Guide de NEW YORK : New York en 25 mots-clés

Bagels

Le bagel, la baguette du New-Yorkais ! Importé par les immigrants d'Europe de l'Est au XIXe siècle, le bagel s'achète dans les delicatessen, ou épiceries (deli). Ce pain rond avec un trou au milieu se décline sous toutes les formes : plain (normal), sesame (avec des graines de sésame), garlic (à l'ail), ou everything (avec tout). Il se mange plutôt toasté, avec du fromage frais ou du saumon. A ne pas confondre avec le bialy, qui ressemble à un bagel sans trou (il y a des subtilités !).

Big Apple

La " Grosse Pomme ", le fameux surnom de New York. Cette appellation traduit toute l'importance culturelle et artistique de cette ville pour les artistes du monde entier. Plusieurs voies sont possibles pour expliquer l'origine du nom " Big Apple " : ce nom a pu être donné par les artistes qui se produisaient à New York dans les années 1930, et a été repris au tout début des années 1970 lors d'une campagne de pub. Pour les artistes new-yorkais, comédiens ou musiciens, jouer à New York représentait une consécration. L'un d'eux a dit un jour : " Il y a beaucoup de pommes dans l'arbre du succès, mais quand tu joues à New York, tu cueilles la grosse pomme " Une autre version nous apprend que les artistes surnommaient " la pomme " la boule qui se forme dans la gorge ou au niveau de l'estomac quand on a le trac. Pour eux, se produire à New York, c'était la " grosse pomme ". L'origine de ce surnom vient peut-être du nom d'un night-club de Harlem dont l'enseigne affichait The Big Apple. Les musiciens de jazz qui s'y produisaient auraient étendu ce nom à toute la ville. Autre explication : en 1971, lors d'une campagne publicitaire de promotion du tourisme à New York, le terme " Big Apple " a été adopté pour définir la ville, et les affiches de l'époque mettaient en valeur de belles pommes golden. Depuis, l'expression " Big Apple " collerait à la peau de New York. En tout cas, elle est restée dans l'esprit des New-Yorkais et est encore utilisée aujourd'hui pour promouvoir le tourisme.

Broadway
<p>Times Square.</p>

Times Square.

L'avenue la plus célèbre de New York s'étend sur 21 kilomètres sur Manhattan et sur 3,2 kilomètres dans le Bronx. Il faut ajouter à cela les 29 kilomètres de l'avenue qui se situe en dehors de la ville de New York, au Nord. A noter qu'il existe également une autre Broadway Avenue à Brooklyn.

Broadway est évidemment célèbre dans le monde pour être l'avenue où se trouvent les théâtres qui accueillent les comédies musicales. Cette section de l'avenue où se succèdent les théâtres est à hauteur de Times Square, entre la 35e et la 50e rue. Le quartier s'anime à partir de 18h lorsque touristes et New-Yorkais boivent un dernier verre avant d'assister à une représentation. Même effervescence vers 23h, à la sortie des théâtres, où les fans attendent les stars des comédies musicales pour un autographe ou une photo.

Choc culturel

Ville occidentale qui ressemble en bien des points à Paris, New York présente pourtant moult petites différences culturelles qui ne manquent pas d'étonner les touristes français. La tradition du tip bien sûr (le pourboire quasi obligatoire), mais aussi l'expérience au restaurant, avec un serveur très présent qui vous interroge sur votre bien-être toutes les 10 minutes. La façon de payer est aussi différente puisqu'on ne vous demande que rarement d'entrer votre code secret et qu'il est souvent nécessaire de signer le reçu. Parmi les petites différences culturelles qui interpellent souvent les Français, on pourrait aussi citer les pharmacies qui vendent bonbons et cigarettes, la taille XXL des voitures, les bouteilles de vin de 3 litres, les glaçons dans les boissons même en hiver, les voitures autorisées à doubler par la droite (attention lorsque vous traversez donc !). On s'arrête là et on vous laisse le plaisir de découvrir toutes ces petites choses qui font aussi le bonheur du touriste qui découvre un nouveau pays.

