Composé d’une seule arche de 17 mètres et 9 mètres de large, il est ancré dans la roche au niveau d’un rétrécissement de l’Ouvèze. Sa construction remonte à la fin du Ier siècle et malgré quelques restaurations, il reste un lien indestructible entre la cité médiévale et la ville contemporaine. D’énormes blocs de pierre calcaire provenant des carrières de Beaumont-du-Ventoux ont été soigneusement taillés et assemblés à joints vifs pour constituer l’arche. Jusqu’à la construction d’une passerelle un peu plus bas au milieu du XIXe siècle, il était le seul passage possible entre la Haute-Ville et le reste de la vallée. Il a résisté vaillamment à une première crue en 1616 et à la violence des flots lors de la crue de 1992. Aujourd’hui, les plaies se sont refermées et les rives ont été réaménagées en espace de promenade, tout le long de la ville jusqu’à une bambouseraie et le jardin des Neufs Demoiselles. De nombreux badauds viennent encore comme en pèlerinage contempler cette curiosité… Depuis cette catastrophe, l’Ouvèze, qui n’est qu’un mince filet d’eau en été et qu’on avait oubliée, refait partie de la cité. |