersoise au nord-est, le Pays d'Auch, le Savès toulousain au sud-est, la région de l'Astarac au sud, et celles de la Rivière-Basse et de Vic-Bilh qui bordent le fleuve Adour. Les ruptures ne sont pas forcément marquées, mais on note des variations entre ces territoires. Lomagne, pays d'Auch et Ténarèze montrent des sols pierreux, Astarac et Savès affichent la prédominance de la terre, le Bas-Armagnac s'épanouit sur un sol plutôt sableux tandis que la Rivière-Basse et la région de Vic-Bilh exposent leur caractère pierreux. Le Gers clame ainsi haut et fort et affiche son appartenance à un terroir. Les carrières, sablières et marnières d'où sont tirées les ressources naturelles restent cependant peu visibles, la végétation ayant pris le pas en remodelant le paysage. La découverte du pays vous permettra de mesurer amplement l'étendue de ces ressources fondues dans le paysage.

Environnement et énergiesHaut de page

La situation géographique du Gers place l'énergie solaire parmi les énergies renouvelables les plus intéressantes à développer, mais les richesses de l'environnement permettent de voir plus loin et d'imaginer un riche futur axé sur le développement durable. Dans cette optique, depuis octobre 2015, il fait partie du club très serré des départements labellisé " Territoire à énergie positive " et ce dans son ensemble. Cette nouvelle politique le positionne en leader de la transition écologique avec un but ambitieux : fédérer et engager tous les acteurs dans des actions concrètes en faveur de la transition énergétique.

La première action est la création d'un réseau de quatre plates-formes dédiées aux énergies renouvelables telles que le bois, la méthanisation ou encore le solaire photovoltaïque. Le développement des chaufferies bois est un des points phares de la mesure. En cours d'année, la première plate-forme doit s'implanter dans le secteur de Saramon où seront produites et stockées des plaquettes bois destinées à alimenter ce système de chauffage. S'il n'est pas le plus boisé de Midi-Pyrénées, le Gers ne manque pas de feuillus et les plaquettes seront principalement issues de l'élagage des arbres qui bordent les routes et des coupes de forêts départementales. La récupération des déchets verts et du recyclage des bois des rivières compléteront l'approvisionnement. Les premières chaufferies bois devraient voir le jour dans les collèges de Mirande et de L'Isle-Jourdain, avec à terme une autonomie totale visée ! En regardant encore plus loin, on peut espérer en 2018 la vulgarisation de la méthanisation avec une mise en service d'un méthaniseur territorial produisant du gaz naturel pour véhicules. Un projet incontournable dans la volonté de réduire l'utilisation des énergies fossiles. Et dans cette transition énergétique, l'industrie représente un allier de poids, comme l'atteste l'arrivée du groupe Cam Energie dans la commune de Pellefigue. Son projet de production thermique sera valorisée sur site pour des activités de séchage de semences et de maïs par le biais d'une centrale dédiée à la méthanisation. Elle pourrait traiter jusqu'à 10 900 tonnes de déchets végétaux par an ! Le parc photovoltaïque de Cazaubon, aménagé sur une friche forestière de 7 hectares en est un autre exemple.

Afin d'informer et d'encourager la participation de tous les acteurs et des Gersois, la Cité de la transition énergétique voit le jour dans l'enceinte du Conseil départemental. Un vrai centre de ressources à la fois utile et vivant grâce à des expositions, des rencontres, des conférences et des échanges d'expériences, sans oublier la part du contribuable. Cette croissance verte est une des nombreuses mises en application d'une politique volontariste autour du développement durable, le contexte local s'y prêtant extrêmement bien (région peu peuplée, naturellement riche, sans industrie, habitudes de vie simples). Si les élus sont des acteurs engagés dans ce domaine, les citoyens ne le sont pas moins et ils sont nombreux à vouloir préserver les richesses naturelles du Gers... et en s'en servir ! Dans ces terres agricoles s'il en est, l'eau et sa gestion sont évidemment au coeur des préoccupations. L'irrigation repose sur l'exploitation du système Neste, des systèmes réalimentés ou pas de l'Adour, d'un réseau de 115 réseaux d'irrigation collective et 2 800 lacs colinéaires qui facilitent l'accès à la ressource. Avec 2 655 exploitations pratiquant l'irrigation sur un peu plus de 64 000 ha, le Gers est le premier département de Midi-Pyrénées en termes d'irrigation. La gestion des étangs et de leurs abords, l'entretien concertés des rivières et des bois reste bien ancré et les six sites Natura 2000 du département se chargent de ne pas le faire oublier !