Cinéma

New York a été le cadre d'une quantité inimaginable de films. La ville s'est prêtée à tous les styles de films, et les réalisateurs ont su y trouver l'inspiration qui leur a permis de créer des chefs-d'oeuvre. Des cinéastes renommés comme Woody Allen, Martin Scorsese ou Spike Lee ont utilisé New York comme toile de fond dans bon nombre de leurs films. Avant de partir, courez dans le magasin de location de DVD le plus proche et faites une cure de télévision. Côté comédies musicales : West Side Story (1961), Hair (1979), Fame (1980), New York New York (1977), La Fièvre du samedi soir (1977). Pour les comédies drôles et romantiques : Annie Hall (1977), Recherche Susan désespérément (1985), Big (1988), Quand Harry rencontre Sally (1989), Nuit Blanche à Seattle (1993) ou Un amour à New York (2011). Des films retracent le passé et l'histoire de New York et de sa population : Le Parrain I, II et III (1972-1990), Radio Days (1987), Wall Street 1 et 2 (1987 et 2010). New York a été pour certains réalisateurs le lieu privilégié d'histoires tragiques ou cauchemardesques : After Hours (1985), Marathon Man (1976), Rosemary's Baby (1968), Taxi Driver (1976), Do The Right Thing (1989), Gangs of New York (2002). Sans oublier le fameux King Kong (1933), ou encore un film comme Manhattan de Woody Allen, hommage du cinéaste à sa ville. New York au cinéma, ce sont aussi des scènes de destruction de la ville restées célèbres : Escape from New York (1981), Godzilla (1998), Le jour d'après (2004), Cloverfield (2008), The Avengers (2012)... Il n'est pas impossible que durant votre séjour vous tombiez sur le tournage d'un film, d'une série ou d'une télé-réalité. Chaque jour, on dénombre une cinquantaine de shooting dans toute la ville ! Pour connaître les lieux et les dates exacts, connectez-vous sur le site : www.onlocationvacations.com

Delis

Appelés delis (abréviation de delicatessen) ou bodegas, vous les trouverez presque à chaque pâté de maison à Manhattan (au-dessus de la 14e rue), et par dizaines dans les rues principales des autres boroughs. Ces petites supérettes ouvertes pour la plupart 24h/24 ont des aliments de première nécessité et beaucoup de friandises et de sodas. On peut y acheter du riz, des pâtes, de la farine, des conserves, du beurre et des céréales. Pas de viande, de légumes ou de poisson en revanche. La plupart des delis préparent également des sandwichs et des omelettes. Idéal pour un breakfast pas cher à déguster en marchant. On y vend également quelques produits du quotidien : sopalin, papier-toilette, savon, médicaments type aspirine, des cigarettes, et parfois les tabloïds du jour.

Diversité

A New York, on rencontre le monde entier, c'est le fameux melting-pot. En ce sens, l'on entend souvent dire que New York se distingue du reste des Etats-Unis. Certains quartiers regroupent des communautés, à l'instar de Chinatown, du nord de Harlem (Noirs américains), du Queens où s'est installée une importante communauté Philippine, de Washington Heights où les hispaniques, de plus en plus présents dans le pays, sont nombreux. Certains quartiers " branchés " sont appréciés par les artistes, comme Williamsburg, Red Hook et DuMBo, à Brooklyn. D'autres, comme SoHo et TriBeCa, regorgent de magasins, d'ateliers de mode, et de restaurants haut de gamme. Enfin des quartiers d'affaires comme le Financial District ou Midtown East regorgent d'hommes d'affaires au téléphone, un café à la main. Dans les avenues de la Grosse Pomme, il n'est pas rare de croiser des traders en costume cravate hélant un taxi, des femmes en tailleur basket marchant vers leur lieu de travail au pas de course, des touristes et des étudiants du monde entier. New York est une ville qui fait rêver. Elle est le symbole du capitalisme et de la réussite professionnelle.

