Viêt-Nam : NATURE
Géographie
Le Viêt Nam (capitale Hanoi) est un pays de l’Asie du Sud-Est, situé à la pointe extrême-orientale de la péninsule indochinoise. Ce pays, d’une superficie de 331 041 km2, compte plus de 87 millions d’habitants dont la moitié n’a pas 25 ans. Bordé par la mer de Chine méridionale (les Vietnamiens préfèrent dire mer d’Orient), le Viêt Nam est entouré par la Chine au nord, le Laos au nord-ouest et le Cambodge au sud-ouest. Des reliefs montagneux lui servent de frontières naturelles. Etant donné sa forme et l’importance de ses deux deltas – le delta du fleuve Rouge au nord et le delta du Mékong au sud – on peut le représenter comme un « pays à deux têtes ».
Faune
De même que pour la flore, la diversité des milieux naturels conditionne la richesse de la faune. On dénombre des milliers d’espèces : 275 pour les mammifères, 180 pour les reptiles, 826 pour les oiseaux, 80 pour les amphibies, environ 5 000 espèces de poissons et 12 000 espèces d’insectes. Tigres, ours, éléphants, cerfs, panthères, singes de toutes sortes, sans oublier, bien sûr, quelques crocodiles et des serpents, dans la jungle et parfois jusque dans les rizières. Les forêts vietnamiennes abritent des écureuils, des perroquets et d’innombrables oiseaux multicolores. On y trouve également le paon (apanage de la Cour ou des princes) et des oiseaux semblables à notre rossignol. Les animaux de trait sont le buffle et le zébu.
Nombreuses sont les espèces protégées, car en voie de disparition (exemple : le rhinocéros, le tigre, le léopard…).
Flore
La situation géographique du pays et la diversité des milieux naturels expliquent l’extraordinaire variété de la flore. La couverture sylvestre de ce pays (qui était à l’origine, entièrement boisé) conditionne l’existence des différentes espèces.
La flore, très riche, offre près de 15 000 espèces végétales appartenant à 200 familles. Les massifs du nord sont recouverts d’une végétation semi-tropicale, avec une flore parfois semblable à celle qui est connue en Europe (sapins, chênes) et parfois regorgeant (pour son malheur) de bois précieux (tek, acajou). Sur les versants avoisinant le Laos poussent surtout des arbustes aux essences précieuses et des plantes médicinales.
En descendant vers le sud, la végétation devient plus tropicale. Apparaissent des arbres aux racines arborescentes (banians) ainsi que des arbres à huile et résine. Pointent aussi quelques flamboyants, tulipiers du Gabon.
Dans les plaines et les collines, sur les terres arables, on trouve des cacaotiers, des caféiers et des plantations de thé, d’hévéas ou de palmiers à huile. Chaque village, même petit, a son carré d’épices : canneliers, racines de gingembre, girofliers, poivriers, muscade et parfois vanilliers.
Outre les forêts et les savanes couvertes de hautes fougères, on rencontre le long des routes des papayers, des avocatiers, des manguiers et une multitude de bananiers, servant comme dans toute l’Asie du Sud-Est à délimiter naturellement et utilement les zones de rizières.
Les rizières sont d’un vert éclatant et chaque arbre ou plante environnante a sa propre tonalité, l’ensemble formant un tableau magique… Seuls les platanes qui bordent les routes nationales et les allées citadines sont un rappel de la lointaine Europe. 