AgricultureHaut de page
Oies
Oies

Vues des hauteurs, les terres gersoises se déploient comme un tableau qui refuserait de choisir sa couleur. Le vert luxuriant de sa nature sauvage côtoie le patchwork d'une campagne cultivée et si on vante le bonheur de son pré, souligner qu'ils sont multiples serait peut-être plus judicieux ! Souvent présenté comme le département le plus rural de France, le Gers est également celui où l'agriculture est la plus diversifiée. Au fil des paysages, les productions s'épanouissent suivant les sols et les cours d'eau, composant une ballade d'une poésie unique, éclatent la monotonie pour une succession de cadres fantastiques. Plus de 70 % du territoire est en surface agricole utilisée, dont plus de 27 000 hectares en bio, un dynamisme enviable qui s'explique par un climat exceptionnel sur fond d'ensoleillement, de vents doux et d'hivers peu rigoureux. Ce secteur d'activité pèse donc fortement dans l'économie puisque 14 % des emplois y sont liés et l'industrie agro-alimentaire gersoise s'appuie sur cette vitalité. En sillonnant les routes, vous serez surpris du panaché de cultures, même si les céréales tiennent le haut de l'affiche. Elles représentent la moitié des exploitations, avec les oléagineux et protéagineux qui avoisinent, eux, les 25 %. Les nombreuses zones d'irrigation présentes dans la vallée de l'Adour et le sud-ouest du Gers sont propices à la culture du maïs tandis que les coteaux argileux et calcaires de l'est accueillent les grandes cultures en sec. Van Gogh aurait trouvé en ces terres un support faramineux à son obsession : les tournesols omniprésents sont, avec le soja, les plus produits de France. Quelques champs de tabac et de semence profitent des cours d'eau pour s'épanouir et, en Lomagne, les melons vous attendent ! Gorgés de soleil, ils sont les stars de Lectoure et des communes voisines depuis 1950. Le climat et le terrain y sont propices et ils nécessitent une main d'oeuvre délicate puisqu'ils poussent sous les tunnels en pleine terre. Ce terroir recèle un autre trésor, dont le parfum est bien différent : le fameux ail blanc de Lomagne. Une petite centaine de producteurs perpétuent sa traditionnelle culture qui est en constante progression. En toute logique, la région d'Armagnac est celle où les vignes vous attendent, même si celles-ci ont une place considérable dans le Gers. Les sols rocailleux sont idéals pour des vins blancs ainsi que la fameuse eau-de-vie, mondialement réputée ou encore les Côtes de saint-Mont ou de Gascogne. Si les grandes exploitations sont stables, le département connaît une diminution dans les petites et moyennes entreprises d'élevages de bovins allaitant ainsi que porcins. Principalement rassemblées dans les coteaux de l'Astarac et du centre, elles ne séduisent plus les jeunes agriculteurs confrontés à la crise du lait ou au bas court de la viande. De nombreuses productions animales gersoises bénéficient pourtant de labels comme le boeuf gascon ou la blonde d'Aquitaine et une exploitation sur quatre est en signe qualité. Concernant les volailles, la filière gras continue de briller, ici les oies et les canards s'épanouissent en plein air pour le bonheur des gourmets qui savourent confits, rillettes, magrets et foies frais d'un niveau jamais égalé. Avec de tels atouts, le tourisme rural ne pouvait que se développer et si les touristes y trouvent un dépaysement total, sublime et préservé, le patrimoine local partage sa richesse infinie en prouvant qu'il est, aussi, un art de vivre.

IndustriesHaut de page

Si on vous dit qu'au grand salon d'affaires du Bourget, haut lieu dédié à l'aéronautique et à l'espace, dix entreprises gersoises étaient présentes en 2015, vous aurez une petite idée d'un des fleurons de son économie ! Et à l'image du groupe eXcent qui en a profité pour annoncer son installation à Pujaudran, le deuxième secteur industriel départemental ne cesse d'emporter de nouveaux marchés.

