Hongrie : MOTS CLES
Bor (vin)
En Hongrie, les vignobles sont partout et offrent une grande variété de vins blancs, rouges, rosés, plus ou moins doux, d’une renommée internationale pour certains, comme le tokaj.
Büfé
Il y en a à tous les coins de rues. Le büfé hongrois, sorte de boui-boui, buvette, bouchon, buffet, permet de manger en deux temps trois mouvements pogásca, sandwich, rétes, lángos, perec...
Buli (prononcer « bouli »)
Il est toujours utile de savoir comment dire « fête » lorsqu’on visite un pays. En hongrois familier, c’est donc ce drôle de mot buli... A partir de ce mot, le verbe bulizni désigne toutes les façons de faire la fête.
Cantine
Héritées du régime communiste, les cantines sont l’une des rares traces du réalisme socialiste. Aujourd’hui, elles se font de plus en plus rares.
Courbe du Danube
Au nord-est de Budapest, le cours du Danube s’infléchit. Ses rives accueillent des villes anciennes comme la très provençale Szentendre, Vác, Visegrád ou Esztergom, au charme plus calme que Budapest.
Csarnok (marché)
Que ce soit à l’occasion des fêtes de Noël, de la fête du Printemps ou des fêtes nationales, des marchés de toutes tailles s’installent sur les places centrales des villes de Hongrie. Une occasion pour les artisans hongrois de faire découvrir leur artisanat traditionnel et pour les familles hongroises de sortir le dimanche.
Csikos
Descendants de guerriers magyars venus de l’Oural, les csikos, « gardiens de chevaux » en hongrois, sont les derniers représentants de la tradition équestre nationale. Il subsiste quelques familles, près de Budapest principalement, et dans la puszta de Hortobágy.
Cso-csó (Baby-foot)
Dans les bars, les cafés, mais aussi les salles de concert, malgré les décibels et la foule ondulant au rythme des mélodies, les Hongrois ne s’arrêtent jamais de jouer au Baby-foot. Echauffement ludique de début de soirée ou rencontres de fin de soirée, autant s’y coller...
Cukrászda
Mélange entre un salon de thé, une pâtisserie et un café, on y mange, on y discute on vient y lire accompagné d’un rétes (sorte de feuilleté fourré aux fruits, au pavot ou au fromage blanc) et d’un vrai chocolat chaud.
Duna (Danube)
A Budapest, sa largeur varie de 300 à 600 m, le temps d’une traversée à pied époustouflante. Deuxième fleuve d’Europe, le Danube traverse l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie et l’Ukraine. Le Danube est la colonne vertébrale de la Hongrie.
Fast-food
Ces quinze dernières années, les chaînes de prêt-à-manger occidentales ont connu une expansion spectaculaire. Tandis que dans de nombreux pays, comme en France, leur popularité repose sur leur coût peu élevé, c’est le contraire en Hongrie : un déjeuner y est souvent plus cher que dans un restaurant traditionnel de seconde ou de troisième catégorie !
Forint
Le forint est la monnaie nationale. En attendant que la Hongrie passe à l’euro, pas avant l’horizon 2010...
Festivals
La Hongrie est un pays hyperactif en la matière, le plus connu, le Sziget festival attire moult Européens chaque année, mais vous assisterez sûrement à une manifestation culturelle lors de votre visite tant elles sont nombreuses.
Fürdö (bains)
Véritable institution dans la vie des Hongrois, les bains sont un héritage romain et turc. On en trouve dans toutes les villes de Hongrie et de tout style. Budapest compte plus de 80 sources thermales et une cinquantaine d’établissements de bains.
Gulyás
Le plat hongrois le plus connu. Cette appellation désigne une soupe de viande avec des oignons, du paprika, des pommes de terre coupées, et... des pâtes. Il existe néanmoins plusieurs variantes à cette recette : la gulyàs, le pörkölt, le tokany et le székelygulyàs, goulache de Transylvanie.
Híd (pont)
Au nombre de neuf, ils relient Buda où se trouve le château, et Pest, la ville active et contribuent grandement au charme de Budapest. Lieux de passage ou remarquables ouvrages d’art, mais aussi point de vue unique sur la ville, les traverser à pied ou en tram est un plaisir visuel toujours renouvelé.
Kávéház (cafés)
Mitteleuropa atmosphère... On ressent encore dans certains cafés (kávéház) la trace de l’histoire et des histoires du cœur de l’Europe. Ouverts en grand nombre fin XIXe-début XXe à Budapest, à l’imitation de Vienne, on y croisait tout ce que la ville comptait d’artistes, d’intellectuels et de bourgeois éclairés.
Kert
A partir du mois d’avril, partez à la recherche des kert, cafés souvent alternatifs provisoirement installés dans des cours intérieures squattées ou des parcs publics (kert signifie « jardin » en hongrois). On y mange, on y boit, on y danse, on y projette des films, on y fait des rencontres.
Korsó sör
Chope de bière d’un demi-litre qui est l’unité de base de consommation de bière en Hongrie. Pour les moins initiés, commandez un pohár sör (un quart de litre). Privilégiez la marque Dreher, sans doute la meilleure de Hongrie.
Köszönöm
Même si vous ne comptez pas apprendre le hongrois, sachez au moins dire merci ! Les Hongrois n’en seront que plus agréables !
Langue hongroise
Elle est d’origine finno-ougrienne, et ni le lexique ni la grammaire hongroise ne se rapprochent d’une quelconque façon des langues latines. Inutile de souligner une énième fois que le magyar est une langue difficile.
