Ce n’est plus une collection d’objets mais une « collection de collections d’objets » qui rassemble 10 000 objets étonnants, excentriques, voire saugrenus de la collection privée (comment résumer l’immensité, la diversité encyclopédique que l’on trouve à travers les salles?). Plus même que pour les pipes anciennes, les instruments de gynécologie, les bagues de cigare, les boites d’allumettes, les objets personnels du président Emile Loubet, on peut venir pour l’homme qui a eu cette idée géniale ou insolite (c’est selon) de sauver ces objets de l’oubli pour en faire une œuvre d’art de la taille d’un musée? La visite se fait par les commentaires avertis et truculents de l’artiste en personne. Car Max Manent est un artiste dont les œuvres picturales, plus « académiques » et qui célèbrent la femme, la femme et encore la femme, sont reconnues dans le monde entier. A l’intérieur du musée, vous aurez tout le loisir d’admirer l’œuvre du maître qui a eu encore l’idée de fabriquer son propre cercueil (également exposé) recouvert, en guise de crucifix, du corps d’une femme, les bras en croix. A voir, la nouvelle crèche qui expose, première mondiale, la trilogie du Christ. Que l’on adore ou que l’on déteste, la démarche ne peut laisser indifférent et cela suffirait à dire que ce personnage « insolite » a déjà réussi son pari artistique en nous faisant réagir, en nous obligeant à prendre parti, en nous sortant un temps de l’ordinaire dans ce monde encore plus fou que l’artiste lui-même! Il y a en effet quelque chose de profondément extraordinaire dans ce musée à ne pas manquer de visiter. |