Cette dynamique laisse entrevoir des perspectives de croissance grâce à des atouts indéniables. La proximité d'Airbus et de Toulouse à l'est, celle du bassin de Pau et de Turbomeca à l'ouest, ou encore l'infrastructure aéroportuaire Auch-Gers, sont confortés par un vrai tissu local aéronautique approchant les 2000 salariés répartis dans tout le territoire. Celui-ci comprend la centrale d'achat spécialisée dans les articles électriques aéronautiques Air Cost Control à L'Isle-Jourdain qui s'est associé à Air Support pour développer l'activité de réparation de harnais électriques moteurs. La PME vise l'international et pense même à créer une filiale à Seattle. Latécoère compte notamment un site à Gimont. Des avancées qui laissent espérer un beau développement, porté par des entreprises comme Al isaero, Cousso, Equip'Aero, Lauak, PMTL ou encore Positronic.

Cependant, les activités liées à l'aéronautique, changeant radicalement la démographie et les habitudes locales (la Gascogne toulousaine ressemble de plus en plus au Toulousain proprement dit) ne sont pas près de détrôner celles relevant de l'agroalimentaire qui viennent largement en tête, tant par leur chiffre d'affaires global que par les emplois générés. Deux beaux exemples de la vitalité de ce secteur sont les entreprises du groupe coopératif Vivadour, basé à Riscle, pour l'agriculture et les entreprises du groupe Plaimont Producteurs, basé à Saint-Mont, pour la viticulture. L'aviculture et le " palmipède gras " (canards, oies) ont aussi leurs solides pôles industriels, malgré des pandémies à répétition. Pour abattre et conditionner le poulet du Gers, d'importants abattoirs existent, comme à Saramon, Auch et Condom. Pour valoriser le gras, Gimont avec deux entreprises de renom international (Comtesse du Barry et Les Ducs de Gascogne) le dispute à Samatan et ses Fleurons de Samatan, ou encore aux Fleurons de Lomagne à Lectoure. Sans oublier Castelnau-d'Auzan et ses Délices d'Auzan dont toute la production est destinée à l'un des plus grands groupes de la grande distribution alimentaire française.

Pour exporter ses céréales, dont certaines sont transformées sur place en farines, ses productions carnées, ses produits laitiers (Danone et ses yaourts à Villecomtal, Prolainat et ses gâteaux glacés à Blanquefort), ses vins et armagnac, l'agroalimentaire gersois s'appuie aussi sur une multitude de PME et TPE, bien enracinées - par exemple l'enteprise Nataïs, leader européen du pop-corn basé à Bézeril où elle emploie une centaine de salariés. Cette réussite est un bel exemple de valorisation en Gascogne de productions agricoles gersoises avec toute la valeur ajoutée que représente l'économie locale, puisque le maïs utilisé est produit par plusieurs dizaines de maïsiculteurs du secteur.

Innovation : des entreprises marquent le territoire

Son histoire l'a toujours connu un peu indépendant mais loyal et à l'honneur impeccable, et c'est peut-être cet esprit mousquetaire qui continue à perdurer... jusque dans l'entrepreneuriat, plusieurs siècles après les capitaines de Jeanne d'Arc. L'innovation est certainement le trait le plus caractéristique de l'économie du Sud-Ouest qui ne se contente pas de partager la beauté de ses paysages. On peut relever, tous secteurs confondus, une quarantaine d'entreprises de référence qui s'inscrivent au coeur de réseaux qui font la différence. Beaucoup sont même leaders dans leur domaine et des partenaires incontournables à l'international. L'aéronautique, l'agroalimentaire et les technologies innovantes forment les têtes vivaces de cet élan dans lequel on peut citer : Teklynx International, leader mondial de l'édition de logiciel à codes-barres, présent sur 5 continents et distribué dans 140 pays, Castel & Fromaget, premier constructeur de bâtiment métallique de France, Crustac, leader de la crevette cuite dans l'Hexagone, ou encore Danone qui rayonne mondialement. Dans le secteur des systèmes de cultures hydroponiques, GHE (à Fleurance) est une référence européenne tout comme Jeld-Wen l'est de la porte intérieure ! Placage et panneaux de bois, certification biologique... L'éventail est si large qu'il donne le vertige. Une chose est sûre : la Gascogne n'en finit pas de créer !

