Au confluent d’une rivière et de la Durance, les rochers des Mées font penser à une procession de pénitents. C’est d’ailleurs le nom qu’on leur donne bien souvent. Impressionnants, puisque certains peuvent atteindre une hauteur de cent mètres, voire plus. C’est «la» curiosité de cette région. Les Mées, c’est aussi la commune des Alpes de Haute Provence qui possède le plus d’oliviers. Son huile est très réputée, de nombreuses fois primée, à la saveur inoubliable. Au Moyen-Age, sur le territoire des Mées, grâce à la présence de deux prieurés, celui de Paillerols, dépendant de l’Ordre de Chalais et celui de Saint-Michel, dépendance de Ganagobie, de l’Ordre de Cluny, l’olivier s’est développé en nombre et en qualité : les moines apportaient énormément de soins et d’attention à toutes leurs cultures. Et puis, il y a l’église des Mées, dont la première construction semble dater de la fin du XIVe siècle, son vocable et Notre Dame de l’Olivier. Des actes de l’an 1400 lui donnent déjà ce titre. C’est dire toute l’importance que devait avoir l’olivier dans ce haut pays de Haute Provence pour lui consacrer son église.