Situé sur la route des Roudils, ce château est propriété privée mais on peut le visiter certains jours. C’est le berceau de l’ancienne famille de Bruget vers l’an 1378. Il mérite une visite, on pourra y admirer de très belles armoiries, une magnifique salle au plafond à la française, avec une cheminée monumentale, un escalier tournant qui se termine par une splendide voûte en palmier tout à fait originale, avec au pied des inscriptions cabalistiques étranges. Du château, on peut profiter d’une très belle vue sur la vallée du Lignon ainsi que sur le massif du Tanargue. Le château a été bâti en 1594 sur un éperon, dominant la vallée du Lignon. Construit d’un seul trait, sur les restes d’une ancienne tour féodale qui devait servir de relais visuel au château du Chastelas qui domine Jaujac sur la rive gauche. C’est un quadrilatère de 17 mètres sur 10, orienté nord-sud, flanqué d’une tour ronde à l’ouest, servant de latrines, et d’une tour carrée à l’est où devaient se trouver les salles d’eau. Une tour, comportant l’escalier à vis est engagée dans la façade sud et donne accès sur chaque étage, à deux appartements séparés par un mur de refend. Une voûte en ombelle, dite sarrasine, termine l’escalier; cinq cheminées monumentales ornent les appartements... L’énigme du Bruget réside dans l’interprétation de son blason et surtout des symboles de compagnonnage fixés un peu partout dans les pierres : serpents entrelacés, étoile à cinq pointes, chaîne, double V; certains concluent que le château a été construit par un Grand Initié à la franc-maçonnerie. Une famille portant le nom du Bruget en est possesseur aux XVe et XVIe siècles, mais cède la place aux seigneurs de la Tour de Pains en Gévaudan. Ce sont les probables constructeurs devenus propriétaires à la suite d’un mariage avec une demoiselle du Bruget et peut-être sa sœur, elles-mêmes héritières. Le château transformé en ferme, sûrement juste avant la révolution, a été sauvé de la ruine par les actuels propriétaires, sur les conseils éclairés et amicaux de Monsieur Louis Pourbon, président de la société de sauvegarde de l’Ardèche et Monsieur Michel Kaeppelin, architecte au Puy. Le château est inscrit au catalogue des monuments historiques. |