Dès le début de l’empire romain, les nécropoles ou alyscamps, bordent la voie Aurélia. Cet immense cimetière, adopté par les chrétiens dès le IVe siècle, doit sa renommée aux reliques du martyr saint Genest et au culte de saint Trophime qui aurait été enseveli ici au Ve siècle. Les tombes se multiplient jusqu’au XIIe siècle, époque à laquelle les reliques furent transférées. Immortalisée par Dante, la nécropole devient ensuite une étape sur la route des pèlerins vers Compostelle. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’on se souciera de protéger ces tombeaux, dont le musée d’Arles abrite de nombreux exemplaires remarquables. Le site fut classé en 1862 après qu’une grande partie des tombes eut été détruites lors de la construction d’une voie de chemin de fer en 1850. De nos jours, il ne subsiste qu’une allée bordée des sarcophages épargnés. |