Aux confins des Alpes de Haute Provence, bordées à l’ouest et au nord par la Durance, au sud par Sisteron, les Hautes Terres de Provence rassemblent les vingt villages d’altitude variant de 600 à 1 200 mètres des deux cantons de la Motte du Caire et de Turriers. Ce pays de tradition agricole maintient sur un espace rural de 45 000 hectares, peuplé par 3 114 habitants, élevages et agricultures céréalières et fruitières
La Motte-du-Caire fait partie des gros bourgs des Hautes Terres de Provence que les Comtes de Provence tenaient à garder jalousement sous leur influence. La peste bubonique, le passage dévastateur de Raymond de Turenne qui pilla et ravagea le pays, les guerres de religion et la Révolution ne laissèrent que quelques vestiges dans la région. Mais rien n’abattit ces villages de l’arrière-pays, les XVIIe et XVIIIe siècles furent des périodes de prospérité. L’autarcie était de règle. Tout ou presque était produit sur place, depuis le plâtre rouge pour bâtir, en passant par la laine, les cordes de chanvre, le miel et jusqu’à l’huile de noix et au vin. De ce bel équilibre rompu par la révolution industrielle s’ensuivit l’exode rural. La ténacité des agriculteurs en décida autrement. A partir de 1960, l’agriculture s’intensifia, grâce à l’irrigation et à l’aspersion, et donna un nouveau visage à ces campagnes.
Il faut parcourir patiemment cette région au riche passé historique et admirer tout ce qu’elle nous offre de beau, loin de toutes formes de pollutions et d’agressions contemporaines.
Vous constaterez très vite que les hôtels et restaurants sont rares dans la région. Toutefois de nombreux gîtes, campings, tables et chambres d’hôtes vous accueilleront très chaleureusement pour des vacances inoubliables sur cette terre encore sauvage.