Guyane : PRATIQUE
Argent
Monnaie
En Guyane, comme partout sur le territoire français, on paie en euros.
Idées de budget
Petit budget. 40 € par jour et par personne, mais à condition de dormir en hamac, sous les carbets de passage ou chez l’habitant, de manger simplement et de faire ses propres courses au marché et de ne pas trop se déplacer, ou du moins de rechercher tous les moyens de locomotions locaux tels que le fret pour descendre les fleuves. Tout cela sous entend d’avoir du temps.
Budget moyen. De 70 € à 90 € par jour et par personne. Cela comprend le logement en gîte, la location de voiture, les repas au restaurant et la découverte du département encadré par des professionnels (fleuve, forêt…) pour tous ceux qui disposent de quelques jours sur place et qui veulent avoir plusieurs aperçus du département.
Gros budget. De 100 € à 150 € par jour et par personne, pour les voyageurs à la recherche du confort, avec logement dans les hôtels les plus chers du littoral, des déplacements en avion, la location de voiture. Avec un tel budget, la Guyane n’a plus de secrets.
Repères
Nom : la Guyane, qui signifierait « sans nom ». Guyane est le nom que les Indiens auraient donné à la forêt.
Superficie : avec près de 84 000 km2, c’est le plus vaste département du territoire français (presque l’équivalent de 15 % du territoire métropolitain).
Statut : département d’Outre-Mer depuis 1946 (22 communes), et collectivité régionale monodépartementale depuis 1982.
Chef-lieu : Cayenne (51 000 habitants).
Population : 210 000 habitants (estimation INSEE au 1er janvier 2006), 30 % de la population serait étrangère. 50 % de la population a moins de 25 ans.
Densité : 2 hab./km2 sur la superficie totale, très inégale (4 hab./km2 à Saint-Laurent-du-Maroni contre 2 143 à Cayenne).
Taux d’urbanisation : 83 %.
Espérance de vie : 71,8 ans pour les hommes et 80,2 ans pour les femmes (en 2003).
Langue officielle : français.
Langues parlées : français, créole guyanais, trois dialectes amérindiens et trois dialectes bushinengé (taki-taki…).
Religion majoritaire : catholique.
Décalage horaire
GMT-3 pour la Guyane, ce qui signifie quatre heures de moins en hiver et cinq heures de moins en été par rapport à la Paris (GMT+1). Quand il est 11h du matin à Cayenne, il est 16h (en été) ou 15h (en hiver) à Paris. Quand vous êtes en Guyane, comptez une heure en moins avec la Martinique et la Guadeloupe (GMT-4).
Formalités/Visa
Pas de visa requis, la Guyane étant un département français au même titre que tout département de la métropole.
Téléphone
De la métropole vers la Guyane, composez le 05 94 (06 94 pour les mobiles) et les 6 chiffres de votre correspondant. Il est d’usage de ne donner que les six derniers chiffres des numéros guyanais.
De l’étranger vers la Guyane, composez l’indicatif international du pays où vous êtes, puis le 594 (694 pour les mobiles) et enfin les 6 chiffres de votre correspondant.
Assurance et sécurité
Une assurance médicale, pour couvrir vos dépenses de santé (remboursement des médicaments et des frais de consultation ou d’hospitalisation, rapatriement sanitaire, etc.) peut être utile. Lisez attentivement les conditions de prise en charge et vérifiez que les sports dits « à risque » sont couverts.
Bien souvent, les sociétés de cartes de crédit et les mutuelles incluent dans leurs contrats un service d’assurance pour l’étranger, quand le séjour ne dépasse pas une certaine durée. Renseignez-vous.
La Guyane n’est pas une destination dangereuse à proprement parler. Il faut pourtant avoir à l’esprit les quelques mises en gardes suivantes, sans prendre peur, afin de passer un séjour des plus agréables. Le fléau actuel de la Guyane urbaine est le crack. Le danger vient alors des consommateurs qui, en plein jour, s’adonnent à toutes sortes d’agressions et vols à l’arraché. Le matin, tôt, à la gare routière de Cayenne, il faut rester vigilant. Quant à la vie nocturne, il est fortement déconseillé de se rendre seul à la Crique ou à la pointe Buzaret, et de faire attention en ville, de jour comme de nuit.
L’autre fléau de la Guyane est en forêt : l’orpaillage clandestin. Se rendre sur un site d’orpaillage peut, certainement, attirer les plus curieux, mais il faut savoir être prudent.
Femmes seules
La solitude, comme dans de nombreuses autres contrées du globe, reste relativement étrange. Sans famille et sans amis est, ici, peu envisageable. Et comme ailleurs, on rencontre vite les gens. Voyager seule en Guyane ne pose donc pas de problème particulier. L’unique contrainte se retrouve dans l’organisation d’excursions : il faut alors trouver des compagnons, changer de projet ou avoir beaucoup, beaucoup, d’argent.
Santé
Vaccins
Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire et doit être fait au moins 10 jours avant le départ. Les vaccins contre le tétanos, la diphtérie, la poliomyélite, et l’hépatite A (à moins d’être immunisé) sont recommandés. Les plus prudents et les plus aventureux devront y rajouter l’hépatite B ainsi que la fièvre typhoïde. Planifiez vos vaccinations plusieurs semaines avant le départ.
La vaccination contre la fièvre typhoïde, une infection transmise par ingestion de boissons ou d’aliments contaminés, consiste en une injection à pratiquer tous les trois ans. La protection est obtenue au bout de 2 semaines.
Problème médical sur place
Le paludisme (malaria en anglais) sévit sur les fleuves dans toute la région amazonienne mais pas sur la côte atlantique. La prophylaxie conseillée est la méfloquine (Lariam), à débuter 10 jours avant le départ (pour en tester la tolérance) et à poursuivre 3 semaines après le retour. L’institut Pasteur recommande la Malarone, à débuter la veille du départ en zone infestée et à poursuivre pendant une semaine après le retour. Cette prophylaxie s’adapte donc aux séjours alternant les zones infectées et non infectées. Elle est aussi la plus onéreuse.

