Huit ans de talent et de gentillesse pour Sébastien Noirot qui a su transformer le 7, cours Jean-Jaurès en un petit coin de Provence ! Dans un cadre aux belles couleurs vert et jaune, tel un pont entre soleil provençal et montagnes grenobloises, le maître des lieux (qui a travaillé avec Georges Blanc) n’a pas tout à fait l’accent du midi, mais il sait nous présenter des plats qui eux ne manquent pas de l’accent méridional. Une cuisine aux mille saveurs avec ces petits riens qui flattent le palais et font voyager. Le temps prend alors le sien pour profiter de l’instant : l’incontournable râble de lapin farci aux noix de Saint-Jacques réduction au romarin ou la délicatesse d’autres plats qui se déclinent en fonction des saisons et du marché. Le pavé de biche sauce au poivre vert, le filet de dorade dorée sur sa peau et sauce vierge, sardines fraîches de Méditerranée marinée maison, le mijoté d’agneau, le risotto aux moules avec suprême de saumon doré sur sa peau et gambas et bien d’autres délices… Les desserts terminent parfaitement le repas, apportant, eux aussi, leur lot de fraîcheur : la crème brûlée à la lavande caramélisée devant client, le nougat glacé fait maison, le fondant au chocolat noir avec coulis d’orange amer, les poires pochées au caramel au gingembre. Une cuisine du marché réalisée de main de maître, entièrement maison du pain au dessert, qui demande toujours un peu d’attente compte tenu qu’elle se fait au fur et à mesure des commandes pour plus de saveurs. Alors, soyons patients ! Quant à la personne qui nous accueille, on peut dire aussi qu’elle apporte aussi sa pierre à l’édifice. Gentillesse, amabilité et courtoisie, un service efficace, fidèle au fil des ans, voire familial ! Dommage tout de même que le chef soit toujours caché dans sa cuisine, on ne peut guère le féliciter en personne ! Il est toujours prudent de penser à réserver. |