C’est certainement le monument le plus remarquable de la cité. Jouxtant la tour de l’Horloge, de style baroque sur une infrastructure romaine, la cathédrale basilique Sainte-Anne a connu plusieurs phases architecturales successives. La crypte inférieure est le vestige d’un édifice romain du Ier siècle utilisé pour les besoins religieux dès l’époque carolingienne. Dans le caveau auquel on accède par un couloir, la tradition locale veut qu’ait été retrouvé le voile de sainte Anne. La crypte supérieure datée du XIe siècle est composée d’une petite nef se terminant en abside. On découvre sur ses côtés sept niches contenant des sarcophages chrétiens. L’autel est constitué d’une table lapidaire pré-romane posée sur un cippe funéraire romain dont trois faces portent des inscriptions. La cathédrale des premiers siècles chrétiens probablement détruite à la suite des invasions fut reconstruite au XIe siècle. D’importantes transformations furent réalisées au XIVe et XVIIIe siècles modifiant profondément la nef centrale. La chapelle Sainte-Anne fut construite au milieu du XVIIe siècle. Anne d’Autriche aida largement au financement des travaux. Le trésor installé dans la sacristie se compose de nombreuses pièces rares de grande valeur – objets religieux, reliquaires, manuscrits et incunables, habits sacerdotaux. Un étendard arabe rapporté des croisades et tissé au XIe siècle pour un khalife est connu sous le nom de voile Sainte-Anne. Il servait à couvrir et découvrir les reliques au moment des processions. |