Guide des Yvelines : Patrimoine et traditions

Patrimoine culturel
Littérature
Écrivains du département

Blaise Pascal (1623-1662). Enfant prodige, mathématicien et physicien - il invente une machine à calculer à 19 ans, reconnu comme écrivain philosophe (Les Provinciales, Pensées ).

Nicolas Boileau, dit Boileau-Despréaux (1636-1711). Poète et critique ( Satires,  Epîtres ), membre de l'Académie française et historiographe - avec Jean Racine - du roi Louis XIV (1677).

Jean Racine (1639-1699). Dramaturge (Andromaque , Phèdre ) et poète (Cantiques spirituels), membre de l'Académie française, célèbre "  solitaire  " janséniste de Port-Royal où il fit ses classes.

Victor Hugo (1802-1885). Poète (Les Contemplations), critique (fondateur de "  L'Événement  "), et romancier ( Notre-Dame de Paris,  Les Misérables) à la tête du mouvement romantique.

Alexandre Dumas (1802-1870). Dramaturge et romancier qui signa des dizaines de récits dont les personnages sont mythiques ( Les Trois mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo ).

Émile Zola (1840-1902). Journaliste et romancier naturaliste à qui on doit notamment l'inoubliable "  J'accuse  " (article publié dans  L'Aurore ) et la gigantesque fresque sociale des Rougon-Macquart.

Guy de Maupassant (1850-1893). Ecrivain - surtout nouvelliste - réaliste à qui on doit notamment  Boule-de-Suif, Le Horla  et  Bel-Ami.

Maurice Leblanc (1864-1941). Auteur des 20 volumes des  Aventures d'Arsène Lupin, ce "  gentleman cambrioleur  " de la littérature française connut un grand succès populaire.

Guillaume Apollinaire (1880-1918). Poète reconnu au début du siècle comme le plus éminent représentant de "  L'esprit nouveau  " avec ses deux célèbres recueils  Alcools et  Calligrammes , il fut également romancier ( Les Onze Mille Verges), critique d'art et dramaturge.

Blaise Cendrars (1887-1961). Poète (La Prose du transsibérien) et romancier (L'Or ), il exalta au début du siècle la vie moderne et le voyage.

Elsa Triolet (1896-1970) et Aragon (1897-1982). Romancière d'origine russe pour elle, poète dadaïste et surréaliste, romancier et journaliste pour lui (Les Yeux d'Elsa, le Roman inachevé), ils formèrent l'un des couples mythiques de la littérature française du XXe siècle.

Michel Tournier (1924-2016). Grand Prix du roman de l'Académie française avec  Vendredi ou Les Limbes du Pacifique (1967) et Prix Goncourt avec  Le Roi des Aulnes (1972).

Peinture

Si une partie du département est surnommée " le pays des impressionnistes ", ce n'est pas par hasard. Grâce à une révolution picturale accomplie par certains peintres du XIXe siècle, et assez mal accueillie par bon nombre de leurs contemporains, le mouvement artistique révélé en France par un groupement de peintres, parmi lesquels Claude Monet dont un tableau donne nom au mouvement, se place dans la ligne du réalisme : ses adeptes voulant saisir les choses par une appréhension immédiate, afin de parvenir à une plus grande vérité. Ainsi, pour Camille Corot, Alfred Sisley, Berthe Morisot (élève puis belle-soeur d'Edouard Manet), Camille Pissarro, Auguste Renoir, mais aussi pour Claude Monet, le monde se réduisait à des sensations optiques, à un frémissement de la lumière dans lequel les formes tendent à s'évanouir. Entendant fixer le paysage tel que l'oeil le voit dans un moment donné, tel qu'il ne sera plus l'instant d'après, ils ont bouleversé la technique et peint par touches séparées le coeur de la boucle de la Seine, du nord au sud : Carrières-sur-Seine, Le Pecq-sur-Seine, Chatou, Le Port-Marly, Croissy-sur-Seine, Marly-le-Roi, Bougival, Louveciennes et Noisy-le-Roi. Des sites festifs et des lieux de réjouissances (La Grenouillère, Le Bal des canotiers, La Maison Fournaise) qu'ils affectionnaient sont les sujets de nombre de leurs toiles aujourd'hui mondialement connues.

Peintres du département

Claude Monet (1840-1926). Peintre impressionniste qui travaillait en séries pour mieux capter les nuances de la lumière, peignit à Paris et en Normandie, et s'installa à Giverny où sont jardin fut un sujet inépuisable d'inspiration (Gare Saint-Lazare,  Cathédrale de Rouen,  Nymphéas, Pont Japonais, Les Tilleuls à Poissy).