Extension et gentrification

A New York, les prix de l'immobilier frisent souvent l'indécence. Beaucoup de raisons à cela : le niveau de vie moyen est élevé, les loyers peuvent évoluer beaucoup plus librement qu'en France (parfois du mois au mois), les assurances sont coûteuses et la demande de logement toujours très élevée (de nouveaux habitants et immigrants continuent d'affluer), etc. Trop à l'étroit sur ses 56,6 km2, Manhattan abrite dans des tours qui rivalisent de hauteur une masse humaine en nombre croissant. La demande est supérieure à l'offre dans trois boroughs de la ville, Manhattan, Brooklyn et le Queens. Résultat : les prix flambent, même en périphérie. Si une légère baisse des loyers a été observée ces dernières années (-3,7 % en 2017) les prix restent conséquents. L'année dernière, le loyer mensuel moyen d'un deux-pièces (une chambre et une pièce avec salon et cuisine non-séparés) à Manhattan était de 3 100 US$, et de 3 662 US$ pour un deux-chambres (en plus du salon-cuisine). Le quartier le plus cher étant Tribeca, avec un prix moyen de 4 000 US$ pour un appartement avec une chambre. Pour se loger pas cher à Manhattan, il faut se tourner vers Harlem où le prix moyen pour un T1 est de 2 100 US$ ou tout au nord-ouest, dans le quartier de Washington Heights, avec un loyer moyen de 1 750 US$. A l'inverse de Manhattan, les prix des loyers dans le Bronx ont flambé en 2017, mais on trouve tout de même de quoi se loger dans un appartement avec une chambre pour 1 350 US$, dans les quartiers de Hunts Point et Morrisania.

Il est fréquent d'entendre les New-Yorkais se plaindre de la gentrification, un phénomène qui touche les quartiers dégradés et bon marché, qui sont peu à peu pris d'assaut par des promoteurs immobiliers. La reconstruction et la rénovation du quartier entraînent alors un afflux des classes moyennes, une augmentation des loyers et de la spéculation immobilière. La gentrification a particulièrement touché l'ancien quartier bohème de Greenwich Village, terreau de la contre-culture dans les années 1960 et désormais l'un des plus onéreux de la ville. Le sud de Harlem (en-dessous de la 125e rue), ainsi que le Lower East Side et Alphabet City ; Greenpoint, Williamsburg et Bushwick, à Brooklyn, réputés infréquentables et dangereux il y a 15 ans, sont devenus très à la mode et voient leurs loyers exploser. Cette hausse a forcé les locataires les plus démunis à s'installer à l'est de Brooklyn ou du Queens.

La gentrification a eu une conséquence à laquelle personne ne s'attendait : des habitants des quartiers aujourd'hui branchés de Williamsburg et Park Slope à Brooklyn décident de revenir s'installer à Manhattan dans l'Upper West Side ou le Financial District, car les loyers y sont parfois moins chers !

Françaises, Français

Près d'un tiers des Français résidant aux Etats-Unis vit à New York. La présence française est dynamique et présente dans de nombreux secteurs de l'activité locale : restauration, banques, professions libérales, commerces de luxe, mode, distribution. Les deux tiers des sociétés françaises implantées aux Etats-Unis ont leur siège à New York et la France se situe au 6e rang des partenaires commerciaux des Etats-Unis pour les échanges de biens. La communauté française, patchwork de profils dont le seul point commun est l'appartenance à la langue, fait cohabiter milliardaires, garçons de café, scientifiques, cadres supérieurs, banquiers, femmes au foyer, étudiants, artistes, aventuriers ou oisifs. Traditionnellement, les Français ont la réputation d'être individualistes. Ils n'offrent donc pas le meilleur exemple d'une communauté soudée et solidaire, à la manière des expatriés des pays de l'Est ou d'Amérique latine. Mais, pour peu qu'on s'ancre dans la ville et qu'on ne perde pas le contact avec ses concitoyens, on découvre qu'à New York, c'est comme à Clochemerle. Les habitants de la Grosse Pomme éprouvent souvent des sentiments contradictoires envers cet allié, agacés par une certaine prétention gauloise et une avarice avérée (le problème culturel des tips, les " pourboires "). Cela n'empêche pas le pays d'incarner l'idée du luxe, de la légèreté, de la tradition, du charme. Paris is so romantic. Et les French lovers... Le mythe. On ne compte plus ces dernières années les livres américains sur ces incroyables Français : French women don't get fat, French women don't get facelifts, Bringing up Bébé (sur l'éducation des enfants)...

