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Nulle part mieux qu’au Portugal on a ce sentiment de " finis
terrae ". Pays souvent convoité, il est le seul Etat Européen
qui ait conservé sa souveraineté sur un territoire dont les
limites actuelles n'ont pas changé depuis le XIIIe siècle.
En résulte une nation originale et unie, possédant une forte
identité.
A l'extrême sud-ouest de l'Europe continentale, cette contrée
tient non seulement ses promesses de dépaysement mais prend
aussi un malin plaisir à offrir de nombreux autres atouts
insoupçonnables dès lors que l'on dispose de temps et de curiosité.
Bien sûr, Lisbonne, au sud, à ne rater sous aucun prétexte
car probablement l’une des plus envoûtantes capitales d’Europe
ainsi que Porto, au nord, la rivale avec aussi beaucoup de
caractère. Longer les fleuves et observer les ponts qui les
enjambent, se balader dans les ruelles de médinas typiques,
arpenter les murailles d'un imposant castelo, sentir les parfums
des luxuriantes forêts de pins ou d'eucalyptus ou bien voir
briller l'océan. Mais après s'être rendu dans les deux grandes
cités incontournables et sur l'exubérante côte de l'Algarve,
on ne pourra pas dire connaître complètement le Portugal.
Au bout de l'Europe, ce territoire mythique est à la fois
vert et pluvieux et sec et brûlé. En dehors d'un patrimoine
historique et artistique riche, il présente aussi bien des
plaines et vallées fertiles (Minho, Douro et leurs vastes
vignes) que des régions encore rustiques (l'Alentejo et ses
champs parsemés de chênes-liège ou l’austère mais authentique
Trás-os-Montes) que des grands espaces vierges et des montagnes
verdoyantes. Finalement, le Portugal ne se " visite " pas,
au sens strict du mot : il se livre petit à petit, au détour
des promenades et des rencontres.
Aujourd'hui à l’heure de l’Euro de Foot 2004, même si le pays
est en pleine mutation adoptant dans certains coins le rythme
de la modernité, ses habitants demeurent paisibles tout en
conservant un sens de l’hospitalité et de l’accueil comme
nul autre peuple. On vous aura prévenus !
Huit villes portugaises vont accueillir les matchs de l’Euro
2004 : Aveiro, Braga, Coimbra, Faro-Loulé, Guimaraes, Leiria,
Lisbonne et Porto.
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Le Portugal conserve de nombreux vestiges qui au cours des
temps ont fait la grande histoire de ce petit pays. Des époques
les plus lointaines, les empreintes de dinosaures, près
de Fátima, les monuments mégalithiques, un peu
partout sur le territoire, dont les plus beaux exemplaires
sont localisés en Alentejo et Algarve. De l’occupation
des Celtes, Suèves, Wisigoths, Grecs et Romains ; la
ville de Conimbriga, près de Coimbra, le temple de
Diane à Evora, les églises d’Idanha-a-Velha
et de Beja entre autres conservent de nombreuses caractéristiques
de ces siècles d’occupation. De la présence
des musulmans qui dura plus de quatre siècles, rares
sont les vestiges qui ont pu être sauvegardés…
La folie destructrice des Conquérants en est responsable.
Mais c’est dans la vie quotidienne, l’artisanat,
les recettes culinaires et les légendes que le souvenir
des Maures se perpétue encore. Plusieurs sites témoignent
encore aussi de la présence juive en terres lusitaniennes.
A partir du XIe siècle, de nombreux monuments furent
édifiés ; des petites chapelles aux grandes
cathédrales, des châteaux aux monastères,
tous racontent non seulement l’histoire de l’architecture
et de l’art portugais mais aussi la vie de ce peuple.
Les monuments et sites classés au Patrimoine mondial
par l’Unesco comme le monastère des Jerónimos
et la tour de Belém à Lisbonne, les monastères
de Batalha ou d'Alcobaça, les palais de Queluz ou Mafra,
le couvent du Christ à Tomar, les centres historiques
d’Evora, de Porto et de Guimarães, Sintra et
les gravures rupestres du Vale Côa pourront être
le point de départ d’itinéraires, de visites
d’un quartier aux maisons recouvertes d'azulejos, d’une
ville blanchie à la chaux ou d’une région
bucolique.
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On sera souvent surpris de rencontrer un peuple d'une gentillesse
et d'une politesse incroyable, ainsi ne soyez pas étonné
que l'on vous aborde quand vous discutez en français
au-dessus d'une carte ou lorsque vous semblez chercher quelque
chose… au Portugal, il y aura toujours quelqu'un de
sympathique et prévenant pour vous aiguiller dans vos
recherches et vous indiquer des bons plans… Vous le
sentirez très vite, d'une manière générale
nos compatriotes ont très bonne côte, hors exceptions
très localisées ou saisonnières, le bon
accueil demeure une constante dans ce beau pays…
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Un des traits de la complicité entre le Portugal et
la France vient sans doute de la même adoration pour
les plaisirs de la table. Sans être aussi sophistiquée
que la cuisine française, la cuisine portugaise qui
comprend encore des plats rustiques de tradition est à
la fois généreuse et toute pleine d’imagination
sans avoir perdu les saveurs de ses recettes d'antan et surtout
elle peut se targuer d'encore utiliser des produits très
frais et naturels. Un livre ne suffirait pas à raconter
toutes les bonnes choses que vous goûterez ici ! C'est
bien sûr, la morue (bacalhau) et ses 365 recettes, le
poisson et les fruits de mers, les charcuteries, l'agneau
ou le cochon de lait rôti, les grillades… et des
étonnantes préparations calorifiques et parfumées
(soupes, ragoûts, pot-au-feu, cassoulet, riz élaborés…).
Ici, le pain et le fromage sont excellents, les vins sont
variés, toujours intéressants et pas encore
trop chers. Pour le sucré, entre les pâtisseries
conventuelles et les innombrables petits gâteaux secs
ou crémeux, le choix est carrément impressionnant
! Sans parler des fruits tropicaux et des jus de fruits frais.
Ici, plus qu'ailleurs la gourmandise nous perdra !
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Le Portugal bénéficie d’un climat maritime
tempéré, les températures minimales varient
de 7,5° C à 13° C et les maximales oscillent
de 17° C à 31° C. Dans l'ensemble et hormis
quelques exceptions dans les terres, les hivers ne sont jamais
trop froids (températures moyennes entre 5° C et
12° C) et les étés sont modérément
chauds (températures moyennes entre 21° C et 25°
C) ! Les mois les plus secs sont juillet et août et
la pluviosité n’est jamais excessivement intense
puisque l’on relève des moyennes de 700 mm par
an au nord du Tage et de 500 mm par an au sud du Tage. L'Algarve
bénéficie d'un climat doux très clément
tout au long de l'année, quant aux soirées d'été
sur l'ensemble du littoral portugais elles sont pratiquement
toujours agréablement rafraîchies par l'air de
l'océan Atlantique.
