Bolivie : NATURE
Géographie
La Bolivie constitue le cœur géographique de l’Amérique du Sud. Avec une surface de 1 098 581 km2, c’est-à-dire le double de celle de la France et trente fois celle de la Belgique (cinquième rang en Amérique du Sud), le pays s’étend entre 57° 26’ et 69° 38’ de longitude ouest et entre les parallèles 9° 38’ et 22° 53’ de latitude sud. Située entre l’Equateur et le tropique du Capricorne, la Bolivie est un pays tropical.
Ses trois zones géographiques principales sont la zone andine, les vallées sub-andines et les plaines orientales ou l’Amazonie.
Les Andes, l’Altiplano et les vallées subandines occupent 28 % de la surface de la Bolivie (307 000 km2). Cette région, qui a toujours marqué les voyageurs, contribue à façonner l’image d’un pays de hauts plateaux et de montagnes. Mais cette image est biaisée : aussi étonnant que cela puisse paraître, la Bolivie est un pays avant tout amazonien. Néanmoins, la Cordillère royale, nom que les Andes prennent en Bolivie, est l’épine dorsale géologique et écologique de tout le pays.
Faune
En premier lieu, l’Altiplano accueille les lamas et les alpacas, vénérés par les Indiens aymara et quechuas pour leur apport. Les alpacas se différencient des lamas par leur museau plus écrasé et les poils plus longs. Le lama est plus fin, plus élancé. Tous deux sont domestiques et ne vivent pas à l’état sauvage. Vous en verrez a priori sur l’ensemble de l’Altiplano. Les alpacas, par contre, sont concentrés dans la région du Sajama. Pour ce qui est de leur réputation de cracheurs, il est très rare d’en voir s’énerver au point de cracher sur un touriste. Son cousin, la vicuña (vigogne), est sauvage et protégé par le gouvernement. Sa laine est réputée et vaut son pesant d’or. On peut en apercevoir aisément au parc de Sajama (et au parc Lauca chilien, contigu), dans le sud Lípez et dans la cordillère d’Apolobamba (parc national Ulla Ulla).
Durant votre excursion sur l’Altiplano, vous observerez aussi les superbes flamants roses du Sud Lípez. Il y a 3 espèces : le flamant Saint-James, le flamant chilien (toléré !) et le flamant andin. Ils sont en grand nombre autour des lagunes du sud Lípez.
Plus difficiles à observer, les renards, les loups ou les condors. Le condor est le rapace le plus lourd, d’une envergure de parfois 3 mètres, il peut transporter 20 kg avec ses griffes ! Pour observer cet animal sacré, il faut un peu de chance.
Le bassin amazonien abrite la plus grande diversité et densité de faune du globe. En vrac : perroquets, jaguars, caïmans, singes, tortues, papillons, serpents dont l’anaconda, loutres, pécaris, tapirs, fourmiliers, ours…
Flore
Les altitudes boliviennes s’étalent du niveau de la mer, pratiquement, à plus de 6 000 mètres. En ajoutant une configuration géographique originale (des versants secs, côté Pacifique, des versants humides, côté Amazonie, un énorme bassin sédimentaire coincé entre deux chaînes de montagnes), le résultat est une variété incroyable de climats, de paysages, de faune et de flore.
Sur les hauts plateaux, on notera la présence de l’arbuste « le plus haut de la planète », le quenua, qui pousse à plus de 4 000 mètres sur les flancs du volcan Sajama, ou encore du cactus Puya Raimondi, qui ne fleurit qu’une fois tous les 100 ans (près de Viacha, aux alentours de La Paz).
On notera aussi la yareta (ou llareta), plante grasse de l’Altiplano qui ressemble à de la mousse collée sur de grosses pierres. En réalité, la plante est dure comme de la roche et pousse de manière concentrique pendant plusieurs siècles. Elle sert à chauffer les foyers (grande énergie calorifique grâce à la quantité de sa résine) dans les villages isolés de l’Altiplano.
Plus bas, les forêts sont toujours rares, mais on observe l’apparition d’espèces de cactus, d’arbustes épineux, et des rassemblements d’eucalyptus.
Encore plus bas, ce sont les Yungas, versant humide de l’Amazonie, puis les basses vallées, et enfin, la forêt primaire ou la savane ou encore la forêt-galerie, qui s’inonde une partie de l’année.