La France est aussi le symbole du vin du qualité, et il est de plus en plus facile de trouver des bouteilles importées (mais à des prix souvent rédhibitoires). Le cinéma français est toujours la production européenne la plus distribuée aux Etats-Unis (elle n'en représente pas moins un chiffre infime). Les New-Yorkais raffolent aussi de la chanson française vieillotte (Piaf, Aznavour toujours) et de la musique électro-pop made in France (Daft Punk, Phoenix, David Guetta, Air, Justice). Quant aux presque cent restaurants français implantés à New York, force est de constater, sans chauvinisme, qu'ils constituent pour la plupart la référence gastronomique suprême dans une ville pourtant fertile en cuisine internationale.

La ville qui ne dort jamais

Si Paris s'éveille à 5h, comme le dit la chanson de Jacques Dutronc, New York ne s'endort jamais et est surnommée " The City That Never Sleeps ". De jour comme de nuit, les voitures et les passants affluent sur les avenues. Le ronronnement de la ville ne s'arrête à aucun moment. Du Bronx à Brooklyn, en passant par Manhattan et Queens, l'activité ne cesse jamais vraiment. Dans cette ville où règne énergie et dynamisme, tout un chacun peut trouver ce qu'il désire à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. De plus, la ville regorge de delis, ces épiceries ouvertes 7j/7 et pour la plupart 24h/24. Bon côté de l'activité incessante, vous ne vous retrouverez jamais seul le soir dans une rue, ni même dans le métro. Alors n'hésitez pas à profiter de la ville autant que votre sommeil vous l'autorise !

Livreurs à vélo

A New York, on peut se faire livrer à n'importe quelle heure... Bon nombre de ces livraisons se font à vélo. Les coursiers étant payés à la tâche, ce sont de véritables bolides qui déboulent de partout sur leurs deux-roues, se faufilent entre les voitures, empruntent les sens interdits, passent au rouge et louvoient entre le trottoir et la chaussée. Soyez toujours sur vos gardes quand vous traversez la rue, même si le signal vous indique que c'est à vous de passer et regardez bien dans les deux sens pour vous assurer que la voie est libre. Et si vous êtes la personne à qui la pizza est destinée, n'oubliez-pas de donner un tip à votre livreur. Et, faites comme les New-Yorkais, soyez plus généreux si la livraison a eu lieu sous la pluie ou sous la neige.

Majorité

Dans l'Etat de New York, elle est à 18 ans. En revanche, la majorité ne donne pas le droit d'acheter de l'alcool ni de commander des boissons alcoolisées dans les bars. Il faut avoir 21 ans au minimum pour cela, on vous demandera systématiquement votre carte d'identité ou votre passeport (c'est la loi) même si vous n'avez que des cheveux blancs sur le crâne. Toutefois, les Américains de New York peuvent commencer à conduire dès 16 ans.

Marathon
<p>Le plus fameux marathon du monde.</p>

Le plus fameux marathon du monde.

Le marathon de New York se déroule tous les ans, le premier dimanche de novembre. Il incarne l'une des principales épreuves d'athlétisme américain et le plus grand marathon des Etats-Unis. Environ 30 000 coureurs du monde entier y participent chaque année, encouragés par plus de deux millions de spectateurs. Le parcours traverse les cinq boroughs de New York. Après un départ de Staten Island du pont Verrazano, les coureurs passent à travers Brooklyn, le Queens, le Bronx, et finissent leur parcours à Manhattan, avec une arrivée prévue à Central Park.

« New York, New York »

En 1979, le chanteur et acteur d'origine italienne Frank Sinatra écrit New York, New York, hymne à la Grosse Pomme dans lequel il dit son envie de conquérir New York. " If I can make it there, I'll make it anywhere " (Si je peux réussir dans cette ville, alors je pourrai réussir partout ailleurs), chante-t-il. Ces mots mettent en lumière le fait que, de tout temps, New York a vu et voit défiler beaucoup de personnes ayant soif de réussite, d'ambitieux (et aussi beaucoup d'opportunistes) voulant faire fortune. C'est LA ville de tous les possibles, la ville qui brille, fait rêver et constitue un tremplin pour les artistes. Un deuxième hymne s'est greffé à New York, Empire State of Mind, du rappeur Jay-Z, désormais joué avant chaque match de l'équipe de basket des New York Knicks et des Brooklyn Nets, au même titre que la chanson de Sinatra.