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Le Portugal possède un réseau hôtelier
moderne et confortable : les taxes, le service et le petit-déjeuner
sont souvent compris dans les tarifs. Depuis quelques années,
de nouvelles formes d’hébergement mettant à
profit les demeures seigneuriales (pousadas), les gîtes
ruraux et le logement chez l'habitant se développent.
Le réseau routier s’est beaucoup amélioré
ces dernières années ; à côté
des routes nationales (EN) on trouve de grands axes routiers
(IP, IC, AE) qui relient le Nord au Sud. La plupart des sites
importants sont des plus accessibles par bus ou train.
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Avec ses 832 kilomètres de côtes océaniques
(Costa Verde, Costa de Prata, Costa de Lisboa, Costa Azul,
Alentejo Litoral, Costa Vicentina, Barlavento, Sotavento)
le Portugal regorge de plages et criques de tout genre, l'eau
est souvent fraîche mais de bonne qualité. Mais
qu’on ne s’y trompe pas, les plages du Portugal
sont à la mesure de la diversité du pays : plages
"californiennes" avec pistes de vélos et
de rollers dans les environs de Porto, plages aux ambiances
brésiliennes près de Lisbonne, spots de Windsurf,
bodyboard et surf sur le littoral de Sintra ou dans la baie
de Cascais, mer à l’infini dans un écrin
de verdure à Portinho da Arrábida, criques isolées
et côte sauvage dans la région de l’Alentejo
Baixo, mer turquoise et chaude sur la côte de l'Algarve…
Vous l’aurez bien compris, les plages se déclinent
à l’infini dans ce territoire, pour le plus grand
bonheur des vacanciers !
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Cette mélopée nostalgique dénommée
fado est l’expression même de la saudade, cet
état d’âme populaire chargé d’une
mélancolie aigre-douce si difficilement traduisible.
Le fado de Lisbonne est différent de celui de Coimbra.
A Lisbonne, les thèmes abordés parlent du quotidien,
tandis qu’à Coimbra, le fado, chanté uniquement
par des hommes, aborde des thèmes politiques. Les mélomanes
pourront être séduits par ce style musical de
caractère ainsi que par toutes les musiques ensoleillées
acheminées des anciennes colonies (Brésil, Cap-Vert,
Angola, Guinée-Bissau, Mozambique…) par des artistes
de renommée internationale se produisant régulièrement
dans tout le pays.
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Située sur la lagune à l’embouchure de
la Vouga et prolongée par la Ria d’Aveiro (47
km). Au XVIe siècle, Aveiro était un lieu de
commerce important. Une catastrophe naturelle vint enrayer
cette expansion : une tempête inouïe qui créa
un barrage de sable, qui enlisa le port. Au XIXe siècle,
Aveiro connut une nouvelle croissance, grâce à
l’exploitation de rizières et de marais salants.
Aujourd'hui troisième pôle industriel du pays,
la ville universitaire et dynamique en mutation constante
(avec différents travaux de rénovation et modernisation)
conserve un centre pittoresque et très agréable
à vivre. A une heure de Porto, la ville des canaux
résolument tournée vers l'avenir et centre de
la zone touristique de Rota da Luz (route de la lumière)
constitue un bon point de départ pour explorer la réserve
naturelle de São Jacinto, ou la Costa Nova, ou encore
la fabrique de porcelaine Vista Alegre à Ilhavo. Les
meilleures plages sont celles de Costa Nova ou Praia da Barra
à 13 km à l’est d’Aveiro ou bien
la sauvage Praia de São Jacinto.
Points d’intérêt
Bien entendu, les mauvaises langues ne manqueront
pas de dire qu’Aveiro ne mérite pas son surnom
de Venise portugaise. Certes, mais une brève promenade
le long des canaux ne manque pas de charme. Quelques moliceiros
avec leur voile en forme de mouette et leurs proues en croissant
de lune (barques à fond plat qui étaient utilisées
pour draguer limon et algues) effleurent encore ici et là
de leur gracieuse silhouette.
Amateurs d'exploration citadine, allez donc le long du canal
de São Roque en plein après-midi. C’est
le quartier le plus ancien de la ville (et le plus traditionnel).
Les moliceiros encore utilisés reviennent chargés
de sel, déchargé il est transporté sur
la tête, dans de grands paniers, jusqu’aux maisons
traditionnelles de bois qui longent le canal. On peut aussi
traverser ce canal, puis emprunter le pont qui surplombe l’IP5
pour aller faire un tour du côté des salines.
Passer aussi devant la gare, dont les murs intérieurs
et extérieurs sont recouverts d’azulejos illustrant
les traditions, costumes (voir les tricanas, femmes du peuple)
et monuments d’Aveiro et la région.
Musée régional. Avenida de
Santa Joana Princesa Ouvert de 10h à 17h30. Fermé
lundi et jours fériés. Il est installé
dans l’ancien couvent de Jésus, qui date du XVe
siècle. Son centre de gravitation est le tombeau de
Santa Joana (fille du roi Alphonse V) qui se retira au couvent
contre la volonté du souverain : elle devint la sainte
protectrice de la cité. Le tombeau est de marbre, porté
par 4 anges agenouillés et sereins.
Centro de Congresos de Aveiro. Rua Cais Fonte
Nova. Un peu plus loin on se dit que vraiment à Aveiro
la vision globale du développement de la ville est
réfléchie, quelle intéressante reconversion
pour cette ancienne fabrique de céramique en briques
rouges et sa grande cheminée ! Devenue palais des Congrès,
elle abrite un excellent restaurant gastronomique de cuisine
régionale.
Où
sortir ?
Le soir, surtout en fin de semaine,
la ville universitaire d'Aveiro sait parfaitement devenir
festive. Les étudiants se restaurent aussi au
Bar de l’Université,
à côté du bâtiment Linguas Modernas
: bon accueil assuré et, avec un peu de chance, on
pourra même entendre la tuna (petit orchestre) de la
fac répéter ! Ce bar, pas très attirant,
prend alors tout son charme !
Enfin l’Autocarro Bar,
ancien bus qui ne quitte jamais son parking, demeure un lieu
à la mode avec terrasse pour boire quelques copos jusqu'à
2h à 3h du matin sur fond de musique anglo-saxonne.
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Fondée par les Celtes en 300 avant J.-C., c'est aussi
la "Rome portugaise", ex-Bracara-Augusta. L’Empire
romain y a installé un centre administratif et la Renaissance
italienne a marqué de son influence bien des monuments.
Le baroque portugais y est souvent à son paroxysme.
Cette ville universitaire relativement bien modernisée,
mais un rien un peu fade, concilie importance séculaire
et religieuse du passé et prospérité
commerciale et industrielle du présent.
Points d’intérêt
Un nombre impressionnant d’églises attendent
le promeneur ; de marcheur, on risque fort de devenir pèlerin.
