Accueil > Destinations > Europe > Turquie > Mots-clés

Turquie : MOTS CLES

Alcools

Les musulmans de stricte obédience ne touchent jamais aux boissons alcoolisées, mais les interdits religieux en Turquie ont été atténués par le mode de vie actuel. Aujourd’hui la plus grande vente d’alcool en Turquie est… le raki. Les vins turcs comme le Yakut, le Çankaya ou le Güzel Marmara sont très faciles à trouver. La bière nationale (Efes) quant à elle est disponible dans tous les bars ou presque.

Armée

Considérée comme garante de la démocratie par de nombreux Turcs, l’armée est encore aujourd’hui en Turquie l’institution la plus respectée du pays. Surtout pour les Turcs retenus pour faire leur service à « durée maximale » (en effet la durée varie en fonction du niveau des études), cette obligation est considérée par le concerné et par son entourage comme une étape importante de la vie.

Atatürk

Héros et principal inspirateur de la guerre d’indépendance, Atatürk est le véritable père de la République de Turquie. Suite à l’instauration de cette République turque en 1923, Mustapha Kemal, dit Atatürk (Père des Turcs), met la Turquie sur la voie de la modernisation. Son influence sur la vie politique et sociale turque est toujours très grande, même aujourd’hui.

Bakkal

Ces épiceries jouent un rôle social non négligeable en Turquie. Ouverts parfois très tard dans la nuit, les « bakkal » sont souvent les seuls commerces dans un quartier ou dans une petite ville. La Turquie, en dépit des nombreuses implantations de grandes surfaces dans tout le pays, n’est pas encore passée au mode de la grande distribution. Ainsi les « bakkal » représentent énormément pour beaucoup de Turcs.

Bakchich

Plus qu’un mot ou une tradition, c’est une véritable institution ! Omniprésent dans le quotidien, il ne serait guère exagéré de prétendre qu’une forte population en vit sous des formes et aspects variés, tant les services occupent une part importante de l’économie nationale.

Bazars

Un des grands plaisirs d’un voyage en Turquie, c’est de flâner dans les bazars. Le bazar couvert d’Istanbul (Kapaliçar i), qui a su garder son charme oriental, est sans aucun doute celui qui offre de nombreuses variétés de marchandises.

Boncuk (nazar boncuk)

La malchance, le malheur sont des croyances très anciennes et, très tôt, les nomades s’en sont protégés en tissant des motifs d’yeux protecteurs (boncuk) sur leurs kilims. Aujourd’hui encore, les boncuk sont partout. Le principe du boncuk étant d’écarter le malheur, il est important de le mettre bien en évidence !

Cafés (les)

Chaque quartier, chaque village a son café (kahvehane/çayevi). Vous verrez souvent les hommes y passer les heures chaudes de l’après-midi et les soirées. Les hommes seulement, car les femmes n’y ont pas leur place, sauf dans les cafés ou salons de thé en plein air (çay bahçesi). Les Turcs se retrouvent pour boire le thé avec les amis, regarder la télévision, jouer aux cartes, au OK (jeu de dominos qui reprend plus ou moins les règles du rami).

Camii

« Mosquée en turc ». Istanbul était surnommée la ville aux « 7 collines et aux 1 000 mosquées ». Aucun recensement n’a eu lieu récemment mais ce chiffre a été largement dépassé pour sûr ! On estime à près de 3 000 les mosquées aujourd’hui à Istanbul, et plus de 75 000 dans toute la Turquie. Certaines sont des purs joyaux de l’architecture ottomane.

Caravansérail

Relais des caravanes sur la Route de la soie, les caravansérails étaient de véritables cités-forteresses qui permettaient aux marchands et à leurs animaux de se reposer tout en mettant les trésors transportés à l’abri des pillards. Il en reste environ 180 à Istanbul, de diverses époques et en divers états de conservation.

Çay

Boisson incontournable du pays, il est bu partout et à tout moment ! Légèrement plus âpre que le thé que nous buvons en Europe, le thé turc, plus fort également, se boit dans de petits verres. Coutume ancestrale, la dégustation de thé entre hommes est ancrée dans la vie turque.

Deprem

Il signifie tremblement de terre. Le 17 août 1999 un « deprem » de magnitude 7,4 frappa la ville d’Izmit. Il dura près de 45 secondes et fit plus de 20 000 victimes. Les enquêtes qui suivirent démontrèrent que de nombreuses victimes auraient pu être sauvées si les constructions avaient été conformes aux normes de sécurité. Ceci choqua profondément la population.

Dolmabahçe (palais de)

Dernier vestige de la grandeur des sultans, le palais de Dolmabahçe offre au visiteur une débauche de luxe et de démesure. Dernière demeure d’Atatürk, toutes les pendules sont arrêtées à la même heure : 9h05. C’est à ce moment qu’Atatürk est mort en 1938.