Rencontres

Manhattan est une ville de célibataires : on y vient pour réussir dans sa carrière avant de fonder une famille. Vous n'y verrez pas beaucoup d'enfants, les familles vivant plutôt dans les boroughs périphériques. Une aussi vaste concentration de célibataires exige l'existence de règles très explicites (que faire au premier date, le premier rendez-vous, et aux suivants) ainsi qu'une forte culture single. Et si New York est une ville où l'on sort beaucoup, on constate sans peine que les hommes et les femmes - s'ils cohabitent nécessairement dans le domaine du travail - s'imposent dans leur vie privée des réserves qui reflètent leur puritanisme. De plus en plus de New-Yorkais ont donc recours à Internet pour trouver l'âme soeur. Le site de rencontres gratuit Okcupid connaît un succès phénoménal dans la Grosse Pomme, avec plus de 250 000 utilisateurs. Tinder, l'application de dating, est aussi très utilisée chez les célibataires new-yorkais. Un phénomène qui change des fameux blind dates (littéralement : le " rendez-vous aveugle ") et speed dating, désormais complètement démodés. On estime qu'il y a à New York deux hommes célibataires pour une seule femme, alors mesdames, préparez-vous à une forte compétition !

Rotten Apple

La " Pomme pourrie ", telle est l'appellation ironique (par opposition à la Big Apple, surnom officiel de New York) donnée par les habitants des quartiers pauvres et repris par tous les New-Yorkais à une époque pas si éloignée où la criminalité était omniprésente. Si la ville a changé de visage dans ce domaine, l'appellation perdure et trouve d'autres motifs d'être employée (corruption des fonctionnaires, pauvreté des projets, etc.). Il n'est d'ailleurs pas rare de retrouver l'expression à la une des journaux gratuits et des tabloïds lorsqu'une affaire de corruption ou un fait-divers sordide s'y prêtent.

Rapidité

Très vite, vous vous apercevrez que les New-Yorkais ne prennent pas le temps. Pas le temps de manger assis le midi notamment. Nombreux sont ceux qui dégustent en cinq minutes une part de pizza, un sandwich, tout en marchant. Les New-Yorkais ne marchent pas non plus à une allure normale. Certains se montrent d'ailleurs rapidement impatients lorsqu'ils sont coincés derrière des touristes sur un trottoir étroit. Bref, que ce soit lorsqu'ils commandent à manger au fast-food, un café au Starbucks, lorsqu'ils conduisent ou se déplacent à pied dans les couloirs du métro, les New-Yorkais sont toujours pressés !

Skyline
<p>Manhattan.</p>

Manhattan.

La skyline est la ligne d'horizon formée par les toits des gratte-ciel. La skyline de New York est la plus connue et l'une des plus belles du monde. Cet alignement de buildings a évidemment changé après les attentats du 11-Septembre. Les deux tours grises du World Trade Center se sont effondrées et ont été remplacées par le One World Trade Center et cinq autres gratte-ciel en verre de taille moyenne. On peut, entre autres, admirer la skyline new-yorkaise depuis le pont de Brooklyn ou du pont du ferry qui se rend à Staten Island. Les quartiers de Williamsburg à Brooklyn et de Long Island City dans le Queens offrent également une vue imprenable sur les buildings de Manhattan.

Skyscrapers

Les gratte-ciel sont l'une des caractéristiques de New York, par leur nombre, leur variété, leur forme, leur matière et leur hauteur. Ils confèrent à la ville une singularité attachante, qui révèle sa beauté lorsqu'on contemple Manhattan le soir tombant, depuis le Brooklyn Bridge ou depuis la vedette au retour d'Ellis Island, ou encore de Staten Island. Savez-vous que c'est en 1902 qu'est né le premier gratte-ciel ? Il s'agit du Flatiron Building, haut de 91 m, record mondial pour l'époque. De nos jours, une bonne quarantaine d'édifices new-yorkais dépassent les 200 m. Le Woolworth mesure 241 m, le Chrysler 320 m, et l'Empire State Building 380 m. Le One World Trade center, qui a remplacé les tours jumelles détruites le 11 septembre 2001, est depuis avril 2013 le plus haut gratte-ciel de Manhattan. L'antenne de la tour culmine à 541 m, soit 1 776 pieds, un chiffre symbolique qui correspond à l'année de la rédaction de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis.