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919). Peintre impressionniste à qui on doit le célèbre  Déjeuner des canotiers (peint à Chatou), qui revint en fin de vie au dessin (Les Grandes Baigneuses) et s'initia à la sculpture.

Maurice Denis (1870-1943). Peintre symboliste et mystique, théoricien du mouvement nabi, il vécut de 1914 à sa mort à Saint-Germain-en-Laye. On lui doit des peintures de chevalet ou monumentales comme Chemin dans les arbres, l'Eternel printemps.

Raoul Dufy (1877-1953). Décorateur, peintre impressionniste puis fauve, à qui l'on doit La Fée électricité (Paris, musée d'Art moderne), parmi les plus grands tableaux du monde (60 x 10 m).

André Derain (1880-1954). Peintre créateur du fauvisme avec Vlaminck et Matisse, "le fabricant de chefs-d'oeuvre" selon Modigliani naquit dans les Yvelines, vécut et travailla pendant 20 ans à Chambourcy.

Cinéma
Acteurs et comédiens du département

Joséphine Baker (1906-1975). Artiste de music-hall, qui s'illustra notamment aux Folies-Bergères, dans  La Folie du jour (1926) et  Un vent de folie  (1927). Sa générosité légendaire lui fit adopter douze enfants de toutes origines. Elle s'engagea dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ingrid Bergman (1915-1982). Actrice américaine d'origine suédoise qui joua pour les plus grands réalisateurs (Hitchcock, Rossellini, Curtiz), dont son mari Ingmar ( Sonate d'automne). Son parcours compte des films majeurs comme Casablanca (1942), Les Enchaînés (1946) et Stromboli (1950).

André Bourvil (1917-1970). Acteur de cinéma dont la carrière débuta en 1945. Il fut célèbre pour ses rôles comiques, autant que pour sa gentillesse. Parmi ses films les plus connus figurent La Traversée de Paris (1947), Le Corniaud (1965), La Grande Vadrouille (1966) et Le Mur de l'Atlantique (1970).

Jean Rochefort (1930-2017). César 1976 du meilleur second rôle pour  Que la fête commence , très apprécié la même année dans  Un éléphant, ça trompe énormément d'Yves Robert. Sacré à nouveau par Les Grands Ducs (1996), il est nommé aux Césars pour son rôle dans Ridicule (1997). En 1999, il reçoit un César d'honneur, et poursuit sa carrière jusqu'à sa mort en 2017.

Gérard Klein (1942). Acteur, producteur, présentateur de magazines documentaires, l'instit le plus célèbre de France parcourt le monde à la rencontre de "  gens formidables  ", pour y filmer des reportages sociaux et environnementaux pour son association Humains sans frontières.

Francis Perrin (1947). Homme de théâtre - comédien (Le Passe-Muraille  de M. Aymé), adaptateur et metteur en scène, auteur ( Mon Panthéon est décousu ), il a connu le Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, la Comédie-Française (1972), la direction du théâtre Montansier (1993) puis celle artistique du Festival d'Anjou (2001). Après les deux premiers volets de la trilogie de C. Lelouch, Les Parisiens (2004) et Le Courage d'aimer (2005), il revient constamment au théâtre dans des adaptions classiques comme Le Misanthrope en 2012.

Isabelle Adjani (1955). Productrice et cinq fois "  césarisée  " meilleure actrice  :  Possession  (1982),  L'Été meurtrier (1984),  Camille Claudel (1989),  La Reine Margot  (1995) et  La Journée de la jupe (2010).

Bruno Podalydès (1961). Après avoir débuté en réalisant des films d'entreprise pour Air France, le scénariste et cinéaste créa la surprise avec son premier film,  Versailles rive gauche  (1992), très récompensé - notamment César du meilleur court-métrage  ; suivirent Voilà  (1994), sélectionné au Festival de Venise, Dieu seul me voit (1998) - César de la première oeuvre de fiction -,  Liberté-Oléron  (2001), et,  Le Mystère de la chambre jaune  (2003), adapté du roman de G. Leroux, et sa suite, Le Parfum de la dame en noir  (2005). En 2012, il réalise la comédie Adieu Berthe, dans laquelle joue son frère, l'acteur et metteur en scène, Denis Podalydès.

