De Fantin-Latour, le peintre, on connaissait surtout les bouquets floraux réalistes, des natures mortes d’une grande beauté. Nul doute que cette année, le nom de Fantin-latour fut aussi synonyme de renouveau de la gastronomie grenobloise dans le cadre majestueux d’un hôtel particulier de belle allure, ancien musée dédié au peintre, autour d’un concept chic : le bistrot gastronomique. Le cadre est incroyable, un jardin en plein cœur de ville, un jardin où l’on fait pousser les herbes qui agrémentent les plats d’une extrême finesse. Certes, ce n’est pas donné, mais la qualité a un prix qui n’est pas exorbitant (surtout si l’on compare à de très grandes tables de la région). Sans s’attarder sur l’exceptionnel menu Immortalité à 100 € comprenant une dizaine de plats, on peut se faire un vrai grand plaisir en tête-à-tête autour du menu Autoportrait. Assiettes au goût du jour, belle présentation artistique, saveurs mises en valeur et cave de grande qualité pour accompagner un repas de haute volée. Sûrement une adresse qui manquait à Grenoble pour changer d’image gastronomique et se rapprocher des étoiles. |