Subway

Le métro de New York est réellement un lieu vivant et fascinant. Dans les stations, tous les arts sont représentés. Des musiciens, des chanteurs, des DJ et parfois des groupes entiers, tous très talentueux, animent presque chaque station, de jour comme de nuit. Il existe même des concerts officiels dans Grand Central Station sur la 42e Rue, organisés par une association qui promeut les jeunes artistes. Des spectacles de claquettes, des illusionnistes, des caricaturistes qui vous croquent en quelques instants sans que vous vous en rendiez compte, tous ces gens attendent, bien entendu, un petit geste, mais ce sont avant tout des passionnés et leur spectacle met de bonne humeur pour le reste de la journée. Certaines stations, même s'il en existe peu, sont également remarquables pour leur décor. Pour voir les meilleurs musiciens du métro new-yorkais, rendez-vous à Union Square, Grand Central Terminal, Times Square, Bedford Ave, ou encore 8th Ave-14th St.

Tags et graffitis

C'est à New York que sont réellement nés le tag et le graffiti. Au tout début du hip-hop (milieu et fin des années 1970), c'est une véritable déferlante de peintres à la bombe aérosol qui s'abat sur New York, ville où cette culture urbaine a vu le jour. Les artistes peignent des rames entières de métro la nuit afin que leurs oeuvres voyagent dans tout New York et que les crews (bandes) de South Bronx sachent que ceux de Franklin Avenue à Brooklyn sont plus talentueux et plus téméraires qu'eux. Se sont succédé pendant deux décennies des styles wars (guerres de style), au cours desquelles les graffiti artists rivalisèrent d'adresse, d'audace et de créativité pour développer de nouvelles techniques de peinture (lettrages, formes, espace, couleurs, etc.). La MTA (qui gère le métro new-yorkais) y laissa des fortunes en nettoyage et, surtout, ces " nuisances visuelles " furent totalement assimilées au climat d'insécurité sauvage qui planait sur New York à cette époque. A son arrivée à la mairie, Rudolph Giuliani déclara une guerre sans pitié au graffiti (nettoyage immédiat, condamnations à des peines de prison, amendes astronomiques, patrouilles policières, etc.). Tant et si bien qu'aujourd'hui le graffiti est beaucoup moins présent dans les rues, si ce n'est par le biais de fresques murales à la gloire de tel enfant du quartier décédé, de tel champion ou de tel crew. Néanmoins, nombreuses sont les boutiques qui commandent des fresques pour leur rideau de fer. Enfin, bien sûr, les artistes ayant dû trouver d'autres supports, les galeries d'art ont depuis longtemps récupéré le phénomène et ont introduit l'argent dans ce milieu (resté farouchement " sauvage " et " gratuit " pendant une vingtaine d'années). Si l'âme originelle est moins là, cela a aussi ouvert de nouvelles voies d'expression et de renouvellement pour cet art pictural. Les plus beaux graffitis sont aujourd'hui à Brooklyn : à Williamsburg le long de Kent Avenue, et à Bushwick autour de l'arrêt Jefferson St., sur la ligne L, deux des derniers lieux où les artistes peuvent encore s'exprimer sans risquer d'amende et sans craindre de voir leurs oeuvres repeintes le lendemain.

Taxis jaunes
<p>Les fameux taxis jaunes sur la 7ème Avenue à Times Square.</p>

Les fameux taxis jaunes sur la 7ème Avenue à Times Square.

