Ce couvent franciscain fut édifié au XIIIe siècle, à l’emplacement d’un ancien prieuré bénédictin et sur un terrain donné par les Comtes de Forcalquier. Il fut l’une des premières fondations franciscaines en Provence. Les moines l’occupèrent jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Dès 1280, des seigneurs se font ensevelir dans les enfeus du cloître. Au XVIe siècle, en échange des biens octroyés par la ville, les moines cordeliers soumettent au Conseil de Ville un plan pour amener l’eau dans Forcalquier. Cette initiative permettra la construction des fontaines Saint Pierre et Saint Michel. Les guerres de Religion détruiront l’église et une partie du couvent. Vendu comme bien national en 1791, il sera restauré à partir de 1963. Aujourd’hui, propriété de la commune de Forcalquier, une visite s’impose. En sortant du couvent, n’oubliez pas de remarquer la porte des Cordeliers (XIVe). Elle est aujourd’hui, le dernier vestige des six portes que comptait l’ancienne enceinte fortifiée. C’est par cette même porte que vous pourrez découvrir la cité comtale avec ses rues étroites, ses belles façades à baies géminées, ses portes et portails gothiques, Renaissance ou classiques. |