Églises

Elles sont nombreuses à Istanbul, qui pendant longtemps fut connue sous le nom de Constantinople ou Byzance. Depuis toujours Istanbul a été le croisement de plusieurs mondes. Les mondes chrétiens puis orthodoxes y avaient leur cœur. Il ne faut pas oublier que le siège du Patriarcat Grec est toujours situé à Istanbul dans le quartier de Balat.

Faïences

On trouve en Turquie parmi les plus beaux exemples de faïence au monde. Initialement fabriquée à Iznik puis à Kütahya, la faïence turque est depuis longtemps une référence. Dès le XIVe siècle les artisans turcs excellaient dans ce domaine. Encore aujourd’hui peu de centres peuvent rivaliser avec leurs créations florales alliant bleu cobalt et ligne pure.

Féminisme

Dans ce pays laïc et majoritairement musulman où les femmes ont obtenu le droit de vote et d’éligibilité bien avant les Françaises les contradictions sont légion. Si les femmes d’Anatolie portent un fichu sur la tête, c’est plus une habitude vestimentaire d’origine paysanne qu’un foulard religieux. Depuis quelques temps, il semblerait que le port du foulard soit devenu une mode vestimentaire.

Galatasaray

Galatasaray est un quartier d’Istanbul, une université et un des plus prestigieux lycées de Turquie. Jusqu’à très récemment encore, l’ensemble de l’élite stambouliote passait par le lycée francophone de Galatasaray. Le club de football de Galatasaray, créé en 1905, est une véritable institution.

Hammam

Le hammam peut se révéler divin et totalement relaxant. Après la séance de transpiration vient le décrassage au gant de crin où vous serez enveloppé dans des nuages de mousse avant d’être massé. De nombreux établissements sont très anciens et parfois dotés d’imposantes salles recouvertes de marbre. Les hommes et les femmes sont généralement séparés.

Harem

Le harem n’est pas une invention musulmane comme on le croit souvent. Il existait des harems déjà sous Byzance d’où les femmes ne sortaient que rarement et voilées. Si les harems des sultans pouvaient, à l’époque, contenir jusqu’à 400 femmes, ils se sont considérablement réduits au XIXe siècle pour disparaître totalement au début du XXe siècle. La polygamie est interdite en Turquie depuis 1923.

Istiklal Caddesi

C’est l’avenue de l’Indépendance, le cœur de la rive européenne, Istiklal pour les intimes. Cette longue rue piétonne joint la place Taksim au quartier de Tünel qui surplombe la tour de Galata. Toute la Turquie déambule à son rythme le long de cette artère. Il faut dire qu’on trouve de tout et à toute heure sur Istiklal.

Janissaires

Célèbre corps d’élite de l’armée des sultans. Ces hommes, sujets ottomans nés chrétiens et enlevés dès leur jeunesse pour servir l’empire, étaient un des plus solides piliers de l’Etat. L’immense majorité des grands vizirs de l’Empire Ottoman était issue de ce célèbre corps.

Keyif

Sorte de farniente à l’orientale. L’exercice consiste tout simplement à se laisser un peu vivre, marcher sans but, observer le va-et-vient des vapur, prendre le temps de boire le thé ou de manger une pâtisserie, celui de fumer le narghilé, de discuter pour faire connaissance. Laissez-vous aller…

Marchandage

Il est la règle dans les bazars, mais pas dans les boutiques. Il faut prendre son temps et proposer un prix beaucoup plus bas que celui que l’on est disposé à accepter. Un vendeur peut se sentir floué si vous ne marchandez pas un minimum. Tout cela n’est en définitive qu’un jeu qui demande un peu de patience et d’humour.

Marmara

Istanbul à beau être une mégalopole de plus de 12 millions d’habitants, la mer de Marmara qui la borde lui confère ce côté magique. C’est par ici que transitent toutes les marchandises destinées aux ports de Roumanie, de Bulgarie, d’Ukraine, de Russie et de Géorgie. Ce défilé permanent de bateaux, dont l’état est souvent douteux, ne plaît guère aux stambouliotes qui gardent tous en mémoire certains accidents.

Merveilles du monde

Deux sur sept, tel est le score plutôt honorable de la Turquie. On a tendance à l’oublier mais la Turquie accueille le mausolée d’Halicarnasse (à Bodrum) et le temple d’Artémis (à Selçuk près d’Ephèse). En ruines ou totalement disparus, ces vestiges de l’Antiquité sont néanmoins là pour rappeler aux visiteurs l’importance de la Méditerranée dans le monde antique et la place centrale de la Turquie à cette époque.

Métissage

Depuis l’Empire seldjoukide (XIIIe siècle), les ancêtres des Turcs ont introduit des centaines de milliers d’esclaves à Istanbul et en Anatolie. Presque la majorité des sultans avaient une mère d’origine étrangère ! Toutes les régions proches de l’Empire ont fourni des esclaves mais certaines plus que d’autres, comme les pays slaves et le Caucase.

Nasrettin Hodja

Personnage qui aurait existé au XIIIe siècle, on le représente souvent comme un vieillard barbu, enturbanné, assis sur son âne. Philosophe populaire, il racontait beaucoup d’histoires drôles, ironisant sur tous les vices et incohérences des humains, révélatrices d’un certain mode de pensée oriental, toutes contenant une leçon de sagesse qui amène le lecteur à réfléchir.

