On pourrait parler d’espaces infinis, d’horizons immenses, de crêtes aux formes douces suspendues au ciel mais on pourrait dire aussi, désert, bout du monde, étendues solitaires, pentes abruptes, vallées encaissées, reliefs tourmentées. Ensemble de massifs culminant autour des 2 000 mètres, avec les Cloches de Barles à 1 900 m, la Tête Grosse à 2 032 m, l’Oratoire à 2 071 m, le Clot Ginoux à 2 112 m, la Laupie à 2 025 m et enfin les Monges à 2 115 m. Terre secrète, d’espace et de lumière, à la frontière géographique des Alpes de Haute Provence, le massif des Monges s’offre à vous, passionnés de randonnées ou passionnés de géologie. Les Monges, véritable livre ouvert qui présente l’histoire géologique des Alpes du sud aux passionnés de botanique, et où faune et flore sont exceptionnelles. Egalement terre d’accueil des bêtes, l’été, qui viennent par milliers en transhumance, brouter l’herbe verte et fraîche des pâturages. Sur tout le pourtour du massif, se trouvent des hectares et des hectares de forêts. Hameaux et villages se sont installés ici, dans un respect quasiment religieux de Dame Nature. Cinq communes se partagent aujourd’hui cet espace, Authon, Barles, Auzet, Selonnet, Bayons, toutes appartenant à des entités administratives diverses. A l’époque, où l’on franchissait le massif par des sentiers muletiers, ils étaient bel et bien liés ces villages car ils partageaient une même histoire, une même culture. Un projet touristique et culturel commun semblerait aujourd’hui, les réunir à nouveau. |