TertiaireHaut de page

Il représente désormais 70 % de l'économie départementale, dont 15,5 % dans le secteur marchand : le tertiaire est sans conteste le leader de l'emploi, comme partout ailleurs en France, mais avec un taux légèrement inférieur à la moyenne en raison de l'importance de l'agriculture gasconne. A l'image de son industrie audacieuse, le Gers résiste et ne manque ni d'atouts ni d'idées et mise notamment sur son patrimoine exceptionnel pour relever la tendance. Les emplois liés au tourisme sont conséquents grâce aux 1 205 000 visiteurs annuels et les entreprises de plus de 100 salariés restent stables avec, pour n'en citer que quelques-unes parmi la vingtaine existantes hors industrie, des entreprises agroalimentaires comme Comtesse Dubarry à Gimont ou de produits surgelés tel Gimbert à Fleurance, de bois et de constructions, de transports et trois hypermarchés dont deux à Auch. Dans ce vaste champ d'activités, le département compte 8 795 établissements comprenant les transports, le commerce de gros ou de détail, et les services mais aussi évidemment un grand effectif dans les structures administratives soutenues par les impôts : l'Education nationale, la gendarmerie (très présente, jusque dans de petites bourgades), les services fiscaux, la DDE (la Direction départementale de l'Equipement), la préfecture et le Conseil départemental, sans oublier des communes " mammouths ". Malgré beaucoup d'inquiétudes concernant le désert médical que peuvent rencontrer certaines zones rurales, avec le départ à la retraite des médecins généralistes qui ne trouvent pas de successeurs et la forte fréquentation des cabinets par une petite frange de la population, les maisons de santé restent une option et la santé connaît trois grands pôles avec la polyclinique de Gascogne, le Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle de Saint-Blancard ou encore la Maison d'enfants Helios. Les maisons de retraite (souvent d'anciens hôpitaux, comme à Fleurance ou Mauvezin) et les services liés à la personne sont considérables du fait du vieillissement de la population, alors qu'il n'y a qu'une seule maternité (centre hospitalier d'Auch) pour tout le département. On peut tout de même saluer l'artisanat avec près de 5 000 représentants inscrits à la Chambre des métiers qui leur est consacrée. Potiers, céramistes, menuisiers, travailleurs sur métaux continuent de perpétuer leur savoir-faire. Le développement des TIC (technologies de l'information et de la communication) et le déploiement prévu de la fibre optique ouvrent de larges perspectives en matière de développement économique. Le conseil général a fait des nouvelles technologies l'une des priorités de son action. Une plate-forme d'accueil et d'information ainsi qu'un réseau d'accompagnement des nouveaux arrivants SOLOS (entrepreneurs individuels) est à disposition à l'Innoparc d'Auch. D'autres secteurs originaux se développent en marge avec, par exemple, l'entreprise Ecocert, à l'Isle-Jourdain, qui contrôle et certifie les produits, systèmes et services notamment dans le secteur environnemental. Depuis plusieurs années, le département souhaite attirer les indépendants avec le réseau Soho'Solo : les vacanciers à s'y installer définitivement n'y sont donc pas rares !

Soho Solo

Une cinquantaine de communes gersoises arborent le panneau " Village d'accueil Soho Solo ". Pas forcément facile à décoder... Soho Solo signifie en fait " Small Office Home Office ", autrement dit, en bon français : " petit bureau à domicile ". Le Gers compte plusieurs centaines de télétravailleurs qui gagnent leur pain depuis leur " petit bureau à domicile ", référencés sur l'annuaire du réseau. Ils sont informaticiens, graphistes, architectes, traducteurs, consultants, journalistes, rédacteurs, créateurs, correcteurs, secrétaires ou animateurs de sites Internet... Dans la majorité des cas, ces hommes et ces femmes ne sont pas natifs du Gers. Certains viennent même de l'étranger. La plupart ont en commun d'avoir vécu autre chose ailleurs avant de se décider à travailler au vert. La CCI leur propose des rencontres et des ateliers, parfois très orientés, tout au long de l'année. Partir travailler à la campagne : oui, mais où ? Existerait-il une terre promise pour le télétravail ? C'est sur Internet (forcément !) que beaucoup ont découvert qu'ils seraient les bienvenus dans le Gers. Notamment dans les 47 communes qui, en partenariat, avec la CCI (Chambre de commerce et d'industrie) facilitent leur installation. C'est en 2006 que l'Europe finança un projet favorisant l'accueil de télétravailleurs en milieu rural. Comme le département bénéficiait déjà d'une excellente couverture ADSL, la CCI du Gers saisit l'opportunité. Les premiers résultats furent tellement encourageants qu'en dépit de l'arrêt des financements, le Gers garde les bras ouverts pour continuer à accueillir au mieux ces entrepreneurs et leurs familles. Le programme Soho-Solo est en grande partie une vitrine publicitaire et un état d'esprit de communication publique : il ne faut pas s'attendre à une mine d'or non plus !

