Enfin un restaurant qui prend au sérieux la gastronomie de nos montagnes et qui l’élève à son sommet. Un sommet que l’on atteint en privilégiant une salle aux vraies allures montagnardes ou une terrasse ornée d’une bête empaillée. Un Matafan qui affiche des objets traditionnels, une atmosphère montagnarde chaleureuse où l’on s’installe sur une banquette dominée d’un ratelier, sans pour autant tomber dans le folklore. Cela respire l’authentique, une convivialité et une courtoisie toute savoyarde, le respect des origines et du terroir. On s’installe confortablement pour un moment que l’on souhaite faire durer et l’on dévore des yeux, avant de s’y attaquer – les solides appétits seront comblés par cette cuisine plus raffinée qu’il n’y paraît. On apprécie les saveurs des fondues selon différentes compositions – aux cèpes, à la vigneronne ou bien préparée au vin d’Ayze –, la pela et le jambon fumé de Régis Bozon – artisan de qualité –, le berthoud et l’incontournable brasérade au feu de bois. Entre une terrine de lentilles et un foie de volaille, un filet de féra ou un omble chevalier bien préparé, on peut faire glisser le tout avec un marc de Savoie. Autant dire que ce Matafan mate bien toutes les faims, mais d’une façon si légère que l’on ressort avec l’envie irrésistible de vite y prendre racine ! |