Plutôt que d’en consulter la liste interminable,
mieux vaut se laisser tenter au hasard d’un portail
rencontré. Le centre historique, la vieille ville de
Braga, est propice à d’agréables balades.
Cependant, n’oubliez pas de visiter la Sé (la
cathédrale : ouverte de 8h30 à 19h, entrée
payante au musée 2 euros). Elle s’est bâtie
entre le XIe et le XVIIIe siècle ; autant dire que
de la base romane il ne reste presque rien. Les trompettes
du Jugement Dernier doivent certainement ressembler aux grandes
orgues de la cathédrale !
Musée d’art religieux.
Dans l’enceinte de la cathédrale, se visite avec
un guide. La Capela da Glória est tout à fait
remarquable : les fresques mudéjares aux murs proposent
une déclinaison de motifs abstraits sans réel
rapport entre eux, ni de couleurs ni de construction, mais
qui tressent une esthétique bien éloignée
du baroque.
Musée Noguiera da Silva. Avenida
Central. Ouvert de 10h à 12h et de 14h à 17h,
fermé samedi matin, dimanche, lundi et jours fériés.
Peinture portugaise et étrangère (flamande),
meubles, porcelaine de Chine, faïence, sculptures, étoffes,
azulejos et objets variés en argent et ivoire.
Dans les environs
Bom Jesus
A 6 km à l'est de Braga par la N103 (ou en bus n°
2 depuis avenida da Libertade), le sanctuaire de Bom Jesus
do Monte, lieu de pèlerinage, devrait être considéré
comme l’une des merveilles du monde, à la fois
maîtrise parfaite de la symétrie et manifestation
la plus rigoureuse de la profusion du baroque portugais. On
accède à l’église par un escalier
célèbre, la Via Sacra, dont les rampes blanches
se croisent, contredisant l’alignement parfait des statues
qui ornent chaque étape.
Route des Vinhos Verdes
Depuis Braga on peut partir vers trois itinéraires
(trois villes de charme, du Cávado au Lima et de la
côte à la montagne) à la découverte
du Minho, cette province du nord, verte à cause de
son climat, de ses sentiers et de ses paysages, avec arbres
et plantes bordant les rivières et vignes sur treilles.
Une région dont le célèbre vin et ses
limites de production correspondant pratiquement aux limites
de province. Le raisin est cueilli mûr, à la
mi-septembre, il donne le vinho verde blanc et le vinho verde
rouge.
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Penchée, sinueuse, médiévale, aristocratique,
estudiantine, traditionnelle, divinement architecturale et
romantique, et se jouant des perspectives. Silencieuse (silence
trompeur) en été, quand les étudiants
à capes noires s’en sont allés. Bruyante
le reste de l’année. Coimbra : un nom qui rime
avec les plus anciennes places fortes du savoir en Europe.
Pendant plus de 600 ans (jusqu'en 1911), l'université
de Coimbra est la seule du pays ! Salazar, l’ancien
dictateur du Portugal y fut même professeur, et l’Université
nouvelle, face à la vieille ville, de l’autre
côté du Rio Mondego, fut construite à
sa demande.
Coimbra est une ville où l’on marche de sa ville
basse à sa ville haute (les facultés). Oui,
Coimbra sait séduire mais avec une certaine retenue
et pas autant d'exubérance qu'on pourrait le croire,
pour la découvrir vraiment il faudra la vivre au quotidien
et pourquoi pas redevenir étudiant (Erasmus, es-tu
là ?). Coimbra, sensible à la poésie
et aux arts, c’est aussi le fado, plus rapide, plus
intellectuel et plus sentimental que celui joué à
Lisbonne et la plupart du temps interprété par
des hommes accompagnés de la viola (sorte de mandoline)
et de la guitarra portuguesa (guitare à 12 cordes).
Fraîchement remise des festivités de capitale
culturelle nationale en 2003, elle accueille aujourd’hui
l'Euro 2004 de football.
Points d’intérêt
Musée Machado de Castro.
Largo Dr José Rodrigues. Ouvert de 9h30 à 12h30
et de 14h à 17h30. Fermé les lundis et jours
fériés (en après-midi). Gratuit le dimanche
et jour férié (en matinée). Accessible
grâce à la ligne de bus n° 1. Encore un musée
admirablement installé, avec élégance
et clarté, dans l’ancien palais épiscopal
édifié sur un cryptoportique romain. La célèbre
petite sculpture du Chevalier médiéval (XIVe
siècle) est bien mise en évidence.
La (vieille) cathédrale.
Largo da Sé Velha. Visite 10h à 13h et de 14h
à 18h. Fermé vendredi (après-midi), dimanche
et jours fériés. Erigée au XIIe siècle
par les maîtres Bernard et Robert, c’est sans
doute l’une des plus belles cathédrales de style
roman du Portugal et la plus ancienne.
L’Eglise de Santa Cruz.
Praça 8 de Maio. Ouvert de 9h à 12h et de 14h
à 17h45, le dimanche de 16h à 18h. On ne peut
pas ne pas vraiment être attiré par l’incroyable
porche Renaissance de Santa Cruz qui vient s’ajouter
(et masquer) au portail initial, par ailleurs fort élégant.
Ce rajout du XVIIIe siècle, une vraie débauche
flamboyante, s’il satisfait peu les puristes, confère
à l’ensemble une identité bien singulière.
La voûte intérieure, à clés, est
vaste et de belle proportion : les nervures s’entrecroisent
avec élégance et forment comme 4 gigantesques
pétales de fleur.
Maison-musée Bissaya Barreto.
Rua da Infantaria. Ouvert du mardi au dimanche de 15h à
18h. Fermé lundi et fériés (et dimanche
en hiver). Sur le passage des lignes de bus n° 1 et 5.
Cette maison d’un professeur philanthrope a été
transformée en une fondation qui veille sur les collections
de ce saint homme que le gentil jeune guide vénère
comme Dieu le Père.
Université.
Paço das Escolas, Largo da Porta Ferrea. Ouvert de
9h à 19h20 du 5 avril au 31 octobre, de 9h30 à
17h le reste de l'année. Entrée globale 4 euros.
Accessible par bus n° 1. Créée en 1290,
à Lisbonne par le roi Denis, l’université
fut transférée à Coimbra en 1308, revint
à Lisbonne en 1354, repartit égayer Coimbra
de ses rubans accrochés aux capes (jaunes pour la médecine,
rouges pour le droit, violets pour la pharmacie, bleus pour
les lettres) en 1537…
Où sortir ?
Le nombre d'étudiants résidant en semaine à
Coimbra étant ce qu'il est (environ 20 000), la cité
en plus d'une programmation culturelle, théâtrale
et musicale choisie ainsi que des animations estivales fournies
possède quelques bons bars et lieu de sortie.
Café Santa Cruz.