Ortaköy

C’est une sorte d’oasis dans la ville d’Istanbul. Ce petit quartier, situé en bord de Bosphore juste avant le premier pont qui relie l’Europe à l’Asie, est un coin de rendez-vous populaire parmi les stambouliotes. C’est l’endroit parfait pour déguster les « kumpir » (patates farcies), jouer au « tavla » (backgammon), fumer un narghilé ou apprécier un poisson grillé.

Paysages

Il faut l’avouer, en Turquie on a réellement l’embarras du choix, il y en a véritablement pour tous les goûts. Plage, montagne, plaines ou campagnes, la Turquie a véritablement un large panel de paysages qui s’accommode de presque tous les types de temps.

Princes (îles aux)

A peine à 1h30 d’Istanbul cet archipel où les voitures sont heureusement bannies permet d’échapper à la folie urbaine. Très populaire les week-ends, nombreux sont les Turcs qui s’y rendent le dimanche après-midi. Les maisons en bois y confèrent un charme certain, et fumer le narghilé après une longue balade à vélo avec la Marmara en toile de fond est une option que beaucoup trouveront agréable !

Phonétique

L’alphabet turc comporte 29 lettres, mais certaines utilisées en français n’y figurent pas. N’existent pas le « q », le « x » et le « w ». Le turc est une langue largement basée sur la phonétique et depuis 1923 les caractères arabes ont été remplacés par l’alphabet latin quelque peu modifié pour l’adapter à la langue et à ses sonorités.

Raki

C’est la boisson traditionnelle nationale obtenue depuis des siècles par distillation de l’alcool de raisin. Le raki présente, tout comme l’ouzo grec, un parfum fortement anisé et une teneur en alcool de 45°. On le consomme toujours très frais, sec ou mélangé avec de l’eau. Les Turcs en raffolent. A déguster avec modération, le raki frappe fort !

Sinan

Un des janissaires les plus célèbres que l’Empire ottoman ait connu. Mimar Sinan est architecte en chef à la Cour. Ses chefs-d’œuvre à Istanbul sont les mosquées de Süleymaniye et de ehzade. Il réalisa son ultime chef-d’œuvre à Edirne (mosquée de Selimiye), en Thrace, à l’âge de 85 ans.

Tapis

Non seulement les tapis font partie de la vie des Turcs, nomades ou sédentaires, et constituent les pièces maîtresses des dots des jeunes filles, mais ils jouent un rôle social capital. Car le tapis est tissé ou noué collectivement. Utilitaires ou décoratifs, les tapis se divisent en 2 grandes catégories : le tapis noué « hali » et les tapis tissés (kilim, zili, sumak ou cicim sont différents noms qu’ils portent selon la technique employée).

Taksi

Les taxis jaunes font partie intégrante du paysage stambouliote et sont omniprésents dans tous les quartiers. Relativement peu chers et fiables, c’est l’un des modes de transport préférés des Stambouliotes. Beaucoup conduisent encore d’antiques Tofa.

Tenue vestimentaire

Dans ce pays musulman, une femme trop légèrement vêtue peut choquer les mentalités, mais on ne l’agresse pas pour autant. Toutefois, pour nouer des rapports sains et privilégiés avec les Turcs, les femmes sont bien inspirées de présenter une tenue correcte : des vêtements ni trop près du corps, ni trop courts, ni trop échancrés.

Votka

Il faut savoir que grâce à l’entreprise Tekel (qui veut dire tout simplement monopole !), l’Etat turc produit une grande variété d’alcools. En plus de la traditionnelle bière, on peut trouver de la votka (vodka), du cin (gin) ou du viski (whisky).

Yali

Ces maisons en bois construites le long du Bosphore font partie intégrante du paysage. A l’origine peintes en rouge, ces demeures de notables appartiennent aujourd’hui pour l’essentiel à l’élite turque et du Golfe, qui seules peuvent s’offrir le privilège d’habiter ainsi en bord de Bosphore.

Yogourt

Si les Turcs en consomment autant c’est peut-être parce qu’ils en sont à l’origine. Il entre dans la composition de nombreux mezzes comme le cacik ou l’haydari et se consomme pendant les repas pour accompagner les viandes ou autres plats. Par contre les Turcs ne le consomment jamais sucré en dessert. Le yogourt est l’ingrédient principal d’une boisson très désaltérante : l’ayran (lait battu avec de l’eau et du sel).

Zéro

Les temps où l’on perdait son latin avec ces innombrables zéros font apparemment partie du passé, car l’année 2005 a révolutionné la vie quotidienne des Turcs. C’est en effet à ce moment que là que la nouvelle livre turque (Yeni Türl Lirasi soit YTL) est entrée en fonction, et le million est devenu 1. Ouf !

Toutes les destinations dans le Monde
 
TOUTES LES BONNES ADRESSES : Turquie
 
 
 
Easyvoyage