Avec seulement quelques cabanes de pêcheurs, Bandol – appelée Bendort puis Bandolium et Bendorium – n’était qu’une halte portuaire de passage. Bandol vivait de ses ressources maritimes et agricoles, – pêche, frets divers, exportation des vins de Bandol et de l’huile d’olive de l’arrière-pays. La production et la vente de vin augmentent et permettent de développer la tonnellerie. A la fin du XIXe siècle, le phylloxera contraignit les viticulteurs à replanter de nouveaux cépages, plus résistants. Leurs efforts furent couronnés de succès par l’obtention d’une Appellation d’Origine Contrôlée, le 11 novembre 1941. Depuis, le vin de Bandol est un grand vin de garde, qui, après un vieillissement minimum de dix-huit mois en foudres de chêne, trouve toute sa plénitude après cinq à six ans de bouteille.
L’avènement du chemin de fer, sur le littoral et son arrivée à Bandol en 1859, modifia profondément la physionomie de la cité, en facilitant la venue de nombreux touristes. Essentiellement tournée vers les plaisirs de la mer, Bandol, est une des plus grandes et plus anciennes stations balnéaires de la côte,