Praça 8 de Maio. Les confessionnaux clos se sont transformés
en petits bureaux, la voûte s’est pourvue d’un
ventilo, et le portail d’une vitrine : le reste est
intact… Mon tout est la chapelle latérale de
l’église Santa Cruz devenue un vrai café
comme le Portugal sait les vivre ! Vieilles chaises en cuir
clouté, guéridons hexagonaux en marbre, baignant
dans la teinte sombre du bois.
Bar Quebra-Costas.
Rua Quebra-Costas. Bar plus à la mode, à la
mode portugaise, dans le dépouillement high-tech. Une
calandre de voiture à l’entrée. Murs nus,
éclairage assez doux, musique plutôt electro,
mais ambiance très chaleureuse. Venir assez tard.
Aqui Há Rato.
Largo da Sé Velha, 20. Ouvert de minuit à 4h
du matin. C'est toujours l'un des bars disco à la mode
du moment, toujours gavé. Musique variée : rock
alternatif, tubes portugais voire musique commerciale. Oui,
oui, pas mal de souris et de gros matous !
Pitch Club. Largo da
Sé Velha, 4-8. Un espace fédérateur programmant
des spectacles, des fêtes thématiques, du théâtre
ou du fado. En prime un peu de restauration et la non-obligation
de consommer pour un montant minimum comme c'est le cas en
général dans les clubs et bars nocturnes.
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Faro est la capitale et la plus grande ville de l’Algarve.
Son aéroport international accueille le gros des
troupes des vacanciers nordistes qui la fuient ensuite rapidement
pour s'éparpiller sur la côte et ses formules
de séjour à la semaine ou au mois. Séparée
de la mer par une douce lagune, elle est peu fréquentée
par les touristes alors qu'elle pourrait constituer un bon
point d'attache pour se rendre sur les plages des longues
îles qui l'entourent et découvrir le Parc Naturel
de la Ria Formosa et son environnement fabuleux.
Non loin de la marina, la ballade de nuit à la faible
lueur du réverbère dans son indolente vieille
ville (Cidade Velha) aux rues pavées assoupies, nous
plonge justement dans ce passé historique mouvementé…
Au loin le paysage de la lagune endormie et de ses canaux
flotte dans notre imaginaire… Faro nous a séduite
sans vraiment le vouloir…
Loulé est une petite ville animée par une
forte tradition artisanale héritée de la période
maure. Le samedi matin, jusqu’à 13h, ne pas
manquer son énorme marché qui attire tous
les commerçants de l’Algarve. On y vend poterie,
cuir, chaussures, céramique, fruits, fleurs…
Un marché comme on les aime, où l’on
peut faire de bonnes affaires.
Points
d’intérêt
Une grande partie de l'Histoire de la ville est concentrée
dans la petite Cidade Velha entourée de sa muraille
médiévale. Et puis, là une galerie
d'art, là un vieil atelier de faïence (Rua da
Porta Nova, 6) aux azulejos stylés…
Sé. Sur une
belle place avec des orangers, la cathédrale qui
a été refaite après le tremblement
de terre présente de très beaux azulejos du
XVIIe siècle. Le seul vestige gothique qui a subsisté
est le clocher.
Muséu Archéológico
e Lapidar Infante D. Henrique. Praça Alfonso III.
Entrée : 2 euros. Ouvert du mardi
au vendredi de 9h30 à 17h30, lundi et samedi de 14h
à 17h30. Installé dans l’ancien couvent
Nossa Senhora de Assunção dans la vieille
ville, il présente une collection archéologique
répartie dans les galeries du cloître.
L’Eglise do Carmo
– Largo do Carmo. Ouvert de 10h à 13h et de
15h à 18h (17h hors saison). Cette église
baroque cache une étonnante chapelle dont les murs
intérieurs sont recouverts de crânes et d’os
humains, c’est la Capella dos Ossos.
Les plages de Faro.
Elles sont situées sur des îles formant de
longues bandes de sable doré à gros grain
au-delà de la lagune, l'Ilha de Barreta (ou Ilha
Deserta) est un paradis sauvage de 11 km de long sans aucune
construction, elle n'est accessible qu'en bateau, l'Ilha
de Faro est plutôt agréable et bien pourvue
en bars et restaurants, on y accède en prenant la
direction de l'aéroport en voiture ou en bus (n°
14 et 16), pour se baigner deux autres belles et longues
îles sont accessibles en ferry depuis Olhão
: l'Ilha da Culatra et l'Ilha da Armona. L'Océan
peut fouetter autant que sur la côte Ouest…
Où
sortir ?
Faro :
Derrière ses fortifications, la Cidade Velha est
quasi déserte et inanimée en soirée,
on guettera cependant un semblant de vie, derrière
Sé, à la très agréable Taverna
da Sé (Praça Afonso III, 26) qui s'avère
être un lieu très plaisant pour boire un verre
en terrasse.
Café Aliança. Praça
Dr. Francisco Gomes, 7-11. C'est une halte obligée
pour les fanas de cafés portugais, ceux qui n'ont
pas changé depuis des décennies (à
côté une petite épicerie demeure, elle
aussi, immuable en vendant une virulente eau-de-vie de figue
fabriquée à Faro).
Snack-bar Maktostas.
Rua do Alportel, 29. Près du Largo do São
Pedro, c'est notre bar préféré à
Faro ! Juste un espace de détente assez jeune où
l'on peut rencontrer, échanger, lire, jouer (cartes,
jeux de société). L'été la terrasse
est excellente d'autant plus que l'on peut y apprécier
un peu d'air frais et déguster des tostas, ces fameux
croque-monsieur (deux tailles) qui se remplissent de tomate,
de fromage, de jambon et d'autres bonnes choses.
Dans des sphères différentes, tant au niveau
situation qu'ambiance, le Colombus sous les arcades du Jardim
Manuel Bívar (au n° 13) est une adresse fédératrice,
sur fond de musique électro on se délectera
de batidos ou de jus de fruits frais en grignotant petites
salades ou sandwichs au pain de campagne.
Loulé :
L'Hotel Quinta do Lago
donne des concerts de fado tous les jeudis.
Disco Club Anti Stress.
Sitío de São Romão, 340 A, São
Brás de Alportel. A une douzaine de kilomètres
de Loulé, une clientèle jeune et métissée
se la donne bien sur la piste d'un cadre funky, on ne risque
pas de se stresser la tête à part peut-être
si on abuse excessivement des cocktails tropicaux… |
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Non sans fierté, on ne manquera pas de vous le dire
: Guimarães (Vimaranes) fut le berceau du royaume portugais
ainsi que celui d’Alphonse Henriques qui, après
avoir lancé la Reconquista contre les Maures, fut reconnu
officiellement roi de son nouveau royaume de Portucale en
1143. Bien que les faubourgs de la ville soient une vaste
zone industrielle, classé au Patrimoine culturel de
l'humanité par l'Unesco son centre historique vivant
demeure une mignonne enclave médiévale très
bien conservée et surtout très attachante (la
praça Santiago et le Largo da Oliveira sont deux petites
merveilles). Dynamisée par un pôle universitaire
orienté : recherche et nouvelles technologies, Guimarães
est aussi une cité à l’ambiance véritablement
très sympathique. Difficile de ne pas avoir un gros
coup de foudre pour son cœur de ville animé par
ses programmations culturelles et festivités d'été.
