Guide du Minas Gerais : Jeux, loisirs et sports

Disciplines nationales

Le sport est omniprésent au Brésil. Le pays a organisé la Coupe du monde de football en 2014 (victoire 1-0 de l'Allemagne face à l'Argentine en finale, après une déroute de la sélection brésilienne face à l'Allemagne en demi-finale), et a développé ses infrastructures sportives à cette occasion. Plus récemment, Rio de Janeiro a accueilli les Jeux olympiques de 2016. Cet événement a permis à la ville de se moderniser (transports, stades, etc.) mais aussi de bénéficier des retombées économiques et médiatiques d'une telle manifestation.

Le football, l'opium du peuple !

Le football est le premier ambassadeur du Brésil, et de très loin le premier sport du pays. Le jeu comme les spectateurs sont l'expression d'une société, du caractère et du talent de la nation brésilienne. Ses composants sont : technique, adresse, imagination, générosité, pragmatisme, intelligence, forme physique, goût du jeu et du spectacle. Ça tient du combat et de la danse, de la force et de la prestidigitation ; on met en avant un résultat, mais on juge aussi d'un style, d'une énergie, d'un combat.
Le club carioca de Fluminense ainsi que celui du Flamengo, qui l'a suivi, sont nés avec le siècle, dans le milieu de l'aristocratie britannique. Charles Miller, né en 1874 à São Paulo, alla en Angleterre pour ses études et joua à Southampton ; il revint en 1894, avec deux ballons et des maillots dans ses bagages. Le 15 avril 1895, il inaugura un premier match, gagné 4 à 2 entre l'équipe du Gaz et celle des chemins de fer de São Paulo. D'autres équipes virent le jour et, en 1900, on transforma un vélodrome en terrain de football. Le premier match officiel eut lieu en 1902.
Puis, en 1919, le Brésil gagna à Rio son premier championnat sud-américain, et le peuple fêta cette victoire comme étant la sienne. Dans les années 1920, le débat s'engagea sur la possibilité de ne plus jouer qu' " entre Blancs ", un débat vite tranché au vu des résultats, et clos à tout jamais grâce aux arabesques des Garrincha, Didi et autres Pelé. Le Brésil accueillit sa première Coupe du monde de football en 1950. Le mythique stade du Maracanã de Rio fut construit pour l'occasion, au sein duquel l'équipe hôte vécut l'humiliation suprême de perdre en finale contre le petit Uruguay, devant près de 200 000 spectateurs tétanisés. En 1958, le président de la République interrompit ses consultations afin d'aller chercher Pelé et son équipe, revenant de Suède avec leur première Coupe du monde. Suivirent quatre autres trophées mondiaux, dont le dernier en 2002, avec Ronaldo, Rivaldo et cie. Le Brésil a néanmoins connu une débâcle historique qui a un peu gâché la fête de la Coupe du monde de football pour tous les Brésiliens en 2014, en perdant 7 à 1 à Belo Horizonte face à une Allemagne impitoyable en demi-finale... La douleur est encore vivace, ne vous attardez pas sur le sujet.
Assister à un match de football au Brésil, et a fortiori à Rio, est une obligation, afin de partager la passion immense des torcedores locaux pour le ballon rond. Vous avez le choix entre les multiples restaurants et botequims qui diffusent à coup sûr les matches du dimanche après-midi, ou même la possibilité d'aller au Maior do Mundo, le Maracana, si possible pour voir un clasico (le fameux et tendu Flamengo-Vasco vaut le déplacement !).

Les plus grands joueurs brésiliens

Pelé. Edson Arantès do Nascimento, dit Pelé (1940). " Oh ! What a genius ! " Le commentateur de la BBC en perd son flegme. La feinte que vient de faire Pelé en pleine course lui ouvre le chemin du but, et soulève des millions de spectateurs de leurs fauteuils. Pour qu'un Noir joue professionnellement au Brésil, il lui faut, paraît-il, être deux fois meilleur qu'un Blanc. Celui-là fut incorporé à 17 ans dans la sélection nationale, champion du monde en 1958, puis de nouveau en 1962 et 1970. En 1994, à 54 ans, devant les échecs successifs de la Seleção, il offrit même de reprendre du service ! Avant ses 29 ans, il a comptabilisé 1 000 buts en championnat.

Il est l'homme d'un seul club, le fameux Santos FC, avec lequel il remporta 11 championnats paulistanos, 5 coupes du Brésil et 2 coupes intercontinentales. Il termina sa carrière en roue libre, au Cosmos de New York entre 1975 et 1977, stoppa sa carrière à 37 ans et devint un homme d'affaires à succès. Poussé par de nombreux amis, il est ministre " extraordinaire " des Sports en 1995 pour 3 ans. Lors de la venue de Pelé en Afrique du Sud, en 1995, Nelson Mandela fit attendre la reine d'Angleterre pour voir d'abord celui que la FIFA nomma " joueur du XXe siècle ", scellant aux yeux des 190 millions de Brésiliens l'intarissable débat du meilleur joueur de l'histoire, qui oppose le roi Pelé au prince Maradona.

