Avec la vallée en contrebas dominée au loin par le château de Lacoste, ce petit restaurant dont le nom à lui seul évoque l’optimisme et la passion profite d’un emplacement des plus séduisants. Petit Futé persiste et signe : c’est un repaire pour amateurs de viandes grillées, brochettes et autres rôtisseries choisies. Nous sommes souvent tentés d’employer des superlatifs. Dans le cas présent, nous avons délibérément choisi de rester sobres, à l’image de la carte sur laquelle figurent parmi quelques spécialités belges (croquettes aux crevettes grises, duo de croquettes au Brueghel servies avec un persil frit), souris d’agneau, gambas parfumées à l’ail, le magret de canard entier caramélisé, le jarreton de porc, cuits au gril ou à la broche (la meilleure façon d’en apprécier les saveurs et le croustillant). La côte de bœuf charolais (label rouge) pour deux reste la côte de bœuf, nul besoin d’en rajouter. Pas de frime ou d’esbroufe ni de sauce « attrape couillon » pour camoufler. Pour accompagner, des pommes de terre au four sublimées d’un beurre manié ou d’une sauce yaourt-crème fraîche-ciboulette et un choix de quatorze salades mesclun différentes. Aussi bien des plaisirs avec ses entrées variées dont un foie gras en terrine individuelle, confiture de figues, toasts et délicieux desserts maison comme le ch’ti ramisu, un tiramisu au spéculoos imbibé à l’Amaretto ou encore la crème brûlée maison flambée en salle, sur votre table… Pour le verre, la carte ne porte pratiquement que des vins du Luberon ; mais, s’il vous le propose, laissez le patron vous servir un cru en provenance directe d’un petit propriétaire-récoltant… Vous ne serez pas déçu. S’y ajoute le cadre. Nous sommes dans un village médiéval. Dès lors, cette « cave » voûtée du XVIe siècle a forcément du cachet : vieilles pierres, poutres, chandelles… Accueil gentil comme tout. Mais quel dommage qu’il n’ouvre que le soir ! |