En venant de Porto on croise des campagnes prospères
avec des champs de maïs, des terres de vignes à
hauteurs d'hommes produisant le vinho verde, des villages
fait de maisons de gros blocs de granite, des églises
toutes neuves côtoyant des anciennes de style et puis
de petites usines et fabriques (comme il y en a de moins en
moins dans nos régions françaises) installées
dans de petites localités… Signe de bonne santé
supplémentaire, Guimarães fait partie des villes
accueillant l'Euro 2004 de football.
Points d’intérêt
Museu Alberto Sampaio. Rua
Alfredo Guimarães. Ouvert de 10h à 12h30 et
de 14h à 17h30. Fermé le lundi et jours fériés.
A côté de l’église da Oliveira.
Le musée occupe le cloître de Nossa Senhora da
Oliveira (XIIIe siècle).
Paço dos Duques de Bragança.
Palais des ducs de Bragance. Rua Conde D.
Henrique. Ouvert de 10h à 19h, hors saison de 9h30
à 17h. Entrée gratuite dimanche et jours fériés.
Il est situé au nord de la ville, à la sortie
de la cité historique (la vieille ville).
O Castelo Ouvert de
9h30 à 12h et de 14h à 17h30. Fermé les
jours fériés. Le château offre de ses
27 m de haut un beau point de vue sur la ville. La Torre de
Menagem, donjon central est une tour carrée à
créneaux, bâtie en 1100 par Henri de Bourgogne.
Musée Arqueólogico Martins
Sarmento. Rua Paio Galvão. Ouvert de
9h30 à 12h et de 14h à 17h. Entrée :
1,50 euro. Pas grand, mais avec d’intéressantes
pièces archéologiques régionales aménagées
dans le cloître gothique vestige d'un monastère
près de l'Eglise São Domingos.
Où
sortir ?
Pastelaria A Medieval. Largo da Oliveira.
Pour savourer le charme de la place très médiévale,
cette pastelaria dispose d’une terrasse ouverte tard.
Idéal pour savourer un bica après avoir dîné
à la pousada de Santa Maria de Oliveira, à deux
pas sur la même place.
Pastelaria Clarinha. Largo
do Toural, 86-88. Depuis plus de 50 ans, c'est la maison des
douceurs de la ville où venir pour avoir un bon tour
d'horizon des spécialités pâtissières
locales : tortas de Guimarães, douradinhas, rochas
da Penha…
Une grosse partie de l'activité nocturne se situe dans
le cadre fantastique de la Praça Santiago et du Largo
da Oliveira (quel cachet !), après on file vers le
stade pour finir la noite…
Rock Café. Praça
Santiago. Pour avancer dans la nuit… à coups
de shots (petit verre d'alcool et liqueur), la spécialité
de la maison qui se boit cul sec en se dandinant sur les dernières
nouveautés rock et assimilés.
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En haut du mont rocheux, le château, ancien palais royal,
domine la ville qui s'est construite au pied de cette colline
bordée par le Lis, sur la base de la structure médiévale
ordonnée par l'ancienne rue Direita… Dans la
juiverie près de la cathédrale (débutée
en 1550, accolée au Musée d'Archéologie),
une des premières éditions portugaises d'œuvres
juives est apparue en 1496 : l'almanach Perpetuum d'Abraão
Zacuto. Avec un cœur de ville très agréable,
Leiria est une jolie cité prospère qui gagne
chaque jour en dynamique et d'où l’on pourra
rayonner pour des visites de Alcobaça, Batalha, Fátima,
Nazaré ou Porto de Mós, sans oublier la grande
pinède et São Pedro de Moel. Cette grande agglomération
bénéficiant du programme Polis (restaurations
et aménagements), nœud de réseau de circulation
du pays fait partie des huit villes portugaises accueillant
l'Euro de football en 2004, elle vient de se doter d'un stade
tout pimpant de 35 000 places qui servira ensuite au Unai
le club de la ville.
Points
d’intérêt
Château. Castelo.
Visites de 9h à 17h30 (18h30 d'avril à septembre),
ouverture à 10h le dimanche. Une forteresse polygonale,
reconstruite dès 1192 par Sancho Ier, fils de D. Afonso
Henriques qui le conquit sur les Maures en 1135. C'est sous
le règne de D. Dinis que le château devient résidence
royale. L'enceinte comporte la chapelle de Nossa Senhora da
Pena ainsi qu'une splendide galerie panoramique utilisée
pour des expositions. L'ensemble a été rénové
maintes fois au cours des siècles.
Igreja de São Francisco.
Rua São Francisco, 27 & 244 834 200. Ouvert du
lundi au samedi de 13h à 17h. Cette église édifiée
en 1232 vaut le coup d'œil pour un remarquable ensemble
de peintures médiévales.
Où
sortir ?
Quelques bars sympathiques au Largo Cândido dos Reis
et puis :
Cervejaria Camões. Dans
le très agréable Jardim Luis de Camões,
une terrasse un peu tendance avec de la musique cool, au premier
étage Sabor Latina sert des cocktails en soirées
sur fond musical America du Sul.
Alinhavar. Largo de
Infantaria 7. Assis tranquilou devant la cheminée,
on se délasse sur fond de jazz ou de musique irlandaise.
Au comptoir cerveja et ginja et même des bols de soupes
(caldo verde et sopa da pedra) bien chaudes… Et puis,
quelques expos.
Ozono Bar. Largo do
Terreiro, Travessa da Paz, n° 10. Musique choisie mais
entraînante.
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Selon la légende, Lisbonne a été fondée
par Ulysse, mais la création de la ville remonte en
fait aux Phéniciens qui s’y installèrent
il y a quelque 3 000 ans, attirés par son port et la
position stratégique de la colline São Jorge.
Ils la nommèrent Alis Ubbo, "la rade délicieuse".
Ils furent suivis par les Grecs et les Carthaginois, également
charmés par la position stratégique et commerciale
de Lisbonne. En 205 avant J.-C. vinrent les Romains, qui appelèrent
la ville Olissipo. Olissipo devint la ville la plus importante
de la Lusitanie. Puis, les Maures s’emparèrent
de la ville en 714. Ils fortifièrent la ville, qu’ils
appelèrent Lissabona. A partir du Xe siècle,
la Reconquista devint réellement effective et, en 1147,
les Maures furent définitivement boutés hors
de Lisbonne par les troupes d’Alphonse Henriques. En
1255, Alphonse III proclama Lisbonne capitale du pays.
