Pas facile d’arriver à Ajoux mais ce petit village du bout du monde en vaut la peine. Avant le Col de l’Escrinet, empruntez la route des crêtes en direction de Mézilhac, mais très vite, sur la droite, divers panneaux vous invitent à partir à la découverte de chambres d’hôtes, d’accueil paysan, de gîtes ruraux, de promenades à dos d’ânes et de roulottes authentiques... sans oublier bien sûr les buts de notre recherche : la ferme-auberge de Favet et l’Auberge du Bouffadou. D’assez loin déjà vous apercevrez ce haut-lieu perché à 750 m d’altitude, rocher volcanique gris sombre battu par les vents, aux éboulis impressionnants, se détachant très nettement sur le bleu du ciel et dominant les à-pics vertigineux de ces vallées. Les quelques maisons en pierres de ce village miniature se serrent les unes contre les autres autour de leur église rustique, au pied de leur rocher, à l’abri des vents, sur le flanc exposé au soleil. Ce site fut occupé dès la préhistoire mais les constructions, fort belles, que vous verrez, datent du XVIIe siècle. L’aubergiste ou le tailleur de pierre vous diront que leur village a été reconstitué en partie avec les pierres d’une bâtisse qui était adossée au rocher et appelée ‘’le château aux 365 fenêtres’’. Il fut détruit pendant les guerres de Religion. Vous pouvez grimper au sommet du rocher et par temps clair vous pourrez apercevoir les Alpes et la vallée du Rhône. |