On «monte» chez Garcin comme on retourne dans la campagne, on vient s’y ressourcer, retrouver le bon goût d’une «authenticité” mise par d’autres à toutes les sauces. Au cœur de la vieille ville, après avoir gravi quelques marches, s’ouvre la porte d’une salle aux belles tables cirées. Une salle qui sent bon la convivialité et la générosité. Une salle où l’on peut croiser les plus grands noms de l’art gastronomique venus rendre hommage à ces grands noms que sont Jean-Baptiste Meylan et son jeune chef, Sébastien Charlin. Deux personnalités qui ont permis au Garcin d’être élu Bistrot de l’Année par un guide national. Mais comme le talent est ici autant dans l’assiette que dans la gentillesse de l’accueil, on commence par une terrine de lapin maison, un carpaccio de bœuf et ses copeaux de Parmesan, un camembert flambé au whisky – à essayer –, pour continuer avec des filets de féra à la genevoise – les frites sont toujours aussi délicieuses –, des rouelles de rognons de veau flambées au cognac ou une épaule d’agneau braisée 7 heures. C’est simple et sans emphase, pétri d’un goût qui est aussi celui du bon pain fabriqué sur place tous les jours. Adresse incontournable. |