Tous les renseignements sur www.soho-solo-gers.com

TourismeHaut de page

Du nord de la Lomagne et de ses pierres calcaires au sud où le relief se plie en éventail, le territoire fabuleux qu'est le Gers se reflète en mille facettes qui attirent chaque année... plus de 1 205 000 visiteurs, touristes et excursionnistes confondus ! Un chiffre qui donne le vertige même si la terre gasconne ne comporte pas de montagnes (ni de mers !) et serait plus célèbre pour ses coteaux vallonnés. Un des départements les plus ruraux de France a réussi à se hisser parmi les destinations les plus prisées : nulle magie dans cet exploit, mais bien une recette qui ensorcelle avec douceur : des paysages fantastiques, une nature préservée, un patrimoine vivace et riche, une gastronomie d'exception et enfin des saisons culturelles dignes des grands centres urbains. Qualité, excellence et rareté sont les maîtres mots de ces terres propices à la rêverie qui ont pris dans leurs filets Romains et pèlerins du chemin de Saint-Jacques-de Compostelle. Son attraction ne date donc pas d'hier même s'il faut saluer une vraie volonté de développer le tourisme dit rural qui se niche même dans l'oenotourisme ! Producteurs, fermiers, exploitants et vignerons jouent le jeu de l'accueil et sont loin d'être étrangers à l'engouement que connaît le Gers. Fatigués des sites grouillants et des vacances balisées, des Européens de tous pays viennent goûter un art de vivre délicat, empreint de quiétude et de belles rencontres. Trois monuments reconnus au patrimoine mondial de l'Unesco ajoutent à ce rayonnement : la cathédrale d'Auch, la collégiale de La Romieu ainsi que le pont d'Artigues s'ajoutent aux 308 sites et monuments protégés. Lavardens, Larressingle, Sarrant, Montréal et Fourcès font partie des " plus beaux villages de France " et 16 stations vertes sont référencées. A cette offre si vaste se greffent de petits trésors comme les 37 lacs, plans d'eau et piscines, particulièrement bien mis en valeur avec des équipements familiaux nichés dans des cadres idylliques et 236 000 amoureux de l'eau ne s'en privent pas ! L'hébergement s'est adapté à ce flot de touristes, grandissant chaque année, et on décompte aujourd'hui plus 1 500 établissement classés dont une cinquantaine d'hôtels, une trentaine de campings et des centaines de chambres d'hôtes... De quoi assurer les 6 millions de nuitées touristiques ! Quelque 3 000 km de sentiers en boucle comblent les sportifs, qu'ils soient adeptes de la marche, du cheval ou du VTT et trois stations thermales drainent dans leurs eaux calcaires à peine un peu moins de 20 000 curistes. Jazz in Marciac, Tempo Latino ou Circa, pour ne citer qu'eux, assurent des temps forts culturels de très haute qualité auxquels s'ajoutent les ferias de Vic-Fezensac, le circuit de Nogaro, la Semaine de l'astronomie à Fleurance et les dizaines de festivals : près de 600 000 visiteurs ont appréciés ces grands rendez-vous. La gastronomie est l'atout gourmand du département et les amoureux du bien-vivre trouvent ici des marchés hebdomadaires et authentiques, des rendez-vous qui fêtent les sens et des restaurants de choix, dont 35 labellisés Tables du Gers. Vous comprendrez pourquoi 10 000 résidences secondaires environ ont gonflé le nombre de Gersois en venant vous aussi savourer cette terre unique, rare et tellement belle.

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