Jean Dujardin (1972). Humoriste, acteur et réalisateur, il s'est fait connaître grâce à la troupe des Nous ç Nous, puis par le film Brice de Nice en 2005, et la série télévisée Un gars, une fille. En 2012, il remporte l'Oscar du Meilleur Acteur aux côtés de Bérénice Bejo pour son rôle dans le film de M. Hazanavicius, The Artist.

Jamel Debbouze (1975). Comédien (la série "  H  " à la télévision, Astérix et Obélix  : mission Cléopâtre, primé au festival de Cannes en 2006 pour Indigènes au cinéma) et humoriste reconnu pour ses nombreuses improvisations.

Patrimoine architectural
Villes et villages

On les appelle les rurbains : depuis la fin des années 1960, et par vagues successives, nombre de Parisiens ont quitté la capitale pour s'installer en périphérie, et notamment dans les Yvelines, en quête d'espace, de calme et de verdure. Ainsi, quantité de bourgades et de petits villages où autrefois ne se comptaient guère que quelques fermes, de rares commerces, et des villégiatures accueillantes pour les plus fortunés (notamment sur les rives de la Seine) ont-ils vu se multiplier les lotissements de pavillons. Résidence de projets urbains telle la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines conçue comme une cité innovante, véritable "  ville à la campagne  ". Forte de son intercommunalité (puisque composée d'Elancourt, de Guyancourt, de La Verrière, de Magny-les-Hameaux, de Montigny-le-Bretonneux, de Trappes, et de Voisins-le-Bretonneux), Saint-Quentin-en-Yvelines s'est construite en une génération et développée dans un équilibre d'architectures novatrices et d'espaces naturels, tout en respectant ses héritages rural et historique ainsi que son environnement privilégié (entre Versailles et la Haute Vallée de Chevreuse). Dès sa création, les urbanistes ont pris conscience que l'aménagement du territoire devait se faire avec l'art public. Ailleurs, comme en vallée de Chevreuse, les villages ont conservé leur charme caractéristique d'antan, et rappellent en leur sein des ménages et familles heureux de concilier la proximité de Paris avec l'espace et l'intérêt financier qu'offre la campagne. Notons enfin que certaines erreurs architecturales, comme celles des "grands ensembles", et que l'on a vu se développer ici comme ailleurs, font l'objet de travaux de réhabilitation.

Châteaux
Château de Dampierre.
Château de Dampierre.

Le département des Yvelines ne se résume pas au château de Versailles ! Il regorge en effet de châteaux et de résidences royales qui ont été construits au fil des siècles, selon la fantaisie des rois et des gens de noble lignée. Un certain nombre des plus anciens témoignages architecturaux sont détruits ou à l'abandon. C'est le cas pour bon nombre de châteaux forts du Moyen Âge comme celui de Beynes, le donjon de Richebourg, mais aussi d'édifices de la période moderne, comme le château de Marly édifié par le roi Louis XIV, dont il ne reste que les fondations, ou le château de Clagny construit pour Madame de Montespan. D'autres se sont reconvertis en musées ou, à l'instar du château du Val qui accueille les membres de la Légion d'honneur depuis 1927, sont des propriétés privées organisant de l'événementiel culturel ou festif.

Château vieux de Saint-Germain-en-Laye. Ce fleuron de la Renaissance, édifié à la demande de François Ier par Pierre Chambiges, fut construit à partir des fondations d'un château fort bâti au XIVe siècle par Charles V. On y incorpora la chapelle édifiée par Saint-Louis en 1238. Plus tard, Louis XIV y établit sa résidence habituelle et fit de la ville le siège du gouvernement du royaume. Sous l'initiative de Napoléon III, on installa en 1867 le musée d'Antiquités celtiques et gallo-romaines. Désormais, il abrite le musée national d'Archéologie avec une des plus riches collections d'art préhistorique au monde et archéologiques d'Europe, soit 30 000 objets. Renseignements et réservations sur www.musee-archeologienationale.fr ou au 01 39 10 13 00.

Château d'Hennemont de Saint-Germain-en-Laye. De loin, il ressemble à une pâtisserie rose et blanche, avec ses murs ocre dentelés de blanc, ses tourelles et ses gracieux créneaux. On doit cet édifice de 1907 au pharmacien Henri Canone, inventeur de la pastille Valda ! Relevant à la fois du néo-gothique et du style Renaissance, le château d'Hennemont surprend par son asymétrie due à son donjon, ses pignons façon XVIe et son corps de logis entouré par deux bâtiments à la manière du XVIIe siècle. Il abrite désormais le lycée international de Saint-Germain-en-Laye. Si on ne peut le visiter, on se console en admirant l'extérieur...