Restaurations, réhabilitations, constructions, aménagements…
Lisbonne ne cesse de se transformer en s'épanchant
vers le nord et l'est, tout en essayant de détruire
les poches de pauvreté et de reloger plus loin.
Cependant elle demeure toujours une des rares capitales européennes
où les classes modestes vivent encore dans certains
quartiers du centre, mais pour combien de temps encore ? Après
des rénovations et de gros chantiers dans la ville
basse, s'en suivent des hausses de loyers et un repli inévitable
du petit peuple vers les banlieues. Aussi canalisée
en son centre, Lisbonne n'a jamais réussi à
reproduire autour le sens de l'organisation du papier quadrillé
de Baixa, elle peut vite exploser aux coutures lorsqu'on gagne
sa périphérie : place à une grande ceinture
où la population africaine est installée dans
des conditions souvent misérables.
Oui, le centre-ville change, mais c'est encore cet amalgame
anarchique d'antique, de petites maisons aux façades
pastel ou de salles de bains, d'immeubles abandonnés,
de murs où surgissent çà et là
une fresque naïve de la Révolution (hélas,
il en reste très peu !) et de tout neuf qui fait le
grand intérêt et le charme profond de Lisbonne.
Souvent incohérente et indisciplinée la capitale
trahit un esprit de résistance vif, ici on ne copie
pas, on s'adapte tout au plus mais sans se laisser embobiner
!
Dans une grande ville qui fonctionne encore comme une ville
de province, les Lisboètes sont peut-être indécis
et tranquilles à l'image de l'écrivain Fernando
Pessoa, dont l'ombre plane encore sur la ville, mais ils sont
avant tout de grands rêveurs aussi bien attirés
par l'attrait du passé que gourmands des dernières
nouveautés.
Multiple et cosmopolite ce melting-pot de population fait
aujourd'hui la force de Lisbonne qui s'achemine vers un métissage
même si les mélanges ne se font pas vraiment
encore ! Mais, quelle merveille pour les yeux et les oreilles
que ses visages et accents de toute la planète lusophone
!
Ville ultra-touristique s'il en est, avec ces dernières
années un accroissement considérable du tourisme
d'affaires, des séjours de golfeurs et des escales
de croisières de luxe, Lisbonne, dont les projets (casino,
musée de la haute couture, nouvel aéroport)
ne manquent pas, demeure une destination qui a les faveurs
des longs week-ends vacants tout au long de l'année.
Cette ville pleine de paradoxes nous plaît toujours
autant, une fois découverte elle hante notre cœur
jusqu'à notre retour !
Points
d’intérêt
Le
Rossio et la Baixa.
Les quartiers les plus typés et les plus intéressants
de Lisbonne, ceux qui constituent son cœur historique,
sont situés au sud, près du Tage. Un séjour
à Lisbonne commence inévitablement par le
Rossio, ou la praça D. Pedro IV (on dit que c'est
sa chevelure rousse qui aurait donné son nom à
la place). Cette large place est le poumon de la ville.
La population s’y mélange dans le vacarme ininterrompu
de la circulation : ici, le grand prix du Portugal se dispute
tous les jours
Au sud du Rossio, de longues rues tirées au cordeau
mènent à l’imposante praça do
Comercio, qui borde le Tage. C’est la Baixa, la ville
basse, reconstruite par le marquis de Pombal après
le tremblement de terre de 1755. Commerces et administrations
occupent les grands immeubles construits d’après
les normes antisismiques… de l’époque.
La rua Augusta, entièrement piétonne, est
particulièrement appréciée des Lisboètes.
La praça do Comércio, également appelée
Terreiro do Paço (l’esplanade du palais), a
été reconstruite, après le tremblement
de terre, sur les décombres de l’ancien palais
royal édifié pour Dom João Ier. La
statue équestre de ce dernier occupe le centre de
la place. L’arc de triomphe arbore les allégories
des trois grands fleuves portugais : le Tage, le Douro et
le Mondego.
Les élégantes bâtisses de la place du
Commerce abritent la Bourse, des ministères et quelques
administrations.
A quelques blocs à l’ouest de la praça
do Comércio se situe la gare de Cais do Sodré
et, presque en face de celle-ci, un peu plus à l’ouest,
le marché da Ribeira, grouillant de vendeurs de fleurs,
de fruits, de légumes, de poissons… Le spectacle,
tôt le matin, est vraiment réjouissant.
Au nord du Rossio se trouve la praça dos Restauradores.
Son nom rappelle le soulèvement populaire de 1640
contre la domination espagnole, un soulèvement qui
contribua à restaurer l’indépendance
du Portugal. L'axe majeur de la ville, l'avenida da Liberdade,
une version provinciale des Champs-Elysées, relie
la ville basse aux grandes avenues du Nord. Au début
du siècle, les dames huppées de la ville aimaient
à s’y promener le dimanche.
Museu Etnografico. Rua
das Portas de Santo Antão 100 (Restauradores). Ouvert
lundi, mercredi et vendredi de 11h à 13h et de 15h
à 18h. Propose une intéressante collection
d’art africain, réunie au cours des expéditions
en Afrique et au Brésil notamment.
Thermes romains.
Rua da Prata. Constitués de différentes galeries
où s'attardent quelques vestiges d’architecture
romaine, ces thermes, datant probablement du Ier siècle
après J.-C., se présentent sous la forme d’énormes
bassins.
Chiado
et Bairro Alto
Ces deux quartiers, qui surplombent à l’ouest
le centre-ville, résument le mythe attaché
à Lisbonne. Théâtre des errances de
Fernando Pessoa, le célèbre poète portugais,
le Chiado (qui doit son nom à un poète du
XVIe siècle) – surtout sa rua Garrett –
a un petit air années 1930 plein de charme. Les immeubles
détruits par l’incendie de 1988 ont été
presque tous reconstruits dans leur style d'origine, sous
la direction de l’architecte Alvaro Siza Vieira.
Situé plus haut, le Bairro Alto (Quartier haut) forme
un monde à part. Le Lisbonne "branché"
a pris d’assaut son lacis de ruelles, installant ses
bars et ses boîtes de nuit jusque dans les moindres
recoins. L’après-midi, c’est un village
; le soir, on se croirait aux Halles ou au Quartier latin.
Musée archéologique (dans
le Monasteiro do Carmo). Largo do Carmo à Sé
(Chiado). Ouvert du lundi au samedi de 10h à 17h
(18h en été), sauf les jours fériés.
Tram n° 28, elevador Santa Justa. Le musée archéologique
(longtemps fermé ces derniers mois pour travaux),
c’est sans doute le petit plus de l'église
du Carmo dans laquelle il est installé, et l’église
du Carmo, c’est le cœur à ciel ouvert
de Lisbonne. De cette église, bâtie au XVe
siècle, ne restent que les ruines… mais quelles
ruines !
Igreja de Sao Roque (église et musée
São Roque). Largo da Trindade Coelho (Bairro Alto).
