Jusqu’en 1860, Saint-Laurent-du-Var était le poste frontière entre la France et le royaume sarde. La traversée du Var s’effectuait souvent à gué, lorsque les eaux étaient basses. Encore aujourd’hui, les crues subites du fleuve en cas de fortes pluies soudaines, sont impressionnantes. Le pont de bois qui permettait de traverser le fleuve, fut souvent emporté par les eaux ou même démoli pendant les guerres. Ce n’est qu’après 1860 qu’un pont de pierre fut construit, permettant le passage de la route et de la voie ferrée côte à côte.
La ville, très atteinte par les bombardements de 1943 et 1944, a été en grande partie reconstruite. Il reste tout de même de nombreux monuments de l’ancien Saint-Laurent : l’église – place Castillon – reconstruite au XIIe siècle, remaniée au XVIe, de style roman provençal. Un reliquaire renferme un tibia d’une jambe de saint Benoît, fondateur de l’ordre des Bénédictins. Autour de l’église, subsiste une partie de l’ancien village avec ses vieilles rues caractéristiques. Le port Saint-Laurent, très important, avec ses 18 ha de mouillage, ses boutiques et ses bars, constitue le pôle d’animation nocturne de la ville.
Le grand centre commercial Cap 3000, est devenu célèbre dans le monde entier. L’embouchure du Var, avec ses gravières et ses ballastières, et malgré la proximité de l’aéroport de Nice – Côte-d’Azur, abrite une faune intéressante et variée : mouettes, goélands – en hiver – martins-pêcheurs, foulques, flamands roses, fauvettes à tête noire, sarcelles, canards, hérons cendrés que l’on peut observer à la jumelle. Dans un tout autre domaine, Saint-Laurent est devenu un haut lieu des sorties nocturnes pour la jeunesse de Nice.