C’est à un voyage dans le temps exceptionnel que nous convie le musée de La Voulte, créé en 1989 par Bernard Riou, paléontologue, chercheur libre à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes de l’Université de Bourgogne. Plus de 1 000 fossiles sont présentés sur 200 m2 d’exposition répartis sur deux étages. Au gré d’une visite d’une heure à une heure trente, on est sous le charme de la faconde passionnée de Bernard Riou dont la fierté devant certaines de ses pièces est visible et – ô combien – légitime. C’est ainsi que l’on découvre les fossiles du jurassique de La Voulte, vieux de 160 millions d’années. A cette époque une mer chaude recouvrait la région. A la suite d’évènements écologiques locaux, les conditions ont été réunies pour la conservation des animaux et en particulier de leurs parties molles lentement minéralisées, molécule par molécule. Nous est ainsi présentée ainsi la plus ancienne pieuvre connue au monde! Autres animaux présentés : ceux du Coiron. Le volcanisme a permis de conserver des animaux à l’état de « momies naturelles » pendant 8 millions d’années. Des insectes, des reptiles, amphibiens, oiseaux et mammifères (dont une jument d’Hipparion gravide et deux énormes sangliers à faire pâlir d’envie les nemrods de nos contrées) sont morts à l’époque de l’éruption du Gerbier-de-Jonc. Des végétaux nous sont présentés parmi lesquels la plus ancienne châtaigne ardéchoise. Dernière découverte de taille de Bernard Riou, une cigale dont les cousines vivent aujourd’hui en Papouasie Nouvelle-Guinée. On imagine le climat qui régnait en Ardèche il y a 8 millions d’années! Des fossiles du monde entier, sélectionnés pour leur rareté et leur beauté complètent le tableau des pièces exposées. Une vidéo présentant le phénomène de la fossilisation conclue cette visite passionnante visite. On n’a qu’une hâte : aller sur le terrain pour vivre ces découvertes passionnantes avec Bernard Riou, qui parmi ses diverses publications est l’auteur du « Delachaux et Niestlé » sur les fossiles. Excusez du peu! |