Métro Baixa-Chiado, puis elevador da Glòria.
Ouvert de 10h à 17h, fermée le lundi. Bâtie
à la fin du XVIe siècle, l'église Sao
Roque appartenait à la Compagnie de Jésus.
Seule la chapelle São Baptista mérite d'être
visitée.
Alfama,
Graça, Mouraria
A l’est de la Baixa, l'Alfama est l’endroit
le plus pittoresque et le plus symbolique de la ville. Ancien
quartier maure (Alfama vient de l’arabe "alhama",
qui signifie source thermale), ce dernier refuge du Lisbonne
populaire offre un fantastique dédale d'escaliers
et de ruelles. Ses habitants d'autrefois, les aristocrates
maures, y avaient construit leurs palais d’été,
qui furent remplacés par des couvents, des hôpitaux
et des églises après la conquête chrétienne
de 1147. Délaissé par les aristocrates à
la suite du séisme de 1755, le quartier s’est
peuplé de marins, de pêcheurs et d’ouvriers.
De cette époque date l’Alfama populaire.
Le visiteur d'aujourd'hui ne saurait être déçu
par ce quartier diablement emblématique. De l’odeur
des sardines grillées ambiante à l’exubérance
des enfants jouant, en passant par les règlements
de compte – stridents – des mégères,
tout y est. L’ennui, c’est certain, n’a
pas installé ses pénates à Alfama !
En remontant, on accède au Castelo São Jorge,
lieu moins amusant mais plus propice aux conversations romantiques
ou à la méditation, et d'où l'on a
une vue magnifique et imprenable sur Lisbonne.
Castelo São Jorge.
Largo do Chão da Feira. Tram n° 12, 38, bus 37.
Ouvert d’avril à septembre tous les jours de
9h à 21h, d’octobre à mars tous les
jours de 9h à 18h. Entrée libre. Du dédale
de ses remparts, qui datent en partie des Wisigoths, il
offre LE regard sur la ville – et son symbole : le
Rio Tejo, le Tage omniprésent. Quel que soit le chemin
de ronde de la promenade, le fleuve lisse et impassible
veille. On saisit mieux alors les architectures de la ville
: de l’Alfama au pied du château aux lointains
quartiers futuristes, ou encore au pont suspendu.
Le cœur, c’est peut-être la présence,
à ciel ouvert, des ruines de l’église
du Carmo… Mais ce château, qui servit de résidence
royale de D. Dinis à D. Manuel, est également
un lieu de promenade délicieux : jardins, bassins
où paressent quelques cygnes, paons… Et le
Tage partout, tout autour. Le château, occupé
par les Wisigoths au Ve siècle, fortifié par
les Maures au IXe, servit à plusieurs reprises de
centre militaire, gouvernemental et administratif du Portugal.
En 1940, Salazar ordonna la destruction de tous les ouvrages
post-manuélins. Tel qu'il nous apparaît aujourd’hui,
avec ses tours et ses remparts intégrant d'anciennes
pierres récupérées, le Castelo est
quasiment une œuvre de Salazar, terrifiant non ! Le
château a encore refait peau neuve très récemment
avec des matériaux originels.
Le
Rato et la Lapa
Situé à l’est du Bairro Alto, la Lapa
est un quartier résidentiel très chic qui
rassemble le musée d’art ancien, la résidence
du Premier ministre et la plupart des ambassades. L’animation
du centre-ville est ici bien loin, mais il ne faut pas s’y
tromper : à partir du jeudi soir, l’avenida
Vinte Quatro de Julho, qui longe le Tage et ferme le quartier
au sud, se métamorphose.
Belém
Belém, dont le nom est une contraction de Bethléem,
occupe la partie occidentale de Lisbonne qui s'étend
au bord du Tage. Le quartier s'enorgueillit de trois monuments
parmi les plus importants de la capitale : le monastère
dos Jerónimos, la tour de Belém et le Monument
des Découvertes.
Torre de Belém (tour
de Belém). Praça do Torre Sâo Vicente
de Belém. Tram n° 15, bus n° 27, 28, 29,
43, 49, 51, train de Cais do Sodré (ligne Cascais,
arrêt à Belém). Ouvert en hiver de 10h
à 17h, en été de 10h à 18h30.
La tour de Belém, construite entre 1515 et 1521,
à l'époque de Manuel Ier, se dressait jadis
au milieu du Tage, d'où elle surveillait et défendait
le port de Lisbonne. Le raz-de-marée qui suivit le
tremblement de terre de 1755 ayant totalement ensablé
cette zone, la tour s'est retrouvée échouée
en bordure du fleuve.
Mosteiro dos Jeronimos (monastère
de Jeronimos). Praça do Império Tram n°15,
bus n°27, 28, 29, 43, 49, 51, train de Cais do Sodré,
ligne Cascais (arrêt Belém). Ouvert du mardi
au dimanche de 10h à 17h en hiver, et jusqu'à
18h30 en été. Le monument manuélin
le plus imposant, le plus remarquable architecturalement,
et souvent pris dans une belle lumière qui fait resplendir
sa blancheur. Il est bâti sur l’emplacement
d’une chapelle autrefois conçue sous Henri
le Navigateur.
Padrão dos Descobrimentos
(Monument des Découvertes).
Avenida de Brasilia. Tram n° 15, bus n° 27, 28,
29, 43, 49, 51, train de Cais do Sodré (ligne Cascais,
arrêt à Pedrouços). Ouvert du mardi
au dimanche en juillet et août de 9h à 19h,
de septembre à juin de 9h à 17h. Fermé
les lundis. Construit en 1940 pour l’Exposition du
monde portugais, ouvert au public en 1960 pour le 500e anniversaire
d'Henri le Navigateur, c'est un ouvrage imposant mais dans
le plus pur style du réalisme socialiste.
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Linguistiquement, Porto est le berceau de la nation. Au temps
des Romains, un village lusitanien du nom de Cale, installé
sur la rive gauche du Rio Douro, était un point de
passage important sur la route de Lisbonne à Braga.
Le trafic augmentant, un autre village, du nom de Portus,
s’établit sur la rive opposée du Douro.
Portus-Cale devint la capitale du comté de Portucalia,
celui-là même qu’Henri de Bourgogne reçut
en dot lors de son mariage avec Teresa, la fille d’Alphonse
VI, roi de León. C’est à partir de ce
comté que leur fils Alphonse Henriques lança
la Reconquista contre les Maures. Après avoir remporté
la bataille d’Ourique, en 1139, il établit un
royaume indépendant qui prit le nom de Portucalia,
origine du mot Portugal.
