Au détour d’un chemin, à trois kilomètres environ du centre-ville, cet ancien Relais de Poste XVIIIe, dont le nom remonte à l’époque où l’on détroussait le voyageur sans ménagement, affiche un parc soigné entouré de bosquets et de grands arbres. Vous y serez accueillis avec gentillesse et professionnalisme par le nouveau maître des lieux. Baigné de silence, authentique, sans aucune mise en scène, l’intérieur a beaucoup de charme. On devine que les meubles ont toujours été là. De style provençal, les chambres dispensent, vous vous en doutez, une agréable sérénité. Quant à la table, on peut vous dire que gourmets de tous bords, clients de passage ou locaux seront ravis de découvrir le tour de main du jeune chef Ludovic Corbineau, bien mis en valeur par un service attentionné. Il nous délivre, au travers de suggestions intéressantes dans leur diversité, une cuisine de saison légère et bien actuelle. Escalope de foie gras poché au vin rouge et cassis, cake à l’orange ; Sandre rôti au four sur son lit de fenouil ; Aiguillette de magret de canard sauce gourmande à l’ancienne… Le tout irrigué de bons vins et servi dans une vaisselle joliment contemporaine. Pour le dessert, nous optons pour l’Omelette norvégienne vanille framboise ! On ne saurait terminer sans ajouter qu’en terrasse, les soirées estivales sont divines. Bref, il semble que Cure Bourse renaisse d’un profond sommeil et c’est tant mieux.
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