Le pays de Manosque, où résonnent encore, un peu partout, les pas de Giono, bordé à l’est par le plateau de Valensole,et le canyon du Verdon, et à l’ouest par le Luberon, vous offre son hospitalité. Devant vous la montagne de Lure et la Durance qui parcourt la plaine. Dans le temps, elle faisait barrage et séparait la région, indomptable. Aujourd’hui, plus compatissante et franchissable, elle permet une libre circulation dans tout le pays.
Manosque, à la pointe extrême du Luberon, est, pour tous les provençaux, le pays de Giono. Fils de cordonnier, l’auteur a vu le jour en 1895 ici et l’a quitté en 1970. Mieux que personne, il a su rendre le caractère de cette ville où, selon ses mots, «les rues circulaient entre les fermes collées les unes contre les autres». Ce bourg médiéval protégé par une tour en ruines n’est pas seulement tourné vers son passé agricole : Manosque accueille aujourd’hui de nombreux travailleurs du Centre Atomique de Cadarache. Ils aiment cette cité paisible aux douces fontaines et aux beaux platanes, comme ils se plaisent à se promener sur les collines toutes proches : le Mont d’Or et la colline de Toutes-Aures où se perche une chapelle dédiée à Saint-Pancrace. Il reste peu de chose de la vaste enceinte qui suivait le tracé des grands boulevards actuels mais son patrimoine est richissime.