Bar à vins, restaurant, cave à vins… Il n’a pas encore soufflé sa première bougie que déjà on en parle dans les chaumières : Cairanne abrite enfin un (vrai) bistrot à vins au cœur du village ! Personne jusqu’ici n’y avait pensé ? Autant vous dire tout de suite que Petit Futé a été d’emblée conquis par ce « bistrot » de classe installé dans le virage, sous les platanes. Ici, midi et soir, l’ardoise a force de loi, l’intérieur est convivial et la terrasse est magique. Il faut en effet y venir autant pour ses vins - 350 références en bouteilles, une quinzaine au verre - que pour sa cuisine préparée avec soin par un tout jeune chef, Cyril Bacop. Une cuisine aux accents régionaux, rehaussée délicatement d’épices (ni trop, ni trop peu : Caviar d’aubergines, gambas marinées aux épices et vinaigrette à la ciboulette, Saint jacques poêlées beurre balsamique et risotto). Portez un regard attentif sur la carte des vins, peu onéreuse, elle recèle des petits trésors. Le boss Alexandre Gilbert, sommelier de formation, exerce son art avec enthousiasme et savoir-faire. Il a sélectionné rigoureusement les producteurs avec qui il voulait travailler et sait répondre à toutes les soifs. Sabrina, son épouse, attentionnée à l’accueil comme au service est un rayon de soleil. Ce couple fantastique et sa petite équipe travaillent à l’inspiration pour que chaque jour, gourmands et gourmets puissent découvrir un menu différent. Petit Futé a fait honneur au menu à 22 € comprenant une mise en bouche saisonnière suivie de : tartare de tomates, selle d’agneau et petits légumes croquants, panacota aux fruits rouges, café accompagné de… carambars ; le tout impeccablement présenté et irrigué d’un superbe cairanne « Richaud » 2005. Quant au rapport qualité-prix, il faut reconnaître qu’il est excellent. Surtout si l’on se base sur ce qu’on a déjà eu l’occasion d’avaler comme couleuvres au nom de la sacro-sainte gastronomie. Un lecteur-gourmet nous a écrit : « Ne les oubliez pas dans votre guide, le talent et la gentillesse méritent d’être récompensés »… Voilà qui est fait.
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