Zico. Arthur Antunes Coimbra, dit Zico. Surnommé le Pelé blanc ou le Galinho (le petit coq, pour son port de tête altier). Né à Rio en 1953, Zico est le plus grand joueur du Flamengo, le club dont il a défendu les couleurs pendant 17 ans : il en est le meilleur buteur avec 565 buts inscrits, et il y a tout gagné, dont le championnat brésilien (1980, 1982, 1983 et 1988) et la coupe intercontinentale (1981). Il ne lui aura manqué que le titre mondial (avec la fameuse équipe de 1982, considérée comme la meilleure formation de tous les temps, qui échoua contre l'Italie en demi-finale) pour compléter un incroyable palmarès. Il est une légende vivante à Rio, en particulier auprès des supporters rubro-negros (rouge et noir, les couleurs de Flamengo).

Ronaldo. Ronaldo Luis Nazario de Lima. Né en 1976 à Rio de Janeiro, dans la favela de Bento Ribeiro. Attaquant exceptionnel, il débute au Cruzeiro avant de conquérir l'Europe (PSV Eindhoven, Barcelone, Inter Milan, Real Madrid, Milan AC). Malgré de nombreuses blessures et une hygiène de vie pas toujours professionnelle, il est le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde (15 buts inscrits en 3 éditions, 1998, 2002 et 2006). Il Fenomeno revient au Brésil en 2009 pour signer aux Corinthians de São Paulo, à la grande fureur des supporters de Flamengo, son club de coeur. Il met fin à sa carrière en 2011.

Neymar Jr. Neymar da Silva Santos Júnior. Impossible de ne pas parler de l'actuel capitaine et n° 10 de la Seleção, le joueur le plus cher de l'histoire du foot. Après avoir éclaté au Santos F.C. de 2003 à 2009, il est transféré au F.C. Barcelone où il jouera pendant 4 saisons, marquant 105 buts en 186 matches. Il est transféré au Paris Saint Germain en 2017 pour la somme record de 220 millions d'euros (!) et devient ainsi le joueur le plus cher de l'histoire. Impossible de se balader plus de dix minutes au Brésil sans voir un enfant ou un adulte vêtu du maillot du n° 10. Il est également omniprésent dans une multitude de publicités dans le pays. Une grand attente est placée en lui en vue de la Coupe du monde 2018.

Le pays du volley

On a coutume de dire que le volley-ball est le sport n° 1 au Brésil... le football étant une religion. Ce sport, que l'on peut pratiquer sans grande infrastructure, consacre régulièrement le Brésil comme meilleure équipe du monde, les femmes comme les hommes. Les joueuses et joueurs brésiliens jouent dans tous les grands championnats européens. L'admission du beach-volley comme discipline olympique a bien sûr insufflé une dynamique supplémentaire à ce sport hautement brésilien, voire carioca. On y joue à tout âge, sur toutes les plages de Rio. La version revisitée par les footballeurs (futevolei) est particulièrement spectaculaire. L'ex-footballer Romario y excellait !

Les rois du macadam

Senna, Piquet, Massa, Barrichello, Bruno Senna (neveu d'Ayrton), Fittipaldi... Les pilotes brésiliens de Formule 1 occupent les plus hautes marches du podium depuis plus de quatre décennies. C'est surtout Ayrton Senna, pilote légendaire et charismatique issu d'une grande famille pauliste, qui va rendre ce sport particulièrement populaire. Son décès lors d'une course va prendre la dimension d'une tragédie nationale. Il lui survit Senninha, une BD dont les bénéfices sont reversés aux associations qui travaillent dans les favelas. Les courses de Formule 1 sont très suivies au Brésil. Le Grand Prix du Brésil à Interlagos (São Paulo) est une épreuve phare du championnat du monde.

Activités à faire sur place

En dehors des parties de foot improvisées sur la plage, les États de Rio et du Minas offrent de nombreuses opportunités d'activités.

Deltaplane et parapente

À Rio, on peut pratiquer le deltaplane ou le parapente à partir du morro de Sao Conrado. Les agences de voyages peuvent se charger de l'organisation des activités.

Randonnée

Pour les randonnées dans les parcs nationaux, les guides officiels sont vivement conseillés pour leur connaissance du terrain et leur formation, d'une part en terme de sécurité, car certaines randonnées sont difficiles et d'autre part parce qu'ils pourront vous apporter des réponses et des éclairages pertinents sur l'environnement. Pour les séjours à thème qui incluent également des marches et des randonnées (cultures baroque du Minas par exemple avec visites de Garimpo), la qualité du guide sera un élément majeur de la réussite des visites. À Ilha Grande et Paraty, les randonnées et la plongée peuvent s'organiser à partir des pousadas.

Surf et voile

Le surf et la voile sont possibles en de nombreux lieux des côtes fluminenses (de l'Etat de Rio). L'étymologie indienne de certaines plages de Rio souligne leur caractère indocile. Les vagues rendent certes les baignades hasardeuses mais donnent ses lettres de noblesse au surf carioca. Les Brésiliens sont parmi les meilleurs surfeurs de la planète et glisser sur l'onde des plages de Barra, Copacabana ou Ipanema est forcément une expérience magique. Il est aisé de trouver du matériel de surf dans les quartiers précités et il sera agréable de partager ses sensations avec quelques locaux. Bien sûr, les clubs et écoles de surf sont nombreux et il possible de parfaire sa technique ou d'apprendre les rudiments de base sur ces plages mythiques à des tarifs abordables. Une journée d'apprentissage de surf est éprouvante et on ne saurait trop vous conseiller de parfaire votre condition physique si vous envisagez de taquiner l'onde carioca. Petit détail, à la différence de Recife et Natal dans le nord du pays, on ne relève pas ou peu d'attaques de requins sur les surfers dans la région de Rio...

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