Ne vous découragez pas, car les Hongrois sont d’autant plus sensibles aux personnes qui font l’effort d’apprendre le vocabulaire de base.
Libamáj (foie gras)
Si le foie gras de Hongrie n’a pas le même prestige que le français, il est l’une des spécialités hongroises. Deuxième producteur après la France, le foie gras d’oie de Hongrie est de très bonne qualité et surtout étonnamment moins cher.
Magyars
Venues de l’Oural, les sept tribus magyares migrent dans la plaine de la Pannonie vers 890 sous la conduite d’Árpád. Aujourd’hui la plupart des Hongrois sont Magyars, mais tous les Magyars ne sont pas Hongrois.
Mókembé
C’est l’ancien surnom de Budapest. Il est très ancien et peu connu aujourd’hui de la population. Toutefois, les Hongrois appellent plus facilement leur capitale : Nagyfalu qui signifie « Grand Village ».
Pálinka
Eau-de-vie distillée à partir de fruits provenant des vergers de la Grande Plaine hongroise, la Pálinka peut être d’abricot, de poire, de prune ou de cerise. Ne manquez pas de goûter la délicieuse mézesbarackpálinka, à l’abricot et au miel.
Paprika
Mot générique qui va du poivron jusqu’à une épice en poudre très forte. Rares sont les plats qui n’en contiennent pas. LA ville du paprika est Kalocsa. A l’instar du pavot, vous trouverez le fameux paprika hongrois dans la plupart des sauces et des soupes locales ou en accompagnement des crêpes salées.
Parlement
Un des plus beaux exemples de l’éclectisme architectural hongrois, le parlement, construit entre 1885 et 1902 ne manquera pas de vous impressionner avec ses 96 m de hauteur et ses 265 m de longueur !
Passage souterrain
Les Hongrois ont une conduite tonique. Par conséquent, à Budapest surtout, on comprend vite qu’il faut emprunter les souterrains prévus pour traverser la rue sous peine de se faire regarder souvent avec un reproche muet par les autres passants ou de se faire atomiser par un chauffard.
Patrimoine architectural
Une partie de Budapest est en danger car le régime communiste a laissé se dégrader des quartiers historiques entiers qui, aujourd’hui, s’embourgeoisent. Aux mains de promoteurs, les destructions menacent pour laisser la place à de nouveaux complexes immobiliers plus lucratifs.
Pezsgõ
Champagne hongrois considéré comme le plus grand champagne « est européen ». A essayer une fois...
Rántott
Rántott signifie « pané ». Les Hongrois panent toutes sortes de nourritures de nourriture et même le camembert (rántott camembert qu’ils accompagnent de confitures). A goûter !
Sakkjáték (échecs)
Pendant cérébral du cso-csó (Baby-foot) et deuxième sport préféré des Budapestois. Les Hongrois jouent aux échecs à l’école, dans les cafés, les parcs et même jusque dans les bains. Un tournoi d’échecs international, First Saturday, unique au monde a lieu une fois par mois à Budapest et rassemble des candidats au titre de Maître international.
Salons de thé
Les strudels (rétes), les crêpes (palacsinta) fourrées ou nappées de mille et une préparations différentes, les tésztak (gâteaux) et toutes les pâtisseries à base de crème au beurre sont excellentes (testez donc le Mogyroró szelet !). Comme les Autrichiens, les Hongrois aiment se rendre dans l’après-midi ou en soirée dans les salons de thé.
Sombre Dimanche
Szomorú vasárnap en hongrois. Chanson composée dans les années trente par Rezsö Seress, à l’occasion d’une rupture qu’il venait de subir. Cette chanson lancinante et puissamment mélancolique allait devenir une légende : elle aurait suscité à Budapest, puis dans le reste du pays, une vague de suicides, au point d’être interdite en Hongrie.
Szigetfesztivál
Le plus grand festival de musique en plein air d’Europe a lieu chaque année au mois d’août sur l’île « Óbuda » de Budapest. Un événement unique qui regroupe toutes les tendances musicales mais aussi d’autres formes d’expression (théâtre, danse, sport).
Tokaj
Le tokaj – qui se prononce « tokahi » en hongrois – est élevé depuis le XVIIe siècle, et c’est l’un des vins les plus fins du monde. Privatisé en 1991, le vignoble a été en partie racheté par des viticulteurs français. L’on dit que le Tokaji Aszú est le meilleur... Ne repartez pas sans l’avoir goûté.
Trianon
Initié par Clemenceau et signé par les Alliées en 1920, le traité de Trianon a fait perdre à la Hongrie les deux tiers de son territoire historique et un tiers de sa population. Véritable démembrement du pays, le traité fait encore mal à la mémoire collective de nombreux Hongrois.
Tsiganes
Si les Tsiganes ne se déplacent plus en roulotte à travers le pays, ils n’en demeurent pas moins très attachés à leurs traditions séculaires. Venus d’Inde, d’où ils seraient partis aux environs du XIIIe siècle, ce peuple nomade constitue environ 6 % de la population en Hongrie.
Túró rúdi
Cette petite barre de fromage blanc aigre recouverte de chocolat est la sucrerie préférée des Hongrois. On ne passe pas une journée sans en manger une, deux ou plus.
Unicum
Liqueur amère que les Hongrois boivent aussi bien en apéritif, en accompagnement d’une bière ou comme digestif. Composée de quarante herbes différentes ramassées en Hongrie, la famille Zwack garde la recette secrète depuis plus de 150 ans.

