A plus de 1 000 mètres d’altitude, Saint-Etienne-de-Lugdarès est la « capitale » du massif du Tanargue. Ce joli petit chef-lieu de canton a des caractéristiques géographiques et historiques assez voisines de celles de Coucouron ou de Saint-Agrève. Comme ces deux autres villages des contreforts de l’Ardèche, Saint-Etienne-de-Lugdarès s’est développé sur un plateau au débouché de « côtes » venues de la plaine et au carrefour d’importants chemins muletiers. C’était donc une véritable petite forteresse aux épaisses murailles capables – en théorie – de protéger ses habitants des ravages des bandes de pillards tout en assurant la circulation des marchandises et l’hébergement des voyageurs. Le déclin des voies de communication qui passaient par le Tanargue et l’exode rural qui toucha très sévèrement les pentes de ce massif ont fait de Saint-Etienne-de-Lugdarès un petit village qui continue cependant de tenir son rôle de bourg au centre d’une région qui entend bien faire de sa qualité de vie et de sa ruralité un nouveau facteur de développement. Et pour les amateurs de sensationnalisme, sachez que c’est ici que la fameuse bête du Gévaudan, qui sema la terreur dans les régions montagneuses, fit sa première victime…