Château de Maisons-Laffitte. C'est sur l'initiative du magistrat René de Longueil que fut construit Maisons-Laffitte, en 1640. Après neuf ans de travaux, le château accueillera le roi Louis XIV, venu y séjourner chez son propriétaire, devenu surintendant des finances. Au fil des siècles, Château Maisons faillit être racheté deux fois par Louis XV qui aimait à y séjourner avec Mme du Barry, y accueillit Voltaire atteint la petite vérole. Au début du XIXe siècle, le fortuné banquier Jacques Laffitte fait l'acquisition du château, mais sa banqueroute l'oblige à le céder en 1850 à directeur d'une compagnie d'assurance. Puis, Maisons-Laffitte passera successivement entre les mains d'un peintre russe, en 1900 dans celles un promoteur immobilier. Ce dernier envisage de raser le château, sauvé par son rachat par l'État en 1905. Désormais ouvert à la visite, il est aussi un lieu de conférences. Renseignements et réservations sur www.maisonslaffitte.net ou au 01 39 62 63 64.

Château de Médan. Loin de la majesté, parfois écrasante, des monuments précédents, le château de Médan est une petite merveille architecturale. Jadis ancien pavillon de chasse, Médan a été édifié au XVe siècle. Le calme paisible de la demeure y attira des hôtes prestigieux : Ronsard y écrivit des vers, Paul Cézanne y posa ses pinceaux, Maeterlink y fit jouer une de ses pièces, L'Oiseau bleu. Dédié aux arts, le château abandonné après la Seconde Guerre mondiale fut même reconverti en imprimerie pour le journal Combat dans les années 1960. Racheté en 1977 par des particuliers amoureux du château, il revit grâce à une fantastique restauration et aux expositions fréquentes. Il se visite tout au long de l'année mais sur rendez-vous. Visite guidée ou en groupe, également possible. Renseignements au 01 39 75 86 59 ou sur www.chateau-de-medan.fr.

Château de Dampierre. Bâti au XVIe siècle, l'ancien château de Dampierre fut détruit en 1670 puis reconstruit de 1675 à 1683 par Jules Hardouin-Mansart pour l'un des esprits les plus distingués de son temps, le ministre d'État Charles Honoré d'Albert, duc de Luynes, Chaulnes et Chevreuse. Le parc fut confié aux plans du célèbre André Le Nôtre. Il bouleversa quelque peu la vue du manoir avec sa pièce d'eau, le Grand Canal et l'île aux quatre canaux, distribuant des bassins, taillant dans le coteau un " fer à cheval ", perçant routes et étoiles à travers bois. Cerné par de larges fossés remplis d'eau, le château possède vers l'avant deux bâtiments parallèles formant une cour séparée par les douves de la cour d'honneur. Depuis 2016, il est momentanément fermé à la visite, mais peut s'admirer depuis les grilles ouvertes sur le bourg, ou au-delà, du haut de la perspective qui le prolonge en surplomb.

Château de Breteuil. Ce château du XVIIe siècle situé au coeur de la haute vallée de Chevreuse est la propriété de la famille de Breteuil depuis 400 ans. Cet ancrage dans une famille célèbre pour ses grands serviteurs de l'État, ministres des finances, diplomates et mécènes, est pour beaucoup dans l'attrait que l'on ressent pour ce domaine. On y est reçu par l'actuel propriétaire, Henri-François de Breteuil, avant de se laisser guider par la voix et les anecdotes du guide qui fait découvrir ces pièces richement meublées et encore habitées par l'esprit ou les avatars de cire des illustres rois, reines et artistes qui y ont séjourné ou vécu, tels le roi Louis XVI, Marie-Antoinette, Marcel Proust et bien sûr Charles Perrault, dont les contes servent de fil rouge à la visite du château. De nombreuses activités rendent le château et ses jardins parfaitement adapté aux familles et aux jeunes visiteurs.

