Son passé est à l’image de son présent. Au néolithique, les autochtones piégeaient la grive et chassaient le sanglier. Les Avantici, les Romains puis les Sarrasins perpétuèrent ces saines occupations. Les Templiers vinrent s’établir à la Clastre, méditer sur la vanité des conquêtes lointaines, et la futilité des intrigues du pouvoir. On entendit d’inquiétants échos de batailles entre catholiques et protestants, tandis qu’à Paris, en pleine fenaison, on avait pris la Bastille avec des fourches et des faux. Le miroitement de la Sasse dans les soleils couchants n’en fut jamais altéré. Comme les gens, les villages heureux n’ont pas d’histoire car la plénitude de leur passé est garante de leurs futurs.