Si la Drôme n’est pas avare de sites en balcons, Mirmande reste l’un des plus fameux. Ceci tient à des raisons paysagères autant qu’historiques car ce village perché a été sauvé de la ruine grâce au peintre et écrivain d’art André Lhote. Celui-ci a d’ailleurs été l’instigateur d’un véritable groupe de peintres qui furent fidèles au charme des vieilles pierres de Mirmande. Tout au sommet de ce bourg médiéval, dont la pente et l’étroitesse des rues interdisent toute livraison de quoi que ce soit d’un peu volumineux, on trouve l’église Sainte-Foy dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle. Au gré de jolies ruelles caladées et à l’ombre de micocouliers, plaqueminiers, mûriers et autres figuiers, on rencontre de magnifiques maisons restaurées dans les règles de l’art, les vestiges de l’enceinte de la Courtine, le tout, dans un univers de plantes de rocailles dont Mirmande s’est joliment paré pour son classement en village botanique. A proximité de la nationale 7, voici, paradoxalement, un lieu hors du temps et du trafic incessant, dont Haroun Tazieff était le maire, entre 1979 et 1989. |