Architecture religieuse

Contrairement aux châteaux, les Yvelines possèdent un patrimoine modeste en termes d'abbayes. On y compte cinq abbayes et un seul monastère, dont trois ouverts à la visite et trois en ruines. L'abbaye cistercienne des Vaux-de-Cernay, ouverte à la visite mais aussi aux séjours car s'y est installé un luxueux hôtel, éblouit par son extraordinaire ensemble architectural du XIIe siècle. A Magny-les-Hameaux, la découverte de l'abbaye de Port-Royal-des-Champs, au beau milieu de la forêt, fera l'objet d'une visite... ou plus exactement ce qu'il en reste, car cette pierre angulaire de l'histoire janséniste fut largement détruite sur l'ordre de Louis XIV à la toute fin de son règne. En complément, un musée est ouvert à côté. La ville du Mesnil-en-Yvelines propose aux visiteurs de découvrir son monastère et l'abbaye Notre-Dame-de-la-Roche. L'abbaye de Notre-Dame-de-Clairefontaine ou couvent Notre-Dame-du-Rosaire-et-Saint-Thomas est désormais en friche depuis le départ des soeurs dominicaines en 1996. Détruite en 1827, l'abbaye d'Abbecourt pleure son passé, ses pierres ayant servi à la construction de divers bâtiments d'Orgeval.

Architecture militaire
Le donjon médiéval de Houdan
Le donjon médiéval de Houdan

On compte bon nombre de châteaux forts dans les Yvelines. Si beaucoup d'entre eux n'ont pas résisté au temps ou à l'abandon de leurs propriétaires, la majorité des édifices en état sont aujourd'hui des domaines privés. Il reste tout de même un patrimoine à visiter afin de remonter à l'époque des chevaliers et des invasions.

Château de la Madeleine. Situé dans la vallée de la Chevreuse, cet édifice militaire du XIe siècle bénéficie d'un état de conservation honorable. Ainsi peut-on y admirer son enceinte avec ses deux tours carrées, son donjon et son puits, ses mâchicoulis et ses remparts. Si la Madeleine passa entre les mains de plusieurs acquéreurs, elle vit notamment intervenir Jean Racine, qui y supervisa des travaux en 1661. Des fêtes médiévales sont régulièrement organisées au château, faisant revivre les métiers d'antan. Renseignements au 01 30 52 09 09 ou à [email protected]

Donjon de Houdan. Posé tel un bloc, le donjon de Houdan force le respect de par son aspect massif et sa hauteur de 25 m. Construit au XIIe siècle, il faisait partie des fortifications de la ville et en est le seul vestige. Utilisé comme réservoir d'eau, son gabarit était parfait pour cet usage.

Château de Montfort-l'Amaury. Situé sur un point haut, à 180 m d'altitude, Montfort-l'Amaury domine la voie romaine allant de Beauvais à Chartres. Les premières fondations de ce château fort s'établirent vers l'an 1000. Fief des Montfort, famille proche des rois de France, il fut, hélas ! détruit lors de la guerre de Cent ans. Ses ruines pittoresques inspirèrent Victor Hugo dans son Ode aux Ruines. Les deux tours restantes et une partie de son corps de bâtiment se visitent tout au long de l'année. Se renseigner avant auprès de l'office du tourisme au 01 34 88 87 96.

Ouvrages d’art

L'art urbain est notamment disséminé dans la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, et côtoie les habitations et espaces verts du territoire. Les exemples sont nombreux. Les arcades du lac du célèbre architecte Ricardo Bofill, l'arche de Kowalski qui symbolise une porte d'entrée et accueille les automobilistes à la sortie de Paris et "  Les Gogottes  ", personnages fantoches de Tloupas Philolaos apportent au décor de la ville un brin de fantaisie. On trouve ainsi de nombreux monuments qui agrémentent la naissance d'une vraie ville, une ville qui devient musée et en même temps spectacle vivant. Le musée de la ville (www.museedelaville.agglo-sqy.fr) accueille le public pour découvrir Saint-Quentin-en-Yvelines. Il propose de nombreuses expositions et un grand choix de balades tout au long de l'année.

Traditions et modes de vie
Musique – Danses

Pendant l'Ancien Régime on ne compte pas les musiciens que la cour attire, et qui brillèrent à Saint-Germain-en-Laye ou à Versailles, tels Jean-Baptiste Lully (1632-1687), Philippe Quinault (1635-1688) ou encore Jean-Philippe Rameau (1683-1764). Pour la période contemporaine, on retiendra le compositeur Maurice Ravel (1875-1937), l'auteur du Boléro, du Concerto pour la main gauche ou encore de L'Enfant et les sortilèges, qui passa la fin de sa vie à Montfort-l'Amaury, où il écrivit quelques-unes de ses pièces les plus célèbres.

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