Les yellow cabs sont omniprésents à New York, à tel point qu'ils en sont aujourd'hui l'un des symboles dans le monde entier. Mais, au fait, pourquoi sont-ils jaunes ? Tout simplement parce que l'entrepreneur visionnaire qui créa la Yellow Cab Company, John Hertz, avait lu dans une étude de l'université de Chicago que le jaune était la couleur la plus facile à repérer, la plus accrocheuse pour l'oeil humain. L'histoire lui a donné 1 000 fois raison... Well done, John ! A cause des aléas de la circulation, souvent infernale à Manhattan, et d'un problème de places de parking, peu de New-Yorkais sont motorisés. Beaucoup font donc appel aux services des indispensables taxis jaunes, dont le prix est relativement modéré (environ 15 US$ pour aller de Greenwich Village au sud de Central Park). Le cab ne peut pas vous échapper, on en trouve à peu près partout dans Manhattan, mais aussi désormais à Brooklyn : il y a aujourd'hui plus de 55 000 chauffeurs de taxi enregistrés dans l'agglomération, selon la Taxi Limousine Commission. Les plus nombreux sont originaires du Bengladesh, du Pakistan et d'Inde, mais les Américains arrivent désormais en 5e position. Le conducteur de taxi new-yorkais est devenu une figure mythique depuis les frasques de Travis Bickle (Robert De Niro), le dangereux protagoniste du film Taxi Driver (1976) de Martin Scorsese. Le journaliste francophile du New Yorker, Adam Gopnik, remarque dans son livre Through the children's gate que, contrairement aux Français qui patientent en file, les New-Yorkais, eux, se livrent à une lutte sans merci pour héler un taxi - surtout le samedi soir. N'hésitez pas à être offensifs, tout en restant courtois et en laissant un pourboire de 15 % au moins.

 

Ne soyez pas surpris si vous apercevez des taxis verts ! Appelés Boro cabs, ces taxis au nombre de 4 000 n'acceptent que les clients se trouvant dans les quartiers où les yellow cabs ne vont que trop rarement : à Manhattan (au-dessus de la 96e rue est, et au nord de la 110e ouest), à Brooklyn, dans le Bronx, dans le Queens et à Staten Island. Rien ne sert donc d'essayer d'attraper ces taxis verts dans le sud de Manhattan, ils ne sont pas autorisés à s'y arrêter.

Thanksgiving

Célébré le 4e jeudi du mois de novembre, Thanksgiving est, aux Etats-Unis, la fête annuelle des moissons et aussi le jour d'action de grâces. C'est LA fête de l'année (encore plus que Noël) et tous les magasins ferment. Une immense parade sur la 5e Avenue est organisée par la chaîne de magasins Macy's. D'énormes ballons, des clowns, des chars, des fanfares remplissent les rues de New York et, en fin de cortège, le père Noël annonce sa venue proche et le début d'une nouvelle saison d'achats de Noël. Ne soyez pas étonné si la ville semble vide le lendemain de Thanksgiving, les habitants de New York ne sont généralement pas originaires de la Grosse Pomme et décident de rentrer dans leurs familles pour ce long week-end.

The New Yorker

Créé en 1925 par Herold W. Ross (1892-1951), ce magazine hebdomadaire est l'un des plus prestigieux au monde. Réputé pour ses articles de grande qualité journalistique, il est le magazine d'actualité préféré des intellectuels américains. Il est également fameux pour ses dessins humoristiques et d'illustration : depuis la création du New Yorker, plus de 70 000 dessins de plus de 400 auteurs différents auront été publiés. Un imposant ouvrage de 655 pages et contenant une sélection des meilleurs dessins du New Yorker est sorti en France en 2005, suivi d'un autre (2006), consacré aux dessins sur la France et les Français. Le magazine a quitté en janvier 2015 ses bureaux du 4 Times Square et s'est installé dans la tour 1 du One World Trade Center.

Yankees

Il est très fréquent de croiser des New Yorkais - en costume-cravate ou jean baggy - avec une casquette bleue où sont inscrites les lettres " N " et " Y " entrecroisées. Ce sigle mondialement connu est le logo de l'une des équipes de baseball de la ville, les Yankees. Ces derniers, qui jouent au Yankee Stadium dans le Bronx, sont l'équipe la plus titrée de l'histoire, tous sports nord-américains confondus (baseball, football américain, basketball et hockey). Les pires ennemis pour un fan des Yankees sont les Red Sox de Boston. Alors ne vous avisez pas de porter une casquette rouge des Red Sox dans le sud du Bronx !

