Cette maison de longue tradition synthétise à elle seule la plupart des qualités que l’on cherche dans toute bonne table, ou prétendue telle, en particulier dans les régions ensoleillées : un cadre enchanteur (c’est le cas ici, un village provençal perché où se niche un ensemble de belles maisons dont un ancien couvent du XIe siècle qui abrite les chambres), une vue superbe (c’est encore le cas, le regard portant loin sur les collines alentours), une terrasse ombragée pour les chaudes journées d’été (celle ci compte parmi les plus accueillantes du département) et une cuisine évidemment à la hauteur. Cette dernière est désormais confiée au fils de la maison, Jean-François, qui a progressivement pris la suite de René, son père, jusqu’à occuper désormais seul cette place. Provençale en diable, sa carte ressemble à sa maison, joyeuse et ensoleillée : saint jacques en coquille, velouté de châtaigne, endives confites et crues, thon mi cuit et confit à l’huile d’olive, l’un aux fruits de la passion et épices, l’autre condiment picada au rappu, fin ragoût de légumes, pigeon crapaudine en cocotte purée de panais, quelques légumes d’automne, pavlova aux fraises, millefeuille chocolat pur caraïbe Valrhona, gratin de fraises, réduction vin rouge à l’amaretto. Cave assez chère mais très forte en région (en bandol en particulier), service souriant. |