Lors des inondations catastrophiques du 22 septembre 1992, le barrage du Paty a été injustement montré du doigt. Il sera démontré par la suite qu’il n’était pas la cause de cet événement dramatique qui a touché les riverains du Brégoux. Le barrage a bien au contraire joué son rôle de réservoir de sécurité. Le barrage du Paty est le deuxième plus ancien barrage français figurant dans le registre mondial des grands barrages. Son histoire est liée à celle du père Jean-Claude Morand – 1707-1780 –, professeur de mathématiques au collège d’Avignon. C’est en traversant le vallon de Chadeirolle, un jour de l’an 1762, que le père fut frappé par la convergence des deux collines qui le bordaient. Informant le consul de Caromb de l’utilité pour le pays d’un barrage à la partie la plus étroite du vallon, il se verra confier l’établissement des plans et du devis. En 1766, seulement quatre ans plus tard, le barrage du Paty était né tout en pierre de taille de Caromb. Il sera rehaussé en 1870 et conforté en 1976-1977. Il alimentera – entre autres –, à l’époque, les nombreux moulins, les fontaines et les systèmes d’arrosage des champs. C’est d’ailleurs, par rapport à cette dernière fonction, qu’un syndicat des eaux sera créé en 1862 car des disputes violentes éclataient systématiquement dès le début de la saison d’arrosage au risque d’entraîner une guerre civile. Sa vie durant, Marcel Morard, président fondateur des Amis de l’Ecluse luttera pour la préservation et l’embellissement de ce site magnifique qui fait la fierté de Caromb. Aujourd’hui, le lac est asséché pour raison de travaux au niveau du barrage. Il devrait être remis en eau pour 2006. |