Faire – Ne pas faire

Faire

Laisser un pourboire, c'est une pratique obligatoire bien que non imposée par une loi. Doublez la taxe pour obtenir le bon montant du pourboire dans les restaurants. Pour les taxis et les livreurs, donner entre 15 % et 20 %.

Goûter au moins un hamburger, sans fourchette ni couteau. Vérifiez que vous avez des serviettes en papier à portée de main.

Essayer les vendeurs de rues. Kebab, hot dog, cuisine indienne, tacos, la nourriture y est souvent de qualité et les conditions sanitaires toujours respectées. Pratique si vous ne voulez pas perdre de temps à un restaurant.

Goûter un cupcake et un muffin.

Regarder des deux côtés d'une rue avant de traverser un passage piéton. Il n'est pas rare que des vélos empruntent les avenues en sens inverse.

Se coller à un mur lorsque l'on cherche sa direction sur un trottoir. Les New-Yorkais détestent les touristes qui bloquent la voie piétonne.

Rester à droite d'un escalator si vous êtes immobile. L'espace à gauche est destiné aux New-Yorkais qui souhaitent grimper l'escalator quatre à quatre.

Se perdre dans certains quartiers : Greenwich Village, Alphabet City, l'East Village ou encore Williamsburg et Dumbo à Brooklyn.

Goûter à une bière américaine, si vous avez l'âge requis ! Et éviter la PBR, la Coors, ou encore la Budweiser, des bières très diluées que les Européens n'apprécient généralement pas. Préférez-leur la Brooklyn Lager, la Six Point (un peu épicé) ou la Blue Moon.

Essayer les vins américains, de la Napa Valley ou du New Jersey, qui n'ont parfois rien à envier aux bouteilles françaises.

Jeter les journaux gratuits dans les poubelles prévues à cet effet. Elles sont généralement vertes et on en trouve à la sortie de très nombreuses stations de métro.

Ne pas faire

Ne jamais boire d'alcool dans la rue. Vous risquez une grosse amende. Attention, le simple fait d'ouvrir une bière dans la rue est interdit par la loi. Uriner sur la voie publique est aussi condamnable.

Evitez de faire la bise, quel que soit le sexe, ça ne se fait pas vraiment. On se serre la main ou, plus affectif, on se fait des hugs (accolades avec tapes affectives dans le dos).

Ne jamais bloquer les portes du métro, même si vous êtes en retard à votre date !

Evitez impérativement les parcs la nuit.

Si vous êtes arrêté en voiture, suivez à la lettre les ordres de la police. Ne vous précipitez jamais pour chercher vos papiers de voiture. Echaudés par le nombre de mésaventures avec des conducteurs qui, faisant mine de chercher l'attestation d'assurance ou la carte grise (Title) dans leur glove compartment, en sortaient en fait une arme, les policiers redoublent de méfiance. Pour éviter une accidentelle, mais regrettable, " bavure ", gardez vos mains bien à plat sur le volant ou le capot, indiquez clairement vos intentions et n'agissez que lorsque le feu vert vous sera donné. Dernière recommandation, ne buvez pas au volant aux Etats-Unis.

N'essayez jamais de prendre le métro sans payer. Ne vous avisez jamais de sauter par-dessus les tourniquets. Vous aurez tout le monde sur le dos et, de toute façon, vous vous ferez prendre. C'est moralement et culturellement inconcevable dans le monde anglo-saxon. S'il n'y a aucun contrôleur à New York, les policiers undercover (en civil) sont assez nombreux à l'entrée des stations de métro, surtout le soir.

Ne parlez pas tout en haut en français, en pensant que, de toute manière, personne ne vous comprend. Les Français et francophones sont plus nombreux que vous ne le pensez.

N'allez pas manger à McDonald's ou Burger King. Il y a tellement de bons restaurants à burgers à New York !

Ne vous limitez pas à Manhattan, si vous restez plus d'une semaine à New York. Brooklyn, en particulier a beaucoup à offrir.

Rester aux Etats-Unis au-delà de la date limite de votre visa. Vous risquez une amende, et une interdiction de territoire d'au minimum dix ans.

Adresses Futées de NEW YORK

Où ?
Quoi ?
Avis