La ville des ponts est très différente de sa
concurrente de toujours, Lisbonne (elle aussi articulée
près d'un grand fleuve et à quelques encablures
de l'Océan…), son fort caractère à
la fois rebelle et conservateur fait que l'on ne pourra pas
dire connaître le Portugal sans être également
parti à sa rencontre. Peut-être plus austère
à cause de l'utilisation du granite pour certains de
ses murs et du climat du nord, mais colorée à
souhait avec son centre classé au Patrimoine de l'humanité
par l'Unesco. En 2001, Porto fut capitale européenne
de la culture. Pour l'occasion, la deuxième ville du
pays a multiplié les restaurations et ravalements de
façades ainsi que de multiples travaux pour pouvoir
accueillir dignement l'Euro de football 2004. Depuis a été
inauguré le métro (en progression de terrain
constante) et de nouveaux lieux de sorties modernes sur les
berges du Douro face à Ribeira redonne du souffle à
la nuit portuense.
Points d’intérêt
Pour
les Steppenwolf, impressions d’autrefois. La ville est
comme coupée en deux. En bas, près du fleuve,
le Douro, c’est l’étrangeté. Un
autre continent commence, en quelque sorte : quelque chose
de l’Amérique latine mâtinée d’Italie…
Le règne de la rue, mais un règne sauvage, libre.
L’éducation de la rue, comme on dit… Myriades
d’enfants partout… courant partout, jouant partout,
grimpant partout. Dans de petites ruelles sombres, étroites,
très rapprochées, maisons de 4 ou 5 étages
qui presque se toucheraient, avec, aux balcons, du linge,
l’éternel linge de toute la famille. Mais peut-être
plus que le linge, une grande partie de la vie : cages d’oiseaux,
ventilateurs, miroirs, fleurs… Bas de la ville incroyablement
construit, tortueux, tout en pente, en équilibre, en
déséquilibre, aux couleurs délabrées…
Il y a de manière évidente, qui saute aux yeux
la première fois (après, on s’habitue),
quelque chose de brutal : on perçoit la brutalité
des rapports, la brutalité de la réalité
: une brutalité extériorisée. Los Olvidados
de Buñuel ?
Mais le point de vue à partir de la Vila Nova de Gaia
est suffisamment magnifique pour réduire le grouillement
intense – après avoir traversé le pont
– à une vision de carte postale. Il semble que
la population de ce quartier du Ribeira n’en sorte jamais
: comme une enclave vivant en autarcie.
Musée d’Art Contemporain
- Fondation Serralves. Rua D. João
de Castro. Fermé le lundi. Ouvert de 10h à 19h
(20h en été), le jeudi de 10h à 22h.
Entrée gratuite le dimanche. Bus n° 3, 19, 21,
30, 35 et 78. La fondation Serralves est sans aucun doute
l’un des lieux les plus élégants d’Europe
où s’exposent les grands noms de l’art
contemporain (au hasard, en 1990 : Gilberto Zorrio ; en 1991
: Tapiès). Dans une magnifique demeure d’inspiration
Bauhaus, les œuvres sont accrochées avec tout
le savoir-faire et la réflexion de la plus récente
muséologie : clarté, information, espace.
Sé. Terreiro
da Sé. Ouverture tous les jours de 9h à 12h30
et de 14h30 à 17h30. La cathédrale possède
deux fortes tours carrées et crénelées
du XIIe et une belle rosace sous laquelle se greffent deux
piliers gothiques assez peu heureux. A l’intérieur,
dans le transept gauche, une chapelle abrite un autel massif
en argent ciselé.
Palais de la Bourse.
Rua Ferreira Borges. Visite tous les jours de 9h à
13h et de 14h à 18h, en été de 9h à
19h. Bus n° 1, 57 et 91. A voir pour la curiosité
qu’est le salon arabe. Immense salle décorée
de boiseries et stucs de style mauresque.
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AIR FRANCE
119, avenue des Champs-Elysées
75008 Paris
Renseignements-réservations
(8h-21h) au 0820 820 820
www.airfrance.fr
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assure 6 vols directs par jour pour Lisbonne, compter 2h35
de vol. Il existe également trois liaisons quotidiennes
Paris-Porto sans escale, le vol dure environ 2h10.
AIR
LUXOR
124, avenue Victor hugo
75116 Paris
Renseignements-réservations
au 0820 822 300
www.airluxor.com
Air Luxor assure deux vols quotidiens directs au départ
de Paris – Orly vers Lisbonne (2h10) de vol et 1 vol
quotidien direct vers Porto (2h de vol).
TAP
AIR PORTUGAL
23, boulevard Poissonnière
75002 Paris
Renseignements au
0 820 319 320 ou 0 810 810 823
infofrance@tap.pt
www.tap.fr
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de nombreux vols en direction de sa capitale : Lisbonne. De
Paris Orly, 4 vols sont proposés chaque jour. Ce sont
des vols directs et le trajet n’est que de 2h20. Egalement
3 vols directs par jour Paris-Porto. En haute saison, la fréquence
des vols peut encore augmenter. Au départ de Lisbonne,
Air Portugal assure des liaisons avec Faro, les Açores
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greens du Portugal. Vivre au sein d’une vraie maison
au Portugal, rien de tel pour se fondre dans cette culture,
au milieu de cette population exceptionnelle.
VOYAGES MAR-SOL
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Cette agence spécialisée dans le voyage et les
vacances au Portugal et dans les pays lusophones vous propose
des séjours et des circuits sur mesure, des vols secs,
des locations de villas, pousadas (sorte de ferme-auberge)
et appartements, ainsi que des locations de voitures et des
auto tours. Parmi les circuits proposés : " Visages
et paysages du Portugal " (8 jours) parcourt les endroits
essentiels de Lisbonne, ainsi que Guimaraes, Barcelos, Porto,
Obidos, Nazare, Coimbra, Fatima…
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Les
Portugais sont très attachés à la politesse.
N’oubliez pas de dire bonjour (Bom dia pour le matin et
Bom tarde pour l’après-midi), s’il vous plaît
(faz favor) et merci (obrigado pour les hommes et obrigada pour
les femmes).
Ne soyez pas surpris le crachat est de mise au Portugal. Exécutée
de manière désinvolte encore dans les lieux publics,
cette pratique tend (heureusement !) à disparaître.
Trois clubs de football, Futebol en portugais
occupent toutes les discussions portugaises : FC Porto, Sporting
et Benfica. Le journal portugais consacré au football,
A Bola, est l’un des quotidiens les plus vendus au Portugal.
L’Euro 2004 sera une occasion de plus de parler football
!
Surtout préférez l’emploi du français
à celui de l’espagnol pour communiquer. La rivalité
ancestrale entre Portugais et Espagnol n’est pas qu’une
légende ! Le tempérament ambiant des locaux est
d’ailleurs plus proche de celui des Français que
celui de leur voisins espagnols.
Le Portugal est réputé pour le fado.
Le fadista (chanteur ou chanteuse) est accompagné d’un
ou deux joueurs de viola (la viola est une guitare à
douze cordes). La chanteuse la plus connue est Amalia Rodrigues
(1920-1999). Elle a permis la propagation du fado dans le monde
entier.
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